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Textes / Loi de financement de la sécurité sociale pour 2022

projet de loi de financement de la sécurité sociale de financement de la sécurité sociale pour 2022

Projet de loi · de financement de la sécurité sociale · 10/01/2022 · 356 594 caractères · HTML sur assemblee-nationale.fr

Sommaire (144)
  1. PREMIÈRE PARTIE — DISPOSITIONS RELATIVES À L’EXERCICE 2020
  2. Article 1er
  3. Article 2
  4. DEUXIÈME PARTIE — DISPOSITIONS RELATIVES À L’EXERCICE 2021
  5. Article 3
  6. Article 4
  7. Article 5
  8. Article 6
  9. Article 7
  10. Article 8
  11. Article 9
  12. Article 10
  13. Article 11
  14. TROISIÈME PARTIE — DISPOSITIONS RELATIVES AUX RECETTES ET À L’ÉQUILIBRE DE LA SÉCURITÉ SOCIALE POUR L’EXERCICE 2022
  15. TITRE Ier — DISPOSITIONS RELATIVES AUX RECETTES, AU RECOUVREMENT ET À LA TRÉSORERIE
  16. Chapitre Ier — Poursuivre les actions de simplification et d’équité du prélèvement
  17. Article 12
  18. Article 13
  19. Article 14
  20. Article 15
  21. Article 16
  22. Article 17
  23. Article 18
  24. Chapitre II — Améliorer les droits sociaux des travailleurs indépendants
  25. Article 19
  26. Article 20
  27. Article 21
  28. Article 22
  29. Article 23
  30. Article 24
  31. Chapitre III — Poursuivre les actions de lutte contre la fraude
  32. Article 25
  33. Chapitre IV — Harmoniser les règles relatives aux contributions pharmaceutiques
  34. Article 26
  35. Article 27
  36. Article 28
  37. TITRE II — CONDITIONS GÉNÉRALES DE L’ÉQUILIBRE FINANCIER DE LA SÉCURITÉ SOCIALE
  38. Article 29
  39. Article 30
  40. Article 31
  41. Article 32
  42. Article 33
  43. Article 34
  44. Article 35
  45. QUATRIÈME PARTIE — DISPOSITIONS RELATIVES AUX DÉPENSES DE LA SÉCURITÉ SOCIALE POUR L’EXERCICE 2022
  46. TITRE Ier — DISPOSITIONS RELATIVES AUX DÉPENSES
  47. Chapitre Ier — Poursuivre la transformation du système de santé
  48. Article 36
  49. Article 37
  50. Article 38
  51. Article 39
  52. Article 40
  53. Article 41
  54. Chapitre II — Renforcer la politique de soutien à l’autonomie
  55. Article 42
  56. Article 43
  57. Article 44
  58. Article 45
  59. Article 46
  60. Article 47
  61. Article 48
  62. Article 49
  63. Article 50
  64. Article 51
  65. Article 52
  66. Article 53
  67. Article 54
  68. Article 55
  69. Article 56
  70. Article 57
  71. Chapitre III — Rénover la régulation des dépenses de produits de santé
  72. Article 58
  73. Article 59
  74. Article 60
  75. Article 61
  76. Article 62
  77. Article 63
  78. Article 64
  79. Article 65
  80. Article 66
  81. Article 67
  82. Chapitre IV — Renforcer l’accès aux soins et les actions de prévention en santé
  83. Article 68
  84. Article 69
  85. Article 70
  86. Article 71
  87. Article 72
  88. Article 73
  89. Article 74
  90. Article 75
  91. Article 76
  92. Article 77
  93. Article 78
  94. Article 79
  95. Article 80
  96. Article 81
  97. Article 82
  98. Article 83
  99. Article 84
  100. Article 85
  101. Article 86
  102. Article 87
  103. Article 88
  104. Article 89
  105. Article 90
  106. Article 91
  107. Article 92
  108. Chapitre V — Simplifier et moderniser le service public de la sécurité sociale
  109. Article 93
  110. Article 94
  111. Article 95
  112. Article 96
  113. Article 97
  114. Article 98
  115. Article 99
  116. Article 100
  117. Article 101
  118. Article 102
  119. Article 103
  120. Article 104
  121. Article 105
  122. Article 106
  123. Article 107
  124. Article 108
  125. Article 109
  126. Article 110
  127. TITRE II — DOTATIONS ET DÉPENSES DES BRANCHES ET DES ORGANISMES CONCOURANT AUX RÉGIMES OBLIGATOIRES DE BASE
  128. Article 111
  129. Article 112
  130. Article 113
  131. Article 114
  132. Article 115
  133. Article 116
  134. Article 117
  135. Article 118
  136. Article 119
  137. Article 120
  138. Article 121
  139. Annexe A
  140. Rapport retraçant la situation patrimoniale, au 31 décembre 2020, des régimes obligatoires de base et des organismes concourant à leur...
  141. Annexe B
  142. Rapport décrivant les prévisions de recettes et les objectifs de dépenses par branche des régimes obligatoires de base et du régime...
  143. Annexe C
  144. État des recettes, par catégorie et par branche, — des régimes obligatoires de base et du régime général ainsi que des recettes, par...

