L’impôt ainsi mis en recouvrement n’est dégrevé ou restitué qu’en cas de conservation des titres pendant quinze ans (ou en cas de retour en France, de décès ou, sous certaines conditions, de donation des titres).
Afin de renforcer l’attractivité de la France, le Gouvernement entend remplacer le dispositif actuel par un nouveau dispositif limité aux seules personnes qui, ayant quitté le territoire français, cèdent leurs titres moins de deux ans après leur départ.
Il s’agit ainsi de ne conserver qu’un mécanisme de nature à prévenir les risques d’optimisation en ciblant les contribuables qui transfèrent leur domicile hors de France pour y céder rapidement leurs titres.
Le remplacement du dispositif de taxation des plus-values latentes lors du départ hors de France n’affecte pas l’imposition des plus-values placées en report d’imposition avant ce départ, pour lesquelles le fait générateur d’imposition est déjà constitué en France.
Par ailleurs, dans le but de limiter les effets défavorables du dispositif pour les contribuables, le sursis de paiement de l’impôt sera désormais accordé de plein droit, sans constitution de garanties, non plus seulement en cas de départ vers un État membre de l’Union européenne ou certains États parties à l’accord sur l’Espace économique européen, mais aussi vers tout autre État ou territoire ayant conclu avec la France une convention d'assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l'évasion fiscales ainsi qu'une convention d'assistance mutuelle en matière de recouvrement. La constitution de garanties propres à assurer le recouvrement de la créance du Trésor ne reste exigée que des contribuables transférant leur domicile dans un État ou territoire n’ayant pas conclu avec la France de telles conventions.
Les obligations déclaratives sont également simplifiées.
Le nouveau dispositif s’applique aux transferts de domicile fiscal intervenant à compter du 1er janvier 2019. Ces nouvelles dispositions sont sans incidence sur l’exigibilité des impositions dues, le cas échéant, par les contribuables ayant transféré leur domicile fiscal à l’étranger avant leur entrée en vigueur.
Article 52 :
Suppression de l'exonération de taxe sur les conventions d’assurances (TSCA) sur la garantie décès des contrats d'assurance emprunteur
(1) I. - A la première phrase du premier alinéa de l’article L. 313-3 du code de la construction et de l’habitation, après les mots : « à l’article L. 313-19 », sont insérés les mots : «, d’une fraction de la taxe sur les conventions d’assurances mentionnée à l’article 991 du code général des impôts, dans la limite du plafond prévu au I de l’article 46 de la loi n° 2011-1977 du 28 décembre 2011 de finances pour 2012 ».
(2) II. – Le code général des impôts est ainsi modifié :
(3) 1° Le 5° de l’article 995 est complété par les mots : « , à l’exception des contrats d’assurance en cas de décès souscrits en garantie du remboursement d’un prêt » ;
(4) 2° L’article 1001 est complété par un c ainsi rédigé :
(5) « c) Du produit de la taxe afférente aux contrats d’assurance en cas de décès souscrits en garantie du remboursement d’un prêt mentionnés au 5° de l’article 995, qui est affecté à la société mentionnée à l’article L. 313-19 du code de la construction et de l’habitation, dans la limite du plafond prévu au I de l’article 46 de la loi n° 2011-1977 du 28 décembre 2011 de finances pour 2012. Le produit annuel excédant ce plafond est reversé au budget de l’État. ».
(6) III. – Le A du II s'applique aux contrats conclus à compter du 1er janvier 2019.
Exposé des motifs
Le présent article a pour objet de supprimer l’exonération de taxe spéciale sur les conventions d’assurances (TSCA) dont bénéficient les contrats d’assurance en cas de décès souscrits en garantie du remboursement d’un prêt. Les garanties décès souscrites dans le cadre de l'assurance emprunteur seront désormais soumises à la TSCA au taux de droit commun de 9 % prévu à l’article 1001 du CGI.
Les recettes en résultant sont affectées, à compter des impositions établies au titre de l’année 2019, à la société Action Logement Services pour combler les besoins de financement consécutifs au relèvement du seuil d'assujettissement à la participation des employeurs à l’effort de construction (PEEC), dans la limite du plafond prévu au I de l’article 46 de la loi n° 2011-1977 du 28 décembre 2011 de finances pour 2012. Le produit qui excède ce plafond est reversé au budget général.
Article 53 :
Plafonnement de l’abattement sur les bénéfices en faveur des jeunes agriculteurs
(1) I. – L’article 73 B du code général des impôts est ainsi modifié :
(2) A. – Au premier alinéa du I :
(3) 1° Les mots : « des prêts à moyen terme spéciaux ou de la dotation d’installation aux jeunes agriculteurs prévus par les articles D. 343-9 à D. 343-16 » sont remplacés par les mots : « des aides à l’installation des jeunes agriculteurs prévues à l’article D. 343-3 » ;
(4) 2° Après les mots : « sous déduction d’un abattement de 50 % », sont ajoutés les mots : « pour la fraction du bénéfice inférieure ou égale à 29 276 € et de 30 % pour la fraction supérieure à 29 276 € et inférieure ou égale à 58 552 € » ;
(5) 3° Les mots : « Cet abattement est porté à 100 % » sont remplacés par les mots : « Ces abattements sont respectivement portés à 100 % et à 60 % » ;
(6) B. – Le II est ainsi rédigé :
(7) « II. – Les seuils mentionnés au I sont actualisés tous les trois ans dans la même proportion que l'évolution triennale de la limite supérieure de la première tranche du barème de l’impôt sur le revenu et arrondis à la centaine d’euros la plus proche. » ;
(8) C. – II est ajouté un III ainsi rédigé :
(9) « III. – Le bénéfice de l’abattement mentionné au I est subordonné au respect du règlement (UE) n° 702/2014 de la Commission du 25 juin 2014 déclarant certaines catégories d’aides, dans les secteurs agricole et forestier et dans les zones rurales, compatibles avec le marché intérieur, en application des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. ».
(10) II. – Le I s’applique au bénéfice des exploitants qui bénéficient de dotations d’installation aux jeunes agriculteurs octroyées à compter du 1er janvier 2019.
Exposé des motifs
En complément des aides à l’installation (dotation en capital pour les jeunes agriculteurs), les jeunes agriculteurs bénéficient d’un abattement de 50 % sur le bénéfice imposable réalisé au cours des cinq premières années d’activité (abattement porté à 100 % pour l’exercice d’octroi de la dotation), qui permet de soutenir le développement économique de l’exploitation .
Lors de son contrôle sur les aides à l’installation en agriculture réalisé en 2011, la Cour des comptes a relevé qu’une partie des bénéficiaires de cette aide dispose de revenus élevés alors que l’objectif premier de la mesure fiscale est de favoriser l’aide à l’installation des exploitants les plus modestes. Considérant qu’à partir d’un certain niveau de revenus, l’abattement ne se justifie plus pour assurer la viabilité de l’exploitation ou le niveau de vie de l’exploitant, la Cour des comptes a préconisé la mise en place d’un plafonnement de cette aide fiscale, recommandation réitérée en 2017. En 2017, la Cour des comptes européenne a également invité les États membres de l’Union européenne à mieux cibler les aides en soutien aux jeunes agriculteurs.
Afin de tenir compte de ces recommandations, le présent article met en place un abattement dégressif en fonction du bénéfice agricole réalisé. Il est proposé de maintenir l’intégralité de l’abattement pour la fraction du bénéfice qui n’excède pas 29 276 € (soit un montant équivalent, à ce jour, à deux fois le SMIC net). Au-delà, et dans la limite de 58 552 € (soit l’équivalent actuel de quatre SMIC), le taux de l’abattement est ramené à 30 % (60 % pour l’exercice d’octroi de la dotation). L’abattement ne s’applique plus pour la fraction du résultat qui excède cette limite.
Proportionner l’abattement au montant du bénéfice n’entamera pas l’attractivité du dispositif, qui continuera de s’appliquer à l’ensemble des jeunes agriculteurs et d’accompagner l’essor des petites exploitations dotées d’un plan d’entreprise viable, conformément à l’objectif qui lui est assigné.
La réforme proposée s’appliquera aux nouveaux allocataires d’aides à l’installation afin de ne pas porter atteinte à la situation fiscale des jeunes agriculteurs qui bénéficient déjà du dispositif d’abattement sur le bénéfice.
Article 54 :
Transposition de la directive visant à éliminer les doubles impositions entre États membres
(1) I. – I. – Le titre III de la première partie du livre des procédures fiscales est complété par un chapitre IV intitulé : « Le règlement des différends fiscaux dans l’Union européenne », comprenant les articles L. 251 B à L. 251 ZK ainsi rédigés :
(2) « Art. L. 251 B. – Sans préjudice des dispositions de l'article L. 190, les différends entre l’administration française et les administrations d’autres États membres de l’Union européenne découlant de l'interprétation et de l'application de conventions fiscales conclues entre la France et un ou plusieurs États membres de l'Union européenne qui prévoient l'élimination de la double imposition du revenu et, le cas échéant, de la fortune et aboutissant à une imposition non conforme à ces accords et conventions peuvent faire l'objet d'une procédure de règlement dans les conditions prévues au présent chapitre, et précisées par décret.
(3) « Art. L. 251 C. – Pour l’application de l’article L. 251 B, la double imposition s’entend de l'imposition par la France et au moins un autre État membre, d’un même revenu ou d’une même fortune imposable relevant d’une convention fiscale, lorsque cette imposition donne lieu à l'une ou plusieurs des situations suivantes :
(4) « 1° Une charge fiscale supplémentaire ;
(5) « 2° Une augmentation de la charge fiscale ;
(6) « 3° Une annulation ou une réduction des pertes qui pourraient être utilisées pour compenser des bénéfices imposables.
(7) « Section 1
(8) « La demande d’ouverture
(9) « Art. L. 251 D. – I. – La procédure de règlement des différends peut être engagée par tout contribuable résident de France ou d’un autre État membre au sens de la convention fiscale applicable conclue entre la France et cet autre État membre dès lors qu’il est soumis à une imposition qui donne lieu à un différend défini à l'article L. 251 B.
(10) « La demande d’ouverture de la procédure de règlement des différends doit être introduite simultanément auprès de l’administration fiscale et de celle du ou des autres États membres concernés dans un délai de trois ans à compter de la réception de la première mesure administrative qui peut entraîner une imposition immédiate ou future déterminée dans son principe et dans son montant.
(11) « Par dérogation aux dispositions du deuxième alinéa, le contribuable résident de France au sens de la convention fiscale applicable peut s'adresser durant toute la procédure de règlement des différends à l’administration fiscale française lorsqu’il est un particulier ou lorsqu’il n'est pas une grande entreprise et ne fait pas partie d'un grand groupe au sens de la directive 2013/34/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative aux états financiers annuels, aux états financiers consolidés et aux rapports y afférents de certaines formes d’entreprises, modifiant la directive 2006/43/CE du Parlement européen et du Conseil et abrogeant les directives 78/660/CEE et 83/349/CEE du Conseil. Dans ce cas, l’administration fiscale française se charge de toutes les communications à effectuer aux administrations des autres États membres concernés.
(12) « II. – La demande d’ouverture est présentée selon des modalités précisées par décret.
(13) « Art. L. 251 E. – I. – La décision d'acceptation ou de rejet de la demande d’ouverture mentionnée à l’article L. 251 D est notifiée au contribuable dans un délai de six mois à compter de la réception de celle-ci ou, lorsque des informations complémentaires ont été demandées, dans un délai de six mois à compter de la réception de ces dernières.
(14) « La décision de rejet doit être motivée.
(15) « II. – Dans le délai mentionné au I, l'administration fiscale peut décider de régler le différend unilatéralement, sans faire intervenir l’administration du ou des autres États membres concernés. Dans ce cas, elle le notifie au contribuable ainsi qu’aux administrations des autres États membres concernés. Cette notification entraîne la clôture de la procédure de règlement des différends.
(16) « III. – En cas de dépôt d'une réclamation dans les conditions prévues à l'article L. 190 et suivants, le délai prévu au I est suspendu jusqu’à l'issue de la procédure contentieuse ou sa clôture pour tout autre motif.
(17) « IV. – Lorsque l'administration fiscale n'a pas pris de décision dans le délai prévu au I, le cas échéant prorogé dans les conditions prévues au III, la demande d’ouverture est acceptée.
(18) « Art. L. 251 F. – La décision de rejet de la demande d’ouverture peut faire l'objet d'un recours devant le juge mentionné à l’article L. 199 lorsque la même décision a été prise par l’administration fiscale française et par toutes les autres administrations des États membres concernés.
(19) « Section 2
(20) « La procédure amiable
(21) « Art. L. 251 G. – Lorsque la demande d’ouverture prévue à l'article L. 251 D a été acceptée par l’administration fiscale française et par celle des autres administrations des États membres concernés, l’administration fiscale française doit traiter le différend à l'amiable dans un délai de deux ans à compter de la dernière notification d'une décision d'acceptation de la demande d’ouverture par l'une des administrations des États membres concernés.
(22) « Le délai de deux ans mentionné au premier alinéa peut être prorogé d'un an au plus sur décision motivée de l'administration fiscale, communiquée au contribuable et à toutes les autres administrations des États membres concernés.
(23) « Art. L. 251 H. – I. – Lorsque l’administration fiscale française et celle des autres États membres concernés sont parvenues à un accord sur le règlement du différend dans le délai prévu à l'article L. 251 G, cet accord est contraignant à l’égard de la France et des autres États concernés et exécutoire pour le contribuable, sous réserve que ce dernier accepte cette décision et renonce à tout recours.
(24) « Lorsque d’autres recours ont été engagés, cet accord ne prend effet qu'à partir du moment où le contribuable a transmis à l’administration fiscale française et aux administrations des autres États membres concernés les éléments attestant que des dispositions ont été prises pour mettre fin à ces recours.
(25) « II. – En cas de refus par le contribuable, d'absence de réponse ou d'absence de transmission à l’administration fiscale des éléments d’attestation, la procédure de règlement des différends est clôturée.
(26) « Art. L. 251 I. – Lorsque l’administration fiscale française et celle des autres États membres concernés ne sont pas parvenues à un accord dans le délai prévu à l'article L. 251 G, l'administration fiscale française le notifie au contribuable en lui indiquant les raisons pour lesquelles il n'a pas été possible de parvenir à un accord ainsi que les voies et délais de saisine de la commission prévue à l’article L. 251 K.
(27) « Art. L. 251 J. – I. – En cas de dépôt d'une réclamation dans les conditions prévues à l'article L. 190 et suivants, le délai prévu à l'article L. 251 G est suspendu jusqu’à l'issue de la procédure contentieuse ou sa clôture pour toute autre cause.
(28) « II. – Lorsqu’une procédure administrative ou juridictionnelle susceptible d'aboutir à la confirmation de l'une des majorations prévues aux b et c du 1 de l'article 1728, à l'article 1729, au a de l'article 1732 et aux premier et dernier alinéas de l'article 1758 du code général des impôts a été engagée, la procédure amiable est suspendue à compter de la date d'acceptation de la demande d’ouverture jusqu’à la date de l'issue définitive de cette procédure administrative ou juridictionnelle.
(29) « Section 3
(30) « Commission consultative
(31) « I. SAISINE DE LA COMMISSION
(32) « Art. L. 251 K. – Sur demande du contribuable adressée à l’administration fiscale française et à celle des autres États membres concernés, une commission consultative est constituée par ces administrations conformément aux articles L. 251 P à L. 251 S, selon le cas :
(33) « 1° Lorsque la demande d’ouverture prévue à l'article L. 251 D a été rejetée en application de l’article L. 251 E par l’administration fiscale française ou par une ou plusieurs des administrations des autres États membres concernés mais non par l’ensemble de ces administrations ; la demande doit comprendre une déclaration du contribuable certifiant qu'aucun autre recours ne peut être introduit ou n'est en instance et qu'il a renoncé à son droit à d’autres recours contre la ou les décisions de rejet prononcées par les administrations concernées ;
(34) « 2° Lorsque l’administration fiscale française et celle des autres États membres concernés ont accepté la demande d’ouverture introduite par le contribuable mais ne sont pas parvenues à un accord amiable sur la manière de régler le différend dans le délai prévu au premier alinéa de l'article L. 251 G.
(35) « Art. L. 251 L. – La commission consultative est constituée dans un délai de cent vingt jours à compter de la date de réception de la demande prévue à l’article L. 251 K.
(36) « Art. L. 251 M. – La procédure de règlement des différends en commission consultative prévue à l'article L. 251 K ne peut pas être engagée :
(37) « 1° S’il a été fait application d'une des majorations prévues aux b et c du 1 de l'article 1728, à l'article 1729, au a de l'article 1732 et aux premier et dernier alinéas de l'article 1758 du code général des impôts et que l’une de ces majorations est devenue définitive ;
(38) « 2° Ou si la demande d’ouverture n'a pas trait à une double imposition telle que définie à l'article L. 251 C ;
(39) « 3° Ou si une décision de justice définitive a confirmé l'imposition ou la décision de rejet de la demande d’ouverture prononcée par l'administration fiscale en application de l’article L. 251 E.
(40) « Art. L. 251 N. – I. – Lorsque la commission consultative a été constituée dans le cas prévu au 1° de l'article L. 251 K, la décision d'acceptation ou de rejet de la demande d’ouverture de la procédure de règlement des différends intervient dans un délai de six mois à compter de la date de sa constitution.
(41) « II. – Lorsque la commission consultative accepte la demande d’ouverture, la procédure amiable prévue à l'article L. 251 G est engagée à la demande de l’administration fiscale.
(42) « Le délai prévu à l'article L. 251 G court à compter de la date de la notification de la décision de la commission consultative.
(43) « Si ni l’administration fiscale française ni celle des autres États membres concernés n'a demandé l'ouverture de la procédure amiable dans un délai de soixante jours à compter de la notification de la décision de la commission consultative, cette commission rend un avis sur la manière de régler le différend conformément aux articles L. 251 Y et suivants. La commission consultative est alors réputée avoir été constituée à la date d'expiration du délai de soixante jours.
(44) « Art. L. 251 O. – Lorsque la commission consultative a été constituée dans le cas prévu au 2° de l'article L. 251 K, elle rend un avis sur la manière de régler le différend conformément aux articles L. 251 Y et suivants.
(45) « II. COMPOSITION DE LA COMMISSION
(46) « Art. L. 251 P. – La commission consultative est composée :
(47) « 1° D’un président ;
(48) « 2° D’un représentant de l’administration fiscale française et d’un représentant de chacun des administrations des autres États membres concernés. Si l’administration fiscale française et celle des autres États membres concernés en conviennent, le nombre de ces représentants peut être porté à deux ;
(49) « 3° D’une personnalité indépendante nommée par l’administration fiscale française et d’une personnalité indépendante nommée par chacune des administrations des autres États membres concernés à partir d’une liste établie par la Commission européenne. Si l’administration fiscale française et celle des autres États membres concernés en conviennent, le nombre de ces personnalités ainsi désignées peut être porté à deux pour chaque administration.
(50) « Art. L. 251 Q. – I. – L’administration fiscale nomme un suppléant pour chaque personnalité indépendante qu’elle a nommée conformément aux dispositions du 3° de l’article L. 251 P pour le cas où celle-ci serait empêchée de remplir ses fonctions.
(51) « II. – Sauf dans le cas où les personnalités indépendantes ont été nommées par le juge conformément à l'article L. 251 R, l’administration fiscale peut récuser toute personnalité indépendante, pour tout motif convenu à l'avance avec les administrations des autres États membres concernés ou pour un des motifs suivants :
(52) « 1° La personnalité appartient à l'une des administrations concernées ou exerce des fonctions pour le compte de l'une de ces administrations, ou s'est trouvée dans une telle situation à un moment donné au cours des trois années précédant la date de sa nomination ;
(53) « 2° La personnalité détient une participation importante ou un droit de vote dans une entreprise concernée par la demande ou elle est employée ou conseillère d'une telle entreprise, ou s’est trouvée dans une telle situation à un moment donné au cours des cinq années précédant la date de sa nomination ;
(54) « 3° La personnalité ne présente pas suffisamment de garanties d'objectivité pour le règlement du ou des demandes à traiter ;
(55) « 4° La personnalité est employée au sein d'une entreprise qui fournit des conseils fiscaux ou donne des conseils fiscaux à titre professionnel, ou s'est trouvée dans une telle situation à un moment donné au cours des trois années précédant la date de sa nomination.
(56) « III. – La personnalité qui a été nommée conformément au I, ou son suppléant, déclare à l’administration fiscale tout intérêt, toute relation ou tout autre élément qui serait de nature à nuire à son indépendance ou à son impartialité ou qui pourrait raisonnablement donner une apparence de partialité au cours de la procédure.
(57) « IV. – Pendant une période de douze mois suivant la date de la décision de la commission consultative, une personnalité indépendante faisant partie de cette commission s’abstient d’être dans une situation qui aurait pu conduire l’administration fiscale à s'opposer à sa nomination conformément au II.
(58) « Art. L. 251 R. – Lorsque la commission consultative n'est pas constituée dans le délai prévu à l'article L. 251 L, et que l'administration fiscale n'a pas procédé à la nomination d'au moins une personnalité indépendante et d'un suppléant, le contribuable peut saisir le président du Tribunal de grande instance de Paris afin qu’il nomme une personnalité indépendante et son suppléant sur la liste mentionnée au 3° de l'article L. 251 P.
(59) « Art. L. 251 S. – Les représentants et personnalités mentionnées aux 2° et 3° de l’article L. 251 P désignent un président parmi les personnalités figurant sur la liste mentionnée au 3° de cet article. Sauf s’ils en conviennent autrement, le président est un juge.
(60) « Lorsque les personnalités mentionnées au 3° de l’article L. 251 P ont toutes été désignées dans les conditions prévues à l'article L. 251 R, il est procédé à la désignation du président par tirage au sort parmi les personnalités figurant sur la liste mentionnée au 3° de l'article L. 251 P.
(61) « III. RÈGLES DE FONCTIONNEMENT DE LA COMMISSION CONSULTATIVE
(62) « Art. L. 251 T. – Les règles de fonctionnement de la commission consultative sont convenues entre l’administration fiscale française et celles des autres États membres concernés. Elles sont notifiées au contribuable par l'administration fiscale française selon des modalités définies par décret.
(63) « Si l’administration fiscale n'a pas notifié au contribuable les règles de fonctionnement de la commission consultative, les personnalités indépendantes et le président communiquent au contribuable dans le délai de quinze jours à compter de la constitution de la commission consultative ces règles complétées conformément à un modèle établi selon les modalités précisées par la Commission européenne.
(64) « Si les personnalités indépendantes et le président ne se sont pas accordés sur les règles de fonctionnement ou ne les ont pas notifiées au contribuable, celui-ci peut saisir le juge mentionné à l’article L. 251 R aux fins que celui-ci fixe des règles de fonctionnement conformément aux règles type mentionnées au paragraphe 3 de l’article 11 de la directive (UE) 2017/1852 du Conseil du 10 octobre 2017.
(65) « IV. RENSEIGNEMENTS, ÉLÉMENTS DE PREUVE ET AUDITION
(66) « Art. L. 251 U. – Le contribuable peut fournir à la commission consultative, sous réserve de l’accord de l’administration fiscale, tous renseignements, éléments de preuve ou documents susceptibles d’être utiles pour la décision.
(67) « Le contribuable et l’administration fiscale fournissent tous renseignements, éléments de preuve ou documents à la demande de la commission consultative. Toutefois, l’administration fiscale peut le refuser dans chacun des cas suivants :
(68) « a) Le droit applicable ne permet pas à l’administration fiscale d’obtenir les éléments ;
(69) « b) Ces éléments concernent des secrets commerciaux, industriels ou professionnels ou des procédés commerciaux ;
(70) « c) La divulgation des éléments est contraire à l'ordre public.
(71) « Art. L. 251 V. – Les contribuables peuvent, sous réserve de l'accord de l'administration fiscale, demander à se présenter ou se faire représenter devant la commission consultative.
(72) « Lorsque la commission consultative le requiert, les personnes concernées se présentent devant elle ou s'y font représenter.
(73) « Art. L. 251 W. – Les personnalités indépendantes et tout autre membre de la commission consultative sont soumis à l'obligation de secret professionnel prévue à l'article L. 103 en ce qui concerne les renseignements qu'ils obtiennent en cette qualité.
(74) « Art. L. 251 X. – A la demande de l’administration fiscale, les contribuables et, le cas échéant, leurs représentants s'engagent par écrit à traiter comme secret tout renseignement, y compris la connaissance de documents, qu'ils obtiennent au cours de la procédure de règlement des différends en commission consultative.
(75) « Tout manquement à cette obligation au secret professionnel entraîne l'application des sanctions prévues à l'article 226-13 du code pénal.
(76) « V. AVIS DE LA COMMISSION CONSULTATIVE
(77) « Art. L. 251 Y. – La commission consultative rend son avis dans un délai de six mois à compter de la date à laquelle elle a été constituée.
(78) « Lorsque la commission consultative estime que la complexité de la demande rend nécessaire un délai supplémentaire, elle peut décider de prolonger le délai mentionné au premier alinéa de trois mois au plus. Elle en informe l’administration fiscale et le contribuable.
(79) « Art. L. 251 Z. – La commission consultative fonde son avis sur les dispositions des accords ou conventions applicables mentionnés à l'article L. 251 B, ainsi que sur toute règle nationale applicable.
(80) « Elle se prononce à la majorité simple de ses membres. En l’absence de majorité, la voix du président est prépondérante.
(81) « Le président communique l’avis de la commission à l’administration fiscale. Le contribuable est informé de ce que la commission a rendu son avis.
(82) « Art. L. 251 ZA. – L’administration fiscale française et celle des autres États membres concernés conviennent de la manière de régler le différend dans un délai de six mois à compter de la notification de l'avis de la commission consultative.
(83) « Ces administrations ne peuvent s’écarter de l'avis de la commission consultative que si elles parviennent à un accord sur la manière de régler le différend dans le délai mentionné au premier alinéa.
(84) « Art. L. 251 ZB. – L'administration fiscale notifie sans délai au contribuable la décision définitive, et au plus tard dans le délai de trente jours à compter de cette décision.
(85) « Art. L. 251 ZC. – I. La décision prend effet à condition que le contribuable l'accepte et renonce à tout recours dans un délai de soixante jours à compter de la date à laquelle la décision définitive lui a été notifiée.
(86) « En cas de refus du contribuable, d'absence de réponse ou d'absence de transmission des éléments attestant le renoncement à toute autre voie de recours dans le délai prévu au précédent alinéa, la procédure de règlement des différends est clôturée.
(87) « II. Nonobstant toute règle de délai prévue au présent livre, l'imposition du contribuable est modifiée conformément à la décision définitive notifiée et acceptée, sauf si le critère d’indépendance des personnalités composant la commission consultative n’a pas été respecté.
(88) « Section 4
(89) « Commission de règlement alternatif des différends
(90) « Art. L. 251 ZD. – I. Lorsque l’administration fiscale française et celle des autres États membres conviennent de constituer une commission de règlement alternatif des différends en lieu et place de la commission consultative prévue à l'article L. 251 K pour rendre un avis sur la manière de statuer sur la demande du contribuable, les dispositions de l’article L. 251 Q s’appliquent aux membres de cette commission.
(91) « II. Les administrations mentionnées au I peuvent convenir que la commission de règlement alternatif des différends applique une autre procédure de décision que celle prévue à l’article L. 251 Z.
(92) « Art. L. 251 ZE. – Sous réserve du II de l’article L. 251 ZD, les articles L. 251 Y à L. 251 ZC s'appliquent à la commission de règlement alternatif des différends.
(93) « Section 5
(94) « Publicité
(95) « Art. L. 251 ZF. – La décision définitive mentionnée à l'article L. 251 ZB est transmise sous forme de résumé à la Commission européenne à fin de publication.
(96) « Section 6
(97) « Autres dispositions
(98) « Art. L. 251 ZG. – La demande d’ouverture de la procédure de règlement des différends prévue à l'article L. 251 D met fin, dans le cadre du différend en question, à toute autre procédure amiable ou de règlement des différends en cours prévue par une convention ou un accord conclu par la France. Cette dernière, le cas échéant, est clôturée à compter de la date de la première réception de la demande d’ouverture par une des administrations concernées.
(99) « Cette demande fait obstacle, dans le cadre du différend en question, au recours à toute autre procédure amiable ou de règlement des différends prévue par une convention ou un accord conclu par la France.
(100) « Art. L. 251 ZH. – Il est mis fin à la procédure de règlement des différends si le juge saisi d'un recours contre l’imposition rend une décision devenue définitive après qu'une demande a été présentée par le contribuable conformément à l'article L. 251 K, mais avant que la commission consultative ou la commission de règlement alternatif des différends ait rendu son avis à l'administration fiscale conformément à l'article L. 251 Y. ».
(101) II. – Le I s'applique à toute demande d’ouverture introduite auprès de l’administration fiscale à compter du 1er juillet 2019 qui porte sur des différends relatifs à des revenus ou à des capitaux perçus au cours d'un exercice fiscal ouvert à compter du 1er janvier 2018.
Exposé des motifs
Le présent article transpose la directive 2017/1852 du 10 octobre 2017 concernant les mécanismes de règlement des différends fiscaux dans l'Union européenne. Celle-ci vise à résoudre les situations de double imposition qui peuvent découler, pour les entreprises et les particuliers, de l’application par les États membres des conventions fiscales existantes.
A cette fin, elle prévoit l’instauration d’une procédure amiable et, lorsque les discussions entre administrations fiscales s’avèrent infructueuses, la mise en place d’une commission consultative en vue de rendre un arbitrage entre les États membres concernés.
Ces dispositions doivent être transposées par les États membres au plus tard le 30 juin 2019.
Article 55 :
Prorogation des aides fiscales à l’économie ultra-marine, assortie de mesures anti-abus
(1) I. – Le code général des impôts est ainsi modifié :
(2) A. – A l’article 199 undecies B :
(3) 1° Au I :
(4) a) Le vingt-troisième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée :
(5) « Ce délai est porté à quinze ans pour les investissements consistant en la construction, la rénovation ou la réhabilitation d'hôtels, de résidences de tourisme ou de villages de vacances. » ;
(6) b) La première phrase du vingt-cinquième alinéa est complétée par les mots : « , ou de quinze ans lorsque l’investissement consiste en la construction, la rénovation ou la réhabilitation d'hôtels, de résidences de tourisme ou de villages de vacances » ;
(7) c) Le trente-troisième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée :
(8) « Cet engagement est porté à quinze ans pour les investissements consistant en la construction, la rénovation ou la réhabilitation d'hôtels, de résidences de tourisme ou de villages de vacances. » ;
(9) 2° Au VI :
(10) a) Au premier alinéa, l’année : « 2020 » est remplacée par l’année : « 2025 » ;
(11) b) Le second alinéa du VI est supprimé ;
(12) B. – A l’article 217 undecies :
(13) 1° Au I :
(14) a) Au neuvième alinéa, le signe : « ; » est remplacé par les mots : « Ce délai est porté à quinze ans pour les investissements consistant en la construction, la rénovation ou la réhabilitation d'hôtels, de résidences de tourisme ou de villages de vacances. » ;
(15) b) La première phrase du treizième alinéa est complétée par les mots : « , ou de quinze ans lorsque l’investissement consiste en la construction, la rénovation ou la réhabilitation d'hôtels, de résidences de tourisme ou de villages de vacances » ;
(16) c) Au quinzième alinéa, après les mots : « égale à cinq ans » sont insérés les mots : « , et à quinze ans lorsque l’investissement consiste en la construction, la rénovation ou la réhabilitation d'hôtels, de résidences de tourisme ou de villages de vacances, » ;
(17) d) A la seconde phrase du vingtième alinéa, les mots : « du délai de cinq ans » sont remplacés par les mots : « du délai d’exploitation » ;
(18) e) Le vingt-et-unième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Cet engagement est porté à quinze ans pour les investissements consistant en la construction, la rénovation ou la réhabilitation d'hôtels, de résidences de tourisme ou de villages de vacances. » ;
(19) 2° Après la troisième phrase du premier alinéa du II, il est inséré une phrase ainsi rédigée : « Ce délai est porté à quinze ans pour les investissements consistant en la construction, la rénovation ou la réhabilitation d'hôtels, de résidences de tourisme ou de villages de vacances. » ;
(20) 3° Aux premier et deuxième alinéas du IV, par deux fois, les mots : « délai de cinq ans » sont remplacés par les mots : « délai d’exploitation » ;
(21) 4° Au V :
(22) a) Au deuxième alinéa, par deux fois, l’année : « 2020 » est remplacée par l’année : « 2025 » ;
(23) b) Le troisième alinéa est supprimé ;
(24) C. – Au cinquième alinéa de l’article 217 duodecies, par deux fois, l’année : « 2020 » est remplacée par l’année : « 2025 » ;
(25) D. – A l’article 242 septies :
(26) 1° Au premier alinéa, après le mot : « registre », la fin de la phrase est ainsi rédigée : « public tenu par le représentant de l’État dans les départements et collectivités désignés par arrêté conjoint des ministres chargés du budget et de l’outre-mer. » ;
(27) 2° Le 3° est complété par les mots : « couvrant tous les risques afférents au montage des opérations réalisées pour le bénéfice des avantages fiscaux mentionnés au premier alinéa » ;
(28) 3° Après le 6°, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
(29) « L’inscription sur le registre est valable pour une durée de trois ans. Le renouvellement de l’inscription est subordonné au respect des conditions prévues aux 1° à 6°. » ;
(30) E. – A l’article 244 quater W :
(31) 1° Au I :
(32) a) Au a du 3, après les mots : « crédit-bail est conclu » sont insérés les mots : « avec un établissement de crédit ou une société de financement mentionnés à l’article L. 511-1 du code monétaire et financier » ;
(33) b) Au premier alinéa du 4, après les mots : « impôt sur les sociétés », sont insérés les mots : « qui exercent leur activité dans le département dans lequel l’investissement est réalisé » ;
(34) 2° Au VI, après les mots : « redevables de l’impôt sur les sociétés » sont insérés les mots : « qui exercent leur activité dans un secteur éligible au sens du 1 du I dans le département dans lequel l’investissement est réalisé » ;
(35) 3° La deuxième phrase du premier alinéa du 1 du VIII est complétée par les mots : « , et porté à quinze ans pour les investissements consistant en la construction, la rénovation ou la réhabilitation d'hôtels, de résidences de tourisme ou de villages de vacances » ;
(36) 4° Au IX :
(37) a) Au premier alinéa du 1, l’année : « 2020 » est remplacée par l’année : « 2025 » ;
(38) b) Le second alinéa est supprimé ;
(39) F. – A la première phrase du 1 du VIII de l’article 244 quater X, l’année : « 2020 » est remplacée par l’année : « 2025 » ;
(40) G. – A la première phrase du 1 de l’article 1740-00 A, la première occurrence du mot : « dernier » est remplacée par le mot : « trente-troisième » ;
(41) H. – A l’article 1740-00 AB :
(42) 1° Après le mot : « amende », la fin de l’article est ainsi rédigée : « dont le montant ne peut excéder 50 000 € » ;
(43) 2° Il est complété par un alinéa ainsi rédigé :
(44) « L’amende n’est pas applicable, en cas de première infraction commise au cours de l’année civile en cours et des trois années précédentes, lorsque l’intéressé a réparé son omission, soit spontanément, soit dans les trente jours suivant une demande de l’administration. ».
(45) II. – A l’article L. 135 Z du livre des procédures fiscales, le mot : « neuvième » est remplacé par le mot : « dixième ».
(46) III. – A. – Le 1° du A et les 1° à 3° du B du I s’appliquent aux travaux ayant fait l’objet d’une déclaration d’ouverture de chantier à compter du 1er janvier 2019.
(47) B. – 1° L’inscription sur le registre public mentionné à l’article 242 septies du code général des impôts, dans sa rédaction issue du D du I du présent article doit être sollicitée à compter du 1er janvier 2019 lorsque l’inscription initiale sur le registre tenu par le représentant de l’État dans le département ou la collectivité concerné date de trois ans révolus. L’inscription initiale reste acquise tant que l’autorité compétente ne s’est pas formellement prononcée sur la demande de renouvellement.
(48) 2° Le 2° du D du I s’applique aux premières inscriptions et aux renouvellements d’inscription sur le registre public mentionné au 1° du D du I effectués à compter du 1er janvier 2019.
(49) C. – Les 1° à 3° du E du I s’appliquent aux investissements dont le fait générateur intervient à compter du 1er janvier 2019.
(50) D. – Le H du I s’applique aux déclarations devant être souscrites à compter du 1er janvier 2019.
Exposé des motifs
Afin d’offrir la sécurité et la visibilité nécessaires aux investissements réalisés dans les territoires d’outre-mer, le présent article proroge les différents dispositifs fiscaux de soutien à l’investissement outre-mer jusqu’en 2025, conformément aux engagements pris à l’issue des Assises de l’outre-mer et formalisés dans le Livre bleu outre-mer.
