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Textes / Projet de loi de finances de fin de gestion pour 2023

rapport sur le projet de loi de finances de fin de gestion pour 2023 (n°1818).

Rapport · 06/11/2023 · 368 093 caractères · HTML sur assemblee-nationale.fr

Parties du document (2)
Sommaire (133)
  1. SOMMAIRE
  2. introduction
  3. exposé général
  4. I. Une croissance rÉsiliente dans un contexte qui demeure marquÉ par l’inflation
  5. A. Une prÉvision de croissance inchangÉe
  6. B. La persistance d’un contexte inflationniste
  7. II. Une fin de gestion tÉmoignant d’un effort de maîtrise des finances publiques
  8. A. Un déficit public un peu moins élevé que ne le prÉvoyait la loi de finances initiale
  9. 1. Le déficit des administrations publiques
  10. 2. Le solde budgétaire et le déficit à financer de l’État
  11. B. Des recettes en ligne avec les prévisions initiales
  12. 1. Les prélèvements obligatoires des administrations publiques
  13. 2. Les recettes du budget général de l’État
  14. a. L’impôt sur le revenu
  15. b. L’impôt sur les sociétés
  16. c. La taxe sur la valeur ajoutée
  17. d. La taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques (TICPE)
  18. e. Les autres recettes fiscales nettes
  19. f. Les recettes non fiscales
  20. 3. La baisse des prélèvements sur recettes
  21. C. hors charge de la dette, De nouvelles dÉpenses compensÉes par des annulations de crÉdits
  22. 1. Le ratio de dépenses publiques est revu à la baisse par rapport aux prévisions initiales pour 2023
  23. 2. De nouvelles dépenses de l’État en faveur des priorités du Gouvernement plus que compensées par des annulations de fin de gestion
  24. D. L’incidence nÉgative de l’Évolution du solde des budgets annexes et des comptes spÉciaux
  25. 1. Les mouvements relatifs aux budgets annexes
  26. 2. Les mouvements relatifs aux comptes spéciaux
  27. commentaires des articles
  28. Article liminaire — Prévision de solde structurel et de solde effectif de l’ensemble des administrations publiques pour l’année 2023
  29. I. un solde public pour 2023 légèrement amélioré par rapport aux prévisions initiales
  30. A. Un solde effectif amélioré malgré une dégradation du solde structurel
  31. 1. Une composante du déficit public suivie au titre des engagements européens de la France
  32. 2. Des modalités de calcul complexes
  33. 3. Une amélioration ténue du solde structurel
  34. B. des références caduques au texte initial du projet de loi de programmation des finances publiques
  35. II. une dépense des administrations centrales se réduisant, en volume, plus nettement que celle des autres sous-secteurs
  36. A. un déficit public largement porté par l’état
  37. B. une évolution de la dépense en volume mieux maîtrisée par l’état que par les autres administrations publiques
  38. III. L’avis du Haut Conseil des finances publiques
  39. A. Les hypothÈses macroÉconomiques
  40. B. Les hypothÈses sur les finances publiques
  41. PREMIÈRE PARTIE : CONDITIONS GÉNÉRALES DE L’ÉQUILIBRE FINANCIER
  42. TITRE PREMIER DISPOSITIONS RELATIVES AUX RESSOURCES
  43. Article 1er — Ajustement des dispositions relatives à l'affectation de ressources à des tiers
  44. I. Une baisse de 0,5 million d’euros des ressources de l’AutoritÉ de rÉgulation des plateformes de l’emploi
  45. II. L’augmentation des ressources affectÉes à France CompÉtences pour un montant de 275 millions d’euros
  46. A. L’État du droit
  47. B. Le dispositif proposÉ
  48. Article 2 — Relations financières entre l'État et la Sécurité sociale
  49. I. Le droit existant
  50. A. Un principe de compensation intÉgrale qui tolÈre dÉsormais des exceptions
  51. B. Les compensations prÉvues par la loi de finances initiale pour 2023
  52. II. Le dispositif proposÉ
  53. 1. L’actualisation de la prévision de rendement de la TVA
  54. 2. Le relèvement de la participation de l’État au financement de l’Établissement français du sang
  55. 3. La reprise par l’État d’excédents de l’Unédic
  56. a. L’amélioration structurelle du solde financier de l’assurance chômage
  57. b. La trajectoire d’amortissement de la dette de l’Unédic
  58. Article 3 — Rectification du montant de la fraction de taxe sur la valeur ajoutée du compte de concours financiers « Avances à...
  59. I. Le droit existant
  60. A. Le compte assure un financement de l’audiovisuel public en dehors du budget gÉNÉral
  61. 1. Les recettes du compte
  62. 2. Les dépenses du compte
  63. 3. Le recours controversé à un compte de concours financiers
  64. II. Le dispositif proposé
  65. TITRE II Dispositions RELATIVES À L’ÉQUILIBREDES RESSOURCES ET DES CHARGES
  66. Article 4 et état A — Équilibre général du budget, trésorerie et plafond d’autorisation des emplois
  67. I. Le rÔle de l’article d’Équilibre
  68. II. Les ressources de l’État
  69. A. Les recettes fiscales
  70. B. Les recettes non fiscales
  71. III. Les charges et l’Équilibre gÉnÉral de l’État
  72. A. Le plafond des charges de l’État
  73. B. Du solde budgÉtaire au dÉficit À financer
  74. IV. Le besoin et les ressources de financement de l’État
  75. V. Le plafond d’autorisation des emplois rÉmunÉrÉs par l’État