La diminution de l’activité économique s’est traduite par une baisse massive des prélèvements sociaux et des recettes fiscales perçus par la sécurité sociale en 2020. En effet, les ressources de la sécurité sociale proviennent pour une large part des revenus d’activité, qui ont régressé du fait de la crise. En outre, les mesures prises pour endiguer celle-ci et le ralentissement marqué de l’activité économique ont conduit de nombreuses entreprises à placer leurs salariés en activité partielle, dont l’indemnité est exonérée de cotisations sociales et seulement soumise, comme les allocations de chômage et en tant que revenu de remplacement, à un taux de CSG réduit. Ainsi, le recours à l’activité partielle, massif au cours du deuxième trimestre 2020 et encore élevé au cours des mois suivants, associé aux pertes d’emploi consécutives à la crise, a entraîné une forte contraction de la masse salariale privée cotisée (-5,7 % sur l’année) et, par conséquent, des recettes de cotisations et de la CSG. Pour préserver l’activité économique et l’emploi, le Gouvernement a mis en place un ensemble de mesures pour soutenir les entreprises et les travailleurs indépendants, qui incluent des dispositifs d’exonérations et d’aide au paiement des cotisations et contributions sociales en faveur des secteurs les plus touchés par la crise, compensés à la sécurité sociale par l’État.

Au total, les recettes du régime général et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) se sont repliées de 2,9 % en 2020, les fortes baisses sur les revenus d’activité étant quelque peu compensées par l’augmentation des recettes sur les revenus de remplacement (augmentation des indemnités journalières) et par le versement à la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) de la soulte des industries électriques et gazières gérée par le Fonds de réserve pour les retraites (FRR), décidée par la loi n° 2020-992 du 7 août 2020 relative à la dette sociale et à l’autonomie, pour un montant de 5,0 milliards d’euros

En 2021, le dynamisme retrouvé des recettes peinerait à couvrir les dépenses supplémentaires dues à la poursuite de la crise sanitaire et aux mesures nouvelles du Ségur de la santé. Le déficit du régime général et du FSV se résorberait de 5,2 milliards d’euros, soit une prévision de déficit de -33,5 milliards d’euros. Les recettes connaîtraient un rebond sous l’effet de la reprise économique, soutenue par les mesures de soutien aux entreprises et par le plan de relance. Les cotisations sociales du secteur privé et la CSG augmenteraient fortement, tirées par le dynamisme attendu de la masse salariale soumise à cotisations du secteur (+7,2 %). Au total, les recettes du régime général et du FSV augmenteraient de 7,3 % à périmètre constant.

S’agissant des dépenses, celles de la branche Maladie ont été très fortement affectées par la crise sanitaire et leur dynamisme se poursuit au delà de celle-ci, compte tenu des décisions plus structurelles décidées dans le cadre du Ségur de la santé. Ainsi, l’ONDAM a progressé de 9,4 % en 2020 et progresserait encore de 8,2 % en 2021.