Par ailleurs, le présent article prévoit un meilleur encadrement de ces dispositifs afin de lutter contre des pratiques ou situations non conformes aux objectifs qu’ils poursuivent. Ainsi :
– le délai minimal d’exploitation des hôtels, résidences de tourisme et villages de vacances bénéficiant de l’aide fiscale est porté à quinze ans ;
– le crédit d’impôt pour investissement productif est recentré pour que l’intégralité de l’avantage fiscal bénéfice effectivement aux seuls exploitants domiens ;
– les obligations d’inscription et de déclaration des intermédiaires en défiscalisation sont renforcées pour protéger les investisseurs et les exploitants, et l’amende sanctionnant les manquements à ces obligations est ramenée à un montant ne pouvant excéder 50 000 €.
Article 56 :
Aménagement des règles d’évaluation de la valeur locative des locaux industriels
(1) I. Le code général des impôts est ainsi modifié :
(2) A. – La seconde phrase du I de l’article 1406 est complétée par les mots : « et pour les changements de méthode de détermination de la valeur locative en application des articles 1499-00 A ou 1500. » ;
(3) B. – L’article 1499-00 A est complété par deux alinéas ainsi rédigés :
(4) « Les dispositions du présent article sont applicables en cas de cessation d’activité aux entreprises qui bénéficiaient du premier alinéa tant que le bien ne fait pas l’objet d’une nouvelle affectation ou d’une nouvelle utilisation.
(5) « Une entreprise qui exploite un bien dont elle n’est pas propriétaire et qui remplit pour la première fois les conditions mentionnées au premier alinéa informe, au plus tard le 31 décembre de l’année au cours de laquelle elle respecte ces conditions, le propriétaire. Il en est de même lorsque l’entreprise ne respecte plus ces conditions. » ;
(6) C. – A l’article 1500 :
(7) 1° Il est inséré, avant le premier alinéa, neuf alinéas ainsi rédigés :
(8) « I. – 1. Revêtent un caractère industriel les bâtiments et terrains servant à l’exercice d’une activité de fabrication ou de transformation de biens corporels mobiliers qui nécessite d’importants moyens techniques.
(9) « Revêtent également un caractère industriel les bâtiments et terrains servant à l’exercice d’activités autres que celles visées au premier alinéa qui nécessitent d’importants moyens techniques lorsque le rôle des installations techniques, matériels et outillages mis en œuvre est prépondérant.
(10) « 2. a) Toutefois, dans les deux cas mentionnés au 1, lorsque la valeur des installations techniques, matériels et outillages présents dans les bâtiments ou sur les terrains et destinés à l’activité ne dépasse pas un montant de 300 000 euros, ces bâtiments et terrains ne revêtent pas un caractère industriel.
(11) « Le franchissement à la hausse du seuil est pris en compte lorsque ce montant est dépassé pendant les trois années précédant celle au titre de laquelle l’imposition est établie.
(12) « Le franchissement à la baisse du seuil est pris en compte lorsque ce montant est respecté pendant les trois années précédant celle au titre de laquelle l’imposition est établie.
(13) « Par exception, en cas de construction nouvelle ou de début d’activité, le franchissement à la hausse du seuil l’année suivant celle de la construction nouvelle ou du début d'activité est pris en compte dès l’année suivant celle du franchissement.
(14) « b) Pour l'appréciation du seuil prévu au a, est prise en compte la valeur d’origine des installations techniques, matériels et outillages, détenus par l’exploitant ou le propriétaire ou mis à sa disposition, à titre onéreux ou gratuit, pendant une durée totale d’au moins six mois au cours de l’année civile précédant celle au titre de laquelle l’imposition est établie ou, en cas de clôture d’un exercice égal à douze mois au cours de cette même année, au cours de cet exercice.
(15) « 3. Le 2 s’applique aux bâtiments et terrains qui sont affectés à une activité entrant dans le champ de la cotisation foncière des entreprises défini à l’article 1447.
(16) « 4. En cas de franchissement du seuil défini au 2, l’exploitant informe le propriétaire, s’il est différent, au plus tard le 1er février de l’année au cours de laquelle le seuil est franchi. » ;
(17) 2° Au début du premier alinéa, il est inséré une mention : « II. » ;
(18) 3° Le 3° est complété par les mots : « ou lorsque les dispositions de l’article 1499-00 A sont applicables. » ;
(19) D. – La première phrase du premier alinéa du 1 du I de l’article 1517 est complétée par les mots : « et des éléments de nature à modifier la méthode de détermination de la valeur locative en application des articles 1499-00 A ou 1500 » ;
(20) E. – Au I de l’article 1518, après les mots : « à l’article 1497, ainsi que » sont insérés les mots : « celles des locaux commerciaux mentionnés à l’article 1501 et » ;
(21) F. – Après l’article 1518 A quinquies, il est inséré un article 1518 A sexies ainsi rédigé :
(22) « Art. 1518 A sexies. – I. – En cas de changement de méthode de détermination de la valeur locative d’un bâtiment ou terrain industriel en application des articles 1499-00 A ou 1500, la variation de la valeur locative qui en résulte fait l’objet d’une réduction dans les conditions prévues au II.
(23) « Cette réduction s’applique également à la variation de la valeur locative résultant d’un changement d’affectation au sens de l’article 1406 pour les locaux mentionnés au premier alinéa du présent I nouvellement affectés à un usage professionnel ou réciproquement.
(24) « II. – A. – La réduction prévue au I s’applique lorsque la variation de valeur locative excède 30 % de la valeur locative calculée avant la prise en compte du changement prévu au I et, le cas échéant, après l’application du sixième alinéa de l’article 1467 et de l’article 1518 A quinquies.
(25) « La réduction est égale à 75 % du montant de la variation de valeur locative la première année où le changement est pris en compte, à 50 % la deuxième année et à 25 % la troisième année.
(26) « Lorsque l’exploitant change pendant l’application de la réduction prévue au premier alinéa, ou lorsque le bâtiment ou terrain est concerné par l’application du I de l’article 1406, la réduction de valeur locative cesse de s’appliquer pour les impositions établies au titre de l’année qui suit la réalisation de l’un de ces changements.
(27) « B. – Lorsqu’un rôle particulier est établi en application de l’article 1508, la réduction de la variation de valeur locative prévue au A s’applique à compter de la première année au titre de laquelle les bases rectifiées sont prises en compte dans les rôles généraux. ».
(28) II. – A. Les 2 à 4 du I de l’article 1500 du code général des impôts dans sa rédaction issue de la présente loi entrent en vigueur le 1er janvier 2020.
(29) B. – Le F du I s’applique pour les changements constatés à compter du 1er janvier 2019.
(30) III. – A. Pour la première année d’application de l’article 1499-00 A du code général des impôts dans sa rédaction issue de la présente loi :
(31) 1° Les exploitants informent les propriétaires, avant le 15 janvier 2019, du respect des conditions posées par le premier alinéa de cet article ;
(32) 2° Les propriétaires des locaux qui remplissent les conditions prévues à cet article souscrivent une déclaration, sur un imprimé établi par l’administration, avant le 1er février 2019 ;
(33) B. – Pour la première année d’application du 2 du I de l’article 1500 du code général des impôts dans sa rédaction issue de la présente loi :
(34) 1° Les exploitants qui respectent le seuil prévu à cet article en 2019 en informent les propriétaires, avant le 15 janvier 2020 ;
(35) 2° Les propriétaires des locaux qui remplissent les conditions prévues à cet article souscrivent une déclaration, sur un imprimé établi par l’administration, avant le 1er février 2020.
Exposé des motifs
Le présent article propose plusieurs mesures relatives aux modalités de qualification des locaux industriels et d'évaluation de leurs valeurs locatives qui servent à l’établissement de la taxe foncière sur les propriétés bâties et de la cotisation foncière des entreprises.
Afin de sécuriser la détermination des valeurs locatives, le présent article légalise la définition des établissements industriels au sens foncier dégagée par la jurisprudence du Conseil d’État. En outre, à compter de 2020, il exclut de cette catégorie les bâtiments et terrains qui disposent d’installations techniques, matériels et outillages présents dans le local d'une valeur inférieure à 300 000 euros, appréciée sur trois années, et ce quelle que soit la nature de l'activité exercée. Le local sera alors qualifié de local professionnel au sens de l’article 1498 du code général des impôt (CGI) (méthode des tarifs ou par voie d’appréciation directe).
Par ailleurs, dès 2019, lorsque la valeur locative d’un local industriel ou professionnel évolue de plus de 30 % consécutivement à un changement d'affectation ou à un changement de méthode d'évaluation, le montant de cette variation sera pris en compte progressivement, sur une période de trois ans, à hauteur de 25 % la première année, 50 % la deuxième année et 75 % la troisième année.
Cette mesure permettra d’accompagner les entreprises qui poursuivent leur développement économique en lissant dans le temps les effets résultant, en matière de fiscalité directe locale, de la hausse de la valeur locative. Elle permettra également, en cas de baisse des valeurs locatives, de lisser dans le temps la baisse des ressources des collectivités territoriales.
En outre, le présent article clarifie et adapte les obligations déclaratives pour la mise en œuvre du dispositif spécifique prévu à l’article 1499-00 A du CGI, qui exclut, à compter de 2019, les locaux des entreprises artisanales de l’application de la méthode comptable.
Article 57 :
Prorogation d'un an du crédit d’impôt en faveur de la transition énergétique (CITE)
(1) I. – L’article 200 quater du code général des impôts est ainsi modifié :
(2) A. – Au 1 :
(3) 1° Au b :
(4) a) Au premier alinéa, la première occurrence des mots : « premier alinéa du » est supprimée et les mots : « 2018, ainsi qu'à celles mentionnées au premier alinéa du 2° du présent b, payées entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2017 » sont remplacés par l’année : « 2019 » ;
(5) b) Le second alinéa du 1° est supprimé ;
(6) c) Le 2° est abrogé ;
(7) 2° Au premier alinéa du c, par deux fois au d, au premier alinéa du f, et aux g à k, l’année : « 2018 » est remplacée par l’année : « 2019 » ;
(8) 3° Au l, après les mots : « 1er janvier » est insérée l’année : « 2018 » et l’année : « 2018 » est remplacée par l’année : « 2019 » ;
(9) B. – A la première phrase du 4, l’année : « 2018 » est remplacée par l’année : « 2019 » ;
(10) C. – Le second alinéa du 5 est supprimé ;
(11) D. – Le 8° du b du 6 est abrogé.
(12) II. – Le I s’applique à compter du 1er janvier 2019.
Exposé des motifs
Le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) arrive à échéance au 31 décembre 2018.
Compte tenu de la nécessité de maintenir un mécanisme incitatif à la réalisation de travaux de rénovation énergétique des logements afin de permettre à la France de respecter ses engagements environnementaux, le présent article a pour objet de proroger la période d’application du CITE pour une année, soit jusqu’au 31 décembre 2019.
Cette prorogation permettra d’assurer la continuité du soutien public à la rénovation énergétique des logements dans l’attente de la mise en place d’un mécanisme consistant en le versement d’une somme d’argent, afin d’accompagner de manière plus efficiente les personnes rénovant leur logement.
L’article 79 de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 a recentré le crédit d’impôt sur les équipements, matériaux ou appareils présentant les effets de levier les plus importants et un meilleur rapport coût-bénéfice environnemental. L’efficience du dispositif ayant été améliorée, les modalités du crédit d'impôt ne sont pas modifiées.
Article 58 :
Prorogation pour trois ans et ajustements du crédit d'impôt « éco-prêt à taux zéro » (éco-PTZ)
(1) I. – L’article 244 quater U du code général des impôts est ainsi modifié :
(2) 1° Au I :
(3) a) Au 1, les mots : « avant le 1er janvier 1990 en métropole, et de logements dont le permis de construire a été déposé avant le 1er mai 2010 pour les départements de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane, de La Réunion et de Mayotte, » sont remplacés par les mots : « depuis plus de deux ans à la date de début d’exécution des travaux » ;
(4) b) Au 1° du 2 :
(5) i) Au premier alinéa, les mots : « une combinaison d’au moins deux » sont remplacés par les mots : « au moins une » ;
(6) ii) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :
(7) « g) travaux d’isolation des planchers bas » ;
(8) c) Au 6 bis, le mot : « trois » est remplacé par le mot : « cinq » ;
(9) d) Le 9 est remplacé par les dispositions suivantes :
(10) « 9. La durée de remboursement de l’avance remboursable sans intérêt ne peut excéder cent quatre-vingts mois » ;
(11) 2° Au VI bis :
(12) a) Au premier alinéa, les mots : « lorsqu’au moins 75 % des quotes-parts de copropriété sont compris dans des lots affectés à l’usage d’habitation » sont supprimés ;
(13) b) Au deuxième alinéa, les mots : « ainsi que de travaux qui correspondent à l’une des catégories mentionnées au 1° du même 2 » sont supprimés ;
(14) c) Le troisième alinéa est remplacé par les dispositions suivantes :
(15) « L'avance prévue au premier alinéa du présent VI bis peut être consentie au titre d'un logement ayant déjà fait l’objet d’une avance remboursable prévue au I du présent article, à la condition que l’offre relative à la seconde avance soit émise dans un délai de cinq ans à compter de l'émission de l'offre d'avance initiale et que la somme des montants des deux avances n’excède pas la somme de 30 000 € au titre d'un même logement. » ;
(16) d) Au cinquième alinéa, les mots : « au 4 du I » sont remplacés par les mots : « au premier alinéa du présent VI bis » et les mots : « du même I » sont remplacés par les mots : « du I » ;
(17) e) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :
(18) « Par dérogation au quatrième alinéa du présent VI bis, l’avance prévue au premier alinéa peut être consentie aux syndicats de copropriétaires au titre de logements ayant déjà fait l’objet d’une avance remboursable accordée en application du même VI bis, pour financer d’autres travaux mentionnés au premier alinéa, à la condition que l’offre d'avance complémentaire soit émise dans un délai de cinq ans à compter de l'émission de l'offre d'avance initiale et que la somme des montants de l'avance initiale et de l’avance complémentaire n’excède pas la somme de 30 000 € au titre d'un même logement. » ;
(19) 3° Au VI ter :
(20) a) Au premier alinéa, les mots : « au présent article » sont remplacés par les mots : « au I du présent article » ;
(21) b) Au deuxième alinéa, les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de cinq ans ».
(22) II. – Au VII de l’article 99 de la loi n° 2008-1425 du 27 décembre 2008 de finances pour 2009, l’année : « 2018 » est remplacée par l’année : « 2021 ».
(23) III. – Le I s’applique aux offres d’avances émises à compter du 1er mars 2019.
Exposé des motifs
Le présent article a pour objet :
de proroger le dispositif d’avances remboursables sans intérêt destinées au financement de travaux de rénovation afin d’améliorer la performance énergétique des logements anciens, également dénommé « éco-prêt à taux zéro » (éco-PTZ), pour trois années supplémentaires, soit jusqu’au 31 décembre 2021 ;
de simplifier et de rendre plus opérationnel l’éco-prêt à taux zéro :
– en supprimant la condition de bouquet de travaux, ce qui, d’une part, facilitera le recours à ces prêts par les ménages modestes et, d’autre part, favorisera l’installation d’équipements utilisant de l’énergie renouvelable plus coûteux que des équipements utilisant de l’énergie fossile ;
– en alignant la condition d’ancienneté des logements sur celle applicable au crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), les logements devant désormais être achevés depuis plus de deux ans pour que les travaux soient éligibles au dispositif ;
– en incluant les travaux d’isolation des planchers bas, déjà inclus dans le CITE ;
– en uniformisant la durée d’emprunt à quinze ans, indépendamment du nombre d’actions financées, ce qui permettra aux ménages d’emprunter sur une durée plus longue ;
d’étendre le cumul entre un premier éco-PTZ et un éco-PTZ complémentaire dans un délai porté à cinq ans, facilitant ainsi l’étalement des travaux de rénovation énergétique dans le temps ;
de faciliter le financement par un éco-PTZ des travaux réalisés en copropriété :
– en supprimant le seuil de 75 % des quotes-parts afférentes à des lots affectés à l’usage d’habitation. Ce seuil complexifie inutilement la mobilisation de ce dispositif dans les copropriétés comprenant des quotes-parts importantes de locaux commerciaux ou professionnels alors même que les propriétaires de ces locaux, qui ne sont pas éligibles à l'éco-PTZ, devront en tout état de cause payer leurs quotes-parts de travaux ;
– en autorisant le cumul entre un premier éco-PTZ attribué à un syndicat de copropriétaires (éco-PTZ copropriété) et un éco-PTZ complémentaire attribué soit à ce même syndicat de copropriétaires soit à un copropriétaire, afin de faciliter le financement des travaux de rénovation énergétique en copropriété et son étalement dans le temps ;
d’harmoniser les conditions de cumul de deux éco-PTZ.
Ces modifications seront applicables aux offres d'avance émises à compter du 1er mars 2019.
Article 59 :
Réduction à 5,5% du taux de TVA sur certaines prestations de gestion des déchets
(1) I. – Le code général des impôts est ainsi modifié :
(2) 1° L’article 278-0 bis est complété par un alinéa ainsi rédigé :
(3) « M. – Les prestations de collecte séparée, de collecte en déchetterie, de tri et de valorisation matière des déchets des ménages et des autres déchets que les collectivités mentionnées à l'article L. 2224-13 du code général des collectivités territoriales peuvent, eu égard à leurs caractéristiques et aux quantités produites, collecter et traiter sans sujétions techniques particulières, ainsi que les prestations de services qui concourent au bon déroulement de ces opérations. » ;
(4) 2° Le h de l’article 279 est remplacé par les dispositions suivantes :
(5) « h. Lorsqu’elles ne relèvent pas du taux réduit prévu au M de l’article 278-0 bis, les prestations de collecte et de traitement des déchets des ménages et des autres déchets que les collectivités mentionnées à l'article L. 2224-13 du code général des collectivités territoriales peuvent, eu égard à leurs caractéristiques et aux quantités produites, collecter et traiter sans sujétions techniques particulières, ainsi que les prestations de services qui concourent au bon déroulement de ces opérations ; ».
(6) II. – Le I s’applique aux opérations dont le fait générateur intervient à compter du 1er janvier 2021.
Exposé des motifs
Le présent article a pour objet de diminuer les coûts des collectivités locales qui développent la prévention et la valorisation des déchets dont elles ont la charge dans le cadre du service public de gestion des déchets en réduisant la TVA qu’elles acquittent ou qu’elles supportent indirectement pour ces prestations.
Cette proposition, prévue par la feuille de route pour une économie circulaire présentée par le Premier ministre le 23 avril 2018, est l’un des éléments mis en œuvre pour atteindre les objectifs de la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, en particulier son article 70. Elle vient en complément du renforcement de la trajectoire de la taxe générale sur les activités polluantes prévu par la présente loi.
Pour ces raisons, le présent article ajoute à la liste des opérations éligibles au taux réduit de 5,5 % de la TVA les prestations de collecte séparée, de collecte en déchetterie, de tri et de valorisation matière des déchets ménagers et autres déchets assimilées. Ce périmètre englobe également l’ensemble des autres prestations de services qui concourent au bon déroulement de ces opérations, en particulier les actes de prévention des collectivités ainsi que, lorsqu’elles sont réalisées dans le cadre de l’achat de ces prestations, les acquisitions de sacs, de bio-seaux et de solutions techniques de compostage de proximité.
Le taux de 10 % de la TVA continuera à s’appliquer aux autres prestations effectuées dans le cadre du service public de gestion des déchets, notamment la mise en décharge ou l’incinération, la collecte en mélange, la stabilisation et le traitement mécano-biologique des déchets.
Cette modification entrera en vigueur le 1er janvier 2021, date à laquelle le présent projet de loi prévoit l’accentuation de la trajectoire de la composante déchet de la taxe générale sur les activités polluantes.
Article 60 :
Renforcement du supplément de TGAP relatif aux biocarburants
(1) I. – L’article 266 quindecies du code des douanes est remplacé par les dispositions suivantes :
(2) « Art. 266 quindecies. – I. – Les redevables de la taxe intérieure de consommation prévue à l’article 265 sont redevables d’une taxe incitative à l’incorporation de biocarburants.
(3) « Pour l’application du présent article :
(4) « 1° Les essences s’entendent du carburant identifié par l’indice 11 du tableau du 1° du tableau B du 1 de l’article 265 et des carburants autorisés conformément au 1 de l’article 265 ter auxquels il est équivalent, au sens du premier alinéa du 3 de l’article 2 de la directive 2003/96/CE du Conseil du 7 octobre 2003 restructurant le cadre communautaire de taxation des produits énergétiques et de l’électricité dans sa rédaction en vigueur au 1er janvier 2019 ;
(5) « 2° Les gazoles s’entendent du gazole non routier et du gazole routier identifiés respectivement par les indices 20 et 22 du même tableau et des carburants autorisés auxquels ils sont équivalents, au sens du 1°.
(6) « Toutefois, l’éthanol diesel identifié par l’indice 56 du même tableau est pris en compte comme une essence.
(7) « II. – Le fait générateur intervient et la taxe incitative à l’incorporation de biocarburants est exigible au moment où la taxe intérieure de consommation prévue à l’article 265 devient exigible pour les produits mentionnés au I.
(8) « III. – La taxe incitative à l’incorporation de biocarburants est assise sur le volume total, respectivement, des essences et des gazoles pour lesquels elle est devenue exigible au cours de l’année civile.
(9) « Le montant de la taxe est calculé séparément, d’une part, pour les essences et, d’autre part, pour les gazoles.
(10) « Ce montant est égal au produit de l’assiette définie au premier alinéa par le tarif fixé au IV, auquel est appliqué un coefficient égal à la différence entre le pourcentage national cible d’incorporation d’énergie renouvelable dans les transports, fixé au IV, et la proportion d’énergie renouvelable contenue dans les produits inclus dans l’assiette. Si la proportion d’énergie renouvelable est supérieure ou égale au pourcentage national cible d’incorporation d’énergie renouvelable dans les transports, la taxe est nulle.
(11) « IV. – Le tarif de la taxe et les pourcentages nationaux cibles d’incorporation d’énergie renouvelable dans les transports sont les suivants :
(12) «
| Année | 2019 | A compter de 2020 |
| Tarif (€ / hL) | 98 | 101 |
| Pourcentage cible des gazoles | 7,9 % | 8 % |
| Pourcentage cible des essences | 7,7 % | 7,8 % |
(13) « V. – A. – La proportion d’énergie renouvelable désigne la proportion, évaluée en pouvoir calorifique inférieur, d’énergie produite à partir de sources renouvelables dont le redevable peut justifier qu’elle est contenue dans les carburants inclus dans l’assiette, compte tenu, le cas échéant, des règles de calcul propres à certaines matières premières prévues aux B et C ci-dessous et des dispositions du VII.
(14) « L’énergie contenue dans les biocarburants est renouvelable lorsque ces derniers remplissent les critères de durabilité définis à l’article 17 de la directive 2009/28/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 avril 2009 relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables et modifiant puis abrogeant les directives 2001/77/CE et 2003/30/CE, dans sa rédaction en vigueur au 24 septembre 2018.
(15) « B. – Pour chacune des catégories de matières premières suivantes, la part d’énergie issue de l’ensemble des matières premières de cette catégorie et excédant le seuil indiqué n’est pas prise en compte :
(16) «
| Catégorie de matières premières | Seuil au-delà duquel la part de l’énergie issue de l’ensemble des matières premières de la catégorie n’est pas prise en compte |
| Céréales et autres plantes riches en amidon, sucrières ou oléagineuses et autres produits issus des cultures principales des terres agricoles principalement utilisées à des fins de production d’énergie, sucres non extractibles et amidon résiduel, autres que les matières mentionnées à l’annexe IX de la directive 2009/28/CE susmentionnée | 7 % |
| Tallol et brai de tallol | 0,6 % |
| Matières mentionnées à la partie B de l’annexe IX de la directive 2009/28/CE susmentionnée | 0,9 % |
(17) « C. – Pour chacune des catégories de matières premières suivantes, la part d’énergie issue de l’ensemble des matières premières de cette catégorie est comptabilisée pour le double de sa valeur dans la limite, après application de ce compte double, du seuil indiqué. Elle est comptabilisée pour sa valeur réelle au-delà de ce seuil, le cas échéant dans la limite prévue au B.
(18) «
| Catégorie de matières premières | Seuil au-delà duquel la part de l’énergie issue de l’ensemble des matières premières de la catégorie n’est pas comptée double |
| Matières mentionnées à la partie A de l’annexe IX de la directive 2009/28/CE susmentionnée, à l’exception du tallol et brai de tallol | Différence entre le pourcentage cible fixé au IV et 7 % |
| Matières mentionnées à la partie B de l’annexe IX de la directive 2009/28/CE susmentionnée | Gazoles : seuil prévu au B pour les mêmes matières Essences : 0,10 % |
(19) « Seule est comptée double l’énergie contenue dans les produits dont la traçabilité a été assurée depuis leur production, selon des modalités définies par décret.
(20) « VI. – Deux redevables peuvent convenir que tout ou partie de la quantité d’énergie renouvelable contenue dans les carburants inclus dans l’assiette du premier est prise en compte dans la détermination de la quantité d’énergie renouvelable aux fins de la liquidation de la taxe due par le second.
(21) « La convention peut être conclue à titre onéreux. Elle ne peut porter que sur des quantités conduisant, pour le premier des redevables, à excéder le pourcentage national cible d’incorporation d’énergie renouvelable dans les transports ou l’une des limites énumérées au V. Une même quantité d’énergie ne peut faire l’objet de plusieurs conventions.
(22) « VII. – Le ministre chargé du budget peut, pendant une période ne pouvant excéder trente jours, renouvelable, exclure de l’assiette de la taxe incitative à l’incorporation de biocarburants les volumes pour lesquels elle devient exigible pendant cette période, lorsque les conditions suivantes sont réunies :
(23) « 1° Des difficultés exceptionnelles d’approvisionnement entraînent, au niveau national ou local, une pénurie d’un ou plusieurs carburants mentionnés au I et nécessitent la mise à disposition de stocks stratégiques pétroliers dans un bref délai ;
(24) « 2° L’incorporation d’énergie renouvelable dans les carburants est de nature à aggraver les difficultés d’approvisionnement.
(25) « Le ministre peut limiter l’exclusion à ceux des produits ou des zones géographiques pour lesquels les difficultés d’approvisionnement sont les plus importantes.
(26) « VIII. – Un décret fixe les documents et justificatifs devant être fournis par le redevable aux fins de la prise en compte des produits dans la détermination de la part d’énergie renouvelable conformément au présent article.
(27) « IX. – La taxe incitative à l’incorporation de biocarburants est déclarée, liquidée et, le cas échéant, payée par le redevable en une fois, au plus tard le 10 avril de l’année suivant celle sur la base de laquelle son assiette est déterminée.
(28) « Toutefois, en cas de cessation définitive d’activité taxable, elle est déclarée et, le cas échéant, payée dans les trente jours qui suivent la date de cessation d’activité. Pour la détermination de l’assiette, seuls sont pris en compte les produits au titre desquels la taxe incitative à l’incorporation de biocarburants est devenue exigible avant cette date.
(29) « La taxe incitative à l’incorporation de biocarburants est recouvrée et contrôlée selon les mêmes procédures et sous les mêmes sanctions, garanties, sûretés et privilèges que la taxe intérieure de consommation prévue à l’article 265. Les réclamations sont présentées, instruites et jugée selon les règles applicables à cette même taxe.
(30) « X. – Le présent article n’est pas applicable en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion et à Mayotte. »
(31) II. – Le I s’applique aux produits pour lesquels la taxe devient exigible à compter du 1er janvier 2019.
Exposé des motifs
Le présent article a pour objet de rationaliser et de renforcer le supplément de taxe générale sur les activités polluantes relatif aux carburants (TGAP-b). Cette rationalisation passe par le changement de dénomination de la taxe, qui sera désormais la taxe incitative à l’incorporation de biocarburants.
Ce dispositif est le principal outil de soutien national au développement des biocarburants compte tenu de son caractère très incitatif sur les personnes qui mettent à la consommation des biocarburants
Afin de l’inscrire dans la durée, la mesure proposée renforce, sur les deux prochaines années, en cohérence avec les orientations dégagées dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie, les objectifs d’incorporation d’énergie renouvelable devant être atteints par les professionnels, en tenant compte des dernières évolutions négociées au niveau européen. Elle améliore également l’articulation entre la taxe incitative et la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) (fait générateur, exigibilité, calcul de l’assiette) et met fin au traitement différencié des matières premières selon la catégorie de carburant à laquelle ils sont incorporés. Enfin, elle précise le traitement particulier de certains matières premières (tallöls et brais de tallöl).
Article 61 :
Obligation de télé-déclaration de la taxe sur les salaires
(1) L'article 1649 quater B quater du code général des impôts est complété par un XIV ainsi rédigé :
(2) « XIV. – Les déclarations de taxe sur les salaires sont souscrites par voie électronique. »
Exposé des motifs
Le présent article vise à compléter la liste des impôts dont les formulaires déclaratifs doivent être obligatoirement télétransmis, prévue à l'article 1649 quater B quater du code général des impôts. Cette liste intégrera désormais les déclarations de taxe sur les salaires.
Article 62 :
Transfert à la DGFIP du recouvrement des taxes sur les boissons non alcooliques
(1) I. – Le code général des impôts est ainsi modifié :
(2) 1° À l’article 302 decies :
(3) a) Après la référence : « 302 bis ZN, », est insérée la référence : « 1582, » ;
(4) b) Après la référence : « 1609 quintricies », sont insérées les références : « 1613 ter, 1613 quater » ;
(5) 2° Le b du I et le II de l’article 520 A sont abrogés ;
(6) 3° L’article 1582 est remplacé par les dispositions suivantes :
(7) « Art. 1582. – I. – Les communes sur le territoire desquelles sont situées des sources d’eaux minérales peuvent instituer, à leur profit, une contribution sur ces eaux.
(8) « La délibération instituant la contribution ou modifiant son tarif intervient au plus tard le 30 septembre de l’année précédant sa date d’application. Elle s’applique tant qu’elle n’est pas rapportée.
(9) « La contribution ne s’applique pas aux eaux non conditionnées et livrées aux curistes, sur le territoire de la commune où la source de ces eaux est située, par l’exploitant d’une station thermale.
(10) « II. – La contribution est due par l’exploitant de la source à raison des livraisons des eaux mentionnées au I qu’il réalise, à titre gratuit ou onéreux.
(11) « Elle est exigible lors de cette livraison.
(12) « III. – La contribution est assise sur le volume des eaux mentionnées au I.
(13) « La commune fixe le tarif, ou les tarifs marginaux, dans la limite de 0,58 € par hectolitre.
(14) « Cette limite est portée à 0,70 € par hectolitre pour les communes qui ont perçu, au titre des volumes mis à la consommation en 2002, une recette inférieure à celle qu’elles auraient perçue, pour ces mêmes volumes, en application du mode de calcul de la surtaxe sur les eaux minérales en vigueur avant le 1er janvier 2002.
(15) « Lorsque le produit de la contribution excède le montant des recettes réelles de fonctionnement de la commune pour l’exercice précédent, le surplus est attribué au département.
(16) « IV. – Sont exonérées les livraisons de produits expédiés ou transportés par le redevable, ou pour son compte, en dehors du territoire national ou à destination des territoires des collectivités relevant de l’article 74 de la Constitution, de la Nouvelle-Calédonie, des Terres australes et antarctiques françaises et de l’île de Clipperton.
(17) « V. – 1. La contribution est déclarée et liquidée par le redevable selon les modalités suivantes :
(18) « 1° Pour les redevables de la taxe sur la valeur ajoutée soumis au régime réel normal d’imposition mentionné au 2 de l’article 287, sur l’annexe à la déclaration mentionnée au 1 du même article déposée au titre du mois ou du trimestre au cours duquel la contribution est devenue exigible ;
(19) « 2° Pour les redevables de la taxe sur la valeur ajoutée soumis au régime simplifié d’imposition prévu à l’article 302 septies A, sur la déclaration annuelle mentionnée au 3 de l'article 287 déposée au titre de l’exercice au cours duquel la contribution est devenue exigible ;
(20) « 3° Dans tous les autres cas, sur l’annexe à la déclaration prévue au 1 de l’article 287, déposée auprès du service de recouvrement dont relève le siège ou le principal établissement du redevable, au plus tard le 25 avril de l’année qui suit celle au cours de laquelle la contribution est devenue exigible.
(21) « 2. La contribution est acquittée lors du dépôt de cette déclaration. Elle est recouvrée et contrôlée selon les mêmes procédures et sous les mêmes sanctions, garanties, sûretés et privilèges que les taxes sur le chiffre d’affaires. Les réclamations sont présentées, instruites et jugées selon les règles applicables à ces mêmes taxes.
(22) « 3. Les redevables conservent, à l’appui de leur comptabilité, l’information des volumes mensuels afférents à chacun des tarifs de la contribution, à l’exemption mentionnée au dernier alinéa du I, à l’exonération mentionnée au IV et aux produits non livrés dont ils ne disposent plus.
(23) « Ces informations sont tenues à la disposition de l’administration et lui sont communiquées à première demande.
(24) « 4. Lorsque le redevable n’est pas établi dans un État membre de l’Union européenne ou dans tout autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen ayant conclu avec la France une convention fiscale qui contient une clause d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales ainsi qu’une convention d’assistance mutuelle en matière de recouvrement de l’impôt, il fait accréditer auprès du service des impôts compétent un représentant assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée établi en France qui s’engage à remplir les formalités au nom et pour le compte du représenté et, le cas échéant, à acquitter la contribution à sa place. » ;
(25) 4° À l’article 1613 ter :
(26) a) Le 3° du I est complété par les mots : « ou préalablement assemblées et présentées dans des récipients non destinés à la vente au détail afin d’être consommables en l'état » ;
(27) b) Après le I, il est inséré un I bis ainsi rédigé :
(28) « I bis. – La contribution est due par la personne qui réalise la première livraison des produits mentionnés au I, à titre gratuit ou onéreux, en France, en dehors des collectivités relevant de l’article 74 de la Constitution, de la Nouvelle-Calédonie, des Terres australes et antarctiques françaises et de l’île de Clipperton, à raison de cette première livraison.
(29) « Elle est exigible lors de cette livraison. » ;
(30) c) La dernière phrase du dernier alinéa du II est supprimée ;
(31) d) Le III est abrogé ;
(32) e) Les IV et V sont remplacés par les dispositions suivantes :
(33) « IV. – 1. Les livraisons de produits expédiés ou transportés hors de France par le redevable, ou pour son compte, sont exonérées.
(34) « 2. Les livraisons de produits en France par le redevable à une personne qui les destine, dans le cadre de son activité commerciale, à une expédition ou un transport hors de France peuvent être effectuées en suspension de contribution.
(35) « À cette fin, l’acquéreur établit, au plus tard à la date de facturation, une attestation en double exemplaire certifiant que le produit est destiné à être expédié ou transporté hors de France et comportant la mention du recours au régime de suspension.
(36) « En cas de recours au régime de suspension, si les produits ne sont pas expédiés ou transportés hors de France, la contribution est exigible auprès de l’acquéreur dès que les produits sont affectés à une autre destination, au plus tard lors de leur livraison en France ou de tout événement rendant l’expédition ou le transport hors de France impossible.
(37) « 3. Pour l’application du présent IV, une expédition ou un transport hors de France s’entend de l’expédition ou du transport des produits en dehors du territoire national ou à destination des territoires des collectivités relevant de l’article 74 de la Constitution, de la Nouvelle-Calédonie, des Terres australes et antarctiques françaises et de l’île de Clipperton.
(38) « V. – 1. La contribution est déclarée et liquidée par le redevable selon les modalités suivantes :
(39) « 1° Pour les redevables de la taxe sur la valeur ajoutée soumis au régime réel normal d’imposition mentionné au 2 de l’article 287, sur l’annexe à la déclaration mentionnée au 1 du même article déposée au titre du mois ou du trimestre au cours duquel la contribution est devenue exigible ;
(40) « 2° Pour les redevables de la taxe sur la valeur ajoutée soumis au régime simplifié d’imposition prévu à l’article 302 septies A, sur la déclaration annuelle mentionnée au 3 de l'article 287 déposée au titre de l’exercice au cours duquel la contribution est devenue exigible ;
(41) « 3° Dans tous les autres cas, sur l’annexe à la déclaration prévue au 1 de l’article 287, déposée auprès du service de recouvrement dont relève le siège ou le principal établissement du redevable, au plus tard le 25 avril de l’année qui suit celle au cours de laquelle la contribution est devenue exigible.
(42) « 2. La contribution est acquittée lors du dépôt de cette déclaration. Elle est recouvrée et contrôlée selon les mêmes procédures et sous les mêmes sanctions, garanties, sûretés et privilèges que les taxes sur le chiffre d’affaires. Les réclamations sont présentées, instruites et jugées selon les règles applicables à ces mêmes taxes.
