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Amendement n° 700 · Article 24

De Michel Pouzol (Socialiste, républicain et citoyen) · déposé le 22/05/2015

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Adopté (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi , après engagement de la procédure accélérée, relatif au dialogue social et à l'emploi (n°2739) »
Dossier
Travail : dialogue social et emploi

Dispositif

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – Les caisses d’allocations familiales et la direction générale des finances publiques veillent à mener conjointement une campagne dématérialisée d’information auprès des bénéficiaires actuels du revenu de solidarité active activité et de la prime pour l’emploi. »

Exposé sommaire

Conformément au plan contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, qui constatait dès 2013 que70 % des personnes ayant droit au RSA se privent de cette prestation, il est proposé d’inscrire dans la loi que les caisses d’allocations familiales (CAF), conjointement aux services de la direction générales des finances publiques (DGFiP) mènent une campagne d’information et de sensibilisation auprès des non-recourant.

En effet, ce plan prévoyait le lancement d’une campagne de communication grand public de promotion des droits sociaux, sur le thème du “juste droit”. Afin que le non-recours puisse être en permanence mesuré, les administrations étaient invitées à se mobiliser pour inscrire à leur programme de travail l’élaboration et le suivi d’indicateurs de non-recours aux droits existants. Tout en examinant l’articulation de cette dynamique avec les outils déjà existants à destination des allocataires (par exemple : la relation de service ou la dématérialisation de la relation allocataires), il était demandé aux caisses d’allocations familiales d’instaurer progressivement un “rendez-vous des droits” pour une partie de ses allocataires.

Si le basculement automatique des 780 000 bénéficiaires du RSA activité prévu par le projet de loi est une réelle avancée, il ne permet pas de dépasser les 50 % de taux de recours, objectif du gouvernement.

« Alors que 5,6 millions d’actifs seront éligibles à la prime d’activité, 2 millions de ménages seraient effectivement allocataires sous l’hypothèse conventionnelle de 50 % de recours en terme d’effectifs » précise l’étude d’impact de ce projet de loi.

En d’autres termes, pour rentrer dans le budget alloué à cette réforme, 4,1 milliards d’euros, on compte sur le fait que 50 % des personnes ayant droit à cette prime n’en fasse pas la demande. Ce qui n’est pas encore pleinement satisfaisant au regard de la raison d’être de cette grande mesure sociale du quinquennat.

Cette étude d’impact précise également qu’il est prévu une coordination entre les CAF et la DGFiP pour informer les bénéficiaires de la PPE et les allocataires des CAF du remplacement de ces dispositifs par la prime d’activité. Il est alors logique de l’inscrire clairement dans les dispositions de ce projet de loi.

Cosignataires (55)

Joël Aviragnet, Pierre Aylagas, Guillaume Bachelay, Gérard Bapt, Marie-Noëlle Battistel, Gisèle Biémouret, Brigitte Bourguignon, Kheira Bouziane-Laroussi, Sylviane Bulteau, Marie-Arlette Carlotti, Fanélie Carrey-Conte, Martine Carrillon-Couvreur, Marie-Françoise Clergeau, Philip Cordery, Catherine Coutelle, Pascale Crozon, Seybah Dagoma, Michèle Delaunay, Sébastien Denaja, Sophie Dessus, Jean-Louis Destans, Françoise Dumas, Martine Faure, Richard Ferrand, Hélène Geoffroy, Edith Gueugneau, Joëlle Huillier, Sandrine Hurel, Christian Hutin, Monique Iborra, Michel Issindou, Chaynesse Khirouni, Bernadette Laclais, Conchita Lacuey, Annie Le Houerou, Catherine Lemorton, Michel Liebgott, Gabrielle Louis-Carabin, Lucette Lousteau, Sandrine Mazetier, Maud Olivier, Monique Orphé, Luce Pane, Martine Pinville, Michel Pouzol, Catherine Quéré, Denys Robiliard, Barbara Romagnan, Gérard Sebaoun, Christophe Sirugue, Julie Sommaruga, Sylvie Tolmont, Jean-Louis Touraine, Cécile Untermaier, Jean Jacques Vlody