En 2022, le déficit du régime général et du FSV atteindrait 20,4 milliards d’euros, en très nette amélioration par rapport à 2021 (+13,1 milliards d’euros). Les dépenses nettes consolidées du régime général et du FSV ne progresseraient que de 0,6 %, sous l’effet notamment de la forte baisse des dépenses sanitaires directement liées à la covid. Parallèlement, les recettes du régime général et du FSV croîtraient de 3,7 %, soutenues par le rebond de la masse salariale du secteur privé (+5,9 %) qui entraînerait une hausse des cotisations sociales et de la CSG (+4,8 %). Enfin, l’ensemble des impôts, taxes et contributions sociales hors CSG progresserait de 2,2 %, soit un rythme inférieur à celui du PIB, en raison de la fin de l’effet favorable temporaire des mesures de restriction de déplacement sur le rendement des taxes sur les tabacs et de la non-reconduction de la contribution exceptionnelle des organismes d’assurance maladie complémentaire (0,5 milliard d’euros en 2021), visant à prendre en charge une partie des dépenses auxquelles l’assurance maladie obligatoire fait face dans le cadre de la gestion de l’épidémie.

Dans les projections pluriannuelles, la progression des dépenses serait proche ou légèrement inférieure à celle de l’activité à compter de 2023, hormis pour les prestations vieillesse, tirées par la reprise de l’inflation.

En 2023, le déficit du régime général et du FSV poursuivrait son redressement, à 13,3 milliards d’euros. Les recettes (+3,3 %) seraient encore dynamiques du fait de la conjoncture économique (croissance de 1,6 %), à l’image des cotisations sociales qui croîtraient de 3,6 %. À partir de 2023, l’évolution des dépenses ne serait plus liée à la crise sanitaire, ni portée par la montée en charge des revalorisations du Ségur : les dépenses retrouveraient un rythme lié à la démographie et au niveau des revalorisations annuelles. Aussi, les prestations de retraite progresseraient d’environ 2,0 % par an en volume et les prestations familiales croîtraient à un rythme proche de celui de l’inflation.

En 2024, les recettes progresseraient légèrement moins rapidement, en lien avec le ralentissement de la masse salariale, alors que les dépenses suivraient les mêmes déterminants qu’en 2023. En conséquence, le solde du régime général et du FSV se porterait à -11,2 milliards d’euros, en amélioration de 2,2 milliards d’euros. En 2025, le solde serait stable (-11,1 milliards d’euros), les recettes n’accélérant plus alors que les dépenses seraient tirées à la hausse par la progression de l’inflation.

III. – D’ici 2025, les branches du régime général connaîtraient des évolutions très différenciées, marquées par les effets de la crise

La branche Maladie connaît une évolution structurante en 2021 du fait de la création de la branche Autonomie qui est notamment chargée de dépenses de prestations dont elle assurait jusqu’à présent le financement. De ce fait, le périmètre de ses dépenses se réduit de 25,9 milliards d’euros à ce titre, soit d’environ 10 %. À l’inverse, le niveau des dépenses structurelles de la branche Maladie s’accroît en raison des revalorisations salariales décidées dans le cadre du Ségur de la santé (plus de 10 milliards d’euros à l’horizon 2023 qui sont à la charge de la branche Maladie et de la branche Autonomie).

Après la forte évolution de la structure du financement de l’assurance maladie en 2019 (suppression de 6 points de cotisations d’assurance maladie sur les rémunérations salariées inférieures à 2,5 SMIC, compensation de l’affectation d’une fraction de la CSG sur les revenus d’activité, part de la taxe sur la valeur ajoutée portée en contrepartie à 28 % des ressources de la branche Maladie), la création de la branche Autonomie en modifie à nouveau la structure. En effet, la branche Autonomie est dorénavant affectataire de ressources de CSG portant sur l’ensemble des revenus soumis à cette contribution, principalement en provenance de la Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM), pour un montant correspondant aux dépenses transférées. La CSG affectée à la branche Maladie se réduira donc de 26,0 milliards d’euros. De ce fait, la CSG, qui représentait 45 % des ressources de la branche Maladie en 2018, avant qu’une fraction soit affectée à l’assurance chômage, pèsera désormais moins du quart de ses recettes totales.

La trajectoire pluriannuelle de l’ONDAM au delà de 2022 conserve les hypothèses de progression prévues par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2021, hors Ségur de la santé. Aucune mesure nouvelle n’étant prévue en dépenses ou en recettes, la branche Maladie resterait déficitaire de 13,7 milliards d’euros en 2025.

La branche Autonomie est affectataire, à compter de 2021, d’une nouvelle recette de CSG, à hauteur de 1,93 point, portant sur l’ensemble des revenus soumis à cette contribution (28,6 milliards d’euros) et d’une fraction de taxe sur les salaires (0,6 milliard d’euros). Cette dernière vise à neutraliser, pour la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), la charge que représente le risque de non-recouvrement de ses nouvelles recettes de CSG ainsi que sa contribution au fonds national de gestion administrative de l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS).