(43) « 3. Les redevables conservent, à l’appui de leur comptabilité, l’information des volumes mensuels afférents à chacun des tarifs de la contribution, à chacune des exemptions mentionnées au dernier alinéa du I, à chacune des exonérations et livraisons en suspension mentionnées au IV ainsi qu’aux produits non livrés dont ils ne disposent plus.
(44) « Ces informations et les attestations mentionnées au 2 du IV sont tenues à la disposition de l’administration et lui sont communiquées à première demande.
(45) « 4. Il appartient au redevable de démontrer que les quantités de sucres comprises dans les produits taxés et non prises en compte dans le calcul de l’impôt ne sont pas des sucres ajoutés. À défaut, le redevable est tenu au paiement du complément d’impôt, y compris dans les situations mentionnées au troisième alinéa du 2 du IV.
(46) « 5. Les 1 à 3 s’appliquent également à toute personne acquérant les produits en suspension de contribution en application du 2 du IV, pour les quantités concernées.
(47) « 6. Lorsque le redevable, ou la personne mentionnée au 5, n’est pas établi dans un État membre de l’Union européenne ou dans tout autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen ayant conclu avec la France une convention fiscale qui contient une clause d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales ainsi qu’une convention d'assistance mutuelle en matière de recouvrement de l'impôt, il fait accréditer auprès du service des impôts compétent un représentant assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée établi en France qui s’engage à remplir les formalités au nom et pour le compte du représenté et, le cas échéant, à acquitter la contribution à sa place. » ;
(48) f) Le VII est abrogé ;
(49) 5° A l’article 1613 quater :
(50) a) Le I est remplacé par les dispositions suivantes :
(51) « I. – Il est institué une contribution sur les eaux, boissons et préparations mentionnées au II, à l’exception des produits dont le titre alcoométrique volumique excède 1,2 % et des bières, au sens du quatrième alinéa du a du I de l’article 520 A. » ;
(52) b) Après le I, il est inséré un I bis ainsi rédigé :
(53) « I bis. – La contribution est due par la personne qui réalise la première livraison des produits mentionnés au I, à titre gratuit ou onéreux, en France, en dehors des collectivités relevant de l’article 74 de la Constitution, de la Nouvelle-Calédonie, des Terres australes et antarctiques françaises et de l’île de Clipperton, à raison de cette première livraison.
(54) « Elle est exigible lors de cette livraison. » ;
(55) c) Le II est remplacé par les dispositions suivantes :
(56) « II. – Le montant de la contribution est fixé à :
(57) « 1° 0,54 € par hectolitre pour les eaux minérales naturelles ou artificielles, eaux de source et autres eaux potables, eaux de laboratoire filtrées, stérilisées ou pasteurisées, ainsi que pour les boissons autres que les sirops et les jus de fruits ou de légumes, et les nectars de fruits, lorsque ces produits sont livrés en fûts, bouteilles ou boîtes ;
(58) « 2° 3 € par hectolitre pour les produits contenant des édulcorants de synthèse, relevant des codes 2009 et 2002 de la nomenclature combinée du tarif des douanes, sans être des denrées destinées à des fins médicales spéciales ou des aliments hyperprotéinés destinés aux personnes dénutries, lorsque ces produits sont conditionnés dans des récipients destinés à la vente au détail soit directement, soit par l'intermédiaire d’un professionnel, ou sont préalablement assemblés et présentés dans des récipients non destinés à la vente au détail afin d’être consommables en l’état. Ce montant est relevé au 1er janvier de chaque année, dans une proportion égale au taux de croissance de l'indice des prix à la consommation hors tabac de l'avant-dernière année. Il est exprimé avec deux chiffres après la virgule, le second chiffre étant augmenté d'une unité si le chiffre suivant est égal ou supérieur à cinq ;
(59) « Pour les produits relevant à la fois du 1° et du 2°, chacun des deux montants est dû. » ;
(60) d) Le III est abrogé ;
(61) e) Les IV et V sont remplacés par les dispositions suivantes :
(62) « IV. – 1. Les livraisons de produits expédiés ou transportés hors de France par le redevable, ou pour son compte, sont exonérées.
(63) « 2. Les livraisons de produits en France par le redevable à une personne qui les destine, dans le cadre de son activité commerciale, à une expédition ou un transport hors de France peuvent être effectuées en suspension de contribution.
(64) « À cette fin, l’acquéreur établit, au plus tard à la date de facturation, une attestation en double exemplaire certifiant que le produit est destiné à être expédié ou transporté hors de France et comportant la mention du recours au régime de suspension.
(65) « En cas de recours au régime de suspension, si les produits ne sont pas expédiés ou transportés hors de France, la contribution est exigible auprès de l’acquéreur dès que les produits sont affectés à une autre destination, au plus tard lors de leur livraison en France ou de tout événement rendant leur expédition ou leur transport hors de France impossible.
(66) « 3. Pour l’application du présent IV, une expédition ou un transport hors de France s’entend de l’expédition ou du transport des produits en dehors du territoire national ou à destination des territoires des collectivités relevant de l’article 74 de la Constitution, de la Nouvelle-Calédonie, des Terres australes et antarctiques françaises et de l’île de Clipperton.
(67) « V. – 1. La contribution est déclarée et liquidée par le redevable, séparément pour chacun des deux montants prévus au II, selon les modalités suivantes :
(68) « 1° Pour les redevables de la taxe sur la valeur ajoutée soumis au régime réel normal d’imposition mentionné au 2 de l’article 287, sur l’annexe à la déclaration mentionnée au 1 du même article déposée au titre du mois ou du trimestre au cours duquel la contribution est devenue exigible ;
(69) « 2° Pour les redevables de la taxe sur la valeur ajoutée soumis au régime simplifié d’imposition prévu à l’article 302 septies A, sur la déclaration annuelle mentionnée au 3 de l'article 287 déposée au titre de l’exercice au cours duquel la contribution est devenue exigible ;
(70) « 3° Dans tous les autres cas, sur l’annexe à la déclaration prévue au 1 de l’article 287, déposée auprès du service de recouvrement dont relève le siège ou le principal établissement du redevable, au plus tard le 25 avril de l’année qui suit celle au cours de laquelle la contribution est devenue exigible.
(71) « 2. La contribution est acquittée lors du dépôt de cette déclaration. Elle est recouvrée et contrôlée selon les mêmes procédures et sous les mêmes sanctions, garanties, sûretés et privilèges que les taxes sur le chiffre d’affaires. Les réclamations sont présentées, instruites et jugées selon les règles applicables à ces mêmes taxes.
(72) « 3. Les redevables conservent, à l’appui de leur comptabilité, l’information des volumes mensuels afférents à chaque tarif de la contribution et à chacune des exonérations et livraisons en suspension mentionnées au IV ainsi qu’aux produits non livrés dont ils ne disposent plus.
(73) « Ces informations et les attestations mentionnées au 2 du IV sont tenues à la disposition de l’administration et lui sont communiquées à première demande.
(74) « 4. Les 1 à 3 s’appliquent également à toute personne acquérant les produits en suspension de contribution en application du 2 du IV, pour les quantités concernées.
(75) « 5. Lorsque le redevable, ou la personne mentionnée au 4, n’est pas établi dans un État membre de l’Union européenne ou dans tout autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen ayant conclu avec la France une convention fiscale qui contient une clause d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales ainsi qu’une convention d'assistance mutuelle en matière de recouvrement de l’impôt, il fait accréditer auprès du service des impôts compétent un représentant assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée établi en France qui s’engage à remplir les formalités au nom et pour le compte du représenté et, le cas échéant, à acquitter la contribution à sa place. » ;
(76) f) Le VI est complété par les mots : « à l’exception de la part affectée en application du 4° bis de l’article L. 731-3 du même code » ;
(77) 6° Au VII de l’article 1649 quater B quater, les mots : « , au deuxième alinéa du II de l’article 520 A » sont supprimés ;
(78) 7° À l’article 1698 A, les mots : « et les boissons non alcoolisées et la surtaxe sur les eaux minérales mentionnés respectivement aux articles 520 A et 1582 sont recouvrés » sont remplacés par les mots : « mentionné à l’article 520 A est recouvré » ;
(79) 8° A l’article 1698 D, le mot : « surtaxes, » est supprimé et les références : « 1582, 1613 bis, 1613 ter, 1613 quater » sont remplacées par la référence : « 1613 bis ».
(80) II. – Au premier alinéa de l’article L. 135 O du livre des procédures fiscales, les mots : « en charge des contributions indirectes » sont remplacés par le mot : « fiscale » et les mots : « en matière d'impôt sur les spectacles et de surtaxe sur les eaux minérales » sont remplacés par les mots : « qui sont relatifs à la contribution sur les eaux minérales prévue à l’article 1582 du code général des impôts ».
(81) III. – Le 4° bis de l’article L. 731-3 du code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :
(82) 1° Les mots : « et les boissons non alcoolisées » sont supprimés ;
(83) 2° Il est complété par les mots : « et de la part de la contribution prévue à l’article 1613 quater du code général des impôts relative au montant prévu au 1° du II du même article ».
(84) IV. – Au 4° du a de l’article L. 2331-3, au 4° du I de l’article L. 2334-4, au 4° du I de l’article L. 2336-2 et au 6° du ade l’article L. 3332-1 du code général des collectivités territoriales, le mot : « surtaxe » est remplacé par le mot : « contribution ».
(85) V. – A. – Les délibérations prises en application de l'article 1582 du code général des impôts, dans sa rédaction antérieure à la présente loi, s'appliquent pour les besoins de la contribution prévue au même article, dans sa rédaction issue de la présente loi. Le cas échéant, elles sont rapportées dans les conditions prévues au deuxième alinéa du I de l’article 1582 précité résultant du I du présent article.
(86) B. – L’actualisation prévue aux deux dernières phrases du 2° du II de l’article 1613 quater du code général des impôts, dans sa rédaction issue de la présente loi, s’applique, au 1er janvier 2019, au montant prévu à ce même 2°, dans sa rédaction issue de la présente loi.
(1) C. – Les I à IV s’appliquent aux impositions dont le fait générateur intervient à compter du 1er janvier 2019.
Exposé des motifs
Le présent article a pour objet d’organiser le transfert du recouvrement des diverses contributions sur les boissons non alcooliques des services de la direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI) vers les services de la direction générale des finances publiques (DGFiP), décidé dans le cadre du programme Action publique 2022. Il permet une rationalisation de l’utilisation des ressources publiques et l’ouverture d’une procédure dématérialisée, mutualisée avec celle des autres impositions sur le chiffre d’affaires, en faveur des redevables.
Ces contributions seront collectées selon les mêmes modalités que la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Par cohérence, le dispositif de contrôle et de sanction est également aligné sur celui relatif aux taxes sur le chiffre d’affaires.
Pour ces raisons, le présent article modifie l’article 520 A du code général des impôts relatif au droit spécifique sur les boissons non alcooliques, l’article 1613 ter du même code relatif à la contribution sur les boissons contenant des sucres ajoutés, l’article 1613 quater du même code relatif à la contribution sur les boissons contenant des édulcorants et l’article 1582 du même code relatif à la surtaxe sur les eaux minérales. En outre, il procède à des ajustements techniques, précisant le fait générateur et l’exigibilité de ces impositions, apportant des compléments spécifiques à la surtaxe sur les eaux minérales, qui est renommée « contribution locale sur les eaux minérales », et regroupant le droit spécifique sur les boissons non alcooliques et la contribution sur les boissons contenant des édulcorants, compte tenu de leur finalité budgétaire commune.
Article 63 :
Encaissement des recettes fiscales par un organisme autre que le comptable public
(1) I. – A. – 1. Pour assurer les opérations d’encaissement et de décaissement en numéraire au titre des recettes et dépenses de l’État, des établissements publics de santé ainsi que des collectivités territoriales et de leurs établissements publics, l’État est autorisé, dans les conditions définies au II, à confier à un ou plusieurs prestataires extérieurs les missions suivantes :
(2) a) L'encaissement des sommes auprès des redevables sur le fondement du titre établissant leur dette, les comptables publics restant seuls compétents pour l'engagement des procédures de recouvrement forcé ;
(3) b) Le remboursement de tout ou partie de sommes acquittées par le redevable sur le fondement de la décision des autorités compétentes ;
(4) c) Le paiement de dépenses aux créanciers sur le fondement du titre établissant leur créance ;
(5) d) L'encaissement des recettes reversées par les régisseurs et leur réapprovisionnement en numéraire ;
(6) e) La collecte de l'ensemble des informations nécessaires à l'exécution des missions énumérées aux a) à d) ;
(7) f) Le financement, la conception, la réalisation, l'exploitation, l'entretien et la maintenance du dispositif technique nécessaire à la mise en œuvre des missions qui lui sont confiées.
(8) 2. Pour assurer les opérations d’encaissement au titre des recettes de l’État, des établissements publics de santé ainsi que des collectivités territoriales et de leurs établissements publics, l’État est autorisé, dans les conditions définies au II, à confier à un ou plusieurs prestataires extérieurs la mission d’encaissement par carte de paiement des sommes auprès des redevables sur le fondement du titre établissant leur dette, les comptables publics restant seuls compétents pour l'engagement des procédures de recouvrement forcé.
(9) B. – L’État ne peut confier à un ou plusieurs prestataires extérieurs les missions énumérées au A dans les cas suivants :
(10) 1. Lorsque ces opérations sont effectuées par les comptables publics des établissements publics locaux d'enseignement, des établissements publics locaux d'enseignement et de formation professionnelle agricoles, des établissements publics locaux d'enseignement maritime et aquacole et des centres de ressources, d'expertise et de performance sportive ;
(11) 2. Lorsque le droit de l'Union européenne prévoit la possibilité pour les redevables d'acquitter l’impôt en numéraire auprès du comptable public ou lorsque le paiement de l’impôt en numéraire emporte un pouvoir libératoire garantissant la circulation des marchandises ;
(12) 3. Lorsqu’il s'agit d'opérations, ne relevant pas du paiement de l’impôt, énumérées par décret.
(13) C. – Lorsque l’État confie à un ou plusieurs prestataires les missions énumérées au 1 du A, les comptables publics concernés n’effectuent pas d’encaissement ni de décaissement en numéraire correspondant à ces opérations.
(14) II. – 1. L'exercice des missions énumérées au A du I est soumis au contrôle de l’État, exercé par les mêmes services que ceux contrôlant les comptables publics. Ce contrôle comporte des investigations dans les locaux du prestataire pour s'assurer notamment de la fiabilité du dispositif technique et des traitements mis en œuvre dans l'exercice des missions.
(15) 2. Le prestataire et le personnel chargés des missions énumérées au A du I sont tenus à l'obligation de secret professionnel définie aux articles 226-13 et 226-14 du code pénal.
(16) 3. Le prestataire est titulaire d'un ou plusieurs comptes ouverts auprès d'un établissement de crédit spécifiquement dédiés aux mouvements financiers liés aux opérations qui lui sont confiées.
(17) Les sommes figurant au crédit de ce ou ces comptes sont insaisissables, sauf au profit de l’État, et ne peuvent donner lieu à aucun placement par le prestataire.
(18) Les mouvements financiers liés aux opérations afférentes aux missions définies au II qui sont confiées au prestataire font l'objet d'une comptabilité séparée retraçant l'intégralité des produits et des charges constatés et des mouvements de caisse. Le prestataire tient cette comptabilité à disposition de l’État, de même que tout document permettant à ce dernier d'assurer le contrôle des missions énumérées au A du I.
(19) 4. Le prestataire communique à l’État l'identité des personnels qu'il autorise à exécuter les missions énumérées au A du I.
(20) 5. Le prestataire consolide chaque jour les sommes encaissées sur le ou les comptes mentionnés au 3° et les sommes décaissées à partir du ou des mêmes comptes. Il reverse la différence au Trésor public par virement, le jour ouvré suivant les opérations d'encaissement et de décaissement.
(21) 6. Le prestataire fournit une garantie financière assurant le reversement au Trésor public des sommes encaissées.
(22) III. – Le premier alinéa de l'article 1680 du code général des impôts est ainsi rédigé :
(23) « Les impositions de toute nature et les recettes recouvrées par un titre exécutoire, mentionné à l'article L. 252 A du livre des procédures fiscales, sont payables en espèces, dans la limite de 300 €, selon le cas à la caisse du comptable public chargé du recouvrement ou auprès du ou des prestataires désignés en application du A du I de l'article XX de la loi n° XXXX-XXXX du… de finances pour 2019 ».
(24) IV. – Le début des articles L. 2343-1, L. 3342-1 et L. 4342-1 du code général des collectivités territoriales est ainsi rédigé :
(25) « Sous réserve des dispositions de l'article XX de la loi n° XXXX-XXXX du… de finances pour 2019, (le reste sans changement) ».
(26) V. – Un décret en Conseil d’État définit les modalités d'application des I et II, notamment les modalités de reddition des comptes auprès de l’État et d'évaluation des conditions d'exercice et de la qualité du service rendu ainsi que les règles d'imputation des opérations du prestataire dans les écritures du comptable public.
(27) VI. – Les dispositions des I à V entrent en vigueur à une date fixée par décret, et au plus tard le 1er juillet 2020. Ce décret pourra prévoir une entrée en vigueur plus précoce dans certains territoires afin de permettre de préciser les conditions matérielles de mise en œuvre du nouveau dispositif.
(28) VII. – Le II de l'article 74 de la loi n° 2017-1775 du 28 décembre 2017 de finances rectificative pour 2017 est abrogé.
Exposé des motifs
Le présent article vise à permettre de confier à un ou plusieurs prestataires l'encaissement et le décaissement en numéraire ainsi que l'encaissement par carte bancaire des recettes et dépenses publiques. Cette mesure fait partie du plan de transformation du ministère de l'action et des comptes publics.
Sont concernées l'ensemble des opérations d'encaissement et de décaissement qui peuvent être effectuées par les comptables publics, à l'exception de certaines opérations pour lesquelles le maniement des espèces par une autre personne que le comptable public est impossible ou inadapté, notamment parce qu'il se heurte à des règles du droit européen ou à des motifs d'ordre public, comme c'est le cas pour certaines impositions douanières.
Cette mesure permettra à l'administration des finances publiques de ne plus manier d'espèces à un horizon de deux à trois ans.
Il en résultera des progrès en matière de sécurité des agents et de redéploiement vers des missions moins mécaniques, comme l'accompagnement des usagers et des collectivités locales.
Les prestataires seront sélectionnés notamment en fonction de leur bonne implantation géographique et de leur capacité technique à assurer ces prestations pour le compte de l’État. Compte tenu de l'activité exercée, ils seront soumis au contrôle de l’État. Ils devront ainsi tenir une comptabilité séparée. Les agents du prestataire autorisées à réaliser de telles opérations seront soumis au secret fiscal et leur identité sera communiquée à l’État.
Article 64 :
Rationalisation et simplification de la fiscalité du tabac
(1) I. – Le code général des impôts est ainsi modifié :
(2) A. – A l’article 568 :
(3) 1° Dans la deuxième colonne du tableau du neuvième alinéa :
(4) a) A la quatrième ligne, le taux : « 18,275 » est remplacé par le taux : « 19,920 » ;
(5) b) A la cinquième ligne, le taux : « 18,089 » est remplacé par le taux : « 18,913 » ;
(6) 2° Au dixième alinéa :
(7) a) A la deuxième phrase, le nombre : « 25 » est remplacé par le nombre : « 10 » ;
(8) b) A la troisième phrase, les mots : « à la date » sont remplacés par les mots : « le 5 du mois suivant celui » ;
(9) B. – L’article 575 A est remplacé par les dispositions suivantes :
(10) « Art. 575 A. – Pour les différents groupes de produits mentionnés à l’article 575, le taux proportionnel, la part spécifique et le minimum de perception sont, pour chacune des périodes au cours de laquelle le droit devient exigible, fixés conformément au tableau ci-après :
(11) «
| Période | Du 1er mars 2019 au 31 octobre 2019 | Du 1er novembre 2019 au 29 février 2020 | Du 1er mars 2020 au 31 octobre 2020 | A compter du 1er novembre 2020 |
| Cigarettes | ||||
| Taux proportionnel (en pourcentage) | 51,7 | 52,7 | 53,6 | 54,6 |
| Part spécifique pour mille unités (en euros) | 61,1 | 62,0 | 62,5 | 62,7 |
| Minimum de perception pour mille unités (en euros) | 279 | 297 | 314 | 333 |
| Cigares et cigarillos | ||||
| Taux proportionnel (en pourcentage) | 30,0 | 32,3 | 34,3 | 36,1 |
| Part spécifique pour mille unités (en euros) | 30,0 | 35,3 | 41,5 | 46,0 |
| Minimum de perception pour mille unités (en euros) | 176 | 205 | 237 | 266 |
| Tabacs fine coupe destinés à rouler les cigarettes | ||||
| Taux proportionnel (en pourcentage) | 45,6 | 46,7 | 47,7 | 48,7 |
| Part spécifique pour mille grammes (en euros) | 72,5 | 76,2 | 79,3 | 82,1 |
| Minimum de perception pour mille grammes (en euros) | 239 | 260 | 281 | 302 |
| Autres tabacs à fumer | ||||
| Taux proportionnel (en pourcentage) | 49,0 | 49,9 | 50,6 | 51,3 |
| Part spécifique pour mille grammes (en euros) | 23,4 | 25,3 | 27,2 | 29,1 |
| Minimum de perception pour mille grammes (en euros) | 108 | 117 | 126 | 134 |
| Tabacs à priser | ||||
| Taux proportionnel (en pourcentage) | 55,0 | 56,2 | 57,1 | 58,0 |
| Tabacs à mâcher | ||||
| Taux proportionnel (en pourcentage) | 38,5 | 39,3 | 40,0 | 40,6 |
(12) « Les montants de part spécifique et de minimum de perception de chacun des groupes de produits sont, à compter du 1er janvier 2021, relevés au 1er janvier de chaque année dans une proportion égale au taux de croissance de l’indice des prix à la consommation hors tabac de l’avant-dernière année et qui ne peut excéder 1,8 %. Cette proportion est arrondie au dixième de pourcent, le demi-dixième comptant pour un. Le tarif est constaté par arrêté conjoint des ministres chargés de la santé et du budget. » ;
(13) C. – A l’article 575 C :
(14) 1° Au deuxième alinéa :
(15) a) Les mots : « le dernier » sont remplacés par les mots : « au plus tard le dixième » et après les mots : « mis à la consommation », sont ajoutés les mots : « au cours du mois précédent » ;
(16) b) Il est ajouté une phrase ainsi rédigée :
(17) « Le modèle de cette déclaration est établi par l’administration. » ;
(18) 2° Au troisième alinéa, les mots « du deuxième mois suivant celui au titre duquel la liquidation a été effectuée » sont remplacés par les mots : « du mois suivant celui de la liquidation » ;
(19) D. – Le troisième et quatrième alinéas de l’article 575 E bis sont ainsi rédigés :
(20) « Pour les différents groupes de produits mentionnés à l’article 575, le taux proportionnel, la part spécifique et le minimum de perception sont, pour chacune des périodes au cours de laquelle le droit devient exigible, fixés conformément au tableau ci-après :
(21) «
| Groupe de produits | Du 1er mars 2019 au 31 octobre 2019 | Du 1er novembre 2019 au 29 février 2020 | Du 1er mars 2020 au 31 octobre 2020 | A compter du 1er novembre 2020 |
| Cigarettes | ||||
| Taux proportionnel (en pourcentage) | 44,4 | 45,8 | 47,3 | 48,8 |
| Part spécifique pour mille unités (en euros) | 36,3 | 40,1 | 43,9 | 47,6 |
| Cigares et cigarillos | ||||
| Taux proportionnel (en pourcentage) | 17,8 | 20,4 | 22,9 | 25,5 |
| Part spécifique pour mille unités (en euros) | 31,9 | 36,4 | 40,9 | 45,4 |
| Tabacs fine coupe destinés à rouler les cigarettes | ||||
| Taux proportionnel (en pourcentage) | 25,1 | 28,5 | 31,9 | 35,2 |
| Part spécifique pour mille grammes (en euros) | 40,4 | 46,3 | 52,3 | 58,3 |
| Autres tabacs à fumer | ||||
| Taux proportionnel (en pourcentage) | 32,9 | 35,5 | 38,1 | 40,8 |
| Part spécifique pour mille grammes (en euros) | 8,7 | 11,6 | 14,5 | 17,5 |
| Tabacs à priser | ||||
| Taux proportionnel (en pourcentage) | 31,4 | 35,2 | 39,0 | 42,8 |
| Tabacs à mâcher | ||||
| Taux proportionnel (en pourcentage) | 22,7 | 25,2 | 27,8 | 30,4 |
».
(22) II. – L’article 17 de la loi n° 2017-1836 du 30 décembre 2017 de financement de la sécurité sociale pour 2018 est abrogé.
(23) III. – A. – Les articles 575 A et 575 E bis du code général des impôts, dans leur rédaction résultant des B et D du I du présent article, entrent en vigueur le 1er mars 2019.
(24) B. – Le 2° du A et le C du I entrent en vigueur le 1er juillet 2019.
Exposé des motifs
La présente mesure a pour objet d’assurer le financement du fonds de transformation des buralistes et de rationaliser et simplifier la fiscalité afférente aux tabacs manufacturés.
Le nouveau protocole d’accord sur la transformation du réseau des buralistes, signé le 2 février 2018, crée un fonds de transformation des buralistes dont le financement doit être assuré, pour partie, par les industriels. Dans ce but, la présente mesure augmente le droit de licence, pour les années 2019 et 2020, afin de dégager les ressources nécessaires pour ce fonds.
De plus, les dates de liquidation et de paiement du droit de licence et du droit de consommation sur les tabacs sont alignées afin de permettre la fusion des deux régimes déclaratifs afférents, dans le cadre de la mise en œuvre d’une procédure dématérialisée unique des quantités de tabacs mis à la consommation. Les dates de hausse des tarifs de taxes prévues sur la période 2019-2021 par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 sont également avancées d’un mois afin de faciliter l’accélération des cycles d’homologation des prix des produits du tabac que les autorités françaises se sont engagées à mettre en œuvre auprès de la Commission européenne. Enfin, la présentation des tarifs selon une trajectoire pluriannuelle, telle que prévue par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018, est clarifiée.
Article 65 :
Augmentation maîtrisée des prestations sociales
(1) I. – La revalorisation au 1er octobre des paramètres de calcul de l’aide personnalisée au logement, de l’allocation de logement familiale et de l’allocation de logement sociale indexés sur l’indice de référence des loyers en application, respectivement, du septième alinéa de l’article L. 351-3 du code de la construction et de l’habitation, du deuxième alinéa de l’article L. 542-5 du code de la sécurité sociale et du troisième alinéa de l’article L. 831-4 du même code, est, par dérogation à ces dispositions, fixée à 0,3 % pour 2019 et 2020.
(2) II. – Par dérogation au sixième alinéa de l’article L. 842-3 du code de la sécurité sociale, le montant forfaitaire de la prime d’activité et le montant maximal de sa bonification principale ne font pas l’objet, en 2019 et en 2020, de la revalorisation annuelle au 1er avril qu’il prévoit.
(3) III. – Par dérogation au deuxième alinéa de l’article L. 821-3-1 du code de la sécurité sociale, le montant de l’allocation aux adultes handicapés mentionnée à l’article L. 821-1 du même code n’est pas revalorisé le 1er avril 2019 et est revalorisé de 0,3 % le 1er avril 2020.
Exposé des motifs
Le Gouvernement poursuit un triple objectif de consolidation des finances publiques, d’activation des prestations sociales et d’amélioration du pouvoir d’achat des actifs. Cela implique d’optimiser la revalorisation des prestations sociales, compte tenu des mesures présentées dans le cadre de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, engagées dans le cadre du plan d’investissement dans les compétences (PIC) mais aussi de la revalorisation exceptionnelle déjà prévue de certaines de ces prestations et de l’exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires.
Afin que les revalorisations tiennent compte des mesures de pouvoir d’achat déjà arbitrées et soient représentatives de la différence de nature entre les prestations, le Gouvernement procèdera, en 2019 et en 2020, à une augmentation maîtrisée des prestations sociales : revalorisation de 0,3 % des prestations familiales, des pensions de retraite, des prestations familiales, des pensions d’invalidité et des rentes accident du travail maladie professionnelle (ATMP) et des aides personnelles au logement ; revalorisation limitée à la montée en puissance de la seconde bonification pour la prime d’activité en 2019 et 2020 ; revalorisation limitée à la revalorisation exceptionnelle pour l’allocation aux adultes handicapés (AAH) en 2019 (qui la porte à 900 €) et revalorisation de celle-ci à 0,3 % en 2020.
S’agissant notamment des prestations relevant du champ des administrations de sécurité sociale (ASSO), cette mesure est portée en projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019. Pour ce qui est des trois APL, de la prime d’activité (PPA) et de l’AAH – toutes trois portées par le budget de l’État – la mesure est prise en projet de loi de finances pour 2019 par le présent article.
Cette mesure est limitée dans le temps (2019 et 2020, pour répondre à un souci de préservation des finances publiques) et modulée entre les prestations. En effet, si l’ensemble des prestations concernées par cette mesure d’augmentation maîtrisée connaîtra une revalorisation en 2019 et 2020, les prestations ciblées sur les ménages les plus exposés à la pauvreté seront revalorisées à taux plein (le revenu de solidarité active et l’allocation de solidarité spécifique seront ainsi revalorisés au même niveau que l’inflation en 2019 et en 2020) ; les prestations centrées sur la reprise d’activité (prime d’activité) ou les ménages pauvres exposés au handicap (allocation aux adultes handicapés) et à la vieillesse (allocation de solidarité aux personnes âgées) ne connaîtront pas de revalorisation légale mais feront l’objet d’une revalorisation exceptionnelle supérieure. Enfin, les prestations déconnectées de l’enjeu de reprise d’activité ou de lutte contre la pauvreté (c’est-à-dire les prestations famille, logement, retraites, ATMP, invalidité) seront revalorisées de façon maîtrisée : 0,3 % d’augmentation en 2019 et 2020.
Cette mesure doit être rapportée aux mesures importantes qui ont été adoptées par le Parlement pour améliorer le pouvoir d’achat de nos concitoyens en réduisant le niveau des prélèvements obligatoires : l’exonération en trois étapes à partir de 2018, jusqu’à sa suppression en 2020, de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages et la bascule de cotisations sociales vers la contribution sociale généralisée (CSG).
Enfin, l’ensemble des engagements gouvernementaux seront respectés ; la prime d’activité, l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) et l’allocation aux adultes handicapés (AAH) feront l’objet des revalorisations exceptionnelles annoncées. Le montant forfaitaire de la prime d’activité a été revalorisé de 20 € au 1er septembre 2018. Cette revalorisation sera poursuivie par la création en 2019 d’une seconde bonification dont le montant maximal (20 €) sera revalorisé en 2020 puis 2021. Le montant de l’ASPA, pour une personne seule, sera porté à 868 € au 1er janvier 2019 et à 903 € au 1er janvier 2020. Le montant de l’allocation aux adultes handicapés est passé à 860 € au 1er novembre 2018 et sera porté à 900 € au 1er novembre 2019.
Article 66 :
Garantie de la redevance due à la société Rugby World Cup Limited dans le cadre de l’organisation en 2023, en France, de la coupe du monde de rugby
(1) I. – Le ministre chargé du budget est autorisé à accorder, à titre gratuit, la garantie de l’État à la société Rugby World Cup Limited au titre de la redevance d’organisation de la coupe du monde de rugby de 2023 en France due par le groupement d’intérêt public « #France 2023 ».
(2) Cette garantie est accordée dans la limite d’un montant total de 162,45 M€ et pour une durée courant jusqu’au 21 janvier 2024 au plus tard.
(3) Lorsque la garantie est appelée en application de l’alinéa précédent, l’État est subrogé, à concurrence des sommes versées, dans les droits et actions de Rugby World Cup Limited à l’égard du groupement d’intérêt public « #France 2023 ».
(4) II. – L’octroi de la garantie mentionnée au I est subordonné à l’engagement irrévocable de la Fédération française de rugby de verser à l’État 62 % du montant des appels éventuels de la garantie.
Exposé des motifs
Le présent article vise à autoriser le ministre chargé du budget à accorder la garantie de l’État à la Rugby World Cup Limited (RWCL) dans le cadre de l’organisation, par la France, de la coupe du monde de rugby en 2023.
La France a été sélectionnée le 15 novembre 2017 par World Rugby pour l’organisation de la 10e édition de la coupe du monde de rugby. Le contrat d’organisation (Host Agreement) stipule que l’organisateur prévoit des garanties financières et, en particulier, une garantie visant à assurer la RWCL du règlement, par l’entité organisatrice, de la redevance (tournament fee) de 150 M£ (soit 171 M€) promise dans le dossier de candidature. L’écart avec le montant couvert par la garantie figurant dans le présent article s’explique par un règlement précédemment effectué à hauteur de 7,5 M£, soit environ 8,55 M€.
La France a déjà assuré l’organisation de la compétition en 2007. Elle a, par ailleurs, accueilli des rencontres de coupe du monde dans le cadre d’organisations partagées en 1991 (organisation principale confiée à l’Angleterre) et 1999 (organisation principale confiée au Pays de Galles). En outre, la France a organisé, en 2014, la coupe du monde de rugby féminin. Vingt équipes nationales participeront à la compétition qui sera organisée du 8 septembre au 21 octobre 2023 dans neuf villes, dont les stades ont été construits ou rénovés à l’occasion de l’Euro 2016 (Lille, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Marseille, Nice, Saint-Étienne, Lyon et Saint-Denis).
Article 67 :
Garantie de l’emprunt de l’UNESCO pour la rénovation d’un bâtiment
Le ministre chargé du budget est autorisé à accorder, à titre gratuit, la garantie de l’État aux emprunts souscrits par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture au titre de la rénovation du bâtiment V situé rue Miollis à Paris. Cette garantie porte sur le principal et les intérêts, dans la limite d’un montant total de 41,8 millions d’euros en principal.
Exposé des motifs
Le présent article a pour objectif d’autoriser le ministre chargé du budget à accorder la garantie de l’État aux emprunts souscrits par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) afin de rénover le bâtiment V, situé au 1, rue Miollis dans le XVe arrondissement de Paris, qui accueille la majorité des 195 délégations.
Construit à la fin des années 1960 par les architectes Bernard Zehrfuss et Jean Prouvé, ce bâtiment, qui possède une grande valeur architecturale, a une superficie de 6 000 m2 (dont 1 500 m2 d’équipements). Il n’a pas été rénové depuis sa construction et se trouve désormais dans un état préoccupant, notamment au regard de la réglementation relative à la prévention des risques d’incendie.
En 2003, la garantie de l’État avait déjà été accordée au titre d’un emprunt de 80 M€ souscrit par l’UNESCO auprès de la Caisse des dépôts et consignations, dans le cadre des travaux de réhabilitation d’un autre bâtiment (siège de l’UNESCO à Paris).
En tant qu’État hôte, la France souhaite à nouveau soutenir l’UNESCO et prévoit, notamment, de prendre à sa charge les intérêts liés au nouvel emprunt qu’envisage de contracter l’organisation. De nombreux États accueillant des organisations internationales consentent des efforts particuliers en faveur de ces dernières ; ainsi le soutien de la France à l’UNESCO s’inscrit-il dans une stratégie globale d’attractivité vis-à-vis des organisations internationales qu’elle accueille déjà ou souhaite accueillir.
Article 68 :
Garantie par l’État des emprunts de l’Unédic émis en 2019
Le ministre chargé de l’économie est autorisé à accorder la garantie de l’État aux emprunts contractés par l’Unédic au cours de l’année 2019, en principal et en intérêts, dans la limite d’un plafond global en principal de 2,5 milliards d’euros.
Exposé des motifs
Le présent article a pour objet d’autoriser le ministre chargé de l’économie à octroyer, à titre gratuit, la garantie de l’État à l’Unédic pour les emprunts obligataires que l’association contractera à compter du 1er janvier 2019 et qui visent à couvrir le besoin de financement nécessaire à la continuité de l’indemnisation du chômage en 2019.
Le présent article autorise ainsi l’octroi d’une garantie de l’État à l’Unédic dans la limite de 2,5 Md€ pour l’année 2019. Le niveau effectif des garanties qui seront accordées par arrêté du ministre chargé de l’économie pourra, en effet, être inférieur à ce plafond compte tenu, notamment, des moindres dépenses anticipées en 2019 au titre de l’amélioration de la conjoncture économique.
Le niveau du plafond a été fixé de manière à couvrir le remboursement de 2,1 Md€ de titres obligataires arrivant à échéance en 2019 ainsi que le besoin de financement de l’assurance chômage qui atteindrait 390 M€ en 2019 selon l’Unédic.
Article 69 :
Prorogation de la garantie de l’État au titre des prêts à taux zéro pour la création et la reprise d’entreprises
Au deuxième alinéa de l’article 101 de la loi n° 2009-1674 du 30 décembre 2009 de finances rectificative pour 2009, l’année : « 2018 » est remplacée par l’année : « 2019 » et le montant : « 500 millions d’euros » est remplacé par le montant : « 550 millions d’euros ».