  76. SECONDE PARTIE : MOYENS DES POLITIQUES PUBLIQUES ET DES DISPOSITIONS SPÉCIALES
  77. TITRE PREMIER AUTORISATIONS BUDGÉTAIRES POUR 2023 – CRÉDITS DES MISSIONS
  78. I – Autorisation des crédits des missions
  79. Article 5 et état B — Budget général : ouvertures et annulations de crédits
  80. A. Les missions bÉNÉficiant d’ouvertures nettes de crÉdits
  81. 1. La mission Remboursements et dégrèvements (+ 12,5 milliards d’euros en AE et en CP)
  82. 2. La mission Engagements financiers de l’État (+ 3,3 milliards d’euros en AE et en CP)
  83. 3. La mission Défense (+ 2,4 milliards d’euros en AE et + 2,1 milliards d’euros en CP)
  84. 4. La mission Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales (+ 906,1 millions d’euros en AE et + 818,7 millions d’euros en CP)
  85. 5. La mission Solidarité, insertion et égalité des chances (+ 446 millions d’euros en AE et + 439,7 millions d’euros en CP)
  86. 6. La mission Outre-mer (+ 409,2 millions d’euros en AE et + 420 millions d’euros en CP)
  87. 7. La mission Immigration, asile et intégration (+ 320,2 millions d’euros en AE et + 288,5 millions d’euros en CP)
  88. 8. La mission Santé (+ 113,7 millions d’euros en AE et + 113,5 millions d’euros en CP)
  89. 9. Cinq autres missions bénéficient d’ouvertures nettes de crédits pour des montants plus modestes
  90. B. Des mouvements de crÉdits sans consÉquence pour une mission
  91. C. Les annulations nettes de crÉdits
  92. 1. La mission Écologie, développement et mobilité durables (– 869 millions d’euros en AE et – 1 308 millions d’euros en CP)
  93. 2. La mission Travail et emploi (+ 476,8 millions d’euros en AE et – 897,4 millions d’euros en CP)
  94. 3. La mission Économie (– 329,8 millions d’euros en AE et – 441,4 millions d’euros en CP)
  95. 4. La mission Aide publique au développement (– 505,1 millions d’euros en AE et – 212,6 millions d’euros en CP)
  96. 5. La mission Régimes sociaux et de retraite (– 186,7 millions d’euros en AE et en CP)
  97. 6. La mission Crédits non répartis (– 250 millions d’euros en AE et – 100 millions d’euros en CP)
  98. 7. La mission Gestion des finances publiques (– 62,7 millions d’euros en AE et – 82,1 millions d’euros en CP)
  99. 8. La mission Sport, jeunesse et vie associative (– 32,2 millions en AE et – 42,1 millions d’euros en CP)
  100. 9. La mission Relations avec les collectivités territoriales (– 23 millions d’euros en CP)
  101. 10. La mission Transformation et fonction publiques (+ 5 millions d’euros en AE et – 15 millions d’euros en CP)
  102. 11. La mission Culture (+ 15,6 millions d’euros en AE et – 1,8 million d’euros en CP)
  103. 12. La mission Enseignement scolaire (– 33,1 millions d’euros en AE et – 1,2 million d’euros en CP)
  104. Article 6 et état C — Budgets annexes : ouverture et annulation de crédits
  105. Article 7 et état D — Comptes spéciaux : ouvertures et annulations de crédits
  106. I. Les mouvements de crÉdits sur les comptes d’affectation spÉciale
  107. II. Les mouvements de crÉdits sur les comptes de concours financiers
  108. II – Plafonds des autorisations d’emplois
  109. Article 8 — Plafonds des autorisations d’emplois de l’État
  110. Article 9 — Plafond d’autorisation des emplois des opérateurs de l’État
  111. TITRE ii aUTRES DISPOSITIONS
  112. Relations avec les collectivités territoriales
  113. Article 10 — Instauration de primes exceptionnelles au sein de la dotation titres sécurisés (DTS)
  114. I. L’État du droit
  115. 1. Le montant de la DTS est en hausse continue depuis la fin de la crise sanitaire pour faire face à l’accroissement de la demande de...
  116. 2. La persistance d’une demande élevée conduit le Gouvernement à proposer une structure et une répartition plus souples de la DTS dans...
  117. II. le Dispositif proposÉ : un renforcement suBStantiel de la DTS dÈs 2023
  118. III. L’impact budgÉtaire et Économique
  119. travaux de la commission
  120. Audition de M. Thomas cazenave, ministre délégué aux comptes publics, sur le projet de loi de finances de fin de gestion pour 2023 (n° 1818)
  121. examen des articles
  122. Article liminaire — Prévision de solde structurel et de solde effectif de l’ensemble des administrations publiques pour l’année 2023
  123. Article 1er — Ajustement des dispositions relatives à l'affectation de ressources à des tiers
  124. Article 2 — Relations financières entre l'État et la Sécurité sociale
  125. Après l’article 2
  126. Article 3 — Rectification du montant de la fraction de taxe sur la valeur ajoutée du compte de concours financiers Avances à...
  127. Article 4 et état A — Équilibre général du budget, trésorerie et plafond d’autorisation des emplois
  128. Article 5 et état B — Budget général : ouvertures et annulations de crédits
  129. Article 6 et état C — Budgets annexes : ouverture et annulation de crédits
  130. Article 7 et état D — Comptes spéciaux : ouvertures et annulations de crédits
  131. Article 8 — Plafonds des autorisations d’emplois de l’État
  132. Article 9 — Plafond d’autorisation des emplois des opérateurs de l’État
  133. Article 10 — Instauration de primes exceptionnelles au sein de la dotation titres sécurisés (DTS)