Au total, les recettes de la branche Autonomie s’élèveront à 32,0 milliards d’euros, soit un niveau proche des besoins de financement de la branche (32,4 milliards d’euros) incluant les mesures nouvelles liées à la mise en place du Ségur de la santé dans le secteur médico-social (impact de 2,3 milliards d’euros en 2021 au titre des revalorisations salariales en établissements et à domicile et de l’investissement) visant à renforcer l’attractivité et la reconnaissance des métiers du médico-social.

En 2022, le déficit de la CNSA se creuserait, en dépit de recettes très dynamiques (+4,5 %). En effet, l’extension des mesures de revalorisation salariale du Ségur de la santé aux personnels des établissements accueillant des personnes en situation de handicap (accords « Laforcade ») aura un effet important sur ses dépenses. De plus, la refonte du financement des services d’aide à domicile dans le cadre du virage domiciliaire, notamment via l’application de tarifs plancher et l’introduction, par amendement à l’Assemblée nationale, d’une dotation complémentaire valorisant des actions de qualité des prises en charge contribueraient aussi à la hausse des dépenses, ainsi que le financement des revalorisations des personnels soignants des foyers et établissements du handicap financés par les départements, qui s’établirait à 5,6 %. Enfin, la CNSA financera la prestation de compensation du handicap (PCH) parentalité à partir de 2022, dépense pour laquelle elle bénéficiera d’un transfert en provenance de la branche Famille et qui sera donc sans impact sur son solde.

La trajectoire en dépenses de la branche Autonomie pour 2023-2025 est en partie conventionnelle s’agissant de l’évolution des dépenses des établissements et services médico-sociaux (l’objectif global de dépenses, composante de l’ONDAM, progresserait de 2,6 % par an). Elle intègre en revanche les mesures nouvelles de la présente loi en faveur du financement des services d’aide à domicile, y compris la dotation qualité (dépenses hors ONDAM) et la montée en charge des dépenses liées au plan d’aide à l’investissement dans les établissements médico-sociaux, pour une dépense totale de 2,1 milliards d’euros entre 2021 et 2025.

En 2024, la fraction de CSG affectée à cette branche sera augmentée de 0,15 point supplémentaire (actuellement affecté à la Caisse d’amortissement de la dette sociale), conformément à la loi n° 2020-992 du 7 août 2020 sur la dette sociale et l’autonomie. La CNSA afficherait alors un excédent de 1,1 milliard d’euros puis de 1,2 milliard d’euros en 2025 après prise en compte de la montée en charge des mesures nouvelles proposées par la présente loi.

S’agissant de la branche Accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP), la présente loi prévoit une hausse de 0,1 milliard d’euros du transfert à la branche Maladie au titre de la sous-déclaration des accidents du travail, sur la base de l’avis de la commission chargée de l’évaluation de la sous-déclaration des ATMP, qui, dans le cadre de son rapport de 2021, s’est fondée sur les dernières données épidémiologiques pour proposer une évolution de ce montant. L’excédent de la branche doublerait en 2022 (1,4 milliard d’euros après 0,7 milliard d’euros prévus en 2021). À l’horizon 2025, la progression de ses dépenses serait contenue par la baisse tendancielle liée à la prise en charge de l’amiante, alors que ses recettes bénéficieraient de la conjoncture économique favorable. Son excédent serait croissant jusqu’en 2025.

Le déficit de la branche Vieillesse du régime général se résorberait de 0,7 milliard d’euros en 2021 (-3,0 milliards d’euros), alors même qu’elle ne bénéficiera plus du versement exceptionnel de la soulte des industries électriques et gazières (IEG) (5 milliards d’euros en 2020). Les dépenses de la CNAV accélèreraient légèrement et ses recettes progresseraient de 3,6 % (7,5 % en neutralisant le versement de la soulte).

En 2022, son solde s’améliorerait de 1,1 milliard d’euros malgré des prestations tirées par une revalorisation plus forte (1,1 % prévu après 0,4 % en 2021) cohérente avec les perspectives d’inflation, les recettes bénéficiant de l’amélioration de la conjoncture.