Exposé des motifs
Dans le cadre de la stratégie du Gouvernement en faveur de la reprise d’activité des personnes sans emploi, le présent article reconduit jusqu’au 31 décembre 2019 la garantie octroyée par l’État au titre des prêts à taux zéro accordés à des personnes sans emploi ou rencontrant des difficultés pour s’insérer durablement dans l’emploi qui créent ou reprennent une entreprise. Le prolongement de cette garantie pour les prêts à émettre au cours de l’année 2019 doit assurer la poursuite de l’attribution de prêts à taux zéro dans le cadre du « Nouvel accompagnement pour la création et la reprise d’entreprise » (Nacre) tout en permettant la mise en place d’une mission d’évaluation du dispositif qui aura lieu en 2019. L’article propose également, et par voie de conséquence, de relever le montant de cette garantie de 50 M€.
Le dispositif Nacre a été créé en 2009 et est mis en œuvre par l’État, les régions et la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Il intègre des actions d’accompagnement et de conseil à la création ou à la reprise d’entreprises – désormais portées par les régions – ainsi que des prêts à taux zéro financés par le fonds d’épargne de la CDC.
Article 70 :
Extension de la garantie de refinancement aux crédits couverts par la garantie des projets stratégiques
Au troisième alinéa du 3° du I de l’article 84 de la loi n° 2012-1510 du 29 décembre 2012 de finances rectificative pour 2012, les mots : « à l’exportation » sont supprimés.
Exposé des motifs
Dans le cadre des réformes du dispositif de soutien financier public à l’export en cours de mise en œuvre, le présent article vise à étendre le périmètre de la garantie de refinancement octroyée par Bpifrance Assurance Export au nom de l’État, pour le compte de celui-ci et sous son contrôle.
La garantie de refinancement permet à l’État de couvrir le risque de non-paiement d’un établissement de crédit au titre d’un contrat destiné au refinancement de crédits à l’exportation. Il s’agit d’une mesure concourant à l’amélioration de la compétitivité des financements des exportations françaises.
Or, la garantie actuelle, prévue à l’article 84 de la loi de finances rectificative pour 2012, porte exclusivement sur le refinancement de projets d’exportations. Afin de renforcer les outils de soutien à l’exportation et de financement des projets stratégiques pour l’économie française, il est proposé d’étendre le champ de cette garantie aux opérations mentionnées à l’article L. 432-2 du code des assurances, à savoir « des opérations d’assurance des risques commerciaux, politiques, monétaires et catastrophiques, afférents à des opérations de nature à contribuer au développement du commerce extérieur de la France ou présentant un intérêt stratégique pour l’économie française à l’étranger ».
Article 71 :
Garantie de l’État au titre de prêts de l’Agence française de développement (AFD) à l’Association internationale de développement (AID) et au Fonds international de développement agricole (FIDA)
(1) I. – Le ministre chargé de l’économie est autorisé à accorder, à titre gratuit, la garantie de l’État à l’Agence française de développement au titre du prêt consenti à l’Association internationale de développement, conformément à l’engagement pris par la France dans le cadre de la 18e reconstitution des ressources de l’Association internationale de développement, décidée lors de la réunion des 14 et 15 décembre 2016 à Yogyakarta. Cette garantie porte sur le principal et les intérêts dans la limite d’un plafond de 800 millions d’euros en principal.
(2) II. – Le ministre chargé de l’économie est autorisé à accorder, à titre gratuit, la garantie de l’État à l’Agence française de développement au titre du prêt consenti au Fonds international de développement agricole, conformément à l’engagement pris par la France dans le cadre de la 11e reconstitution des ressources du Fonds international de développement agricole, décidée lors de la réunion du 12 février 2018 à Rome. Cette garantie porte sur le principal et les intérêts dans la limite d’un plafond de 50 millions d’euros en principal.
Exposé des motifs
Le présent article tend à autoriser le ministre chargé de l’économie à octroyer une garantie de l’État au titre des prêts consentis par l’Agence française de développement (AFD), d’une part, à l’Association internationale de développement (AID) et, d’autre part, au Fonds international de développement agricole (FIDA) dans le cadre de leur reconstitution pluriannuelle.
S’agissant de l’AID, la contribution française à la 18e reconstitution de l’AID comprend un don de 1 040 M€, via le programme 110 : « Aide économique et financière au développement » de la mission « Aide publique au développement », et un prêt très concessionnel de 800 M€ (prêt de 40 ans de maturité dont 10 ans de grâce à taux nul), qui permet à la France de se maintenir au cinquième rang des contributeurs, avec une contribution valorisée à 1 503 M$, derrière l’Allemagne et devant le Canada.
L’AID est le plus grand fonds concessionnel pour le développement et fait partie du groupe de la Banque mondiale. Ce fonds est reconstitué selon un cycle triennal ; il l’a été à la fin de l’année 2016, dans le cadre de la reconstitution dite « AID 18 » – pour financer son activité sur 2018-2020 – à hauteur de 75 Md$, affichant ainsi une hausse significative par rapport aux reconstitutions précédentes (52 Md$ en 2013). Cette évolution est due au fait que l’AID peut désormais emprunter sur les marchés. La contribution à l’AID est la première contribution multilatérale portée par le programme 110 en termes de volume financier, ce qui s’explique notamment par le fait que l’AID sert les principales priorités de l’aide publique au développement de la France.
Pour ce qui est du FIDA, la contribution française à la 11e reconstitution du FIDA sera constituée, d’une part, d’un don versé sur trois ans d’un montant maximum de 36 M€ et, d’autre part, d’un prêt très concessionnel (prêt de 40 ans de maturité dont 10 ans de grâce à taux nul) d’un montant maximum de 50 M€ qui sera porté par l’Agence française de développement (AFD) et bonifié par le programme 110.
La France a choisi de soutenir le FIDA qui répond aux priorités françaises à la suite, notamment, d’une évaluation menée par le ministère chargé de l’économie et des finances en 2017 concernant le partenariat de la France avec le FIDA, en associant en particulier le ministère de l’Europe et des affaires étrangères ainsi que le ministère de l’agriculture et de l’alimentation. Le FIDA constitue ainsi un vecteur particulièrement pertinent pour soutenir efficacement les priorités géographiques (Afrique subsaharienne, pays à faible revenu) et thématiques (climat, égalité femmes-hommes) de la France.
L’octroi de ces prêts par l’AFD, à partir de ses ressources de marché, directement aux organisations internationales pour le compte de l’État et au risque de celui-ci nécessite ainsi l’octroi d’une garantie de l’État.
II. – Autres mesures
Aide publique au développement
Article 72 :
Souscription à l'augmentation de capital de la Banque mondiale
(1) Le ministre chargé de l'économie est autorisé à souscrire :
(2) 1° À l'augmentation générale de capital de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement, soit la souscription de 9 022 nouvelles parts dont 20 % appelées et 80 % sujettes à appel ;
(3) 2° À l’augmentation sélective de capital de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement, soit la souscription de 9 185 nouvelles parts dont 6 % appelées et 94 % sujettes à appel ;
(4) 3° À l’augmentation générale de capital de la Société financière internationale, soit la souscription de 261 749 nouvelles parts intégralement appelées.
Exposé des motifs
Afin de maintenir un soutien fort en faveur du multilatéralisme et du rôle de la Banque mondiale dans ses missions de lutte contre la pauvreté et le changement climatique, ainsi que d’accompagnement des pays en voie de développement, le Gouvernement souhaite que la France maintienne son rang parmi les actionnaires. Ainsi, le présent article prévoit d’autoriser le ministre chargé de l’économie à souscrire à l’augmentation de capital pour deux entités du groupe de la Banque mondiale : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), qui finance le secteur public des pays à revenus intermédiaires, et la Société financière internationale (SFI), dédiée au financement du secteur privé.
L’accord trouvé avec les actionnaires prévoit pour chacune des institutions :
- d'une part, des augmentations générales de capital qui ont pour but de renforcer les fonds propres de l’institution et auxquelles tous les actionnaires souscrivent proportionnellement à leur part de capital ;
- d’autre part, des augmentations sélectives de capital qui modifient la répartition de l’actionnariat pour le rééquilibrer au profit de certains groupes de pays jugés sous-représentés.
Il s’agit d’une augmentation significative des ressources du groupe de la Banque mondiale, avec une demande de capital appelé de 13 Md$ au total, dont 7,5 Md$ pour la BIRD et 5,5 Md$ pour la SFI. Cette augmentation doit permettre à la BIRD de porter ses engagements annuels de 23 Md$ en 2017 à 36 Md$ en 2030 et de 12 à 25 Md$ s’agissant de la SFI.
La contribution financière totale de la France en capital appelé est estimée à 545 M$ (soit environ 464 M€) et sera décaissée selon un échéancier courant sur une période de cinq années, soit des versements annuels de 109 M$ (93 M€) entre 2019 et 2023. Le capital appelable s’élève à 1 912,2 M$. Cette participation doit permettre à la France de conserver sa place de 5e actionnaire de la BIRD (sa part dans l’actionnariat passant de 3,97 % à 3,91 %), continuant ainsi de bénéficier d’un représentant unique au sein du conseil d’administration.
Le nombre de parts dont dispose la France au sein du capital de la BIRD devrait s’élever à 108 611 au total à l’issue des augmentations générale et sélective de capital de cette dernière, contre 90 404 parts aujourd’hui ; pour ce qui de la SFI, le nombre de parts françaises, actuellement égal à 121 015, serait de 1 184 438 après l’augmentation de capital, incluant également une conversion des réserves.
Anciens combattants, mémoire et liens avec la nation
Article 73 :
Revalorisation de l’allocation de reconnaissance et de l’allocation viagère des conjoints survivants d’anciens membres des formations supplétives
(1) I. – L’article 6 de la loi n° 2005-158 du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés est ainsi modifié :
(2) 1° Les quatre premiers alinéas du I sont remplacés par huit alinéas ainsi rédigés :
(3) « I. – Une allocation de reconnaissance, sous condition d'âge, est versée en faveur :
(4) « - des anciens harkis, moghaznis et personnels des diverses formations supplétives de statut civil de droit local ayant servi en Algérie, qui ont fixé leur domicile en France ;
(5) « - aux conjoints ou ex-conjoints survivants, non remariés ou n’ayant pas conclu de pacte civil de solidarité, des personnes mentionnées à l’alinéa précédent.
(6) « II. – La perception de l'allocation de reconnaissance peut prendre la forme, au choix du bénéficiaire :
(7) « - d’une rente viagère dont le montant annuel ne peut être inférieur à 4 109 € à compter du 1er janvier 2019 ;
(8) « - d’un capital de 20 000 euros et d’un complément de capital sous la forme d’une rente viagère dont le montant annuel ne peut être inférieur à 2 987 euros à compter du 1er janvier 2019 ;
(9) « - d’un capital de 30 000 euros.
(10) « Un arrêté conjoint des ministres chargés des rapatriés et du budget fixe le montant annuel de la rente viagère et du complément de capital prévus respectivement aux deuxième et troisième alinéas du présent II. »
(11) 2° Le II devient le V ;
(12) 3° Avant les mots : « En cas de décès » est insérée la référence : « III. – » ;
(13) 4° Avant les mots : « Les modalités d’application » est insérée la référence : « IV. – ».
(14) II. – 1° Le b du 4° de l’article 81 du code général des impôts est ainsi rédigé :
(15) « b. L’allocation de reconnaissance prévue à l’article 6 de la loi n° 2005-158 du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés ; »
(16) 2° Le 11° du I de l’article L. 136-1-3 du code de la sécurité sociale est ainsi rédigé :
(17) « 11° L’allocation de reconnaissance prévue à l’article 6 de la loi n° 2005-158 du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés ; ».
(18) III. – L’article 133 de la loi n° 2015-1785 du 29 décembre 2015 de finances pour 2016 est ainsi modifié :
(19) 1° Au premier alinéa, les mots : « de 3 663 € à compter du 1er janvier 2018, indexé sur le taux d'évolution en moyenne annuelle des prix à la consommation de tous les ménages, hors tabac, » sont remplacés par les mots : « qui ne peut être inférieur à 4 109 € à compter du 1er janvier 2019 » ;
(20) 2° Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Le montant annuel de l’allocation est fixé par arrêté conjoint des ministres chargés des rapatriés et du budget. »
(21) IV. – L’article 47 de la loi de finances rectificative pour 1999 (n° 99-1173 du 30 décembre 1999) est abrogé.
Exposé des motifs
Le Président de la République a décidé la mise en œuvre d’une action en faveur des harkis et de leur famille, qui comprend des mesures comme la revalorisation des allocations de reconnaissance et viagère bénéficiant aux anciens membres des formations supplétives et à leurs conjoints survivants, ainsi que la mise en place d’un mécanisme de solidarité au profit des enfants de harkis rencontrant aujourd’hui des difficultés liées à leur histoire spécifique.
Cette action en faveur des harkis est mise en œuvre à la suite de la remise du rapport « Aux harkis, la France reconnaissante » par le préfet Dominique Ceaux. Les mesures envisagées ont, ainsi, vocation à témoigner de la reconnaissance de la Nation vis-à-vis des harkis et de leur famille.
Le présent article a pour objet de revaloriser de 400 € les allocations susmentionnées, versées à la première génération de harkis. Un nouveau mécanisme d’aide financière sera par ailleurs mis en œuvre pour la deuxième génération afin de soutenir les enfants de harkis qui en ont le plus besoin. Les enfants de harkis ne bénéficient en effet aujourd’hui d’aucune aide dédiée, même lorsqu’ils rencontrent des difficultés sociales et économiques importantes. Ce mécanisme d’aide, mis en œuvre par voie réglementaire, dont la gestion sera assurée par l’Office national des anciens combattants et des victimes de guerre (ONAC-VG), dont les services assureront l’instruction des dossiers, sera doté pour quatre ans d’une enveloppe de 7,35 M€. Il permettra de traiter de manière souple et adaptée les difficultés socio- économiques spécifiques rencontrées par la deuxième génération.
Enfin, il est proposé de simplifier et de rendre plus lisibles les dispositions législatives en vigueur. La complexité qui en résulte crée des risques de confusion tant pour ce qui concerne le champ des bénéficiaires de ces mesures que le montant auquel ils ont droit.
Cohésion des territoires
Article 74 :
Augmentation de la contribution de la Caisse de garantie du logement locatif social (CGLLS) à l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU)
Le sixième alinéa de l'article L. 452-1 du code de la construction et de l'habitation est ainsi modifié :
(1) 1° Les années : « 2014 » et « 2024 » sont remplacées respectivement par les années : « 2019 » et « 2031 » et le montant : « 30 millions d'euros » est remplacé par le montant : « 184 millions d'euros » ;
(2) 2° Il est ajouté une phrase ainsi rédigée :
(3) « Ce versement est liquidé, ordonnancé et recouvré selon les modalités prévues pour les recettes des établissements publics administratifs de l'Etat. »
Exposé des motifs
Conformément aux engagements du Président de la République, le nouveau programme national de rénovation urbaine (NPNRU) bénéficie d’un doublement de son financement pour un total de 10 Md€.
Ce financement supplémentaire a fait l’objet d’une contractualisation avec les financeurs historiques du programme. D’une part, Action Logement s’engage à financer le programme à hauteur de 2 Md€ supplémentaires. D’autre part, le protocole du 4 avril 2018 conclu par le ministère de la cohésion des territoires et l’Union sociale pour l’habitat prévoit un financement du NPNRU par les bailleurs sociaux à hauteur de 2 Md€. Enfin, l’État participe au doublement du financement du programme à hauteur de 1 Md€.
Le présent article prévoit, ainsi, d’augmenter la contribution des bailleurs sociaux durant toute la période du NPNRU (soit 13 ans à partir de 2019). Cette augmentation correspond à une hausse du versement de la Caisse de garantie du logement locatif social (CGLLS) à l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), à raison de 154 M€ par an. Dans la mesure où cette augmentation s’ajoute au versement annuel de 30 M€ initialement prévu, le concours financier de la CGLLS s’élèvera à 184 M€ par an au total à l’ANRU entre 2019 et 2031.
Écologie, développement et mobilité durables
Article 75 :
Pérennisation du financement du plan Ecophyto et fixation des modalités de contribution des agences de l’eau à l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS)
(1) I. – Le code de l’environnement est ainsi modifié :
(2) 1° Au V de l’article L. 213-10-8, les mots : « Entre 2012 et 2018, » sont supprimés ;
(3) 2° À l’article L. 423-21-1 :
(4) a) Les sept premiers alinéas sont remplacés par les sept alinéas suivants :
(5) « Le montant des redevances cynégétiques est fixé pour 2019 à :
(6) « - pour la redevance cynégétique nationale annuelle : 44,5 euros ;
(7) « - pour la redevance cynégétique nationale temporaire pour neuf jours : 31 euros ;
(8) « - pour la redevance cynégétique nationale temporaire pour trois jours : 22 euros ;
(9) « - pour redevance cynégétique départementale annuelle : 44,5 euros ;
(10) « - pour la redevance cynégétique nationale temporaire pour neuf jours : 31 euros ;
(11) « - pour la redevance cynégétique départementale temporaire pour trois jours : 22 euros. » ;
(12) b) Au neuvième alinéa, l’année : « 2008 » est remplacée par l’année : « 2020 ».
(13) II. – Les troisième et quatrième alinéas du I de l’article 135 de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 sont remplacés par les quatre alinéas suivants :
(14) « Chaque année, un arrêté conjoint des ministres chargés de l’écologie et du budget fixe le montant de cette contribution, en précisant les parts allouées à l’Agence française pour la biodiversité et à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, et la répartit entre les agences de l’eau en fonction du potentiel économique du bassin hydrographique pondéré par l’importance relative de sa population rurale.
(15) « Le potentiel économique du bassin hydrographique est déterminé pour 20 % à partir du produit intérieur brut des régions relevant de chaque bassin et pour 80 % à partir du revenu des ménages des régions relevant de chaque bassin.
(16) « Pour chaque bassin, un coefficient de modulation rurale définit l’importance relative de la population rurale. Ce coefficient, compris entre 75 % et 115 %, est déterminé de façon linéaire selon la part de population du bassin habitant des communes non incluses dans des aires urbaines.
(17) « Cet arrêté détermine également les modalités de versement de cette contribution. »
Exposé des motifs
Le présent article vise, tout d’abord, à traduire l’engagement pris le 28 août 2018 par le Gouvernement, parmi les différentes mesures annoncées pour moderniser la chasse et protéger la biodiversité, de réduire le montant des redevances cynégétiques. Par ailleurs, une contribution de 5 € par chasseur pour la biodiversité sera mise en place, associée à des cofinancements publics, pour financer des actions concrètes en faveur de la biodiversité et de la restauration des habitats.
Par ailleurs, il est proposé de pérenniser le financement, par les agences de l’eau, du programme national visant à la réduction de l’usage des pesticides dans l’agriculture et à la maîtrise de leurs risques (plan « Ecophyto »). L’AFB est chargée de la mise en œuvre de ce plan, dont le financement est assuré par un versement des agences de l’eau plafonné à hauteur de 41 M€ par an. Les dispositions législatives actuelles prévoient ce versement jusqu’en 2018.
Enfin, la mesure proposée tend à modifier les modalités de répartition des contributions des agences de l’eau aux opérateurs de la biodiversité terrestre et aquatique afin d’assurer une plus grande solidarité entre les différents bassins hydrographiques. À cet égard, le dispositif prévoit de calculer cette répartition par agence au regard, d’une part, de leur « potentiel économique du bassin hydrographique » déterminé, à partir des données de l’Insee, par le produit intérieur brut des régions relevant de chaque bassin hydrographique et le revenu des ménages et, d’autre part, de l’importance de leur population rurale.
Article 76 :
Évolution du régime de la redevance pour pollutions diffuses
(1) L'article L. 213-10-8 du code de l'environnement est ainsi modifié :
(2) 1° Le II est remplacé par les dispositions suivantes :
(3) « II. – L'assiette de la redevance est la masse de substances contenues dans les produits mentionnés au I :
(4) « 1° Appartenant, en raison de leur cancérogénicité ou de leur mutagénicité sur les cellules germinales ou de leur toxicité pour la reproduction, à une classe de danger prévue par le règlement (CE) n° 1272/2008 du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 relatif à la classification, à l’étiquetage et à l’emballage des substances et des mélanges, modifiant et abrogeant les directives 67/548/CEE et 1999/45/CE et modifiant le règlement (CE) n° 1907/2006 ;
(5) « 2° Appartenant, en raison de leur toxicité aiguë de catégorie 1, 2 ou 3 ou en raison de leur toxicité spécifique pour certains organes cibles, de catégorie 1, à la suite d'une exposition unique ou après une exposition répétée, soit en raison de leurs effets sur ou via l'allaitement, à une classe de danger prévue par le règlement (CE) n° 1272/2008 mentionné au 1° ;
(6) « 3° Appartenant, en raison de leur toxicité aiguë pour le milieu aquatique de catégorie 1 ou de leur toxicité chronique pour le milieu aquatique de catégorie 1 ou 2, à une classe de danger prévue par le règlement (CE) n° 1272/2008 mentionné au 1° ;
(7) « 4° Appartenant, en raison de leur toxicité chronique pour le milieu aquatique de catégorie 3 ou 4, à une classe de danger prévue par le règlement (CE) n° 1272/2008 mentionné au 1° ;
(8) « 5° Qui ne répondent pas aux critères des paragraphes 3.6 et 3.7 de l'annexe II au règlement (CE) n° 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et abrogeant les directives 79/117/CEE et 91/414/CEE mais qui sont encore commercialisées ;
(9) « 6° Dont on envisage la substitution au sens de l'article 24 du règlement (CE) n° 1107/2009 mentionné au 5°.
(10) « Un arrêté conjoint des ministres chargés de l’environnement et de l’agriculture fixe la liste des substances relevant des 1° à 6°. »
(11) 2° Les trois premiers alinéas du III sont remplacés par les dispositions suivantes :
(12) « Le taux de la redevance, exprimé en euros par kilogramme, est fixé selon le tableau suivant :
(13) «
| Substances : | Taux (en euros par kg) |
| substances relevant du 1° du II | 9,0 |
| substances relevant du 2° du II | 5,1 |
| substances relevant du 3° du II | 3,0 |
| substances relevant du 4° du II | 0,9 |
| substances relevant du 5° du II | 5,0 |
| substances relevant du 6° du II | 2,5 |
(14) « Lorsqu’une substance relève de plusieurs catégories mentionnées aux 1° à 4° du II, le taux de redevance appliqué est le plus élevé parmi les catégories dont elle relève.
(15) « Lorsqu’une substance relève de plusieurs catégories mentionnées aux 5° à 6° du II, le taux de redevance appliqué est le plus élevé parmi les catégories dont elle relève.
(16) « Lorsqu’une substance relève d’une ou de plusieurs catégories mentionnées aux 1° à 4° et aux 5° à 6° du II, le taux retenu est la somme des taux calculés en application des deux précédents alinéas. »
Exposé des motifs
Le présent article prévoit de modifier le régime de la redevance pour pollutions diffuses afin de limiter l’usage des pesticides et la contamination associée des milieux. À ce titre, il modifie les classes de substances mentionnées à l’article précité et les taux de la redevance pour pollutions diffuses qui leur est applicable. L'augmentation de ces taux vise à inciter à une moindre utilisation des produits phytopharmaceutiques utilisant ces substances afin de limiter la contamination des milieux et l'impact sur la santé humaine. Elle s’inscrit, en outre, dans un objectif de plus grande transparence sur le niveau de dangerosité des différentes substances par le biais d’une plus grande discrimination des taux incluant un renforcement de ceux portant sur les substances qui seront, à terme, interdites en Europe, conformément au règlement 1107/2009 en ce qui concerne les substances candidates à substitution ou exclusion.
En effet, la modification proposée repose sur le constat que les taux actuels n'ont pas entraîné de diminution de la vente et de l'utilisation de ces substances depuis l'instauration de la redevance.
Le produit de la redevance pour pollutions diffuses (RPD) devrait augmenter de 50 M€ en 2019 pour un rendement actuel de 140 M€. Ce montant sera utilisé, à compter de 2020, pour accélérer la conversion à l’agriculture biologique. Une circulaire conjointe des ministères en charge de l’écologie, de l’agriculture et du budget déterminera les conditions d’utilisation de ces aides dans le cadre du plan « Ambition bio ».
Engagements financiers de l'État
Article 77 :
Participation française à l’augmentation de capital sujet à appel, de la Banque européenne d’investissement (BEI)
Le ministre chargé de l’économie est autorisé à souscrire à une augmentation de capital de la Banque européenne d’investissement à hauteur de 6 855 963 842 euros de capital sujet à appel.
Exposé des motifs
Le présent article vise à augmenter la participation de la France au capital sujet à appel de la Banque européenne d’investissement (BEI).
Le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) prévu le 30 mars 2019 implique, par conséquent, son retrait du capital de la BEI. Il en résulte pour cette dernière une diminution du capital appelé à hauteur de 3,5 Md€ et du capital appelable pour un montant de 35,7 Md€, soit un total de capital souscrit de 39,2 Md€. En l’absence de mesure compensatoire, ce départ remettrait en cause la capacité de la banque à remplir ses objectifs de politique publique (mandats donnés par l’UE et activités sur ressources propres) et serait aussi perçu, notamment par les agences de notation, comme un affaiblissement du soutien de ses actionnaires susceptible de fragiliser son modèle économique et financier.
L’opération de remplacement du capital souscrit britannique repose ainsi, d’une part, sur l’incorporation au capital appelé d’une partie des réserves de la banque et, d’autre part, sur une augmentation du capital sujet à appel des 27 États membres à hauteur de leur nouvelle part dans le capital total.
Recherche et enseignement supérieur
Article 78 :
Renforcement de la mobilité étudiante
(1) L’article 50 de la loi n° 2016-1088 du 16 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels est abrogé à compter du 1er janvier 2019.
(2) Toutefois, ses dispositions demeurent applicables aux demandeurs de l’aide à la recherche du premier emploi ayant obtenu leur diplôme à finalité professionnelle au plus tard le 31décembre 2018.
Exposé des motifs
L’aide à la recherche du premier emploi (ARPE), créée en 2016, concerne les jeunes de moins de vingt-huit ans qui ont obtenu, depuis moins de quatre mois à la date de leur demande, un diplôme à finalité professionnelle et qui sont à la recherche d’un emploi. Parmi les conditions d’attribution de l’ARPE, le jeune diplômé devait être bénéficiaire d’une bourse nationale du second degré ou de l’enseignement supérieur durant la dernière année de préparation de son diplôme.
Afin d’accompagner la mise en œuvre de la réforme de l’orientation dans l’enseignement supérieur, le présent article vise à transformer l’ARPE, qui semble moins adaptée aux enjeux actuels compte tenu de la dynamique du marché de l’emploi, en un dispositif d’aide exceptionnelle à la mobilité destiné aux personnes qui, dans le cadre de la procédure nationale de préinscription Parcoursup, souhaitent s’inscrire à une formation de l’enseignement supérieur. Un fonds sera créé à cette fin par voie réglementaire, dont la gestion sera confiée, pour le compte de l’État, au Centre national des œuvres universitaires et scolaires, qui dispose d’une expertise dans la gestion des aides aux étudiants.
Relations avec les collectivités territoriales
Article 79 :
Répartition de la dotation globale de fonctionnement (DGF) et d’autres dotations de fonctionnement
(1) I. – Le code général des collectivités territoriales est ainsi modifié :
(2) 1° Après le quatorzième alinéa de l'article L. 2334-13, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
(3) « En 2019, les montants mis en répartition au titre de la dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale et de la dotation de solidarité rurale augmentent au moins, respectivement, de 90 millions d'euros et de 90 millions d'euros par rapport aux montants mis en répartition en 2018. Cette augmentation est financée par les minorations prévues à l'article L. 2334-7-1. » ;
(4) 2° L’avant dernier alinéa de l’article L. 2335-1 est remplacé par les dispositions suivantes :
(5) « Les attributions individuelles au titre de cette dotation peuvent être constatées par arrêté du ministre chargé des collectivités territoriales publié au Journal officiel. Cette publication vaut notification aux collectivités territoriales. » ;
(6) 3° L’article L. 2335-16 est complété par un alinéa ainsi rédigé :
(7) « Les attributions individuelles au titre de cette dotation peuvent être constatées par arrêté du ministre chargé des collectivités territoriales publié au Journal officiel. Cette publication vaut notification aux collectivités territoriales. » ;
(8) 4° À la section 1 du chapitre IV du titre III du livre III de la troisième partie :
(9) a) Au deuxième alinéa de l’article L. 3334-1 :
(10) i) À la première phrase, l’année : « 2018 » est remplacée par l’année : « 2019 » et l’année : « 2017 » est remplacée par l’année : « 2018 » ;
(11) ii) À la deuxième phrase, dans toutes ses occurrences, l’année : « 2018 » est remplacée par l’année : « 2019 » et les mots : « et majoré de 5 millions d’euros pour tenir compte de l’augmentation de la dotation de péréquation des départements » sont supprimés ;
(12) iii) L’alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée :
(13) « En 2019, le montant de la dotation globale de fonctionnement des départements est minoré du montant correspondant à la réduction de dotation à prévoir en application du b du 2° du V de l’article □□ de la loi n° 2018-□□□□ du □□ décembre 2018 de finances pour 2019 » ;
(14) b) À l’article L. 3334-3 :
(15) i) La dernière phrase du 2° du II est remplacée par les dispositions suivantes :
(16) « Pour chaque département concerné, cette minoration ne peut être supérieure à 1 % des recettes réelles de fonctionnement de son budget principal, constatées dans le compte de gestion afférent au pénultième exercice. La minoration ne peut excéder le montant de la dotation forfaitaire calculée pour le département en application du I. Pour la métropole de Lyon, la collectivité territoriale de Guyane et la collectivité territoriale de Martinique, ces recettes sont affectées, respectivement, d’un coefficient de 55,45 %, 79,82 % et 81,58 %. » ;
(17) ii) Le III est remplacé par les dispositions suivantes :
(18) « III. – En 2019, le montant de la dotation forfaitaire du Département de Mayotte est minoré en application du b du 2° du V de l’article □□ de la loi n° 2018-□□□□ du □□ décembre 2018 de finances pour 2019. » ;
(19) c) Le dernier alinéa de l’article L. 3334-4 est remplacé par les dispositions suivantes :
(20) « En 2019, le montant de la dotation de péréquation mentionnée au premier alinéa, avant accroissement éventuel par le comité des finances locales, est majoré de 10 millions d’euros, financés par la minoration mentionnée au II de l’article L. 3334-3. » ;
(21) 5° L’article L. 5211-28 est remplacé par les dispositions suivantes :
(22) « Art. L. 5211-28. – I. – Les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre appartenant aux catégories suivantes reçoivent, à compter de l’année où ils perçoivent pour la première fois le produit de leur fiscalité, une attribution au titre de la dotation d’intercommunalité :
(23) « 1° Les communautés urbaines et les métropoles, y compris la métropole du Grand Paris et la métropole d’Aix-Marseille-Provence ainsi que la métropole de Lyon ;
(24) « 2° Les communautés d’agglomération ;
(25) « 3° Les communautés de communes faisant application des dispositions de l’article 1609 nonies C du code général des impôts ;
(26) « 4° Les communautés de communes ne faisant pas application des dispositions de l’article 1609 nonies C du code général des impôts.
(27) « II. – Les ressources de la dotation d’intercommunalité mentionnée au I sont prélevées sur la dotation d’aménagement prévue à l’article L. 2334-13.
(28) « En 2019, le montant total de la dotation d’intercommunalité est égal au montant total perçu par les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre en 2018, augmenté de 30 millions d’euros. Cette augmentation est financée par les minorations prévues à l’article L. 2334-7-1.
(29) « III. – Les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre dont la dotation par habitant perçue en 2018 est inférieure à 5 euros bénéficient en 2019, avant application des dispositions prévues au IV, d’un complément égal à la différence entre une attribution de 5 euros par habitant, multipliée par la population des communes que l’établissement regroupe au 1er janvier de l’année de répartition, et l’attribution perçue en 2018. Les établissements dont le potentiel fiscal par habitant est supérieur en 2019 au double du potentiel fiscal par habitant moyen des établissements appartenant à la même catégorie ne bénéficient pas de ce complément.
(30) « En cas de différence, pour un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre, entre le périmètre constaté au 1er janvier 2019 et celui existant au 1er janvier 2018, la dotation par habitant perçue en 2018 prise en compte s’obtient :
(31) « 1° En calculant la part de la dotation d’intercommunalité perçue en 2018 afférente à chaque commune membre d’un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre au 1er janvier 2018, par répartition du montant de la dotation au prorata de la population de la commune dans la population de l’établissement ;
(32) « 2° Puis en additionnant les parts calculées conformément à l’alinéa précédent de chacune des communes que cet établissement regroupe au 1er janvier 2019 ;
(33) « La majoration de la dotation d’intercommunalité résultant du calcul de ces compléments est financée par les minorations prévues à l’article L. 2334-7-1. Elle s’ajoute au montant mentionné au II.
(34) « IV. – La dotation d’intercommunalité est répartie comme suit :
(35) « 1° Cette dotation est répartie entre les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre, après prélèvement des sommes nécessaires à l’application des dispositions prévues au V, à raison de 30 % pour la dotation de base et de 70 % pour la dotation de péréquation.
(36) « Chaque établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre perçoit :
(37) « a) Une dotation de base, calculée en fonction de la population des communes que l’établissement regroupe au 1er janvier de l’année de répartition, pondérée par le coefficient d’intégration fiscale de l’établissement ;
(38) « b) Une dotation de péréquation, calculée en fonction de la population des communes que l’établissement regroupe au 1er janvier de l’année de répartition, pondérée par le coefficient d’intégration fiscale l’établissement, multiplié par la somme :
(39) « - du rapport entre le potentiel fiscal par habitant moyen des établissements appartenant à la même catégorie et du potentiel fiscal par habitant de l’établissement ;
(40) « - du rapport entre le revenu par habitant moyen des établissements et du revenu par habitant de l’établissement. La population prise en compte est la population totale ;
(41) « 2° Les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre ne peuvent percevoir, à compter de la troisième année d’attribution de la dotation dans la même catégorie, une attribution par habitant inférieure à 95 % de la dotation par habitant perçue l’année précédente.
(42) « Un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre qui change de catégorie, qui est issu d’une fusion dans le cadre des dispositions de l’article L. 5211-41-3 ou qui fait suite à un ou plusieurs autres établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre perçoit, les deux premières années d’attribution de la dotation dans la nouvelle catégorie ou après la fusion, une attribution par habitant au moins égale à celle perçue l’année précédente.
(43) « Un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre, créé ex nihilo, perçoit la première année une attribution calculée dans les conditions prévues au 1° et la deuxième année une attribution par habitant au moins égale à celle perçue l’année précédente.
(44) « Les métropoles, communautés urbaines et communautés d’agglomération dont le coefficient d’intégration fiscale est supérieur à 0,40 perçoivent une dotation par habitant au moins égale à celle perçue l’année précédente.
(45) « Les communautés de communes dont le coefficient d’intégration fiscale est supérieur à 0,50 perçoivent une dotation par habitant au moins égale à celle perçue l’année précédente.