([68]) Ces annulations concernent : le fonds pan-européen de garantie géré par la Banque européenne d’investissement (à hauteur de 277 millions d’euros), le fonds de garantie aux contrats de fourniture d’énergie créé par la loi de finances initiale pour 2023 (95 millions d’euros), les prêts garantis par l’État (PGE ; à hauteur de 75 millions d’euros, soit moins de 5 % de la dotation budgétaire initiale pour couvrir la sinistralité) et divers autres dispositifs (44 millions d’euros).

([69]) Loi n° 2023-703 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense.

([70]) Loi n° 2018-607 du 13 juillet 2018 relative à la programmation militaire pour les années 2019 à 2025 et portant diverses dispositions intéressant la défense.

([71]) Sont concernés par la recentralisation du financement du RSA la Guyane et Mayotte (depuis 2019), la Réunion (depuis 2020), les Pyrénées-Orientales et la Seine-Saint-Denis (depuis 2022) ainsi que l’Ariège (depuis 2023).

([72]) Ces opérations visent à atténuer la saturation des structures d’accueil franciliennes, y compris en proposant une prise en charge dans des territoires sujets à une moindre tension.

([73]) Cf. décret n° 2023-331 du 3 mai 2023 instituant une aide exceptionnelle visant à compenser la hausse de certains coûts de production des publications imprimées des entreprises éditrices de presse particulièrement affectées par les conséquences économiques et financières de la guerre en Ukraine.

([74]) Projet de loi de finances pour 2020, p. 23 (lien).

([75]) Cette réduction du taux concerne les programmes 109 Aide à l’accès au logement, 157 Handicap et dépendance et 304 Inclusion sociale et protection des personnes.

([76]) En raison de la nature contrainte de leurs dépenses, les programmes 365 Renforcement des fonds propres de l’Agence française de développement, 369 Amortissement de la dette de l’État liée à la covid-19 et 379 Compensation à la sécurité sociale du coût des dons de vaccins à des pays tiers et reversement des recettes de la Facilité pour la Relance et la Résilience (FRR) européenne au titre du volet « Ségur investissement » du plan national de relance et de résilience (PNRR), dont les crédits sont limitatifs, sont également exemptés de mise en réserve.

([77]) Décret n° 2023-883 du 18 septembre 2023 portant annulation de crédits.

([78]) En application du II de l’article 49 de la loi n° 2005-1719 du 30 décembre 2005 de finances pour 2006, le produit des amendes forfaitaires perçues par la voie de systèmes automatiques de contrôle et sanction est affecté au compte d’affectation spéciale Contrôle de la circulation et du stationnement routiers dans la limite de 509,95 millions d’euros. Ce produit est affecté successivement à hauteur de 339,95 millions d’euros à la première section Contrôle automatisé, puis à hauteur de 170 millions d’euros à la deuxième section Circulation et stationnement routiers. Le solde de ce produit est affecté successivement au fonds pour la modernisation et l’investissement en santé à hauteur de 26 millions d’euros, puis à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France – le montant ainsi affecté à l’AFITF étant évalué, lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2023, à 219 millions d’euros.