À moyen terme, les dépenses croîtraient à un rythme supérieur à celui des recettes, notamment du fait de la plus forte inflation à compter de 2022 et de la démographie qui conduit à une progression des dépenses hors revalorisation proche de 2,0 % par an. En conséquence, le déficit de la branche vieillesse du régime général s’élèverait à 6,4 milliards d’euros à horizon 2025 pour le régime général et à 9,0 milliards d’euros pour l’ensemble des régimes de base vieillesse et le FSV.

La branche Famille renouerait avec l’excédent dès 2021, à hauteur de 1,4 milliard d’euros. Au titre de l’année 2022, une fraction de taxe sur les salaires sera transférée à la branche Maladie afin de compenser le coût lié aux indemnités journalières dérogatoires pour garde d’enfants (1,0 milliard d’euros) supportées par cette dernière.

L’excédent s’améliorerait encore en 2022, et serait porté à 1,9 milliard d’euros, malgré la fin de montée en charge de la réforme du congé paternité (allongé de onze à vingt-cinq jours à compter du 1er juillet 2021). Au vu de la démographie récente et de la baisse des naissances constatées ces dernières années, la dynamique des dépenses de la branche est à court terme avant tout liée à l’évolution de l’inflation. À l’horizon 2025, son excédent croîtrait, atteignant 5,7 milliards d’euros, les produits progressant globalement à un rythme proche de celui attendu de la masse salariale du secteur privé.

Prévisions des recettes, dépenses et soldes du régime général,

de l’ensemble des régimes de base et du FSV

Recettes, dépenses et soldes du régime général

(En milliards d’euros)
2018201920202021 (p)2022 (p)2023 (p)2024 (p)2025 (p)
Maladie
Recettes210,8215,2208,3202,4209,5215,3220,1225,6
Dépenses211,5216,6238,8232,1228,6228,3233,8239,2
Solde-0,7-1,5-30,4-29,7-19,1-13,0-13,7-13,7
Accidents du travail et maladies professionnelles
Recettes12,713,212,113,214,114,715,215,8
Dépenses12,012,212,312,512,713,013,013,2
Solde0,71,0-0,20,71,41,72,22,6
Famille
Recettes50,451,448,250,851,654,355,957,5
Dépenses49,949,950,049,449,750,551,151,9
Solde0,51,5-1,81,41,93,84,85,7
Vieillesse
Recettes133,8135,7135,9140,8145,9150,0154,5158,7
Dépenses133,6137,1139,6143,7147,8153,4159,2165,1
Solde0,2-1,4-3,7-3,0-1,9-3,5-4,7-6,4
Autonomie
Recettes32,033,434,337,838,7
Dépenses32,434,435,536,737,5
Solde-0,5-1,1-1,21,11,2
Régime général consolidé
Recettes394,6402,4391,6425,4440,3454,2468,9481,8
Dépenses394,1402,8427,8456,4459,0466,3479,2491,4
Solde0,5-0,4-36,2-31,0-18,7-12,2-10,3-10,6

Recettes, dépenses et soldes de l’ensemble des régimes obligatoires de base

(En milliards d’euros)
2018201920202021 (p)2022 (p)2023 (p)2024 (p)2025 (p)
Maladie
Recettes212,3216,6209,8203,9211,0216,8221,5227,0
Dépenses213,1218,1240,2233,6230,1229,8235,3240,7
Solde-0,8-1,5-30,5-39,7-19,1-13,0-13,7-13,7
Accidents du travail et maladies professionnelles
Recettes14,114,713,514,715,616,316,817,3
Dépenses13,413,613,613,914,114,514,514,7
Solde0,71,1-0,10,81,51,82,32,7
Famille
Recettes50,451,448,250,851,654,355,857,5
Dépenses49,949,950,049,449,750,551,151,9
Solde0,51,5-1,81,41,93,84,85,7
Vieillesse
Recettes236,6240,0241,2247,2253,6259,7266,2273,1
Dépenses236,7241,3246,1250,4256,6264,6272,8281,6
Solde-0,1-1,3-4,9-3,3-3,0-5,0-6,6-8,5
Autonomie
Recettes32,033,434,337,838,7
Dépenses32,434,435,536,737,5
Solde-0,5-1,1-1,21,11,2
Régimes obligatoires de base consolidés
Recettes499,9509,1499,3534,2550,5566,4583,2598,7
Dépenses499,5509,3536,6565,5570,2580,0595,3611,4
Solde0,3-0,2-37,3-31,2-19,7-13,6-12,1-12,6