(46) « Les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre dont le potentiel fiscal par habitant est inférieur d’au moins 50 % au potentiel fiscal moyen par habitant des établissements appartenant à la même catégorie perçoivent une dotation par habitant au moins égale à celle perçue l’année précédente ;
(47) « 3° Un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre ne peut bénéficier d’une attribution par habitant supérieure à 110 % du montant perçu au titre de l’année précédente ;
(48) « 4° En cas de différence, pour un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre, entre le périmètre constaté au 1er janvier de l’année de répartition et celui existant au 1er janvier de l’année précédente, la dotation par habitant perçue l’année précédente prise en compte pour le calcul des garanties prévues au V et du plafonnement prévu au VI s’obtient :
(49) « a) En calculant, la part de la dotation d’intercommunalité perçue l’année précédente afférente à chaque commune membre d’un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre au 1er janvier de l’année précédente, par répartition du montant de la dotation au prorata de la population de la commune dans la population de l’établissement ;
(50) « b) Puis en additionnant les parts, calculées conformément à l’alinéa précédent, de chacune des communes que cet établissement regroupe au 1er janvier de l’année de répartition ;
(51) « En 2019, la dotation à prendre en compte au titre de l’année précédente est celle calculée en application du III. » ;
(52) 6° L’article L. 5211-30 devient l’article L. 5211-29 et dans cet article :
(53) a) Le I, le V et le VI sont abrogés et le II, le III, le IV et le VII deviennent le I, le II, le III et le IV ;
(54) b) Le deuxième alinéa du 4° du II, qui devient le I, est complété par la phrase suivante :
(55) « Ces dispositions s’appliquent également au potentiel fiscal de la métropole d’Aix-Marseille-Provence. » ;
(56) c) Au troisième alinéa du 4°, la référence : « L. 5211-29 » est remplacé par la référence : « L. 5211-28 » ;
(57) d) Le III, qui devient le II, est ainsi modifié :
(58) i) Au premier alinéa du 1° les mots : « et les syndicats d’agglomération nouvelle » sont supprimés ;
(59) ii) Au a du 1° bis, les mots : « supportés par l’établissement public, minorés des dépenses de transfert » sont remplacés par les mots : « supportés par l’établissement public, minorés des dépenses de transfert. » ;
(60) iii) Le 2° est complété par la phrase suivante :
(61) « Pour déterminer le coefficient d’intégration fiscale moyen des métropoles et des communautés urbaines mentionnées au 1° du A de l’article L. 5211-28, ne sont pas prises en compte les recettes et les dépenses de transfert de la métropole du Grand Paris. » ;
(62) iv) Le 3° est remplacé par les dispositions suivantes :
(63) « 3° A compter de 2019, le coefficient d’intégration fiscale pris en compte dans le calcul de la dotation d’intercommunalité ne peut pas être supérieur à 0,6. » ;
(64) v) Il est ajouté un 4° ainsi rédigé :
(65) « 4° Pour le calcul de la dotation d’intercommunalité, le coefficient d’intégration fiscale des métropoles est pondéré par un coefficient égal à 1,2. » ;
(66) e) La deuxième phrase du IV, qui devient le III, est remplacée par la phrase suivante :
(67) « Pour les communautés de communes ne faisant pas application des dispositions de l’article 1609 nonies C du code général des impôts, seule la moitié de la dotation de solidarité communautaire est prise en compte. » ;
(68) f) Le VII, qui devient le IV, est remplacé par les dispositions suivantes :
(69) « IV. – Sauf mention contraire, la population à prendre en compte pour l’application de la présente sous-section est celle résultant des conditions prévues à l’article L. 2334-2. » ;
(70) g) Il est ajouté un V ainsi rédigé :
(71) « V. – Au titre de la première année d’attribution de la dotation dans une catégorie, le coefficient d’intégration fiscale d’un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre est égal au coefficient d’intégration fiscale moyen de la catégorie à laquelle il appartient.
(72) « Par dérogation, lorsqu’un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre est issu d’une fusion opérée dans le cadre des dispositions de l’article L. 5211-41-3, le coefficient d’intégration fiscale retenu est le coefficient d’intégration fiscale de l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre qui lui préexistait. Si plusieurs établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre préexistaient, le coefficient d’intégration fiscale à retenir la première année est le coefficient d’intégration fiscale le plus élevé parmi ces établissements, dans la limite de 105 % de la moyenne des coefficients d’intégration fiscale de ces établissements, pondérés par leur population.
(73) « Au titre de la deuxième année d’attribution de la dotation dans la même catégorie, le coefficient d’intégration fiscale non corrigé des dépenses de transfert est pondéré par le rapport entre le coefficient d’intégration fiscale moyen de la catégorie à laquelle l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre appartient tel que défini au 2° du II et ce coefficient d’intégration fiscale moyen, non corrigé des dépenses de transfert. »
(74) II. – À compter de 2019, le prélèvement opéré en 2018 en application du troisième alinéa de l’article L. 5211-28 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction résultant de la loi n° 2016-1917 du 29 décembre 2016 de finances pour 2017, est reconduit chaque année.
(75) En cas de différence, pour un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre, entre le périmètre constaté au 1er janvier de chaque année et celui existant au 1er janvier de l’année précédente, le prélèvement est recalculé de la manière suivante :
(76) 1° En calculant, la part du prélèvement de l’année précédente afférente à chaque commune membre d’un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre au 1er janvier de l’année précédente, par répartition du montant du prélèvement au prorata de la population de la commune dans la population de l’établissement ;
(77) 2° Puis en additionnant les parts, calculées conformément à l’alinéa précédent, de chacune des communes que cet établissement regroupe au 1er janvier de l’année en cours.
(78) III. – Les articles L. 5211-29, L. 5211-32, L. 5211-32-1, L. 5211-33, L. 5214-23-1 du code général des collectivités territoriales sont abrogés.
(79) IV. – Aux articles L. 2336-3, L. 2336-5, L. 3663-9, L. 5211-4-2 du code général des collectivités territoriales et à l’article 59 de la loi n°2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République, la référence : « L. 5211-30 » est remplacée par la référence : « L. 5211-29 ».
(80) Aux articles L. 3662-4, L. 5217-12 et L. 5218-11 du code général des collectivités territoriales, la référence: « I de l’article L. 5211-30 » est remplacée par la référence : « de l’article L. 5211-28 ».
(81) A l’article L. 2113-20 du code général des collectivités territoriales, la référence : « L. 5211-29 à L. 5211-33 » est remplacée par la référence : « L. 5211-28 et L. 5211-29 ».
(82) V. – Au II de l’article 159 de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018, après le mot : « bases » dans ses deux occurrences, est inséré le mot : « , recettes ».
Exposé des motifs
Le présent article prévoit plusieurs évolutions des modalités de répartition de la dotation globale de fonctionnement (DGF) des EPCI et des départements.
Il comprend, en particulier, une réforme de la dotation d’intercommunalité des EPCI à fiscalité propre (1,5 Md€ en 2018), qui souffre actuellement de problèmes structurels liés à son architecture, à ses critères de répartition et à ses modalités de financement. Ce projet de réforme, qui s’inspire des recommandations formulées par le Comité des finances locales (CFL) en juillet 2018 à l’issue de l’examen effectué par un groupe de travail, rénove l’architecture de la dotation afin d’en simplifier le fonctionnement, d’assurer une certaine prévisibilité des attributions individuelles, de maîtriser l’augmentation annuelle du montant global et d’améliorer l’efficacité des critères de répartition.
L’article comporte, en outre, une modification des modalités de répartition de la dotation forfaitaire des départements, qui est écrêtée chaque année afin de financer la progression d’autres composantes de la DGF des départements (péréquation) ou celle de la population. L’article fait évoluer le plafonnement de cette minoration en le fixant à 1 % des recettes réelles de fonctionnement de chaque département concerné, contre 5 % de la dotation forfaitaire aujourd’hui. Cette modification, conforme à celle adoptée à l’article 138 de la loi de finances pour 2017 sur la dotation forfaitaire des communes, permet d’élargir l’assiette de la minoration et d’assurer une répartition plus équitable de celle-ci.
Il majore également de 180 M€ les dotations de péréquation des communes (90 M€ pour la DSU et 90 M€ pour la DSR) et de 10 M€ les dotations de péréquation des départements, et minore de 5,8 M€ la dotation forfaitaire perçue par le Département de Mayotte dans le cadre de la recentralisation de la gestion et du paiement du revenu de solidarité active (RSA), hors impact des dépenses de personnel.
Enfin, cet article prévoit de moderniser les modalités de notification de la dotation pour les titres sécurisés (DTS) et de la dotation particulière élu local (DPEL), sur le modèle de la réforme mise en œuvre en 2018 pour la notification de la DGF.
Article 80 :
Décalage de la date d’entrée en vigueur de l'automatisation du FCTVA
(1) I. – Le deuxième alinéa de l’article L. 1615-1 du code général des collectivités territoriales est supprimé.
(2) II. – À compter du 1erjanvier 2020, le code général des collectivités territoriales est ainsi modifié :
(3) 1° L’article L. 1615-1 est remplacé par les dispositions suivantes :
(4) « Art. L. 1615-1. – Les ressources du Fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée des collectivités territoriales comprennent les dotations ouvertes chaque année par la loi et destinées à permettre le remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée acquittée par les collectivités territoriales et leurs groupements sur leurs dépenses d’investissement ainsi que sur leurs dépenses d’entretien des bâtiments publics et de la voirie.
(5) « Les attributions du Fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée sont déterminées dans le cadre d’une procédure de traitement automatisé des données budgétaires et comptables. Cette procédure s’applique à l’ensemble des régimes de versement du fonds définis à l’article L. 1615-6.
(6) « Toutefois, cette procédure de traitement automatisé ne s’applique ni aux dépenses d’investissements mentionnées aux quatrième, huitième et neuvième alinéas de l’article L. 1615 2 et aux subventions mentionnées au dernier alinéa du même article, ni aux dépenses mentionnées au III de l’article L. 1615-6, ni à celles mentionnées à l’article L. 211-7 du code de l’éducation lorsqu’elles sont imputées sur un compte qui n’est pas retenu dans le cadre de cette procédure. Pour ces dépenses, les attributions du Fonds résultent d’une procédure déclarative.
(7) « Les modalités de mise en œuvre des procédures mentionnées aux deux alinéas précédents sont définies par décret. » ;
(8) 2° À l’article L. 1615-2 :
(9) a) Aux premier et dixième alinéas, le mot : « réelles » est supprimé ;
(10) b) Le cinquième alinéa est remplacé par les dispositions suivantes :
(11) « Les collectivités territoriales et leurs groupements bénéficient, par dérogation, des attributions du Fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée au titre des fonds de concours versés à l’État pour les dépenses d’investissement que ces collectivités et ces groupements effectuent sur son domaine public routier » ;
(12) c) Les sixième et septième alinéas sont supprimés ;
(13) 3° Le second alinéa de l’article L. 1615-3 est supprimé ;
(14) 4° Au premier alinéa de l’article L. 1615-5, le mot : « réelles » est supprimé ;
(15) 5° Les articles L. 1615-7, L. 1615-10, L. 1615-11 et L. 1615-12 sont abrogés.
Exposé des motifs
Le Fonds de compensation de la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA) est une dotation versée par l’État aux collectivités territoriales et à leurs groupements destinée à assurer une compensation de la charge de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qu’ils supportent sur leurs dépenses d’investissement. D’un montant de 5,008 Md€ en 2017, il constitue le principal dispositif de soutien de l’État à l’investissement public local.
Il est prévu d’automatiser la gestion du FCTVA par le biais du recours à une base comptable des dépenses engagées et mises en paiement, ce qui doit permettre une dématérialisation quasi-intégrale de la procédure d’instruction, de contrôle et de versement de la dotation. À cet égard, l’article L. 1615 1 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction actuelle, prévoit qu’à « compter du 1er janvier 2019, les attributions du Fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée sont déterminées dans le cadre d’une procédure de traitement automatisé des données budgétaires et comptables ».
Le Gouvernement souhaite poursuivre cette réforme qui vise, d’une part, à simplifier et harmoniser les règles de gestion du FCTVA et, d’autre part, à améliorer la sécurité juridique et comptable de son exécution. Toutefois, compte tenu de la complexité technique que recouvre la mise en œuvre d’une telle réforme, il apparaît nécessaire de décaler son entrée en vigueur d’une année.
Aussi, le présent article vise à reporter l’entrée en vigueur de la mesure d’une année et contient plusieurs dispositions de coordination. Il est ainsi prévu que certaines dépenses restent éligibles au FCTVA dans le cadre d'une procédure déclarative car elles ne sont pas rattachables à un plan de compte. D'autres dispositions deviennent inutiles puisque les dépenses correspondantes seront éligibles via la procédure automatisée reposant sur une liste de compte relevant du niveau réglementaire. Cette liste a fait l'objet d'une concertation avec les associations représentant les collectivités territoriales.
Article 81 :
Soutien à l'investissement local
(1) I. – Le code général des collectivités territoriales est ainsi modifié :
(2) 1° L’avant-dernier alinéa de l’article L. 2334-33 est remplacé par les dispositions suivantes :
(3) « Par dérogation, lorsque la subvention s'inscrit dans le cadre d'un contrat signé entre une commune ou un groupement éligible et le représentant de l'État, les maîtres d'ouvrage désignés par le contrat peuvent être bénéficiaires de la subvention. » ;
(4) 2° Après le premier alinéa de l’article L. 2334-36, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
(5) « Le premier alinéa est applicable aux subventions attribuées aux maîtres d’ouvrage désignés dans un contrat en application de l’avant-dernier alinéa de l’article L. 2334-33. » ;
(6) 3° Àl’article L. 2334-40 :
(7) a) Au I :
(8) i) Le troisième alinéa est remplacé par les dispositions suivantes :
(9) « Les communes de métropole qui remplissent les trois conditions suivantes : » ;
(10) ii) Au 1°, les mots : « l’année précédente » sont remplacés par les mots : « au moins une fois au cours des trois derniers exercices » et après les mots : « les communes de 10 000 habitants et plus, » sont insérés les mots : « au moins une fois » ;
(11) iii) Le 2° est remplacé par les dispositions suivantes :
(12) « 2° La commune présente une proportion de population située en quartiers prioritaires de la politique de la ville égale ou supérieure à 19 % de la population totale de la commune au sens du premier alinéa de l'article L. 2334-2. A compter de 2019, la population totale prise en compte pour le calcul de ce ratio est appréciée au 1er janvier 2016. » ;
(13) iv) Au 3°, après les mots : « pour la ville et la rénovation urbaine » sont insérés les mots : « , constatée au 1er janvier de l’année de répartition, » ;
(14) v) Le dernier alinéa est remplacé par les dispositions suivantes :
(15) « Les communes de métropole éligibles sont classées en fonction d'un indice synthétique de ressources et de charges calculé à partir du potentiel financier par habitant, du revenu par habitant et de la proportion de bénéficiaires d'aides au logement dans le nombre total des logements de la commune. » ;
(16) b) Au II, au a et au b du 2°, le mot : « troisième » est remplacé par le mot : « dernier » ;
(17) 4° Au B de l’article L. 2334-42, les mots : « au 1er janvier 2017 » sont remplacés, à deux reprises, par les mots : « au 1er janvier de l’année précédente » ;
(18) 5° L’article L. 3334-10 est remplacé par les dispositions suivantes :
(19) « Art. L. 3334-10. – Il est institué une dotation de soutien à l’investissement des départements, répartie au profit des départements de métropole et d’outre-mer, de la métropole de Lyon, de la collectivité de Corse, des collectivités territoriales de Guyane et de Martinique, de Saint-Pierre-et-Miquelon, de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy.
(20) « I. – Cette dotation est constituée de deux parts :
(21) « 1° À hauteur de 77 % du montant de la dotation, la première part est destinée au soutien de projets d’investissement des départements, de la métropole de Lyon, de la collectivité de Corse, des collectivités de Guyane et de Martinique.
(22) « Cette part est répartie, sous d’enveloppes régionales calculées à hauteur de 55 % en fonction de la population des régions et du Département de Mayotte et à 45 % en fonction de la population des communes situées dans une unité urbaine de moins de 50 000 habitants ou n'appartenant pas à une unité urbaine. Le montant des enveloppe ainsi calculée ne peut être inférieur à 1 500 000 euros ou supérieur à 18 000 000 euros. La population est celle définie à l'article L. 4332-4-1 pour les régions, à l'article L. 3334-2 pour le Département de Mayotte et à l'article L. 2334-2 pour les communes. Les unités urbaines sont celles qui figurent sur la liste publiée par l'Institut national de la statistique et des études économiques.
(23) « Les subventions au titre de cette part sont attribuées par le représentant de l’État dans la région ou dans la collectivité régie par l'article 73 de la Constitution, dans un objectif de cohésion des territoires.
(24) « 2° À hauteur de 23 % du montant de la dotation, la seconde part est destinée aux départements, à la métropole de Lyon, à la collectivité de Corse et aux collectivités territoriales de Guyane et de Martinique, sous réserve que leur potentiel fiscal par habitant ne soit pas supérieur au double du potentiel fiscal moyen par habitant de l’ensemble des départements et que leur potentiel fiscal par kilomètre carré ne soit pas supérieur au double du potentiel fiscal moyen par kilomètre carré de l’ensemble des départements.
(25) « Par dérogation, les collectivités de Saint-Martin, de Saint-Pierre-et-Miquelon et de Saint-Barthélemy perçoivent une part égale pour chacune d’elles au rapport, majoré de 10 %, entre la population de chacune de ces collectivités et la population nationale.
(26) « Après déduction de la part revenant à Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon et Saint-Barthélemy, chaque collectivité éligible bénéficie d’une part égale au produit :
(27) « a) Du rapport entre le potentiel fiscal moyen par habitant de l’ensemble des départements et son potentiel fiscal par habitant, ce rapport ne pouvant excéder 2 ;
(28) « b) Par le rapport entre le potentiel fiscal moyen par kilomètre carré de l’ensemble des départements et son potentiel fiscal par kilomètre carré, sans que ce rapport ne puisse excéder 10.
(29) « En 2019, l’attribution calculée ne peut être inférieure à 70 % ou supérieure au double de la moyenne des fractions attribuées à la collectivité aux cours des trois derniers exercices en application du b et du c de l’article L. 3334-10 dans sa rédaction issue de la loi n° 2011-1977 du 28 décembre 2011 de finances pour 2012.
(30) « Cette part est libre d’emploi.
(31) « II. – Les attributions au titre de la dotation de soutien à l’investissement des départements sont inscrites à la section d’investissement du budget des bénéficiaires.
(32) « Pour l'application du présent article, sauf mention contraire, les données sont appréciées au 1erjanvier de l'année précédant celle au titre de laquelle est répartie la dotation.
(33) « Les modalités d’application du présent article sont prévues par décret en Conseil d’État. »
(34) 6° Les articles L. 3334-11 et L. 3334-12 sont abrogés.
(35) II. – En 2019, le montant mis en répartition au titre de la dotation de soutien à l’investissement des départements prévue à l’article L. 3334-10 du code général des collectivités territoriales est minoré des crédits nécessaires au paiement des restes à charge des exercices antérieurs.
(36) III. – En cas de respect des objectifs fixés au I de l’article 29 de la loi n° 2018-32 du 22 janvier 2018 de programmation des finances publiques pour les années 2018 à 2022, le représentant de l'État peut accorder aux départements signataires d'un contrat une majoration du taux de subvention pour les opérations bénéficiant de la première part de la dotation de soutien à l’investissement des départements prévue à l’article L. 3334-10 du code général des collectivités territoriales.
Exposé des motifs
En premier lieu, le présent article vise à ajuster les modalités de répartition de la dotation politique de la ville (DPV) à compter de 2019 :
- pour tenir compte de l’absence partielle d’actualisation de la population prise en compte dans le calcul du ratio entre, d’une part, la population résidant en quartier prioritaire de la politique de la ville et, d’autre part, la population totale (la première ayant été arrêtée au 17 juin 2016 tandis que la seconde est actualisée chaque année). À cet égard, il est proposé de figer ce ratio à sa valeur constatée en 2016 (et utilisée pour la répartition de la DPV en 2017). Le décalage actuel présente en effet l’inconvénient de conduire certaines communes à perdre leur éligibilité à la DPV du seul fait d’une progression de leur population totale ;
- pour rendre éligibles à la DPV les communes comprenant un quartier présentant les dysfonctionnements urbains les plus importants et considérés comme étant d’intérêt régional ;
- pour élargir le critère fondé sur l’éligibilité à la dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale (DSU) : actuellement, une commune doit respecter certaines conditions d’éligibilité à la DSU pour bénéficier de la DPV. Il est proposé que le respect de ces conditions soit constaté sur les trois derniers exercices budgétaires et non sur le seul dernier, afin d’éviter les effets de seuil résultant de l’actualisation annuelle du classement au sein de la DSU ;
- en cohérence avec les mesures précédentes, afin de déplafonner le nombre de communes éligibles à la DPV (aujourd’hui fixé à 180).
En second lieu, le présent article vise à transformer la dotation globale d’équipement (DGE) des départements, actuellement composée de deux parts qui abondent la section d’investissement des départements (pour 24 % de son montant) ainsi que d’une fraction dite « principale », destinée à financer à hauteur d’un taux de concours les dépenses des départements dans les domaines de l’aménagement foncier et de l’équipement rural (pour 76 % de son montant). L’impact de cette dotation sur le développement des territoires ruraux paraît aujourd’hui relativement limité ; ainsi, les dépenses d’aménagement foncier et d’équipement rural soutenues par la DGE dans son architecture actuelle sont en diminution constante depuis une quinzaine d’années (de 1 100 M€ en 2005 à 495 M€ aujourd’hui). Il est donc proposé de transformer la DGE en une dotation de soutien à l’investissement départemental, à niveau d’engagements inchangé. Ainsi :
- à l’instar de la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) des communes et des groupements de communes, la première part serait répartie en enveloppes régionales, sur la base de la population des régions et de la population des communes situées en dehors des unités urbaines ou dans de petites unités urbaines. Le préfet de région attribuerait ces crédits sous forme de subventions d’investissement dans les domaines jugés prioritaires au niveau local. Les départements ayant signé un contrat de maîtrise de la dépense locale et respecté leurs engagements pourraient bénéficier d’une majoration de leur taux de subvention sur les opérations bénéficiant du soutien de cette part de la dotation ;
- la deuxième part (23 %) serait répartie au bénéfice des départements, proportionnellement à l’insuffisance de leur potentiel fiscal. Les crédits alloués au titre de cette fraction continueraient d’abonder directement la section d’investissement du budget des départements et resteraient libres d’emploi.
En troisième lieu, le présent article élargit les possibilités de financement de la dotation d'équipement des territoires ruraux (DETR) lorsque celle-ci est accordée dans le cadre d’un contrat passé entre l’État et les collectivités territoriales ou groupements éligibles.
En dernier lieu, le présent article procède à un ajustement d’une date de référence dans le calcul de la dotation de soutien à l'investissement local (DSIL).
Solidarité, insertion et égalité des chances
Article 82 :
Création d'une nouvelle bonification de la prime d'activité
(1) I. – L’article L. 842-3 du code de la sécurité sociale est ainsi modifié :
(2) 1° Au quatrième alinéa :
(3) a) À la première phrase, les mots : « La bonification mentionnée au 1° est établie » sont remplacés par les mots : « Les bonifications mentionnées au 1° sont établies » ;
(4) b) Les deux dernières phrases sont supprimées ;
(5) 2° Au cinquième alinéa, les mots : « de la bonification » sont remplacés par les mots : « des bonifications » ;
(6) 3° Au sixième alinéa, après le mot : « bonification » est inséré le mot : « principale ».
(7) II. – Les dispositions du présent article entrent en vigueur au 1er août 2019.
Exposé des motifs
Afin de soutenir davantage le pouvoir d’achat des travailleurs modestes, il est proposé de créer une seconde bonification individuelle intégrée au calcul de la prime d’activité.
À l’instar de la première bonification, elle sera versée à chaque travailleur membre d’un foyer dont les revenus professionnels sont supérieurs à 0,5 SMIC. Son montant maximal sera atteint à 1 SMIC et s’élèvera à 20 euros au 1er août 2019 puis sera, chaque année, revalorisé par tranche de 20 euros jusqu’à atteindre 60 euros au 1er août 2021. Au-delà de 1 SMIC, le montant de la seconde bonification sera décroissant. Ces revalorisations successives produiront progressivement leurs effets sur les montants perçus par les bénéficiaires à compter des mois d’octobre 2019, 2020 et 2021, du fait, d’une part, de la trimestrialisation prévue par l’article R. 843-1 du code de la sécurité sociale et, d’autre part, du décalage entre mois de droit et mois de versement effectif.
La création de la seconde bonification vient s’ajouter à la revalorisation du montant forfaitaire de la prime d’activité, à hauteur de 20 euros, à compter du 1er septembre 2018. Ces deux mesures s’inscrivent dans le cadre du plan de revalorisation de la prime d’activité et offriront un gain de pouvoir d’achat pouvant atteindre 80 euros pour les travailleurs rémunérés à hauteur de 1 SMIC ; couplées à la suppression des cotisations chômage et maladie, elles permettront de mettre en œuvre l’engagement présidentiel d’offrir un treizième mois de salaire à ces travailleurs.
Article 83 :
Simplification des compléments à l’allocation aux adultes handicapés (AAH)
(1) I. - Le code de la sécurité sociale est ainsi modifié :
(2) 1° L’article L. 821-1-1 est abrogé ;
(3) 2° L’avant dernier alinéa de l’article L. 821-1-2 est supprimé ;
(4) 3° Le dernier alinéa de l’article L. 821-4 est supprimé ;
(5) 4° Au sixième alinéa de l’article L. 821-5, les mots : « du complément de ressources, » sont supprimés ;
(6) 5° Aux premier et deuxième alinéas de l’article L. 821-7, les mots : «, du complément de ressources » sont supprimés.
(7) II. - Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :
(8) 1° Au a du 3° du I de l’article L. 241-6, les mots : « et du complément de ressources prévu à l'article L. 821-1-1 du même code, » sont supprimés ;
(9) 2° Au premier alinéa de l'article L. 244-1, la référence : « L. 821-1-1, » est supprimée.
(10) III. - L’ordonnance n° 2002-411 du 27 mars 2002 relative à la protection sanitaire et sociale à Mayotte est ainsi modifiée :
(11) 1° L’article 35-1 est abrogé ;
(12) 2° L’avant dernier alinéa de l’article 35-2 est supprimé.
(13) IV. - Les dispositions du présent article entrent en vigueur le 1er novembre 2019.
(14) V. - Les bénéficiaires des dispositions de l’article L. 821-1-1 du code de la sécurité sociale et de l’article 35-1 de l’ordonnance n° 2002-411 du 27 mars 2002 relative à la protection sanitaire et sociale à Mayotte qui, au 1er novembre 2019, ont des droits ouverts au complément de ressources continuent, tant qu’ils en remplissent les conditions d’éligibilité, à bénéficier de ces dispositions, dans la limite d’une durée de dix ans, selon les modalités en vigueur avant cette date.
Exposé des motifs
Le présent article tend à rationaliser les prestations complémentaires à l’allocation aux adultes handicapés (AAH), à la suite des annonces faites par le Premier ministre lors du comité interministériel du handicap du 20 septembre 2017. En effet, l’AAH peut actuellement être complétée par le complément de ressources (CR) ou par la majoration pour la vie autonome (MVA).
La coexistence de deux compléments, qui ne peuvent se cumuler, nuit à la lisibilité de l’AAH dans la mesure, notamment, où ils visent tous deux à permettre aux bénéficiaires de celle-ci de faire face aux dépenses courantes lorsqu’ils disposent d’un logement indépendant. Les différences limitées qui existent entre les conditions et les modalités d’attribution du CR et de la MVA sont sources de complexité.
Aussi est-il proposé de ne maintenir que la seule MVA. Ce choix se justifie par le fait qu’elle est susceptible de bénéficier à un nombre de bénéficiaires plus large, compte tenu de ses critères d’éligibilité, et en raison de l’automaticité de son attribution par les organismes payeurs si les conditions prévues à cet effet sont satisfaites.
Ainsi, la MVA serait substituée au CR pour l’ensemble des nouveaux bénéficiaires de ces prestations à compter du 1er novembre 2019 ; l’entrée en vigueur de la présente mesure serait différée pour les actuels bénéficiaires du complément de ressources. Les allocataires actuels de l’AAH-1 bénéficiant du CR pourront continuer à en bénéficier (s’ils restent allocataires de l’AAH-1) pendant une durée de 10 ans.
La présente mesure s’appliquera aussi aux bénéficiaires de l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI) auxquels le bénéfice du CR et de la MVA est également ouvert.
Travail et emploi
Article 84 :
Modification du dispositif d’allocation d’activité partielle relative au délai de réclamation et au régime de recouvrement
(1) I. - Le code du travail est ainsi modifié :
(2) 1° L’article L. 5122-1 est complété par un IV ainsi rédigé :
(3) « IV. – Sont prescrites, au profit de l’État et de l’organisme gestionnaire de l’assurance chômage, les créances constituées au titre de l’allocation mentionnée au II pour lesquelles l’employeur n’a pas déposé de demande de versement auprès de l’autorité administrative dans un délai d’un an suivant le terme de la période couverte par l’autorisation de recours à l’activité partielle. » ;
(4) 2° A l’article L. 5124-1, après la référence : « L. 5123-2 » sont insérés les mots : « et à l’article L. 5122-1 ».
(5) II. – Le I s’applique aux demandes de versement de l’allocation mentionnée à l’article L. 5122-1 pour lesquelles la demande préalable d’autorisation de recours à l’activité partielle a été déposée à compter du 24 septembre 2018.
Exposé des motifs
Le dispositif d’activité partielle permet de réduire ou suspendre temporairement l’activité des salariés d’une entreprise lorsque cette dernière fait face à des difficultés économiques conjoncturelles, à un sinistre, à une intempérie ou à toute circonstance à caractère exceptionnel. Elle constitue un outil de prévention des licenciements économiques et de maintien dans l’emploi.
La procédure d’activité partielle est intégralement dématérialisée. L’employeur dépose, via le portail « Activité partielle », une demande d’autorisation préalable de recours au dispositif auprès de l’unité départementale de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE) compétente. La DIRECCTE prend une décision favorable ou défavorable dans un délai de quinze jours. Si l’entreprise a déjà eu recours à l’activité partielle dans les 36 mois précédents, elle doit se conformer à des engagements spécifiques (maintien en emploi, formation, etc.).
Les heures chômées ouvrent droit au versement de l’allocation d’activité partielle dans la limite de deux contingents fixés par un arrêté du 13 août 2013 :
- cas général : 1000 heures par an et par salarié (sauf dérogation accordée par arrêté des ministres en charge de l’emploi et du budget) ;
- cas particulier : 100 heures par an et par salarié pour le motif « transformation, restructuration ou modernisation de l'entreprise ».
L’allocation versée à l’entreprise est cofinancée par l’État et l’Unédic à hauteur de 7,74 € par heure chômée par salarié, dont 4,84 € à la charge de l’État, pour les entreprises de moins de 250 salariés, et de 7,23 € par heure chômée par salarié, dont 4,33 € à la charge de l’État, pour les entreprises de 250 salariés et plus.
Les salariés bénéficient, pendant les heures chômées, d’une indemnité horaire, versée par leur employeur, égale à 70 % de leur salaire brut horaire (environ 84 % du salaire net horaire) et au minimum au SMIC.
Ainsi, dès lors que l’employeur dispose d’une décision d’autorisation de recours à l’activité partielle délivrée par la DIRECCTE) ou par la Direction des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIECCTE) compétente, il peut solliciter le versement de l’allocation d’activité partielle prévue par l’article L. 5122-1 du code du travail à compter du premier jour qui suit le mois pendant lequel le salarié a été placé en activité partielle. Toutefois, l’employeur conserve la faculté de demander le versement de ladite allocation dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l’année suivant celle au cours de laquelle un salarié a été placé en activité partielle, conformément au régime de prescription quadriennale prévu par la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l’État, les départements, les communes et les établissements publics.
En premier lieu, le présent article vise à mieux encadrer les délais de réclamation de l’allocation d’activité partielle. La réduction à un an du délai durant lequel l’employeur peut solliciter le paiement de son allocation s’inscrit dans une logique de mise en cohérence du dispositif d’activité partielle, lequel vise essentiellement à accompagner de manière temporaire une entreprise confrontée à une crise ou à des difficultés conjoncturelles.
En second lieu, le présent article tend, d’une part, à conférer aux autorités administratives compétentes un pouvoir de recouvrement en cas de fraude ou de fausse déclaration et, d’autre part, à instaurer un régime de sanction en cas de fraude ou de fausse déclaration de l’employeur en ce qui concerne ses demandes d’autorisation préalable ou d’indemnisation.
Prêts et avances à des particuliers ou à des organismes privés
Article 85 :
Autorisation d’abandon de créances correspondant à des prêts du Fonds de développement économique et social (FDES)
(6) I. – Dans la limite de 10 millions d’euros, le ministre chargé de l'économie est autorisé à accorder des remises, totales ou partielles, de créances issues de prêts retracés au sein de la deuxième section du compte de concours financiers intitulé « Prêts et avances à des particuliers ou à des organismes privés », prévu au III de l’article 46 de la loi n° 2005-1719 du 30 décembre 2005 de finances pour 2006. Ces remises ne peuvent bénéficier qu’à des entreprises en procédure de conciliation, de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire, en vue d’assurer la poursuite ou la reprise de leur activité et le maintien de leurs emplois.
(7) II. – Les remises de créances mentionnées au I sont accordées selon des conditions similaires à celles selon lesquelles une remise serait octroyée, dans des conditions normales de marché, par un opérateur économique privé placé dans la même situation.
(8) III. – Les remises de créances mentionnées au I sont accordées par arrêté publié au Journal officiel de la République française.
Exposé des motifs
Le présent article vise à autoriser le ministre chargé de l’économie à accorder des remises, totales ou partielles, de créances de prêts contractés auprès du Fonds de développement économique et social (FDES) porté par la section « Prêts pour le développement économique et social » du compte de concours financiers « Prêts et avances des particuliers ou des organismes privés » prévu à l’article 46 de la loi n° 2005-1719 du 30 décembre 2005 de finances pour 2006.
La situation économique de certaines entreprises bénéficiaires de prêts du FDES peut nécessiter que l’État procède à des abandons de créances dans des conditions similaires aux créanciers privés en vue d’accompagner une restructuration ou une reprise d’entreprise, et ce dans des délais contraints par ces procédures devant le tribunal de commerce. Le recours à une disposition de loi de finances spécifique afin d’accorder un abandon de créance peut se révéler peu compatible avec de telles contraintes. Aussi, le présent article tend à autoriser le ministre chargé de l’économie à octroyer des remises de dettes dans le cadre d’une enveloppe arrêtée par la loi de finances.