([79]) Destiné à garantir l’ancrage de la parité du taux de change du franc CFA sur l’euro, ainsi que la convertibilité illimitée en euros des francs CFA d’Afrique de l’Ouest, des francs CFA d’Afrique centrale et des francs comoriens, le compte, en raison au niveau important des réserves détenues par les banques centrales de la zone franc, et à la très faible probabilité d’appel en garantie de la France qui en résulte, n’est pas doté en crédits.

([80]) Ouverts dans une démarche de précaution, ces crédits visaient à compenser la perte potentielle pour ARTE France de son droit à déduction dans le cadre des incidences de la réforme de suppression de la contribution à l’audiovisuel public. Le rescrit fiscal transmis par la direction de la législation fiscale au mois de février 2023 a permis d’acter l’absence de perte de ce droit à déduction intégrale de TVA.

Le lecteur désireux d’en savoir plus pourra se reporter au commentaire, supra, de l’article 3 du projet de loi de finances de fin de gestion.

([81]) Chaque année, l’Agence de services et de paiement (ASP) préfinance les aides agricoles communautaires avant leur remboursement par l’Union européenne et bénéficie à ce titre d’avances du Trésor. Le montant des avances est déterminé en fonction du montant des aides agricoles communautaires, du calendrier de versement des aides et de la trésorerie disponible de l’ASP. Le montant total ouvert par la loi de finances comprend de plus une marge de sécurité importante pour garantir la continuité du paiement des aides agricoles. L’écart entre le montant ouvert par la loi de finances initiale pour 2023 et le montant consommé s’explique par cette marge de sécurité et par l’évolution constatée en cours d’exécution des besoins de trésorerie de l’ASP, dépendants du calendrier de remboursement de l’Union européenne. À titre d’exemple, l’exécution 2022 était de 8,1 milliards d’euros.

([82]) Loi n° 2022-1726 du 30 décembre 2022 de finances pour 2023.

([83]) Les équivalents temps plein travaillés (ETPT) correspondent aux effectifs physiques pondérés par la quotité de travail des agents (temps plein, temps partiel, etc.) et la période d’activité sur l’année. Par exemple, un agent à temps partiel, à 70 %, qui a travaillé du 1er juillet au 31 décembre correspond à 0,35 ETPT (1 × 0,7 × 6 mois / 12 mois = 0,35 ETPT).

([84]) Loi n° 2022-1726 du 30 décembre 2022 de finances pour 2023.

([85]) Loi n° 2008-1425 du 27 décembre 2008 de finances pour 2009.

([86]) Loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

([87]) Loi n° 2021-1900 du 30 décembre 2021 de finances pour 2022.

([88]) Loi n° 2022-1157 du 16 août 2022 de finances rectificative pour 2022.

([89]) Loi n° 2022-1726 du 30 décembre 2022 de finances pour 2023.

([90]) Décret n° 2023-206 du 27 mars 2023 relatif à la dotation pour les titres sécurisés.

([91]) Elle est entrée en vigueur le 2 août 2021. Elle est au format d’une carte bancaire (donc plus petite que l’ancienne) et contient un cachet électronique visuel (CEV) signé par l’État qui la rend hautement sécurisée et contribue à la lutte contre la fraude et l’usurpation d’identité. Elle a été généralisée en application du règlement européen (UE) 2019/1157 du Parlement européen et du Conseil du 20 juin 2019 et du décret n° 2021-279 du 13 mars 2021 portant diverses dispositions relatives à la carte nationale d’identité et au traitement de données à caractère personnel dénommé « titres électroniques sécurisés » (TES).

([92]) Comprenant notamment le recours plus systématique à la pré-demande en ligne sur le site internet de l’ANTS, la priorisation des demandes les plus urgences, l’augmentation de 30 % les effectifs chargés de l’instruction des dossiers en préfecture,

([93]) Évaluation préalable du présent article.

([94]) Article L. 2335-16 du code général des collectivités territoriales.

([95]) Évaluation préalable de l’article 58 du projet de loi de finances pour 2024.

([96]) Les attributions 2023 de DTS ont été notifiées aux communes par l’arrêté du 29 septembre 2023.

([97]) https://videos.assemblee-nationale.fr/video.14186228_6540f13300d7e.commission-des-finances--m-thomas-cazenave-ministre-delegue-aux-comptes-publics-sur-le-projet-de--31-octobre-2023

([98]) https://videos.assemblee-nationale.fr/video.14211272_6545ff28336c9.commission-des-finances--examen-du-projet-de-loi-de-finances-de-fin-de-gestion-pour-2023--examen-d-4-novembre-2023