Recettes, dépenses et soldes du Fonds de solidarité vieillesse

(En milliards d’euros)
2018201920202021 (p)2022 (p)2023 (p)2024 (p)2025 (p)
Recettes17,217,216,717,217,918,619,119,7
Dépenses19,018,819,119,719,619,720,020,3
Solde-1,8-1,6-2,5-2,5-1,7-1,2-0,9-0,5

Recettes, dépenses et soldes du régime général et du Fonds de solidarité vieillesse

(En milliards d’euros)
2018201920202021 (p)2022 (p)2023 (p)2024 (p)2025 (p)
Recettes394,6402,6390,8424,5440,2454,7469,7482,9
Dépenses395,8404,5429,4458460,6468,0480,9494,1
Solde-1,2-1,9-38,7-33,5-20,4-13,3-11,2-11,1

Recettes, dépenses et soldes de l’ensemble des régimes obligatoires de base

et du Fonds de solidarité vieillesse

(En milliards d’euros)
2018201920202021 (p)2022 (p)2023 (p)2024 (p)2025 (p)
Recettes498,6508,0497,2532,1549,2565,6582,7598,6
Dépenses500,0509,7537,0565,8570,6580,4595,7611,7
Solde-1,4-1,7-39,7-33,7-21,4-14,7-12,9-13,2

– 1 –

Annexe C

État des recettes, par catégorie et par branche, des régimes obligatoires de base et du régime général ainsi que des recettes, par catégorie, des organismes concourant au financement de ces régimes

I. – Régimes obligatoires de base

(En milliards d’euros)
MaladieVieillesseFamilleAccidents du travail et maladies profession-nellesAutonomieRégimes de baseFonds de solidarité vieillesseRégimes de base et Fonds de solidarité vieillesse
Cotisations effectives78,6146,632,514,80,0270,70,0270,7
Cotisations prises en charge par l’État2,13,20,70,10,06,20,06,2
Cotisations fictives d’employeur0,442,90,00,30,043,70,043,7
Contribution sociale généralisée49,20,012,70,029,391,018,1109,1
Impôts, taxes et autres contributions sociales70,422,44,80,03,7101,30,0101,3
Charges liées au non-recouvrement-0,7-0,7-0,1-0,2-0,2-1,9-0,1-2,1
Transferts3,238,60,20,10,630,00,010,8
Produits financiers0,10,10,00,00,00,20,00,2
Autres produits7,60,50,80,40,09,30,09,3
Recettes211,0253,651,615,633,4550,517,9549,2

II. – Régime général

(En milliards d’euros)
MaladieVieillesseFamilleAccidents du travail et maladies profession-nellesAutonomieRégime généralFonds de solidarité vieillesseRégime général et Fonds de solidarité vieillesse
Cotisations effectives77,895,632,513,80,0218,00,0218,0
Cotisations prises en charge par l’État2,12,90,70,10,05,90,05,9
Cotisations fictives d’employeur0,00,00,00,00,00,00,00,0
Contribution sociale généralisée49,20,012,70,029,391,018,1109,0
Impôts, taxes et autres contributions sociales70,418,04,80,03,796,90,096,9
Charges liées au non-recouvrement-0,7-0,6-0,1-0,2-0,2-1,8-0,1-1,9
Transferts3,229,60,20,00,621,40,03,4
Produits financiers0,10,00,00,00,00,10,00,1
Autres produits7,30,30,80,40,08,80,08,8
Recettes209,5145,951,614,133,4440,317,9440,2

(AN 1) III. – Fonds de solidarité vieillesse

(En milliards d’euros)
Fonds de solidarité vieillesse
Cotisations effectives0,0
Cotisations prises en charge par l’État0,0
Cotisations fictives d’employeur0,0
Contribution sociale généralisée18,1
Impôts, taxes et autres contributions sociales0,0
Charges liées au non-recouvrement-0,1
Transferts0,0
Produits financiers0,0
Autres produits0,0
Recettes17,9

Vu pour être annexé au projet de loi

adopté par l’Assemblée nationale le 29 novembre 2021.

Le Président,

Signé : Richard FERRAND

ISSN 1240 - 8468

Imprimé par l’Assemblée nationale