À l’instar des abandons de dettes fiscales et sociales prévues par l’article L. 626-6 du code de commerce, ces remises s’effectueront dans des conditions similaires à celles qui seraient octroyées, dans des conditions normales de marché, par un opérateur économique privé. Enfin, par analogie avec les dispositions précitées, ce dispositif ne pourra bénéficier qu’aux entreprises en difficulté faisant l’objet d’une procédure préventive (conciliation) ou collective (sauvegarde, redressement, liquidation judiciaire).
| Fait à Paris, le 24 septembre 2018. | |
| Édouard PHILIPPE | |
| Par le Premier ministre : | |
| Le ministre de l'économie et des finances | |
| Bruno LE MAIRE | |
| Le ministre de l'action et des comptes publics | |
| Gérald DARMANIN |
États législatifs annexés
| PLF 2019 | 1 |
| Projet de loi de finances | |
| États législatifs annexés | |
ÉTAT A
(Article 38 du projet de loi)
Voies et moyens
BUDGET GÉNÉRAL
| (en euros) | ||
| Numérode ligne | Intitulé de la recette | Évaluation pour 2019 |
| 1. Recettes fiscales | ||
| 11. Impôt sur le revenu | 86 961 912 000 | |
| 1101 | Impôt sur le revenu | 86 961 912 000 |
| 12. Autres impôts directs perçus par voie d'émission de rôles | 3 415 000 000 | |
| 1201 | Autres impôts directs perçus par voie d'émission de rôles | 3 415 000 000 |
| 13. Impôt sur les sociétés | 66 714 269 000 | |
| 1301 | Impôt sur les sociétés | 65 433 842 000 |
| 1302 | Contribution sociale sur les bénéfices des sociétés | 1 280 427 000 |
| 14. Autres impôts directs et taxes assimilées | 18 375 331 000 | |
| 1401 | Retenues à la source sur certains bénéfices non commerciaux et de l'impôt sur le revenu | 1 073 322 000 |
| 1402 | Retenues à la source et prélèvements sur les revenus de capitaux mobiliers et le prélèvement sur les bons anonymes | 4 188 000 000 |
| 1403 | Prélèvements sur les bénéfices tirés de la construction immobilière (loi n°63-254 du 15 mars 1963 art 28-IV) | 0 |
| 1404 | Précompte dû par les sociétés au titre de certains bénéfices distribués (loi n°65-566 du 12 juillet 1965 art 3) | 0 |
| 1405 | Prélèvement exceptionnel de 25% sur les distributions de bénéfices | 652 000 |
| 1406 | Impôt sur la fortune immobilière | 1 533 000 000 |
| 1407 | Taxe sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux et de stockage | 0 |
| 1408 | Prélèvements sur les entreprises d'assurance | 100 000 000 |
| 1409 | Taxe sur les salaires | 0 |
| 1410 | Cotisation minimale de taxe professionnelle | 0 |
| 1411 | Cotisations perçues au titre de la participation des employeurs à l'effort de construction | 24 957 000 |
| 1412 | Taxe de participation des employeurs au financement de la formation professionnelle continue | 31 640 000 |
| 1413 | Taxe forfaitaire sur les métaux précieux, les bijoux, les objets d'art, de collection et d'antiquité | 81 301 000 |
| 1415 | Contribution des institutions financières | 0 |
| 1416 | Taxe sur les surfaces commerciales | 203 612 000 |
| 1421 | Cotisation nationale de péréquation de taxe professionnelle | 0 |
| 1427 | Prélèvements de solidarité | 2 685 000 000 |
| 1428 | Prélèvement social sur les revenus du patrimoine | 3 320 772 000 |
| 1429 | Prélèvement social sur les produits de placement | 4 038 505 000 |
| 1497 | Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (affectation temporaire à l'État en 2010) | 0 |
| 1498 | Cotisation foncière des entreprises (affectation temporaire à l'État en 2010) | 0 |
| 1499 | Recettes diverses | 1 094 570 000 |
| 15. Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques | 17 036 284 000 | |
| 1501 | Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques | 17 036 284 000 |
| 16. Taxe sur la valeur ajoutée | 186 268 438 000 | |
| 1601 | Taxe sur la valeur ajoutée | 186 268 438 000 |
| 17. Enregistrement, timbre, autres contributions et taxes indirectes | 35 856 347 000 | |
| 1701 | Mutations à titre onéreux de créances, rentes, prix d'offices | 530 000 000 |
| 1702 | Mutations à titre onéreux de fonds de commerce | 177 000 000 |
| 1703 | Mutations à titre onéreux de meubles corporels | 1 000 000 |
| 1704 | Mutations à titre onéreux d'immeubles et droits immobiliers | 20 000 000 |
| 1705 | Mutations à titre gratuit entre vifs (donations) | 2 350 129 000 |
| 1706 | Mutations à titre gratuit par décès | 11 959 765 000 |
| 1707 | Contribution de sécurité immobilière | 740 600 000 |
| 1711 | Autres conventions et actes civils | 492 347 000 |
| 1712 | Actes judiciaires et extrajudiciaires | 0 |
| 1713 | Taxe de publicité foncière | 461 329 000 |
| 1714 | Prélèvement sur les sommes versées par les organismes d'assurances et assimilés à raison des contrats d'assurances en cas de décès | 194 697 000 |
| 1715 | Taxe additionnelle au droit de bail | 0 |
| 1716 | Recettes diverses et pénalités | 252 432 000 |
| 1721 | Timbre unique | 405 000 000 |
| 1722 | Taxe sur les véhicules de société | 0 |
| 1723 | Actes et écrits assujettis au timbre de dimension | 0 |
| 1725 | Permis de chasser | 0 |
| 1751 | Droits d'importation | 0 |
| 1753 | Autres taxes intérieures | 10 762 000 000 |
| 1754 | Autres droits et recettes accessoires | 4 660 000 |
| 1755 | Amendes et confiscations | 40 901 000 |
| 1756 | Taxe générale sur les activités polluantes | 700 000 000 |
| 1757 | Cotisation à la production sur les sucres | 0 |
| 1758 | Droit de licence sur la rémunération des débitants de tabac | 0 |
| 1761 | Taxe et droits de consommation sur les tabacs | 0 |
| 1766 | Garantie des matières d'or et d'argent | 0 |
| 1768 | Taxe spéciale sur certains véhicules routiers | 185 000 000 |
| 1769 | Autres droits et recettes à différents titres | 27 673 000 |
| 1773 | Taxe sur les achats de viande | 0 |
| 1774 | Taxe spéciale sur la publicité télévisée | 3 000 000 |
| 1776 | Redevances sanitaires d'abattage et de découpage | 54 900 000 |
| 1777 | Taxe sur certaines dépenses de publicité | 24 000 000 |
| 1780 | Taxe de l'aviation civile | 0 |
| 1781 | Taxe sur les installations nucléaires de base | 577 000 000 |
| 1782 | Taxes sur les stations et liaisons radioélectriques privées | 28 800 000 |
| 1785 | Produits des jeux exploités par la Française des jeux (hors paris sportifs) | 2 412 000 000 |
| 1786 | Prélèvements sur le produit des jeux dans les casinos | 777 993 000 |
| 1787 | Prélèvement sur le produit brut des paris hippiques | 418 115 000 |
| 1788 | Prélèvement sur les paris sportifs | 566 467 000 |
| 1789 | Prélèvement sur les jeux de cercle en ligne | 67 539 000 |
| 1790 | Redevance sur les paris hippiques en ligne | 0 |
| 1797 | Taxe sur les transactions financières | 1 122 000 000 |
| 1798 | Impositions forfaitaires sur les entreprises de réseaux (affectation temporaire à l'Etat en 2010) | 0 |
| 1799 | Autres taxes | 500 000 000 |
| 2. Recettes non fiscales | ||
| 21. Dividendes et recettes assimilées | 6 243 446 000 | |
| 2110 | Produits des participations de l'État dans des entreprises financières | 3 887 767 000 |
| 2111 | Contribution de la Caisse des dépôts et consignations représentative de l'impôt sur les sociétés | 410 000 000 |
| 2116 | Produits des participations de l'État dans des entreprises non financières et bénéfices des établissements publics non financiers | 1 941 690 000 |
| 2199 | Autres dividendes et recettes assimilées | 3 989 000 |
| 22. Produits du domaine de l'État | 662 856 000 | |
| 2201 | Revenus du domaine public non militaire | 180 000 000 |
| 2202 | Autres revenus du domaine public | 8 000 000 |
| 2203 | Revenus du domaine privé | 60 000 000 |
| 2204 | Redevances d'usage des fréquences radioélectriques | 310 096 000 |
| 2209 | Paiement par les administrations de leurs loyers budgétaires | 93 500 000 |
| 2211 | Produit de la cession d'éléments du patrimoine immobilier de l'État | 0 |
| 2212 | Autres produits de cessions d'actifs | 0 |
| 2299 | Autres revenus du Domaine | 11 260 000 |
| 23. Produits de la vente de biens et services | 1 314 072 000 | |
| 2301 | Remboursement par l'Union européenne des frais d'assiette et de perception des impôts et taxes perçus au profit de son budget | 421 000 000 |
| 2303 | Autres frais d'assiette et de recouvrement | 810 646 000 |
| 2304 | Rémunération des prestations assurées par les services du Trésor Public au titre de la collecte de l'épargne | 63 570 000 |
| 2305 | Produits de la vente de divers biens | 31 000 |
| 2306 | Produits de la vente de divers services | 3 681 000 |
| 2399 | Autres recettes diverses | 15 144 000 |
| 24. Remboursements et intérêts des prêts, avances et autres immobilisations financières | 488 083 000 | |
| 2401 | Intérêts des prêts à des banques et à des États étrangers | 152 968 000 |
| 2402 | Intérêts des prêts du fonds de développement économique et social | 6 000 000 |
| 2403 | Intérêts des avances à divers services de l'État ou organismes gérant des services publics | 31 000 000 |
| 2409 | Intérêts des autres prêts et avances | 45 000 000 |
| 2411 | Avances remboursables sous conditions consenties à l'aviation civile | 212 000 000 |
| 2412 | Autres avances remboursables sous conditions | 1 000 000 |
| 2413 | Reversement au titre des créances garanties par l'État | 13 584 000 |
| 2499 | Autres remboursements d'avances, de prêts et d'autres créances immobilisées | 26 531 000 |
| 25. Amendes, sanctions, pénalités et frais de poursuites | 1 376 506 000 | |
| 2501 | Produits des amendes de la police de la circulation et du stationnement routiers | 497 436 000 |
| 2502 | Produits des amendes prononcées par les autorités de la concurrence | 300 000 000 |
| 2503 | Produits des amendes prononcées par les autres autorités administratives indépendantes | 83 564 000 |
| 2504 | Recouvrements poursuivis à l'initiative de l'agence judiciaire de l'Etat | 10 993 000 |
| 2505 | Produit des autres amendes et condamnations pécuniaires | 460 499 000 |
| 2510 | Frais de poursuite | 11 040 000 |
| 2511 | Frais de justice et d'instance | 11 225 000 |
| 2512 | Intérêts moratoires | 106 000 |
| 2513 | Pénalités | 1 643 000 |
| 26. Divers | 2 384 849 000 | |
| 2601 | Reversements de Natixis | 49 000 000 |
| 2602 | Reversements au titre des procédures de soutien financier au commerce extérieur | 531 200 000 |
| 2603 | Prélèvements sur les fonds d'épargne gérés par la Caisse des Dépôts et Consignations | 500 000 000 |
| 2604 | Divers produits de la rémunération de la garantie de l'État | 210 000 000 |
| 2611 | Produits des chancelleries diplomatiques et consulaires | 271 862 000 |
| 2612 | Redevances et divers produits pour frais de contrôle et de gestion | 7 701 000 |
| 2613 | Prélèvement effectué sur les salaires des conservateurs des hypothèques | 10 000 |
| 2614 | Prélèvements effectués dans le cadre de la directive épargne | 6 507 000 |
| 2615 | Commissions et frais de trésorerie perçus par l'État dans le cadre de son activité régalienne | 264 000 |
| 2616 | Frais d'inscription | 8 283 000 |
| 2617 | Recouvrement des indemnisations versées par l'État au titre des expulsions locatives | 8 115 000 |
| 2618 | Remboursement des frais de scolarité et accessoires | 5 871 000 |
| 2620 | Récupération d'indus | 31 969 000 |
| 2621 | Recouvrements après admission en non-valeur | 147 074 000 |
| 2622 | Divers versements de l'Union européenne | 14 159 000 |
| 2623 | Reversements de fonds sur les dépenses des ministères ne donnant pas lieu à rétablissement de crédits | 31 473 000 |
| 2624 | Intérêts divers (hors immobilisations financières) | 31 618 000 |
| 2625 | Recettes diverses en provenance de l'étranger | 2 339 000 |
| 2626 | Remboursement de certaines exonérations de taxe foncière sur les propriétés non bâties (art.109 de la loi de finances pour 1992) | 2 992 000 |
| 2627 | Soulte sur reprise de dette et recettes assimilées | 0 |
| 2697 | Recettes accidentelles | 309 817 000 |
| 2698 | Produits divers | 35 572 000 |
| 2699 | Autres produits divers | 179 023 000 |
| 3. Prélèvements sur les recettes de l'État | ||
| 31. Prélèvements sur les recettes de l'État au profit des collectivités territoriales | 40 470 360 000 | |
| 3101 | Prélèvement sur les recettes de l'État au titre de la dotation globale de fonctionnement | 26 953 048 000 |
| 3103 | Prélèvement sur les recettes de l'État au titre de la dotation spéciale pour le logement des instituteurs | 11 028 000 |
| 3104 | Dotation de compensation des pertes de bases de la taxe professionnelle et de redevance des mines des communes et de leurs groupements | 73 500 000 |
| 3106 | Prélèvement sur les recettes de l'État au profit du Fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA) | 5 648 866 000 |
| 3107 | Prélèvement sur les recettes de l'État au titre de la compensation d'exonérations relatives à la fiscalité locale | 2 199 548 000 |
| 3108 | Dotation élu local | 65 006 000 |
| 3109 | Prélèvement sur les recettes de l'État au profit de la collectivité territoriale de Corse et des départements de Corse | 40 976 000 |
| 3111 | Fonds de mobilisation départementale pour l'insertion | 491 877 000 |
| 3112 | Dotation départementale d'équipement des collèges | 326 317 000 |
| 3113 | Dotation régionale d'équipement scolaire | 661 186 000 |
| 3118 | Dotation globale de construction et d'équipement scolaire | 2 686 000 |
| 3122 | Dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle | 2 976 964 000 |
| 3123 | Dotation pour transferts de compensations d'exonérations de fiscalité directe locale | 499 683 000 |
| 3126 | Prélèvement sur les recettes de l'État au titre de la Dotation unique des compensations spécifiques à la taxe professionnelle | 0 |
| 3130 | Dotation de compensation de la réforme de la taxe sur les logements vacants pour les communes et les établissements publics de coopération intercommunale percevant la taxe d’habitation sur les logements vacants | 4 000 000 |
| 3131 | Dotation de compensation liée au processus de départementalisation de Mayotte | 107 000 000 |
| 3133 | Fonds de compensation des nuisances aéroportuaires | 6 822 000 |
| 3134 | Dotation de garantie des reversements des fonds départementaux de taxe professionnelle | 284 278 000 |
| 3135 | Prélèvement sur les recettes de l'État au titre de la compensation des pertes de recettes liées au relèvement du seuil d'assujettissement des entreprises au versement transport | 90 575 000 |
| 3136 | Prélèvement sur les recettes de l’État au profit de la collectivité territoriale de Guyane | 27 000 000 |
| 32. Prélèvement sur les recettes de l'État au profit de l'Union européenne | 21 515 000 000 | |
| 3201 | Prélèvement sur les recettes de l'État au profit du budget de l'Union européenne | 21 515 000 000 |
| 4. Fonds de concours | ||
| Évaluation des fonds de concours | 5 336 673 512 | |
Récapitulation des recettes du budget général
| (en euros) | ||
| Numéro de ligne | Intitulé de la recette | Évaluation pour 2019 |
| 1. Recettes fiscales | 414 627 581 000 | |
| 11 | Impôt sur le revenu | 86 961 912 000 |
| 12 | Autres impôts directs perçus par voie d'émission de rôles | 3 415 000 000 |
| 13 | Impôt sur les sociétés | 66 714 269 000 |
| 14 | Autres impôts directs et taxes assimilées | 18 375 331 000 |
| 15 | Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques | 17 036 284 000 |
| 16 | Taxe sur la valeur ajoutée | 186 268 438 000 |
| 17 | Enregistrement, timbre, autres contributions et taxes indirectes | 35 856 347 000 |
| 2. Recettes non fiscales | 12 469 812 000 | |
| 21 | Dividendes et recettes assimilées | 6 243 446 000 |
| 22 | Produits du domaine de l'État | 662 856 000 |
| 23 | Produits de la vente de biens et services | 1 314 072 000 |
| 24 | Remboursements et intérêts des prêts, avances et autres immobilisations financières | 488 083 000 |
| 25 | Amendes, sanctions, pénalités et frais de poursuites | 1 376 506 000 |
| 26 | Divers | 2 384 849 000 |
| Total des recettes brutes (1 + 2) | 427 097 393 000 | |
| 3. Prélèvements sur les recettes de l'État | 61 985 360 000 | |
| 31 | Prélèvements sur les recettes de l'État au profit des collectivités territoriales | 40 470 360 000 |
| 32 | Prélèvement sur les recettes de l'État au profit de l'Union européenne | 21 515 000 000 |
| Total des recettes, nettes des prélèvements (1 + 2 – 3) | 365 112 033 000 | |
| 4. Fonds de concours | 5 336 673 512 | |
| Évaluation des fonds de concours | 5 336 673 512 | |
BUDGETS ANNEXES
| (en euros) | ||
| Numéro de ligne | Intitulé de la recette | Évaluation pour 2019 |
| Contrôle et exploitation aériens | ||
| 7010 | Ventes de produits fabriqués et marchandises | 630 000 |
| 7061 | Redevances de route | 1 316 000 000 |
| 7062 | Redevance océanique | 13 000 000 |
| 7063 | Redevances pour services terminaux de la circulation aérienne pour la métropole | 211 000 000 |
| 7064 | Redevances pour services terminaux de la circulation aérienne pour l'outre-mer | 28 000 000 |
| 7065 | Redevances de route. Autorité de surveillance | 0 |
| 7066 | Redevances pour services terminaux de la circulation aérienne. Autorité de surveillance | 0 |
| 7067 | Redevances de surveillance et de certification | 29 980 000 |
| 7068 | Prestations de service | 1 200 000 |
| 7080 | Autres recettes d'exploitation | 1 800 000 |
| 7400 | Subventions d'exploitation | 0 |
| 7500 | Autres produits de gestion courante | 90 000 |
| 7501 | Taxe de l'aviation civile | 442 724 426 |
| 7502 | Frais d'assiette et recouvrement sur taxes perçues pour le compte de tiers | 6 540 000 |
| 7503 | Taxe de solidarité - Hors plafond | 0 |
| 7600 | Produits financiers | 430 000 |
| 7781 | Produits exceptionnels hors cession d'actif | 1 500 000 |
| 9700 | Produit brut des emprunts | 59 712 861 |
| 9900 | Autres recettes en capital | 0 |
| 9282 | Produit de cession des immobilisations affectées à la dette (art. 61 de la LFI pour 2011) | 2 000 000 |
| Total des recettes | 2 114 607 287 | |
| Fonds de concours | 59 491 000 | |
| Publications officielles et information administrative | ||
| 7010 | Ventes de produits | 177 800 000 |
| 7100 | Produits de fonctionnement relevant de missions spécifiques à l'État | 0 |
| 7280 | Produits de fonctionnement divers | 0 |
| 7400 | Cotisations et contributions au titre du régime de retraite | 0 |
| 7511 | Participations de tiers à des programmes d'investissement | 0 |
| 7680 | Produits financiers divers | 0 |
| 7700 | Produits régaliens | 0 |
| 9700 | Produit brut des emprunts | 0 |
| 9900 | Autres recettes en capital | 0 |
| Total des recettes | 177 800 000 | |
| Fonds de concours | 0 | |
Comptes d'affectation spéciale
| (en euros) | ||
| Numéro de ligne | Intitulé de la recette | Évaluation pour 2019 |
| Aides à l'acquisition de véhicules propres | 570 000 000 | |
| 01 | Produit de la taxe additionnelle à la taxe sur les certificats d'immatriculation des véhicules | 570 000 000 |
| 02 | Recettes diverses ou accidentelles | 0 |
| Contrôle de la circulation et du stationnement routiers | 1 296 651 553 | |
| Section : Contrôle automatisé | 339 950 000 | |
| 01 | Amendes perçues par la voie du système de contrôle-sanction automatisé | 339 950 000 |
| 02 | Recettes diverses ou accidentelles | 0 |
| Section : Circulation et stationnement routiers | 956 701 553 | |
| 03 | Amendes perçues par la voie du système de contrôle-sanction automatisé | 170 000 000 |
| 04 | Amendes forfaitaires de la police de la circulation et amendes forfaitaires majorées issues des infractions constatées par la voie du système de contrôle-sanction automatisé et des infractions aux règles de la police de la circulation | 786 701 553 |
| 05 | Recettes diverses ou accidentelles | 0 |
| Développement agricole et rural | 136 000 000 | |
| 01 | Taxe sur le chiffre d'affaires des exploitations agricoles | 136 000 000 |
| 03 | Recettes diverses ou accidentelles | 0 |
| Financement des aides aux collectivités pour l'électrification rurale | 377 000 000 | |
| 01 | Contribution des gestionnaires de réseaux publics de distribution | 377 000 000 |
| 02 | Recettes diverses ou accidentelles | 0 |
| Financement national du développement et de la modernisation de l'apprentissage | 1 709 714 489 | |
| 01 | Fraction du quota de la taxe d'apprentissage | 1 709 714 489 |
| 03 | Recettes diverses ou accidentelles | 0 |
| Gestion du patrimoine immobilier de l'État | 410 000 000 | |
| 01 | Produits des cessions immobilières | 320 000 000 |
| 02 | Produits de redevances domaniales | 90 000 000 |
| Participation de la France au désendettement de la Grèce | 118 000 000 | |
| 01 | Produit des contributions de la Banque de France | 118 000 000 |
| Participations financières de l'État | 10 000 000 000 | |
| 01 | Produit des cessions, par l'État, de titres, parts ou droits de sociétés détenus directement | 9 619 168 200 |
| 02 | Reversement de produits, sous toutes formes, résultant des cessions de titres, parts ou droits de sociétés détenus indirectement par l'État | 0 |
| 03 | Reversement de dotations en capital et de produits de réduction de capital ou de liquidation | 0 |
| 04 | Remboursement de créances rattachées à des participations financières | 0 |
| 05 | Remboursements de créances liées à d'autres investissements, de l'État, de nature patrimoniale | 20 000 000 |
| 06 | Versement du budget général | 360 831 800 |
| Pensions | 60 595 340 000 | |
| Section : Pensions civiles et militaires de retraite et allocations temporaires d'invalidité | 56 934 700 000 | |
| 01 | Personnels civils : retenues pour pensions : agents propres de l'État et agents détachés dans une administration de l'État sur un emploi conduisant à pension | 4 420 000 000 |
| 02 | Personnels civils : retenues pour pensions : agents détachés dans une administration de l'État sur un emploi ne conduisant pas à pension | 6 300 000 |
| 03 | Personnels civils : retenues pour pensions : agents propres des établissements publics et agents détachés en établissement public sur un emploi conduisant à pension | 797 700 000 |
| 04 | Personnels civils : retenues pour pensions : agents détachés dans les collectivités et établissements publics locaux sur un emploi conduisant à pension | 25 700 000 |
| 05 | Personnels civils : retenues pour pensions : agents détachés hors l'État sur un emploi ne conduisant pas à pension (hors France Télécom et hors La Poste) | 65 700 000 |
| 06 | Personnels civils : retenues pour pensions : agents propres de France Télécom et agents détachés à France Télécom | 108 500 000 |
| 07 | Personnels civils : retenues pour pensions : primes et indemnités ouvrant droit à pension | 280 200 000 |
| 08 | Personnels civils : retenues pour pensions : validation des services auxiliaires : part agent : retenues rétroactives, versements du régime général, des autres régimes de base et de l'IRCANTEC | 50 000 000 |
| 09 | Personnels civils : retenues pour pensions : rachat des années d'études | 3 200 000 |
| 10 | Personnels civils : retenues pour pensions : agents propres de l'État et agents détachés dans une administration de l'État : surcotisations salariales du temps partiel et des cessations progressives d'activité | 15 400 000 |
| 11 | Personnels civils : retenues pour pensions : agents propres des établissements publics et agents détachés hors l'État : surcotisations salariales du temps partiel et des cessations progressives d'activité | 14 500 000 |
| 12 | Personnels civils : retenues pour pensions : agents propres de La Poste et agents détachés à La Poste | 231 600 000 |
| 14 | Personnels civils : retenues pour pensions : agents propres et détachés des budgets annexes | 35 500 000 |
| 21 | Personnels civils : contributions des employeurs : agents propres de l'État et agents détachés dans une administration de l'État sur un emploi conduisant à pension (hors allocation temporaire d'invalidité) | 30 480 200 000 |
| 22 | Personnels civils : contributions des employeurs : agents détachés dans une administration de l'État sur un emploi ne conduisant pas à pension (hors allocation temporaire d'invalidité) | 43 300 000 |
| 23 | Personnels civils : contributions des employeurs : agents propres des établissements publics et agents détachés en établissement public sur un emploi conduisant à pension | 5 557 900 000 |
| 24 | Personnels civils : contributions des employeurs : agents détachés dans les collectivités et établissements publics locaux sur un emploi conduisant à pension | 153 900 000 |
| 25 | Personnels civils : contributions des employeurs : agents détachés hors l'État sur un emploi ne conduisant pas à pension (hors France Télécom et hors La Poste) | 379 400 000 |
| 26 | Personnels civils : contributions des employeurs : agents propres de France Télécom et agents détachés à France Télécom | 527 300 000 |
| 27 | Personnels civils : contributions des employeurs : primes et indemnités ouvrant droit à pension | 1 011 000 000 |
| 28 | Personnels civils : contributions des employeurs : validation des services auxiliaires : part employeur : complément patronal, versements du régime général, des autres régimes de base et de l'IRCANTEC | 55 000 000 |
| 32 | Personnels civils : contributions des employeurs : agents propres de La Poste et agents détachés à La Poste | 707 200 000 |
| 33 | Personnels civils : contributions des employeurs : allocation temporaire d'invalidité | 156 700 000 |
| 34 | Personnels civils : contributions des employeurs : agents propres et détachés des budgets annexes | 245 300 000 |
| 41 | Personnels militaires : retenues pour pensions : agents propres de l'État et agents détachés dans une administration de l'État sur un emploi conduisant à pension | 863 500 000 |
| 42 | Personnels militaires : retenues pour pensions : agents détachés dans une administration de l'État sur un emploi ne conduisant pas à pension | 200 000 |
| 43 | Personnels militaires : retenues pour pensions : agents propres des établissements publics et agents détachés en établissement public sur un emploi conduisant à pension | 500 000 |
| 44 | Personnels militaires : retenues pour pensions : agents détachés dans les collectivités et établissements publics locaux sur un emploi conduisant à pension | 400 000 |
| 45 | Personnels militaires : retenues pour pensions : agents détachés hors l'État sur un emploi ne conduisant pas à pension (hors France Télécom et hors La Poste) | 1 800 000 |
| 47 | Personnels militaires : retenues pour pensions : primes et indemnités ouvrant droit à pension | 58 400 000 |
| 48 | Personnels militaires : retenues pour pensions : validation des services auxiliaires : part agent : retenues rétroactives, versements du régime général, des autres régimes de base et de l'IRCANTEC | 100 000 |
| 49 | Personnels militaires : retenues pour pensions : rachat des années d'études | 1 400 000 |
| 51 | Personnels militaires : contributions des employeurs : agents propres de l'État et agents détachés dans une administration de l'État sur un emploi conduisant à pension | 9 426 600 000 |
| 52 | Personnels militaires : contributions des employeurs : agents détachés dans une administration de l'État sur un emploi ne conduisant pas à pension | 2 300 000 |
| 53 | Personnels militaires : contributions des employeurs : agents propres des établissements publics et agents détachés en établissement public sur un emploi conduisant à pension | 2 300 000 |
| 54 | Personnels militaires : contributions des employeurs : agents détachés dans les collectivités et établissements publics locaux sur un emploi conduisant à pension | 1 200 000 |
| 55 | Personnels militaires : contributions des employeurs : agents détachés hors l'État sur un emploi ne conduisant pas à pension (hors France Télécom et hors La Poste) | 4 200 000 |
| 57 | Personnels militaires : contributions des employeurs : primes et indemnités ouvrant droit à pension | 634 800 000 |
| 58 | Personnels militaires : contributions des employeurs : validation des services auxiliaires : part employeur : complément patronal, versements du régime général, des autres régimes de base et de l'IRCANTEC | 100 000 |
| 61 | Recettes diverses (administration centrale) : Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) : transfert au titre de l'article 59 de la loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 | 542 000 000 |
| 62 | Recettes diverses (administration centrale) : La Poste : versement de la contribution exceptionnelle de l'Établissement public national de financement des retraites de La Poste | 0 |
| 63 | Recettes diverses (administration centrale) : versement du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) au titre de la majoration du minimum vieillesse : personnels civils | 1 200 000 |
| 64 | Recettes diverses (administration centrale) : versement du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) au titre de la majoration du minimum vieillesse : personnels militaires | 0 |
| 65 | Recettes diverses (administration centrale) : compensation démographique généralisée : personnels civils et militaires | 0 |
| 66 | Recettes diverses (administration centrale) : compensation démographique spécifique : personnels civils et militaires | 0 |
| 67 | Recettes diverses : récupération des indus sur pensions : personnels civils | 9 400 000 |
| 68 | Recettes diverses : récupération des indus sur pensions : personnels militaires | 5 600 000 |
| 69 | Autres recettes diverses | 7 200 000 |
| Section : Ouvriers des établissements industriels de l'État | 1 940 800 000 | |
| 71 | Cotisations salariales et patronales | 364 000 000 |
| 72 | Contribution au Fonds spécial des pensions des ouvriers des établissements industriels de l'État (FSPOEIE) et au Fonds des rentes d'accident du travail des ouvriers civils des établissements militaires (RATOCEM) | 1 502 700 000 |
| 73 | Compensations inter-régimes généralisée et spécifique | 73 000 000 |
| 74 | Recettes diverses | 200 000 |
| 75 | Autres financements : Fonds de solidarité vieillesse (FSV), Fonds de solidarité invalidité (FSI) et cotisations rétroactives | 900 000 |
| Section : Pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre et autres pensions | 1 719 840 000 | |
| 81 | Financement de la retraite du combattant : participation du budget général | 708 500 000 |
| 82 | Financement de la retraite du combattant : autres moyens | 0 |
| 83 | Financement du traitement de membres de la Légion d'honneur : participation du budget général | 250 000 |
| 84 | Financement du traitement de membres de la Légion d'honneur : autres moyens | 0 |
| 85 | Financement du traitement de personnes décorées de la Médaille militaire : participation du budget général | 550 000 |
| 86 | Financement du traitement de personnes décorées de la Médaille militaire : autres moyens | 0 |
| 87 | Financement des pensions militaires d'invalidité : participation du budget général | 965 300 000 |
| 88 | Financement des pensions militaires d'invalidité : autres moyens | 0 |
| 89 | Financement des pensions d'Alsace-Lorraine : participation du budget général | 16 000 000 |
| 90 | Financement des pensions d'Alsace-Lorraine : autres moyens | 0 |
| 91 | Financement des allocations de reconnaissance des anciens supplétifs : participation du budget général | 16 520 000 |
| 92 | Financement des pensions des anciens agents du chemin de fer franco-éthiopien : participation du budget général | 50 000 |
| 93 | Financement des pensions des sapeurs-pompiers et anciens agents de la défense passive victimes d'accident : participation du budget général | 12 530 000 |
| 94 | Financement des pensions de l'ORTF : participation du budget général | 140 000 |
| 95 | Financement des pensions des anciens agents du chemin de fer franco-éthiopien : autres financements : Fonds de solidarité vieillesse (FSV), Fonds de solidarité invalidité (FSI) et cotisations rétroactives | 0 |
| 96 | Financement des pensions des sapeurs-pompiers et anciens agents de la défense passive victimes d'accident : autres financements : Fonds de solidarité vieillesse (FSV), Fonds de solidarité invalidité (FSI) et cotisations rétroactives | 0 |
| 97 | Financement des pensions de l'ORTF : autres financements : Fonds de solidarité vieillesse (FSV), Fonds de solidarité invalidité (FSI) et cotisations rétroactives | 0 |
| 98 | Financement des pensions de l'ORTF : recettes diverses | 0 |
| Services nationaux de transport conventionnés de voyageurs | 359 200 000 | |
| 01 | Contribution de solidarité territoriale | 16 000 000 |
| 02 | Fraction de la taxe d'aménagement du territoire | 117 200 000 |
| 03 | Recettes diverses ou accidentelles | 0 |
| 04 | Taxe sur le résultat des entreprises ferroviaires | 226 000 000 |
| Transition énergétique | 7 279 400 000 | |
| 01 | Fraction du produit de la taxe intérieure sur la consommation finale d'électricité prévue à l'article 266 quinquies C du code des douanes | 0 |
| 02 | Fraction de la taxe intérieure sur la consommation de gaz naturel prévue à l'article 266 quinquies du code des douanes | 0 |
| 03 | Fraction de la taxe intérieure sur les houilles, les lignites et les cokes, prévue à l'article 266 quinquies B du code des douanes | 1 000 000 |
| 04 | Fraction de la taxe intérieure sur les produits énergétiques prévue à l'article 265 du code des douanes | 7 246 400 000 |
| 05 | Versements du budget général | 0 |
| 06 | Revenus tirés de la mise aux enchères des garanties d'origine | 32 000 000 |
| Total | 82 851 306 042 | |
Comptes de concours financiers
| (en euros) | ||
| Numéro de ligne | Intitulé de la recette | Évaluation pour 2019 |
| Accords monétaires internationaux | 0 | |
| 01 | Remboursements des appels en garantie de convertibilité concernant l'Union monétaire ouest-africaine | 0 |
| 02 | Remboursements des appels en garantie de convertibilité concernant l'Union monétaire d'Afrique centrale | 0 |
| 03 | Remboursements des appels en garantie de convertibilité concernant l'Union des Comores | 0 |
| Avances à divers services de l'État ou organismes gérant des services publics | 11 416 008 496 | |
| 01 | Remboursement des avances octroyées au titre du préfinancement des aides communautaires de la politique agricole commune | 11 000 000 000 |
| 03 | Remboursement des avances octroyées à des organismes distincts de l'État et gérant des services publics | 270 291 589 |
| 04 | Remboursement des avances octroyées à des services de l'État | 130 716 907 |
| 05 | Remboursement des avances octroyées au titre de l'indemnisation des victimes du Benfluorex | 15 000 000 |
| Avances à l'audiovisuel public | 3 859 620 069 | |
| 01 | Recettes | 3 859 620 069 |
| Avances aux collectivités territoriales | 110 595 966 021 | |
| Section : Avances aux collectivités et établissements publics, et à la Nouvelle-Calédonie | 0 | |
| 01 | Remboursement des avances de l’article 70 de la loi du 31 mars 1932 et de l’article L. 2336-1 du code général des collectivités territoriales | 0 |
| 02 | Remboursement des avances de l’article 14 de la loi n° 46-2921 du 23 décembre 1946 et de l’article L. 2336-2 du code général des collectivités territoriales | 0 |
| 03 | Remboursement des avances de l’article 34 de la loi n° 53-1336 du 31 décembre 1953 (avances spéciales sur recettes budgétaires) | 0 |
| 04 | Avances à la Nouvelle-Calédonie (fiscalité nickel) | 0 |
| Section : Avances sur le montant des impositions revenant aux régions, départements, communes, établissements et divers organismes | 110 595 966 021 | |
| 05 | Recettes | 110 595 966 021 |
| Prêts à des États étrangers | 372 298 418 | |
| Section : Prêts à des États étrangers en vue de faciliter la vente de biens et de services concourant au développement du commerce extérieur de la France | 277 504 671 | |
| 01 | Remboursement des prêts accordés à des États étrangers en vue de faciliter la vente de biens et de services concourant au développement du commerce extérieur de la France | 277 504 671 |
| Section : Prêts à des États étrangers pour consolidation de dettes envers la France | 94 793 747 | |
| 02 | Remboursement de prêts du Trésor | 94 793 747 |
| Section : Prêts à l'Agence française de développement en vue de favoriser le développement économique et social dans des États étrangers | 0 | |
| 03 | Remboursement de prêts octroyés par l'Agence française de développement | 0 |
| Section : Prêts aux États membres de la zone euro | 0 | |
| 04 | Remboursement des prêts consentis aux États membres de l'Union européenne dont la monnaie est l'euro | 0 |
| Prêts et avances à des particuliers ou à des organismes privés | 7 053 000 | |
| Section : Prêts et avances pour le logement des agents de l'État | 10 000 | |
| 02 | Avances aux agents de l'État pour l'amélioration de l'habitat | 0 |
| 04 | Avances aux agents de l'État à l'étranger pour la prise en location d'un logement | 10 000 |
| Section : Prêts pour le développement économique et social | 7 043 000 | |
| 06 | Prêts pour le développement économique et social | 7 043 000 |
| 07 | Prêts à la filière automobile | 0 |
| 09 | Prêts aux petites et moyennes entreprises | 0 |
| Section : Prêts à la société concessionnaire de la liaison express entre Paris et l'aéroport Paris-Charles de Gaulle | 0 | |
| 10 | Prêts à la société concessionnaire de la liaison express entre Paris et l'aéroport Paris-Charles de Gaulle | 0 |
| Total | 126 250 946 004 | |
ÉTAT B
(Article 39 du projet de loi)
Répartition, par mission et programme, des crédits du budget général
Budget général
| (en euros) | ||
| Mission / Programme | Autorisations d’engagement | Crédits de paiement |
| Action et transformation publiques | 1 200 000 000 | 310 000 000 |
| Rénovation des cités administratives et autres sites domaniaux multi-occupants | 900 000 000 | 100 000 000 |
| Fonds pour la transformation de l'action publique | 250 000 000 | 160 000 000 |
| dont titre 2 | 5 000 000 | 5 000 000 |
| Fonds d'accompagnement interministériel Ressources humaines | 50 000 000 | 50 000 000 |
| dont titre 2 | 40 000 000 | 40 000 000 |
| Action extérieure de l'État | 2 871 819 084 | 2 872 582 017 |
| Action de la France en Europe et dans le monde | 1 776 007 595 | 1 774 370 528 |
| dont titre 2 | 660 989 072 | 660 989 072 |
| Diplomatie culturelle et d'influence | 699 571 121 | 699 571 121 |
| dont titre 2 | 74 235 198 | 74 235 198 |
| Français à l'étranger et affaires consulaires | 374 240 368 | 374 240 368 |
| dont titre 2 | 238 294 240 | 238 294 240 |
| Présidence française du G7 | 22 000 000 | 24 400 000 |
| Administration générale et territoriale de l'État | 2 787 688 812 | 2 840 271 805 |
| Administration territoriale | 1 656 805 159 | 1 657 107 187 |
| dont titre 2 | 1 481 418 343 | 1 481 418 343 |
| Vie politique, cultuelle et associative | 207 490 664 | 207 110 664 |
| dont titre 2 | 18 191 202 | 18 191 202 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'intérieur | 923 392 989 | 976 053 954 |
| dont titre 2 | 519 106 568 | 519 106 568 |
| Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales | 2 764 769 274 | 2 853 815 010 |
| Compétitivité et durabilité de l'agriculture, de l'agroalimentaire, de la forêt, de la pêche et de l'aquaculture | 1 608 778 387 | 1 690 999 774 |
| Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation | 537 655 584 | 536 755 584 |
| dont titre 2 | 308 959 606 | 308 959 606 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'agriculture | 618 335 303 | 626 059 652 |
| dont titre 2 | 555 574 243 | 555 574 243 |
| Aide publique au développement | 4 519 398 520 | 3 097 776 208 |
| Aide économique et financière au développement | 1 310 045 000 | 1 079 032 439 |
| Solidarité à l'égard des pays en développement | 3 209 353 520 | 2 018 743 769 |
| dont titre 2 | 153 150 588 | 153 150 588 |
| Anciens combattants, mémoire et liens avec la nation | 2 334 181 617 | 2 301 878 893 |
| Liens entre la Nation et son armée | 33 812 623 | 33 809 899 |
| Reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant | 2 194 460 492 | 2 162 160 492 |
| Indemnisation des victimes des persécutions antisémites et des actes de barbarie pendant la seconde guerre mondiale | 105 908 502 | 105 908 502 |
| dont titre 2 | 1 534 987 | 1 534 987 |
| Cohésion des territoires | 16 165 625 751 | 16 055 241 034 |
| Hébergement, parcours vers le logement et insertion des personnes vulnérables | 1 860 063 305 | 1 878 163 305 |
| Aide à l'accès au logement | 13 110 051 717 | 13 110 051 717 |
| Urbanisme, territoires et amélioration de l'habitat | 285 077 968 | 285 077 968 |
| Impulsion et coordination de la politique d'aménagement du territoire | 201 657 049 | 243 072 332 |
| dont titre 2 | 19 932 626 | 19 932 626 |
| Interventions territoriales de l'État | 35 708 465 | 25 808 465 |
| Politique de la ville | 673 067 247 | 513 067 247 |
| dont titre 2 | 19 419 002 | 19 419 002 |
| Conseil et contrôle de l'État | 756 252 144 | 680 561 736 |
| Conseil d'État et autres juridictions administratives | 483 439 531 | 420 046 123 |
| dont titre 2 | 350 383 454 | 350 383 454 |
| Conseil économique, social et environnemental | 40 233 319 | 40 233 319 |
| dont titre 2 | 34 933 319 | 34 933 319 |
| Cour des comptes et autres juridictions financières | 232 151 105 | 219 854 105 |
| dont titre 2 | 195 078 041 | 195 078 041 |
| Haut Conseil des finances publiques | 428 189 | 428 189 |
| dont titre 2 | 378 189 | 378 189 |
| Crédits non répartis | 503 000 000 | 203 000 000 |
| Provision relative aux rémunérations publiques | 79 000 000 | 79 000 000 |
| dont titre 2 | 79 000 000 | 79 000 000 |
| Dépenses accidentelles et imprévisibles | 424 000 000 | 124 000 000 |
| Culture | 3 103 093 886 | 2 937 969 532 |
| Patrimoines | 1 028 726 684 | 893 653 259 |
| Création | 783 896 908 | 782 314 759 |
| Transmission des savoirs et démocratisation de la culture | 1 290 470 294 | 1 262 001 514 |
| dont titre 2 | 721 300 389 | 721 300 389 |
| Défense | 54 484 292 499 | 44 344 110 015 |
| Environnement et prospective de la politique de défense | 1 628 787 470 | 1 476 089 721 |
| Préparation et emploi des forces | 14 983 536 412 | 8 784 553 199 |
| Soutien de la politique de la défense | 23 399 754 214 | 23 195 484 297 |
| dont titre 2 | 20 551 944 766 | 20 551 944 766 |
| Équipement des forces | 14 472 214 403 | 10 887 982 798 |
| Direction de l'action du Gouvernement | 1 435 620 556 | 1 330 028 749 |
| Coordination du travail gouvernemental | 684 469 264 | 692 139 475 |
| dont titre 2 | 245 462 193 | 245 462 193 |
| Protection des droits et libertés | 97 314 633 | 98 528 047 |
| dont titre 2 | 45 927 230 | 45 927 230 |
| Moyens mutualisés des administrations déconcentrées | 653 836 659 | 539 361 227 |
| dont titre 2 | 182 690 065 | 182 690 065 |
| Écologie, développement et mobilité durables | 11 616 968 522 | 11 503 919 315 |
| Infrastructures et services de transports | 3 385 191 634 | 3 213 229 845 |
| Affaires maritimes | 162 622 455 | 156 902 455 |
| Paysages, eau et biodiversité | 167 007 907 | 162 807 906 |
| Expertise, information géographique et météorologie | 513 961 068 | 513 961 068 |
| Prévention des risques | 841 067 615 | 835 541 183 |
| dont titre 2 | 46 446 540 | 46 446 540 |
| Énergie, climat et après-mines | 401 179 057 | 401 179 057 |
| Service public de l'énergie | 3 182 503 669 | 3 219 360 538 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables | 2 963 435 117 | 3 000 937 263 |
| dont titre 2 | 2 766 032 479 | 2 766 032 479 |
| Économie | 1 760 347 342 | 1 943 722 723 |
| Développement des entreprises et régulations | 891 421 564 | 905 454 821 |
| dont titre 2 | 389 435 907 | 389 435 907 |
| Plan France Très haut débit | 5 000 000 | 175 867 510 |
| Statistiques et études économiques | 443 169 941 | 441 644 555 |
| dont titre 2 | 371 568 574 | 371 568 574 |
| Stratégie économique et fiscale | 420 755 837 | 420 755 837 |
| dont titre 2 | 153 219 031 | 153 219 031 |
| Engagements financiers de l'État | 42 288 681 941 | 42 471 957 783 |
| Charge de la dette et trésorerie de l'État (crédits évaluatifs) | 42 061 000 000 | 42 061 000 000 |
| Appels en garantie de l'État (crédits évaluatifs) | 125 300 000 | 125 300 000 |
| Épargne | 102 381 941 | 102 381 941 |
| Dotation du Mécanisme européen de stabilité | 0 | 0 |
| Augmentation de capital de la Banque européenne d'investissement | 0 | 0 |
| Fonds de soutien relatif aux prêts et contrats financiers structurés à risque | 0 | 183 275 842 |
| Enseignement scolaire | 72 793 092 764 | 72 762 473 772 |
| Enseignement scolaire public du premier degré | 22 541 439 844 | 22 541 439 844 |
| dont titre 2 | 22 501 332 725 | 22 501 332 725 |
| Enseignement scolaire public du second degré | 33 192 860 375 | 33 192 860 375 |
| dont titre 2 | 33 060 031 272 | 33 060 031 272 |
| Vie de l'élève | 5 682 882 318 | 5 682 882 318 |
| dont titre 2 | 2 694 239 983 | 2 694 239 983 |
| Enseignement privé du premier et du second degrés | 7 601 326 156 | 7 601 326 156 |
| dont titre 2 | 6 806 107 381 | 6 806 107 381 |
| Soutien de la politique de l'éducation nationale | 2 306 341 830 | 2 275 722 838 |
| dont titre 2 | 1 615 491 741 | 1 615 491 741 |
| Enseignement technique agricole | 1 468 242 241 | 1 468 242 241 |
| dont titre 2 | 972 133 579 | 972 133 579 |
| Gestion des finances publiques et des ressources humaines | 10 702 005 186 | 10 448 161 223 |
| Gestion fiscale et financière de l'État et du secteur public local | 7 981 877 383 | 7 738 188 905 |
| dont titre 2 | 6 880 827 172 | 6 880 827 172 |
| Conduite et pilotage des politiques économiques et financières | 903 554 254 | 917 255 764 |
| dont titre 2 | 507 375 096 | 507 375 096 |
| Facilitation et sécurisation des échanges | 1 609 661 849 | 1 585 804 854 |
| dont titre 2 | 1 245 123 293 | 1 245 123 293 |
| Fonction publique | 206 911 700 | 206 911 700 |
| dont titre 2 | 200 000 | 200 000 |
| Immigration, asile et intégration | 1 856 845 525 | 1 694 343 655 |
| Immigration et asile | 1 443 243 536 | 1 280 687 788 |
| Intégration et accès à la nationalité française | 413 601 989 | 413 655 867 |
| Investissements d'avenir | 0 | 1 049 500 000 |
| Soutien des progrès de l'enseignement et de la recherche | 0 | 212 500 000 |
| Valorisation de la recherche | 0 | 433 000 000 |
| Accélération de la modernisation des entreprises | 0 | 404 000 000 |
| Justice | 9 036 776 299 | 9 054 587 249 |
| Justice judiciaire | 3 885 409 019 | 3 487 339 019 |
| dont titre 2 | 2 355 451 042 | 2 355 451 042 |
| Administration pénitentiaire | 3 324 895 440 | 3 749 892 418 |
| dont titre 2 | 2 534 491 408 | 2 534 491 408 |
| Protection judiciaire de la jeunesse | 903 668 242 | 875 356 591 |
| dont titre 2 | 528 541 821 | 528 541 821 |
| Accès au droit et à la justice | 466 810 755 | 466 810 755 |
| Conduite et pilotage de la politique de la justice | 451 121 350 | 470 377 973 |
| dont titre 2 | 177 193 892 | 177 193 892 |
| Conseil supérieur de la magistrature | 4 871 493 | 4 810 493 |
| dont titre 2 | 2 727 086 | 2 727 086 |
| Médias, livre et industries culturelles | 563 963 387 | 581 353 604 |
| Presse et médias | 280 951 939 | 280 951 939 |
| Livre et industries culturelles | 283 011 448 | 300 401 665 |
| Outre-mer | 2 576 366 115 | 2 490 696 928 |
| Emploi outre-mer | 1 688 260 158 | 1 691 540 880 |
| dont titre 2 | 159 681 065 | 159 681 065 |
| Conditions de vie outre-mer | 888 105 957 | 799 156 048 |
| Pouvoirs publics | 991 344 491 | 991 344 491 |
| Présidence de la République | 103 000 000 | 103 000 000 |
| Assemblée nationale | 517 890 000 | 517 890 000 |
| Sénat | 323 584 600 | 323 584 600 |
| La Chaîne parlementaire | 34 289 162 | 34 289 162 |
| Indemnités des représentants français au Parlement européen | 0 | 0 |
| Conseil constitutionnel | 11 719 229 | 11 719 229 |
| Haute Cour | 0 | 0 |
| Cour de justice de la République | 861 500 | 861 500 |
| Recherche et enseignement supérieur | 27 978 771 003 | 28 171 307 327 |
| Formations supérieures et recherche universitaire | 13 524 916 764 | 13 601 047 253 |
| dont titre 2 | 526 808 533 | 526 808 533 |
| Vie étudiante | 2 704 594 039 | 2 705 979 239 |
| Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires | 6 838 167 535 | 6 938 078 490 |
| Recherche spatiale | 1 823 012 790 | 1 823 012 790 |
| Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables | 1 767 292 463 | 1 726 956 147 |
| Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle | 678 456 343 | 733 816 310 |
| dont titre 2 | 105 851 219 | 105 851 219 |
| Recherche duale (civile et militaire) | 179 519 167 | 179 519 167 |
| Recherche culturelle et culture scientifique | 110 758 665 | 109 981 973 |
| Enseignement supérieur et recherche agricoles | 352 053 237 | 352 915 958 |
| dont titre 2 | 222 244 448 | 222 244 448 |
| Régimes sociaux et de retraite | 6 284 340 353 | 6 284 340 353 |
| Régimes sociaux et de retraite des transports terrestres | 4 163 492 800 | 4 163 492 800 |
| Régimes de retraite et de sécurité sociale des marins | 815 697 600 | 815 697 600 |
| Régimes de retraite des mines, de la SEITA et divers | 1 305 149 953 | 1 305 149 953 |
| Relations avec les collectivités territoriales | 3 889 763 499 | 3 433 359 045 |
| Concours financiers aux collectivités territoriales et à leurs groupements | 3 651 683 864 | 3 160 524 426 |
| Concours spécifiques et administration | 238 079 635 | 272 834 619 |
| Remboursements et dégrèvements | 135 687 650 000 | 135 687 650 000 |
| Remboursements et dégrèvements d'impôts d'État (crédits évaluatifs) | 115 829 650 000 | 115 829 650 000 |
| Remboursements et dégrèvements d'impôts locaux (crédits évaluatifs) | 19 858 000 000 | 19 858 000 000 |
| Santé | 1 422 213 452 | 1 423 513 452 |
| Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins | 479 313 452 | 480 613 452 |
| dont titre 2 | 1 442 239 | 1 442 239 |
| Protection maladie | 942 900 000 | 942 900 000 |
| Sécurités | 20 940 004 016 | 20 113 092 497 |
| Police nationale | 10 942 447 156 | 10 727 502 570 |
| dont titre 2 | 9 589 631 109 | 9 589 631 109 |
| Gendarmerie nationale | 9 495 663 887 | 8 805 445 449 |
| dont titre 2 | 7 474 870 819 | 7 474 870 819 |
| Sécurité et éducation routières | 42 462 570 | 41 366 968 |
| Sécurité civile | 459 430 403 | 538 777 510 |
| dont titre 2 | 183 317 063 | 183 317 063 |
| Solidarité, insertion et égalité des chances | 21 108 801 146 | 21 131 477 508 |
| Inclusion sociale et protection des personnes | 7 697 160 449 | 7 697 160 449 |
| dont titre 2 | 1 947 603 | 1 947 603 |
| Handicap et dépendance | 11 923 280 234 | 11 923 280 234 |
| Égalité entre les femmes et les hommes | 29 871 581 | 29 871 581 |
| Conduite et soutien des politiques sanitaires, sociales, du sport, de la jeunesse et de la vie associative | 1 458 488 882 | 1 481 165 244 |
| dont titre 2 | 719 018 224 | 719 018 224 |
| Sport, jeunesse et vie associative | 1 183 452 541 | 998 778 506 |
| Sport | 331 126 125 | 319 202 090 |
| Jeunesse et vie associative | 614 326 416 | 614 326 416 |
| Jeux olympiques et paralympiques 2024 | 238 000 000 | 65 250 000 |
| Travail et emploi | 13 375 433 069 | 12 415 918 883 |
| Accès et retour à l'emploi | 6 286 156 876 | 6 449 788 751 |
| Accompagnement des mutations économiques et développement de l'emploi | 6 341 327 240 | 5 188 763 323 |
| Amélioration de la qualité de l'emploi et des relations du travail | 57 055 266 | 88 074 570 |
| Conception, gestion et évaluation des politiques de l'emploi et du travail | 690 893 687 | 689 292 239 |
| dont titre 2 | 614 456 970 | 614 456 970 |
| Total | 478 982 562 794 | 464 478 733 313 |
ÉTAT C
(Article 40 du projet de loi)
Répartition, par mission et programme, des crédits des budgets annexes
BUDGETS ANNEXES
| (en euros) | ||
| Mission / Programme | Autorisations d’engagement | Crédits de paiement |
| Contrôle et exploitation aériens | 2 120 738 515 | 2 120 738 515 |
| Soutien aux prestations de l'aviation civile | 1 506 144 487 | 1 506 144 487 |
| dont charges de personnel | 1 212 396 147 | 1 212 396 147 |
| Navigation aérienne | 572 223 059 | 572 223 059 |
| Transports aériens, surveillance et certification | 42 370 969 | 42 370 969 |
| Publications officielles et information administrative | 176 011 746 | 166 006 746 |
| Édition et diffusion | 62 240 000 | 52 535 000 |
| Pilotage et ressources humaines | 113 771 746 | 113 471 746 |
| dont charges de personnel | 65 912 746 | 65 912 746 |
| Total | 2 296 750 261 | 2 286 745 261 |
ÉTAT D
(Article 41 du projet de loi)
Répartition, par mission et programme, des crédits des comptes d'affectation spéciale et des comptes de concours financiers
Comptes d'affectation spéciale
| (en euros) | ||
| Mission / Programme | Autorisations d’engagement | Crédits de paiement |
| Aides à l'acquisition de véhicules propres | 570 000 000 | 570 000 000 |
| Contribution au financement de l'attribution d'aides à l'acquisition de véhicules propres | 264 000 000 | 264 000 000 |
| Contribution au financement de l'attribution d'aides au retrait de véhicules polluants | 306 000 000 | 306 000 000 |
| Contrôle de la circulation et du stationnement routiers | 1 296 651 553 | 1 296 651 553 |
| Structures et dispositifs de sécurité routière | 339 950 000 | 339 950 000 |
| Contrôle et modernisation de la politique de la circulation et du stationnement routiers | 26 200 000 | 26 200 000 |
| Contribution à l'équipement des collectivités territoriales pour l'amélioration des transports en commun, de la sécurité et de la circulation routières | 478 065 823 | 478 065 823 |
| Désendettement de l'État | 452 435 730 | 452 435 730 |
| Développement agricole et rural | 136 000 000 | 136 000 000 |
| Développement et transfert en agriculture | 65 000 000 | 65 000 000 |
| Recherche appliquée et innovation en agriculture | 71 000 000 | 71 000 000 |
| Financement des aides aux collectivités pour l'électrification rurale | 360 000 000 | 360 000 000 |
| Électrification rurale | 355 200 000 | 355 200 000 |
| Opérations de maîtrise de la demande d’électricité, de production d’électricité par des énergies renouvelables ou de production de proximité dans les zones non interconnectées | 4 800 000 | 4 800 000 |
| Financement national du développement et de la modernisation de l'apprentissage | 1 709 714 489 | 1 709 714 489 |
| Répartition régionale de la ressource consacrée au développement de l'apprentissage | 1 384 542 387 | 1 384 542 387 |
| Correction financière des disparités régionales de taxe d'apprentissage et incitations au développement de l'apprentissage | 325 172 102 | 325 172 102 |
| Gestion du patrimoine immobilier de l'État | 391 286 587 | 483 000 000 |
| Contribution des cessions immobilières au désendettement de l'État | 0 | 0 |
| Opérations immobilières et entretien des bâtiments de l'État | 391 286 587 | 483 000 000 |
| Participation de la France au désendettement de la Grèce | 118 000 000 | 125 700 000 |
| Versement de la France à la Grèce au titre de la restitution à cet État des revenus perçus sur les titres grecs | 118 000 000 | 125 700 000 |
| Rétrocessions de trop-perçus à la Banque de France | 0 | 0 |
| Participations financières de l'État | 10 000 000 000 | 10 000 000 000 |
| Opérations en capital intéressant les participations financières de l'État | 8 000 000 000 | 8 000 000 000 |
| Désendettement de l'État et d'établissements publics de l'État | 2 000 000 000 | 2 000 000 000 |
| Pensions | 59 015 040 000 | 59 015 040 000 |
| Pensions civiles et militaires de retraite et allocations temporaires d'invalidité | 55 360 300 000 | 55 360 300 000 |
| dont titre 2 | 55 357 750 000 | 55 357 750 000 |
| Ouvriers des établissements industriels de l'État | 1 934 900 000 | 1 934 900 000 |
| dont titre 2 | 1 927 030 000 | 1 927 030 000 |
| Pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre et autres pensions | 1 719 840 000 | 1 719 840 000 |
| dont titre 2 | 16 000 000 | 16 000 000 |
| Services nationaux de transport conventionnés de voyageurs | 359 200 000 | 359 200 000 |
| Exploitation des services nationaux de transport conventionnés | 286 200 000 | 286 200 000 |
| Matériel roulant des services nationaux de transport conventionnés | 73 000 000 | 73 000 000 |
| Transition énergétique | 7 279 400 000 | 7 279 400 000 |
| Soutien à la transition énergétique | 5 440 400 000 | 5 440 400 000 |
| Engagements financiers liés à la transition énergétique | 1 839 000 000 | 1 839 000 000 |
| Total | 81 235 292 629 | 81 334 706 042 |
Comptes de concours financiers
| (en euros) | ||
| Mission / Programme | Autorisations d’engagement | Crédits de paiement |
| Accords monétaires internationaux | 0 | 0 |
| Relations avec l'Union monétaire ouest-africaine | 0 | 0 |
| Relations avec l'Union monétaire d'Afrique centrale | 0 | 0 |
| Relations avec l'Union des Comores | 0 | 0 |
| Avances à divers services de l'État ou organismes gérant des services publics | 11 343 512 861 | 11 343 512 861 |
| Avances à l'Agence de services et de paiement, au titre du préfinancement des aides communautaires de la politique agricole commune | 11 000 000 000 | 11 000 000 000 |
| Avances à des organismes distincts de l'État et gérant des services publics | 268 800 000 | 268 800 000 |
| Avances à des services de l'État | 59 712 861 | 59 712 861 |
| Avances à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) au titre de l'indemnisation des victimes du Benfluorex | 15 000 000 | 15 000 000 |
| Avances à l'audiovisuel public | 3 859 620 069 | 3 859 620 069 |
| France Télévisions | 2 543 117 594 | 2 543 117 594 |
| ARTE France | 283 330 563 | 283 330 563 |
| Radio France | 604 707 670 | 604 707 670 |
| France Médias Monde | 261 529 150 | 261 529 150 |
| Institut national de l'audiovisuel | 89 185 942 | 89 185 942 |
| TV5 Monde | 77 749 150 | 77 749 150 |
| Avances aux collectivités territoriales | 110 610 910 447 | 110 610 910 447 |
| Avances aux collectivités et établissements publics, et à la Nouvelle-Calédonie | 6 000 000 | 6 000 000 |
| Avances sur le montant des impositions revenant aux régions, départements, communes, établissements et divers organismes | 110 604 910 447 | 110 604 910 447 |
| Prêts à des États étrangers | 1 245 350 000 | 1 114 300 000 |
| Prêts à des États étrangers en vue de faciliter la vente de biens et de services concourant au développement du commerce extérieur de la France | 1 000 000 000 | 480 950 000 |
| Prêts à des États étrangers pour consolidation de dettes envers la France | 245 350 000 | 245 350 000 |
| Prêts à l'Agence française de développement en vue de favoriser le développement économique et social dans des États étrangers | 0 | 388 000 000 |
| Prêts aux États membres de l'Union européenne dont la monnaie est l'euro | 0 | 0 |
| Prêts et avances à des particuliers ou à des organismes privés | 50 050 000 | 325 050 000 |
| Prêts et avances pour le logement des agents de l'État | 50 000 | 50 000 |
| Prêts pour le développement économique et social | 50 000 000 | 50 000 000 |
| Prêts et avances pour le développement du commerce avec l'Iran | 0 | 0 |
| Prêts à la société concessionnaire de la liaison express entre Paris et l'aéroport Paris-Charles de Gaulle | 0 | 275 000 000 |
| Total | 127 109 443 377 | 127 253 393 377 |
ÉTAT E
(Article 42 du projet de loi)
Répartition des autorisations de découvert
Comptes de commerce
| (en euros) | ||
| Numéro du compte | Intitulé du compte | Autorisation de découvert |
| 901 | Approvisionnement de l'État et des forces armées en produits pétroliers, biens et services complémentaires | 125 000 000 |
| 912 | Cantine et travail des détenus dans le cadre pénitentiaire | 23 000 000 |
| 910 | Couverture des risques financiers de l'État | 506 000 000 |
| 902 | Exploitations industrielles des ateliers aéronautiques de l'État | 0 |
| 903 | Gestion de la dette et de la trésorerie de l'État | 19 200 000 000 |
| Section 1 Opérations relatives à la dette primaire et gestion de la trésorerie | 17 500 000 000 | |
| Section 2 Opérations de gestion active de la dette au moyen d'instruments financiers à terme | 1 700 000 000 | |
| 904 | Lancement de certains matériels de guerre et matériels assimilés | 0 |
| 907 | Opérations commerciales des domaines | 0 |
| 909 | Régie industrielle des établissements pénitentiaires | 609 800 |
| 914 | Renouvellement des concessions hydroélectriques | 6 200 000 |
| 915 | Soutien financier au commerce extérieur | 0 |
| Total | 19 860 809 800 |
Comptes d’opérations monétaires
| (en euros) | ||
| Numéro du compte | Intitulé du compte | Autorisation de découvert |
| 951 | Émission des monnaies métalliques | 0 |
| 952 | Opérations avec le Fonds monétaire international | 0 |
| 953 | Pertes et bénéfices de change | 250 000 000 |
| Total | 250 000 000 |
Informations annexes
| PLF 2019 | 1 |
| Projet de loi de finances | |
| Informations annexes | |
Présentation des recettes et dépenses budgétaires pour 2019 en une section de fonctionnement et une section d’investissement
Tableaux d’évolution des dépenses et observations générales
1. Tableau de comparaison, par mission et programme du budget général, des crédits proposés pour 2019 à ceux votés pour 2018 (hors fonds de concours)
| (en euros) | ||||
| Mission / Programme | Autorisations d’engagement | Crédits de paiement | ||
| LFI 2018 | PLF 2019 | LFI 2018 | PLF 2019 | |
| Missions constituées de dotations | ||||
| Crédits non répartis | 424 000 000 | 503 000 000 | 124 000 000 | 203 000 000 |
| Provision relative aux rémunérations publiques | 0 | 79 000 000 | 0 | 79 000 000 |
| Dépenses accidentelles et imprévisibles | 424 000 000 | 424 000 000 | 124 000 000 | 124 000 000 |
| Pouvoirs publics | 991 742 491 | 991 344 491 | 991 742 491 | 991 344 491 |
| Présidence de la République | 103 000 000 | 103 000 000 | 103 000 000 | 103 000 000 |
| Assemblée nationale | 517 890 000 | 517 890 000 | 517 890 000 | 517 890 000 |
| Sénat | 323 584 600 | 323 584 600 | 323 584 600 | 323 584 600 |
| La Chaîne parlementaire | 34 687 162 | 34 289 162 | 34 687 162 | 34 289 162 |
| Indemnités des représentants français au Parlement européen | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Conseil constitutionnel | 11 719 229 | 11 719 229 | 11 719 229 | 11 719 229 |
| Haute Cour | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Cour de justice de la République | 861 500 | 861 500 | 861 500 | 861 500 |
| Missions interministérielles | ||||
| Aide publique au développement | 2 683 927 153 | 4 519 398 520 | 2 700 515 532 | 3 097 776 208 |
| Aide économique et financière au développement | 840 500 721 | 1 310 045 000 | 961 413 997 | 1 079 032 439 |
| Solidarité à l'égard des pays en développement | 1 843 426 432 | 3 209 353 520 | 1 739 101 535 | 2 018 743 769 |
| Anciens combattants, mémoire et liens avec la nation | 2 460 511 265 | 2 334 181 617 | 2 461 147 844 | 2 301 878 893 |
| Liens entre la Nation et son armée | 42 844 421 | 33 812 623 | 42 681 000 | 33 809 899 |
| Reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant | 2 316 874 662 | 2 194 460 492 | 2 317 674 662 | 2 162 160 492 |
| Indemnisation des victimes des persécutions antisémites et des actes de barbarie pendant la seconde guerre mondiale | 100 792 182 | 105 908 502 | 100 792 182 | 105 908 502 |
| Cohésion des territoires | 17 184 820 761 | 16 165 625 751 | 17 227 136 044 | 16 055 241 034 |
| Hébergement, parcours vers le logement et insertion des personnes vulnérables | 1 953 693 863 | 1 860 063 305 | 1 953 693 863 | 1 878 163 305 |
| Aide à l'accès au logement | 14 256 200 000 | 13 110 051 717 | 14 256 200 000 | 13 110 051 717 |
| Urbanisme, territoires et amélioration de l'habitat | 318 077 968 | 285 077 968 | 308 077 968 | 285 077 968 |
| Impulsion et coordination de la politique d'aménagement du territoire | 194 316 866 | 201 657 049 | 253 232 149 | 243 072 332 |
| Interventions territoriales de l'État | 33 908 465 | 35 708 465 | 27 308 465 | 25 808 465 |
| Politique de la ville | 428 623 599 | 673 067 247 | 428 623 599 | 513 067 247 |
| Enseignement scolaire | 71 628 765 914 | 72 793 092 764 | 71 558 288 634 | 72 762 473 772 |
| Enseignement scolaire public du premier degré | 22 036 358 753 | 22 541 439 844 | 22 036 358 753 | 22 541 439 844 |
| Enseignement scolaire public du second degré | 32 751 662 425 | 33 192 860 375 | 32 751 662 425 | 33 192 860 375 |
| Vie de l'élève | 5 412 264 960 | 5 682 882 318 | 5 412 264 960 | 5 682 882 318 |
| Enseignement privé du premier et du second degrés | 7 552 820 491 | 7 601 326 156 | 7 552 820 491 | 7 601 326 156 |
| Soutien de la politique de l'éducation nationale | 2 427 311 718 | 2 306 341 830 | 2 356 834 438 | 2 275 722 838 |
| Enseignement technique agricole | 1 448 347 567 | 1 468 242 241 | 1 448 347 567 | 1 468 242 241 |
| Recherche et enseignement supérieur | 27 607 701 487 | 27 978 771 003 | 27 668 964 921 | 28 171 307 327 |
| Formations supérieures et recherche universitaire | 13 437 798 685 | 13 524 916 764 | 13 435 178 856 | 13 601 047 253 |
| Vie étudiante | 2 694 501 688 | 2 704 594 039 | 2 698 860 888 | 2 705 979 239 |
| Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires | 6 720 684 048 | 6 838 167 535 | 6 766 603 666 | 6 938 078 490 |
| Recherche spatiale | 1 618 103 753 | 1 823 012 790 | 1 618 103 753 | 1 823 012 790 |
| Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables | 1 761 452 463 | 1 767 292 463 | 1 734 154 531 | 1 726 956 147 |
| Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle | 738 557 054 | 678 456 343 | 778 677 598 | 733 816 310 |
| Recherche duale (civile et militaire) | 179 519 167 | 179 519 167 | 179 519 167 | 179 519 167 |
| Recherche culturelle et culture scientifique | 111 962 861 | 110 758 665 | 111 881 973 | 109 981 973 |
| Enseignement supérieur et recherche agricoles | 345 121 768 | 352 053 237 | 345 984 489 | 352 915 958 |
| Régimes sociaux et de retraite | 6 332 220 443 | 6 284 340 353 | 6 332 220 443 | 6 284 340 353 |
| Régimes sociaux et de retraite des transports terrestres | 4 119 817 163 | 4 163 492 800 | 4 119 817 163 | 4 163 492 800 |
| Régimes de retraite et de sécurité sociale des marins | 824 315 764 | 815 697 600 | 824 315 764 | 815 697 600 |
| Régimes de retraite des mines, de la SEITA et divers | 1 388 087 516 | 1 305 149 953 | 1 388 087 516 | 1 305 149 953 |
| Solidarité, insertion et égalité des chances | 19 643 554 173 | 21 108 801 146 | 19 650 668 589 | 21 131 477 508 |
| Inclusion sociale et protection des personnes | 6 760 605 577 | 7 697 160 449 | 6 760 605 577 | 7 697 160 449 |
| Handicap et dépendance | 11 341 212 791 | 11 923 280 234 | 11 341 212 791 | 11 923 280 234 |
| Égalité entre les femmes et les hommes | 29 871 581 | 29 871 581 | 29 871 581 | 29 871 581 |
| Conduite et soutien des politiques sanitaires, sociales, du sport, de la jeunesse et de la vie associative | 1 511 864 224 | 1 458 488 882 | 1 518 978 640 | 1 481 165 244 |
| Sport, jeunesse et vie associative | 968 009 406 | 1 183 452 541 | 959 091 401 | 998 778 506 |
| Sport | 346 139 481 | 331 126 125 | 347 221 476 | 319 202 090 |
| Jeunesse et vie associative | 563 869 925 | 614 326 416 | 563 869 925 | 614 326 416 |
| Jeux olympiques et paralympiques 2024 | 58 000 000 | 238 000 000 | 48 000 000 | 65 250 000 |
| Missions ministérielles | ||||
| Action et transformation publiques | 220 000 000 | 1 200 000 000 | 20 000 000 | 310 000 000 |
| Rénovation des cités administratives et autres sites domaniaux multi-occupants | 20 000 000 | 900 000 000 | 20 000 000 | 100 000 000 |
| Fonds pour la transformation de l'action publique | 200 000 000 | 250 000 000 | 0 | 160 000 000 |
| Fonds d'accompagnement interministériel Ressources humaines (nouveau) | 50 000 000 | 50 000 000 | ||
| Action extérieure de l'État | 3 000 291 880 | 2 871 819 084 | 3 000 856 771 | 2 872 582 017 |
| Action de la France en Europe et dans le monde | 1 898 735 804 | 1 776 007 595 | 1 901 700 695 | 1 774 370 528 |
| Diplomatie culturelle et d'influence | 718 461 094 | 699 571 121 | 718 461 094 | 699 571 121 |
| Français à l'étranger et affaires consulaires | 368 694 982 | 374 240 368 | 368 694 982 | 374 240 368 |
| Présidence française du G7 | 14 400 000 | 22 000 000 | 12 000 000 | 24 400 000 |
| Administration générale et territoriale de l'État | 2 697 410 606 | 2 787 688 812 | 2 756 881 271 | 2 840 271 805 |
| Administration territoriale | 1 695 608 865 | 1 656 805 159 | 1 691 278 699 | 1 657 107 187 |
| Vie politique, cultuelle et associative | 122 499 509 | 207 490 664 | 125 819 509 | 207 110 664 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'intérieur | 879 302 232 | 923 392 989 | 939 783 063 | 976 053 954 |
| Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales | 3 316 818 225 | 2 764 769 274 | 3 429 163 774 | 2 853 815 010 |
| Compétitivité et durabilité de l'agriculture, de l'agroalimentaire, de la forêt, de la pêche et de l'aquaculture | 2 113 375 174 | 1 608 778 387 | 2 221 675 174 | 1 690 999 774 |
| Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation | 554 137 920 | 537 655 584 | 552 137 920 | 536 755 584 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'agriculture | 649 305 131 | 618 335 303 | 655 350 680 | 626 059 652 |
| Conseil et contrôle de l'État | 680 016 691 | 756 252 144 | 664 432 166 | 680 561 736 |
| Conseil d'État et autres juridictions administratives | 420 370 495 | 483 439 531 | 406 243 970 | 420 046 123 |
| Conseil économique, social et environnemental | 40 047 508 | 40 233 319 | 40 047 508 | 40 233 319 |
| Cour des comptes et autres juridictions financières | 219 131 207 | 232 151 105 | 217 673 207 | 219 854 105 |
| Haut Conseil des finances publiques | 467 481 | 428 189 | 467 481 | 428 189 |
| Culture | 3 102 087 772 | 3 103 093 886 | 2 937 085 143 | 2 937 969 532 |
| Patrimoines | 927 343 023 | 1 028 726 684 | 897 444 490 | 893 653 259 |
| Création | 848 516 591 | 783 896 908 | 778 894 399 | 782 314 759 |
| Transmission des savoirs et démocratisation de la culture | 1 326 228 158 | 1 290 470 294 | 1 260 746 254 | 1 262 001 514 |
| Défense | 47 099 756 119 | 54 484 292 499 | 42 551 475 547 | 44 344 110 015 |
| Environnement et prospective de la politique de défense | 1 443 116 886 | 1 628 787 470 | 1 395 651 759 | 1 476 089 721 |
| Préparation et emploi des forces | 8 817 980 528 | 14 983 536 412 | 8 066 880 474 | 8 784 553 199 |
| Soutien de la politique de la défense | 23 177 665 255 | 23 399 754 214 | 22 845 698 172 | 23 195 484 297 |
| Équipement des forces | 13 660 993 450 | 14 472 214 403 | 10 243 245 142 | 10 887 982 798 |
| Direction de l'action du Gouvernement | 1 606 969 646 | 1 435 620 556 | 1 480 444 271 | 1 330 028 749 |
| Coordination du travail gouvernemental | 684 075 912 | 684 469 264 | 712 190 615 | 692 139 475 |
| Protection des droits et libertés | 96 515 815 | 97 314 633 | 97 416 805 | 98 528 047 |
| Moyens mutualisés des administrations déconcentrées | 826 377 919 | 653 836 659 | 670 836 851 | 539 361 227 |
| Écologie, développement et mobilité durables | 11 344 998 925 | 11 616 968 522 | 11 309 179 384 | 11 503 919 315 |
| Infrastructures et services de transports | 3 209 094 690 | 3 385 191 634 | 3 141 524 082 | 3 213 229 845 |
| Affaires maritimes | 158 117 455 | 162 622 455 | 158 117 455 | 156 902 455 |
| Paysages, eau et biodiversité | 147 807 906 | 167 007 907 | 147 807 906 | 162 807 906 |
| Expertise, information géographique et météorologie | 516 136 987 | 513 961 068 | 515 130 733 | 513 961 068 |
| Prévention des risques | 849 354 779 | 841 067 615 | 839 124 779 | 835 541 183 |
| Énergie, climat et après-mines | 426 520 008 | 401 179 057 | 426 520 008 | 401 179 057 |
| Service public de l'énergie | 3 043 920 452 | 3 182 503 669 | 3 043 920 452 | 3 219 360 538 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables | 2 994 046 648 | 2 963 435 117 | 3 037 033 969 | 3 000 937 263 |
| Économie | 2 127 425 025 | 1 760 347 342 | 1 865 311 565 | 1 943 722 723 |
| Développement des entreprises et régulations | 1 026 555 154 | 891 421 564 | 982 025 142 | 905 454 821 |
| Plan France Très haut débit | 208 000 000 | 5 000 000 | 175 867 510 | |
| Statistiques et études économiques | 463 361 285 | 443 169 941 | 453 917 837 | 441 644 555 |
| Stratégie économique et fiscale | 429 508 586 | 420 755 837 | 429 368 586 | 420 755 837 |
| Engagements financiers de l'État | 41 592 883 752 | 42 288 681 941 | 41 776 800 514 | 42 471 957 783 |
| Charge de la dette et trésorerie de l'État (crédits évaluatifs) | 41 197 000 000 | 42 061 000 000 | 41 197 000 000 | 42 061 000 000 |
| Appels en garantie de l'État (crédits évaluatifs) | 104 090 000 | 125 300 000 | 104 090 000 | 125 300 000 |
| Épargne | 149 993 752 | 102 381 941 | 149 993 752 | 102 381 941 |
| Majoration de rentes (ancien) | 141 800 000 | 141 800 000 | ||
| Dotation du Mécanisme européen de stabilité | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Augmentation de capital de la Banque européenne d'investissement | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Fonds de soutien relatif aux prêts et contrats financiers structurés à risque | 0 | 0 | 183 916 762 | 183 275 842 |
| Gestion des finances publiques et des ressources humaines | 10 893 098 752 | 10 702 005 186 | 10 859 090 595 | 10 448 161 223 |
| Gestion fiscale et financière de l'État et du secteur public local | 8 110 683 138 | 7 981 877 383 | 8 053 153 138 | 7 738 188 905 |
| Conduite et pilotage des politiques économiques et financières | 984 292 737 | 903 554 254 | 1 002 895 499 | 917 255 764 |
| Facilitation et sécurisation des échanges | 1 559 506 433 | 1 609 661 849 | 1 564 425 514 | 1 585 804 854 |
| Fonction publique | 238 616 444 | 206 911 700 | 238 616 444 | 206 911 700 |
| Immigration, asile et intégration | 1 350 057 374 | 1 856 845 525 | 1 380 785 287 | 1 694 343 655 |
| Immigration et asile | 1 068 332 435 | 1 443 243 536 | 1 099 099 803 | 1 280 687 788 |
| Intégration et accès à la nationalité française | 281 724 939 | 413 601 989 | 281 685 484 | 413 655 867 |
| Investissements d'avenir | 0 | 0 | 1 079 500 000 | 1 049 500 000 |
| Soutien des progrès de l'enseignement et de la recherche | 0 | 0 | 142 500 000 | 212 500 000 |
| Valorisation de la recherche | 0 | 0 | 227 000 000 | 433 000 000 |
| Accélération de la modernisation des entreprises | 0 | 0 | 710 000 000 | 404 000 000 |
| Justice | 9 011 337 544 | 9 036 776 299 | 8 722 113 000 | 9 054 587 249 |
| Justice judiciaire | 3 449 692 439 | 3 885 409 019 | 3 446 172 439 | 3 487 339 019 |
| Administration pénitentiaire | 3 478 306 989 | 3 324 895 440 | 3 547 899 131 | 3 749 892 418 |
| Protection judiciaire de la jeunesse | 869 203 999 | 903 668 242 | 851 089 276 | 875 356 591 |
| Accès au droit et à la justice | 438 043 257 | 466 810 755 | 438 043 257 | 466 810 755 |
| Conduite et pilotage de la politique de la justice | 771 587 134 | 451 121 350 | 434 148 671 | 470 377 973 |
| Conseil supérieur de la magistrature | 4 503 726 | 4 871 493 | 4 760 226 | 4 810 493 |
| Médias, livre et industries culturelles | 545 857 952 | 563 963 387 | 554 613 604 | 581 353 604 |
| Presse et médias | 283 951 939 | 280 951 939 | 283 951 939 | 280 951 939 |
| Livre et industries culturelles | 261 906 013 | 283 011 448 | 270 661 665 | 300 401 665 |
| Outre-mer | 2 103 170 349 | 2 576 366 115 | 2 066 674 758 | 2 490 696 928 |
| Emploi outre-mer | 1 306 566 781 | 1 688 260 158 | 1 333 267 756 | 1 691 540 880 |
| Conditions de vie outre-mer | 796 603 568 | 888 105 957 | 733 407 002 | 799 156 048 |
| Relations avec les collectivités territoriales | 3 792 584 539 | 3 889 763 499 | 3 661 750 994 | 3 433 359 045 |
| Concours financiers aux collectivités territoriales et à leurs groupements | 3 607 912 667 | 3 651 683 864 | 3 412 359 830 | 3 160 524 426 |
| Concours spécifiques et administration | 184 671 872 | 238 079 635 | 249 391 164 | 272 834 619 |
| Remboursements et dégrèvements | 119 967 474 000 | 135 687 650 000 | 119 967 474 000 | 135 687 650 000 |
| Remboursements et dégrèvements d'impôts d'État (crédits évaluatifs) | 104 755 474 000 | 115 829 650 000 | 104 755 474 000 | 115 829 650 000 |
| Remboursements et dégrèvements d'impôts locaux (crédits évaluatifs) | 15 212 000 000 | 19 858 000 000 | 15 212 000 000 | 19 858 000 000 |
| Santé | 1 374 561 825 | 1 422 213 452 | 1 375 861 825 | 1 423 513 452 |
| Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins | 484 842 584 | 479 313 452 | 486 142 584 | 480 613 452 |
| Protection maladie | 889 719 241 | 942 900 000 | 889 719 241 | 942 900 000 |
| Sécurités | 20 616 173 356 | 20 940 004 016 | 19 752 902 674 | 20 113 092 497 |
| Police nationale | 10 841 918 995 | 10 942 447 156 | 10 555 796 903 | 10 727 502 570 |
| Gendarmerie nationale | 8 880 662 597 | 9 495 663 887 | 8 625 005 333 | 8 805 445 449 |
| Sécurité et éducation routières | 39 829 233 | 42 462 570 | 39 829 233 | 41 366 968 |
| Sécurité civile | 853 762 531 | 459 430 403 | 532 271 205 | 538 777 510 |
| Travail et emploi | 13 872 016 299 | 13 375 433 069 | 15 361 558 729 | 12 415 918 883 |
| Accès et retour à l'emploi | 7 154 120 265 | 6 286 156 876 | 7 833 325 993 | 6 449 788 751 |
| Accompagnement des mutations économiques et développement de l'emploi | 5 876 321 638 | 6 341 327 240 | 6 758 374 918 | 5 188 763 323 |
| Amélioration de la qualité de l'emploi et des relations du travail | 154 928 388 | 57 055 266 | 86 524 713 | 88 074 570 |
| Conception, gestion et évaluation des politiques de l'emploi et du travail | 686 646 008 | 690 893 687 | 683 333 105 | 689 292 239 |
2. Tableau de comparaison, par titre, mission et programme du budget général, des crédits proposés pour 2019 à ceux votés pour 2018 (hors fonds de concours)
| (en euros) | ||||
| Titre 1. Dotations des pouvoirs publics | ||||
| Mission / Programme | Autorisations d’engagement | Crédits de paiement | ||
| LFI 2018 | PLF 2019 | LFI 2018 | PLF 2019 | |
| Missions constituées de dotations | ||||
| Pouvoirs publics | 991 742 491 | 991 344 491 | 991 742 491 | 991 344 491 |
| Présidence de la République | 103 000 000 | 103 000 000 | 103 000 000 | 103 000 000 |
| Assemblée nationale | 517 890 000 | 517 890 000 | 517 890 000 | 517 890 000 |
| Sénat | 323 584 600 | 323 584 600 | 323 584 600 | 323 584 600 |
| La Chaîne parlementaire | 34 687 162 | 34 289 162 | 34 687 162 | 34 289 162 |
| Conseil constitutionnel | 11 719 229 | 11 719 229 | 11 719 229 | 11 719 229 |
| Cour de justice de la République | 861 500 | 861 500 | 861 500 | 861 500 |
| (en euros) | ||||
| Titre 2. Dépenses de personnel | ||||
| Mission / Programme | Autorisations d’engagement | Crédits de paiement | ||
| LFI 2018 | PLF 2019 | LFI 2018 | PLF 2019 | |
| Missions constituées de dotations | ||||
| Crédits non répartis | 0 | 79 000 000 | 0 | 79 000 000 |
| Provision relative aux rémunérations publiques | 0 | 79 000 000 | 0 | 79 000 000 |
| Missions interministérielles | ||||
| Aide publique au développement | 165 230 981 | 153 150 588 | 165 230 981 | 153 150 588 |
| Solidarité à l'égard des pays en développement | 165 230 981 | 153 150 588 | 165 230 981 | 153 150 588 |
| Anciens combattants, mémoire et liens avec la nation | 1 749 981 | 1 534 987 | 1 749 981 | 1 534 987 |
| Indemnisation des victimes des persécutions antisémites et des actes de barbarie pendant la seconde guerre mondiale | 1 749 981 | 1 534 987 | 1 749 981 | 1 534 987 |
| Cohésion des territoires | 40 069 145 | 39 351 628 | 40 069 145 | 39 351 628 |
| Impulsion et coordination de la politique d'aménagement du territoire | 20 102 791 | 19 932 626 | 20 102 791 | 19 932 626 |
| Politique de la ville | 19 966 354 | 19 419 002 | 19 966 354 | 19 419 002 |
| Enseignement scolaire | 66 444 938 650 | 67 649 336 681 | 66 444 938 650 | 67 649 336 681 |
| Enseignement scolaire public du premier degré | 21 995 818 496 | 22 501 332 725 | 21 995 818 496 | 22 501 332 725 |
| Enseignement scolaire public du second degré | 32 618 377 979 | 33 060 031 272 | 32 618 377 979 | 33 060 031 272 |
| Vie de l'élève | 2 502 827 132 | 2 694 239 983 | 2 502 827 132 | 2 694 239 983 |
| Enseignement privé du premier et du second degrés | 6 758 861 074 | 6 806 107 381 | 6 758 861 074 | 6 806 107 381 |
| Soutien de la politique de l'éducation nationale | 1 617 559 893 | 1 615 491 741 | 1 617 559 893 | 1 615 491 741 |
| Enseignement technique agricole | 951 494 076 | 972 133 579 | 951 494 076 | 972 133 579 |
| Recherche et enseignement supérieur | 834 842 264 | 854 904 200 | 834 842 264 | 854 904 200 |
| Formations supérieures et recherche universitaire | 513 152 364 | 526 808 533 | 513 152 364 | 526 808 533 |
| Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle | 105 362 546 | 105 851 219 | 105 362 546 | 105 851 219 |
| Enseignement supérieur et recherche agricoles | 216 327 354 | 222 244 448 | 216 327 354 | 222 244 448 |
| Solidarité, insertion et égalité des chances | 731 469 005 | 720 965 827 | 731 469 005 | 720 965 827 |
| Inclusion sociale et protection des personnes | 1 947 603 | 1 947 603 | ||
| Conduite et soutien des politiques sanitaires, sociales, du sport, de la jeunesse et de la vie associative | 731 469 005 | 719 018 224 | 731 469 005 | 719 018 224 |
| Missions ministérielles | ||||
| Action et transformation publiques | 45 000 000 | 45 000 000 | ||
| Fonds pour la transformation de l'action publique | 5 000 000 | 5 000 000 | ||
| Fonds d'accompagnement interministériel Ressources humaines (nouveau) | 40 000 000 | 40 000 000 | ||
| Action extérieure de l'État | 924 791 405 | 973 518 510 | 924 791 405 | 973 518 510 |
| Action de la France en Europe et dans le monde | 622 163 978 | 660 989 072 | 622 163 978 | 660 989 072 |
| Diplomatie culturelle et d'influence | 73 470 171 | 74 235 198 | 73 470 171 | 74 235 198 |
| Français à l'étranger et affaires consulaires | 229 157 256 | 238 294 240 | 229 157 256 | 238 294 240 |
| Administration générale et territoriale de l'État | 2 020 745 228 | 2 018 716 113 | 2 020 745 228 | 2 018 716 113 |
| Administration territoriale | 1 513 328 303 | 1 481 418 343 | 1 513 328 303 | 1 481 418 343 |
| Vie politique, cultuelle et associative | 5 911 443 | 18 191 202 | 5 911 443 | 18 191 202 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'intérieur | 501 505 482 | 519 106 568 | 501 505 482 | 519 106 568 |
| Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales | 886 322 458 | 864 533 849 | 886 322 458 | 864 533 849 |
| Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation | 317 817 920 | 308 959 606 | 317 817 920 | 308 959 606 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'agriculture | 568 504 538 | 555 574 243 | 568 504 538 | 555 574 243 |
| Conseil et contrôle de l'État | 565 128 420 | 580 773 003 | 565 128 420 | 580 773 003 |
| Conseil d'État et autres juridictions administratives | 337 590 224 | 350 383 454 | 337 590 224 | 350 383 454 |
| Conseil économique, social et environnemental | 34 747 508 | 34 933 319 | 34 747 508 | 34 933 319 |
| Cour des comptes et autres juridictions financières | 192 373 207 | 195 078 041 | 192 373 207 | 195 078 041 |
| Haut Conseil des finances publiques | 417 481 | 378 189 | 417 481 | 378 189 |
| Culture | 711 388 328 | 721 300 389 | 711 388 328 | 721 300 389 |
| Transmission des savoirs et démocratisation de la culture | 711 388 328 | 721 300 389 | 711 388 328 | 721 300 389 |
| Défense | 20 286 955 933 | 20 551 944 766 | 20 286 955 933 | 20 551 944 766 |
| Soutien de la politique de la défense | 20 286 955 933 | 20 551 944 766 | 20 286 955 933 | 20 551 944 766 |
| Direction de l'action du Gouvernement | 467 115 375 | 474 079 488 | 467 115 375 | 474 079 488 |
| Coordination du travail gouvernemental | 239 959 654 | 245 462 193 | 239 959 654 | 245 462 193 |
| Protection des droits et libertés | 44 655 968 | 45 927 230 | 44 655 968 | 45 927 230 |
| Moyens mutualisés des administrations déconcentrées | 182 499 753 | 182 690 065 | 182 499 753 | 182 690 065 |
| Écologie, développement et mobilité durables | 2 834 304 711 | 2 812 479 019 | 2 834 304 711 | 2 812 479 019 |
| Prévention des risques | 45 887 596 | 46 446 540 | 45 887 596 | 46 446 540 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables | 2 788 417 115 | 2 766 032 479 | 2 788 417 115 | 2 766 032 479 |
| Économie | 930 453 366 | 914 223 512 | 930 453 366 | 914 223 512 |
| Développement des entreprises et régulations | 399 930 298 | 389 435 907 | 399 930 298 | 389 435 907 |
| Statistiques et études économiques | 374 432 082 | 371 568 574 | 374 432 082 | 371 568 574 |
| Stratégie économique et fiscale | 156 090 986 | 153 219 031 | 156 090 986 | 153 219 031 |
| Gestion des finances publiques et des ressources humaines | 8 690 742 527 | 8 633 525 561 | 8 690 742 527 | 8 633 525 561 |
| Gestion fiscale et financière de l'État et du secteur public local | 6 936 917 897 | 6 880 827 172 | 6 936 917 897 | 6 880 827 172 |
| Conduite et pilotage des politiques économiques et financières | 500 143 682 | 507 375 096 | 500 143 682 | 507 375 096 |
| Facilitation et sécurisation des échanges | 1 223 680 948 | 1 245 123 293 | 1 223 680 948 | 1 245 123 293 |
| Fonction publique | 30 000 000 | 200 000 | 30 000 000 | 200 000 |
| Justice | 5 485 438 572 | 5 598 405 249 | 5 485 438 572 | 5 598 405 249 |
| Justice judiciaire | 2 349 100 168 | 2 355 451 042 | 2 349 100 168 | 2 355 451 042 |
| Administration pénitentiaire | 2 439 187 305 | 2 534 491 408 | 2 439 187 305 | 2 534 491 408 |
| Protection judiciaire de la jeunesse | 517 135 546 | 528 541 821 | 517 135 546 | 528 541 821 |
| Conduite et pilotage de la politique de la justice | 177 311 904 | 177 193 892 | 177 311 904 | 177 193 892 |
| Conseil supérieur de la magistrature | 2 703 649 | 2 727 086 | 2 703 649 | 2 727 086 |
| Outre-mer | 154 170 286 | 159 681 065 | 154 170 286 | 159 681 065 |
| Emploi outre-mer | 154 170 286 | 159 681 065 | 154 170 286 | 159 681 065 |
| Santé | 1 442 239 | 1 442 239 | ||
| Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins | 1 442 239 | 1 442 239 | ||
| Sécurités | 16 833 819 550 | 17 247 818 991 | 16 833 819 550 | 17 247 818 991 |
| Police nationale | 9 369 517 608 | 9 589 631 109 | 9 369 517 608 | 9 589 631 109 |
| Gendarmerie nationale | 7 278 277 809 | 7 474 870 819 | 7 278 277 809 | 7 474 870 819 |
| Sécurité civile | 186 024 133 | 183 317 063 | 186 024 133 | 183 317 063 |
| Travail et emploi | 622 445 831 | 614 456 970 | 622 445 831 | 614 456 970 |
| Conception, gestion et évaluation des politiques de l'emploi et du travail | 622 445 831 | 614 456 970 | 622 445 831 | 614 456 970 |
| (en euros) | ||||
| Titre 3. Dépenses de fonctionnement | ||||
| Mission / Programme | Autorisations d’engagement | Crédits de paiement | ||
| LFI 2018 | PLF 2019 | LFI 2018 | PLF 2019 | |
| Missions constituées de dotations | ||||
| Crédits non répartis | 424 000 000 | 424 000 000 | 124 000 000 | 124 000 000 |
| Dépenses accidentelles et imprévisibles | 424 000 000 | 424 000 000 | 124 000 000 | 124 000 000 |
| Missions interministérielles | ||||
| Aide publique au développement | 42 198 022 | 9 033 872 | 47 911 283 | 14 747 133 |
| Aide économique et financière au développement | 7 080 000 | 8 180 000 | 7 080 000 | 8 180 000 |
| Solidarité à l'égard des pays en développement | 35 118 022 | 853 872 | 40 831 283 | 6 567 133 |
| Anciens combattants, mémoire et liens avec la nation | 98 084 282 | 103 157 697 | 97 920 861 | 103 154 973 |
| Liens entre la Nation et son armée | 19 787 483 | 26 302 623 | 19 624 062 | 26 299 899 |
| Reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant | 77 550 945 | 76 126 311 | 77 550 945 | 76 126 311 |
| Indemnisation des victimes des persécutions antisémites et des actes de barbarie pendant la seconde guerre mondiale | 745 854 | 728 763 | 745 854 | 728 763 |
| Cohésion des territoires | 136 656 742 | 134 871 493 | 137 297 718 | 130 370 516 |
| Hébergement, parcours vers le logement et insertion des personnes vulnérables | 188 657 | 262 657 | 188 657 | 262 657 |
| Urbanisme, territoires et amélioration de l'habitat | 88 126 196 | 86 186 305 | 88 826 196 | 81 686 305 |
| Impulsion et coordination de la politique d'aménagement du territoire | 13 770 240 | 13 480 588 | 13 770 240 | 13 480 588 |
| Interventions territoriales de l'État | 2 190 331 | 2 261 074 | 2 131 307 | 2 260 097 |
| Politique de la ville | 32 381 318 | 32 680 869 | 32 381 318 | 32 680 869 |
| Enseignement scolaire | 832 202 051 | 714 882 467 | 793 034 743 | 722 490 110 |
| Enseignement scolaire public du premier degré | 33 140 626 | 32 673 959 | 33 140 626 | 32 673 959 |
| Enseignement scolaire public du second degré | 57 562 573 | 53 401 397 | 57 562 573 | 53 401 397 |
| Vie de l'élève | 54 841 006 | 51 199 408 | 54 841 006 | 51 199 408 |
| Enseignement privé du premier et du second degrés | 5 081 961 | 4 281 961 | 5 081 961 | 4 281 961 |
| Soutien de la politique de l'éducation nationale | 672 119 390 | 563 933 701 | 632 952 082 | 571 541 344 |
| Enseignement technique agricole | 9 456 495 | 9 392 041 | 9 456 495 | 9 392 041 |
| Recherche et enseignement supérieur | 20 877 712 537 | 21 081 425 989 | 20 877 059 179 | 21 082 457 827 |
| Formations supérieures et recherche universitaire | 12 549 037 451 | 12 661 486 014 | 12 549 037 451 | 12 661 486 014 |
| Vie étudiante | 333 389 050 | 350 233 716 | 333 389 050 | 350 233 716 |
| Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires | 5 342 687 051 | 5 409 325 769 | 5 342 114 581 | 5 411 134 299 |
| Recherche spatiale | 569 774 926 | 566 554 739 | 569 774 926 | 566 554 739 |
| Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables | 1 611 353 533 | 1 617 247 323 | 1 611 353 533 | 1 617 247 323 |
| Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle | 228 609 232 | 231 804 248 | 228 609 232 | 231 804 248 |
| Recherche duale (civile et militaire) | 73 145 045 | 73 145 045 | 73 145 045 | 73 145 045 |
| Recherche culturelle et culture scientifique | 103 530 763 | 104 415 292 | 103 449 875 | 103 638 600 |
| Enseignement supérieur et recherche agricoles | 66 185 486 | 67 213 843 | 66 185 486 | 67 213 843 |
| Régimes sociaux et de retraite | 11 142 241 | 10 674 026 | 11 142 241 | 10 674 026 |
| Régimes de retraite et de sécurité sociale des marins | 11 142 241 | 10 674 026 | 11 142 241 | 10 674 026 |
| Solidarité, insertion et égalité des chances | 780 059 203 | 744 435 116 | 787 173 619 | 767 111 478 |
| Inclusion sociale et protection des personnes | 4 580 165 | 8 833 589 | 4 580 165 | 8 833 589 |
| Handicap et dépendance | 474 227 | 474 227 | 474 227 | 474 227 |
| Égalité entre les femmes et les hommes | 1 560 107 | 1 560 107 | 1 560 107 | 1 560 107 |
| Conduite et soutien des politiques sanitaires, sociales, du sport, de la jeunesse et de la vie associative | 773 444 704 | 733 567 193 | 780 559 120 | 756 243 555 |
| Sport, jeunesse et vie associative | 512 255 276 | 569 089 452 | 512 405 276 | 569 089 452 |
| Sport | 62 535 229 | 62 012 914 | 62 685 229 | 62 012 914 |
| Jeunesse et vie associative | 449 720 047 | 499 076 538 | 449 720 047 | 499 076 538 |
| Jeux olympiques et paralympiques 2024 | 8 000 000 | 8 000 000 | ||
| Missions ministérielles | ||||
| Action et transformation publiques | 70 000 000 | 117 700 000 | 20 000 000 | 40 200 000 |
| Rénovation des cités administratives et autres sites domaniaux multi-occupants | 20 000 000 | 90 000 000 | 20 000 000 | 20 000 000 |
| Fonds pour la transformation de l'action publique | 50 000 000 | 17 700 000 | 0 | 10 200 000 |
| Fonds d'accompagnement interministériel Ressources humaines (nouveau) | 10 000 000 | 10 000 000 | ||
| Action extérieure de l'État | 903 442 641 | 839 217 191 | 904 007 532 | 838 980 124 |
| Action de la France en Europe et dans le monde | 365 089 212 | 307 336 507 | 368 054 103 | 304 699 440 |
| Diplomatie culturelle et d'influence | 511 545 556 | 497 295 556 | 511 545 556 | 497 295 556 |
| Français à l'étranger et affaires consulaires | 12 407 873 | 12 585 128 | 12 407 873 | 12 585 128 |
| Présidence française du G7 | 14 400 000 | 22 000 000 | 12 000 000 | 24 400 000 |
| Administration générale et territoriale de l'État | 452 799 035 | 492 863 824 | 485 708 195 | 530 185 794 |
| Administration territoriale | 129 802 794 | 122 601 645 | 126 005 673 | 123 095 634 |
| Vie politique, cultuelle et associative | 41 030 943 | 108 349 753 | 44 330 943 | 107 949 753 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'intérieur | 281 965 298 | 261 912 426 | 315 371 579 | 299 140 407 |
| Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales | 997 716 790 | 897 106 695 | 1 001 978 562 | 903 383 426 |
| Compétitivité et durabilité de l'agriculture, de l'agroalimentaire, de la forêt, de la pêche et de l'aquaculture | 755 445 607 | 678 742 608 | 755 454 438 | 678 755 093 |
| Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation | 170 595 000 | 162 734 978 | 168 938 000 | 161 892 978 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'agriculture | 71 676 183 | 55 629 109 | 77 586 124 | 62 735 355 |
| Conseil et contrôle de l'État | 105 103 771 | 111 632 791 | 90 254 348 | 89 646 638 |
| Conseil d'État et autres juridictions administratives | 74 015 771 | 70 494 727 | 60 624 348 | 60 850 574 |
| Conseil économique, social et environnemental | 5 300 000 | 5 300 000 | 5 300 000 | 5 300 000 |
| Cour des comptes et autres juridictions financières | 25 738 000 | 35 788 064 | 24 280 000 | 23 446 064 |
| Haut Conseil des finances publiques | 50 000 | 50 000 | 50 000 | 50 000 |
| Culture | 950 994 769 | 932 831 505 | 942 590 766 | 923 459 452 |
| Patrimoines | 441 541 891 | 438 997 358 | 435 684 871 | 434 205 066 |
| Création | 290 159 143 | 291 749 062 | 289 758 951 | 290 646 913 |
| Transmission des savoirs et démocratisation de la culture | 219 293 735 | 202 085 085 | 217 146 944 | 198 607 473 |
| Défense | 11 836 306 907 | 17 893 808 489 | 11 680 950 232 | 12 370 950 573 |
| Environnement et prospective de la politique de défense | 1 209 007 984 | 1 413 174 850 | 1 184 341 696 | 1 243 006 866 |
| Préparation et emploi des forces | 8 148 138 150 | 14 185 094 209 | 7 365 621 303 | 8 003 136 492 |
| Soutien de la politique de la défense | 948 026 906 | 980 931 459 | 944 700 879 | 968 582 507 |
| Équipement des forces | 1 531 133 867 | 1 314 607 971 | 2 186 286 354 | 2 156 224 708 |
| Direction de l'action du Gouvernement | 927 855 421 | 751 718 175 | 800 223 133 | 647 896 551 |
| Coordination du travail gouvernemental | 285 388 434 | 282 238 160 | 312 396 224 | 291 678 554 |
| Protection des droits et libertés | 14 319 569 | 13 596 473 | 15 220 559 | 14 809 887 |
| Moyens mutualisés des administrations déconcentrées | 628 147 418 | 455 883 542 | 472 606 350 | 341 408 110 |
| Écologie, développement et mobilité durables | 2 023 072 597 | 2 039 735 846 | 2 053 162 278 | 2 043 687 920 |
| Infrastructures et services de transports | 463 476 950 | 487 874 452 | 462 769 185 | 465 335 663 |
| Affaires maritimes | 52 127 455 | 51 240 955 | 52 107 455 | 50 410 955 |
| Paysages, eau et biodiversité | 30 000 542 | 50 667 576 | 29 937 630 | 47 248 222 |
| Expertise, information géographique et météorologie | 496 946 745 | 485 525 227 | 496 946 745 | 485 525 227 |
| Prévention des risques | 743 214 197 | 736 621 435 | 741 114 197 | 739 157 002 |
| Énergie, climat et après-mines | 26 280 508 | 30 710 557 | 25 970 508 | 30 710 557 |
| Service public de l'énergie | 17 834 970 | 14 381 597 | 17 834 970 | 14 381 597 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables | 193 191 230 | 182 714 047 | 226 481 588 | 210 918 697 |
| Économie | 604 921 450 | 532 184 039 | 551 554 990 | 534 178 837 |
| Développement des entreprises et régulations | 272 736 798 | 222 738 348 | 228 998 917 | 226 226 346 |
| Statistiques et études économiques | 61 117 052 | 43 108 885 | 51 628 473 | 41 615 685 |
| Stratégie économique et fiscale | 271 067 600 | 266 336 806 | 270 927 600 | 266 336 806 |
| Engagements financiers de l'État | 1 870 213 | 1 955 941 | 1 961 944 | 2 050 441 |
| Épargne | 1 870 213 | 1 955 941 | 1 870 213 | 1 955 941 |
| Fonds de soutien relatif aux prêts et contrats financiers structurés à risque | 0 | 0 | 91 731 | 94 500 |
| Gestion des finances publiques et des ressources humaines | 1 910 628 927 | 1 788 504 480 | 1 875 535 098 | 1 529 499 287 |
| Gestion fiscale et financière de l'État et du secteur public local | 1 117 505 241 | 1 072 350 211 | 1 060 104 241 | 821 481 733 |
| Conduite et pilotage des politiques économiques et financières | 422 026 979 | 335 982 895 | 446 388 009 | 346 488 075 |
| Facilitation et sécurisation des échanges | 175 515 121 | 188 779 710 | 173 304 887 | 170 067 815 |
| Fonction publique | 195 581 586 | 191 391 664 | 195 737 961 | 191 461 664 |
| Immigration, asile et intégration | 326 329 929 | 405 099 659 | 325 149 384 | 403 172 794 |
| Immigration et asile | 145 234 090 | 162 427 236 | 144 093 000 | 160 446 493 |
| Intégration et accès à la nationalité française | 181 095 839 | 242 672 423 | 181 056 384 | 242 726 301 |
| Investissements d'avenir | 0 | 750 000 000 | 350 000 000 | |
| Soutien des progrès de l'enseignement et de la recherche | 0 | 50 000 000 | 50 000 000 | |
| Valorisation de la recherche | 0 | 150 000 000 | 100 000 000 | |
| Accélération de la modernisation des entreprises | 0 | 550 000 000 | 200 000 000 | |
| Justice | 1 765 624 785 | 1 883 506 656 | 1 990 129 901 | 2 055 629 246 |
| Justice judiciaire | 907 892 482 | 933 007 977 | 898 286 076 | 915 136 811 |
| Administration pénitentiaire | 621 819 684 | 661 704 032 | 852 455 187 | 894 973 259 |
| Protection judiciaire de la jeunesse | 93 549 388 | 89 361 335 | 81 103 487 | 80 967 942 |
| Accès au droit et à la justice | 1 747 350 | 2 012 350 | 1 747 350 | 2 012 350 |
| Conduite et pilotage de la politique de la justice | 138 815 804 | 195 276 555 | 154 481 224 | 160 455 477 |
| Conseil supérieur de la magistrature | 1 800 077 | 2 144 407 | 2 056 577 | 2 083 407 |
| Médias, livre et industries culturelles | 209 501 144 | 246 959 144 | 209 501 144 | 246 959 144 |
| Presse et médias | 21 778 375 | 21 778 375 | 21 778 375 | 21 778 375 |
| Livre et industries culturelles | 187 722 769 | 225 180 769 | 187 722 769 | 225 180 769 |
| Outre-mer | 45 891 101 | 43 866 101 | 45 891 101 | 43 866 101 |
| Emploi outre-mer | 43 375 000 | 42 950 000 | 43 375 000 | 42 950 000 |
| Conditions de vie outre-mer | 2 516 101 | 916 101 | 2 516 101 | 916 101 |
| Relations avec les collectivités territoriales | 551 826 | 551 826 | 514 951 | 514 951 |
| Concours spécifiques et administration | 551 826 | 551 826 | 514 951 | 514 951 |
| Remboursements et dégrèvements | 3 410 000 000 | 3 376 000 000 | 3 410 000 000 | 3 376 000 000 |
| Remboursements et dégrèvements d'impôts d'État (crédits évaluatifs) | 3 410 000 000 | 3 376 000 000 | 3 410 000 000 | 3 376 000 000 |
| Santé | 338 365 633 | 350 888 407 | 338 415 633 | 349 888 407 |
| Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins | 338 365 633 | 350 888 407 | 338 415 633 | 349 888 407 |
| Sécurités | 2 662 359 355 | 3 010 520 024 | 2 104 765 628 | 2 128 514 487 |
| Police nationale | 1 109 535 859 | 1 027 414 045 | 810 725 500 | 824 176 693 |
| Gendarmerie nationale | 1 419 898 865 | 1 845 307 145 | 1 139 625 497 | 1 149 630 095 |
| Sécurité et éducation routières | 27 799 667 | 27 875 124 | 27 799 667 | 26 779 522 |
| Sécurité civile | 105 124 964 | 109 923 710 | 126 614 964 | 127 928 177 |
| Travail et emploi | 1 663 195 314 | 1 583 976 595 | 1 659 778 736 | 1 579 094 451 |
| Accès et retour à l'emploi | 1 564 785 867 | 1 472 199 351 | 1 564 785 867 | 1 472 199 351 |
| Accompagnement des mutations économiques et développement de l'emploi | 12 386 722 | 7 121 650 | 12 386 722 | 7 121 650 |
| Amélioration de la qualité de l'emploi et des relations du travail | 22 029 799 | 28 413 266 | 21 926 124 | 25 132 570 |
| Conception, gestion et évaluation des politiques de l'emploi et du travail | 63 992 926 | 76 242 328 | 60 680 023 | 74 640 880 |
| (en euros) | ||||
| Titre 4. Charges de la dette de l’État | ||||
| Mission / Programme | Autorisations d’engagement | Crédits de paiement | ||
| LFI 2018 | PLF 2019 | LFI 2018 | PLF 2019 | |
| Missions ministérielles | ||||
| Écologie, développement et mobilité durables | 91 000 000 | |||
| Service public de l'énergie | 91 000 000 | |||
| Engagements financiers de l'État | 41 197 000 000 | 42 061 000 000 | 41 197 000 000 | 42 061 000 000 |
| Charge de la dette et trésorerie de l'État (crédits évaluatifs) | 41 197 000 000 | 42 061 000 000 | 41 197 000 000 | 42 061 000 000 |
| (en euros) | ||||
| Titre 5. Dépenses d’investissement | ||||
| Mission / Programme | Autorisations d’engagement | Crédits de paiement | ||
| LFI 2018 | PLF 2019 | LFI 2018 | PLF 2019 | |
| Missions interministérielles | ||||
| Cohésion des territoires | 5 645 775 | 5 945 000 | 5 645 775 | 5 945 000 |
| Urbanisme, territoires et amélioration de l'habitat | 5 445 775 | 5 945 000 | 5 445 775 | 5 945 000 |
| Politique de la ville | 200 000 | 200 000 | ||
| Enseignement scolaire | 129 606 047 | 111 390 000 | 98 296 075 | 80 663 365 |
| Soutien de la politique de l'éducation nationale | 129 606 047 | 111 390 000 | 98 296 075 | 80 663 365 |
| Recherche et enseignement supérieur | 65 258 425 | 62 067 722 | 80 508 085 | 71 382 518 |
| Formations supérieures et recherche universitaire | 49 990 500 | 46 800 500 | 60 880 960 | 54 730 096 |
| Vie étudiante | 14 764 800 | 14 764 097 | 19 124 000 | 16 149 297 |
| Recherche culturelle et culture scientifique | 503 125 | 503 125 | 503 125 | 503 125 |
| Sport, jeunesse et vie associative | 4 519 060 | 0 | 5 751 055 | 1 764 565 |
| Sport | 4 519 060 | 0 | 5 751 055 | 1 764 565 |
| Missions ministérielles | ||||
| Action et transformation publiques | 50 000 000 | 969 300 000 | 0 | 171 800 000 |
| Rénovation des cités administratives et autres sites domaniaux multi-occupants | 810 000 000 | 80 000 000 | ||
| Fonds pour la transformation de l'action publique | 50 000 000 | 159 300 000 | 0 | 91 800 000 |
| Action extérieure de l'État | 77 008 143 | 46 086 040 | 77 008 143 | 46 086 040 |
| Action de la France en Europe et dans le monde | 77 008 143 | 46 086 040 | 77 008 143 | 46 086 040 |
| Administration générale et territoriale de l'État | 85 739 634 | 126 909 297 | 112 301 139 | 142 170 320 |
| Administration territoriale | 52 477 768 | 52 785 171 | 51 944 723 | 52 593 210 |
| Vie politique, cultuelle et associative | 4 150 414 | 1 969 000 | 4 170 414 | 1 989 000 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'intérieur | 29 111 452 | 72 155 126 | 56 186 002 | 87 588 110 |
| Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales | 23 550 645 | 18 403 216 | 24 959 704 | 20 324 063 |
| Compétitivité et durabilité de l'agriculture, de l'agroalimentaire, de la forêt, de la pêche et de l'aquaculture | 9 526 235 | 6 371 265 | 10 799 686 | 7 674 009 |
| Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation | 6 500 000 | 6 500 000 | 6 500 000 | 6 500 000 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'agriculture | 7 524 410 | 5 531 951 | 7 660 018 | 6 150 054 |
| Conseil et contrôle de l'État | 9 734 500 | 63 796 350 | 8 999 398 | 10 092 095 |
| Conseil d'État et autres juridictions administratives | 8 764 500 | 62 561 350 | 8 029 398 | 8 812 095 |
| Cour des comptes et autres juridictions financières | 970 000 | 1 235 000 | 970 000 | 1 280 000 |
| Culture | 248 343 175 | 229 453 762 | 177 452 894 | 153 241 236 |
| Patrimoines | 126 287 909 | 174 086 919 | 112 282 741 | 114 945 561 |
| Création | 89 941 000 | 33 647 000 | 29 441 000 | 26 967 000 |
| Transmission des savoirs et démocratisation de la culture | 32 114 266 | 21 719 843 | 35 729 153 | 11 328 675 |
| Défense | 14 667 735 316 | 15 732 201 892 | 10 239 189 305 | 11 084 951 888 |
| Environnement et prospective de la politique de défense | 171 982 582 | 155 042 799 | 149 083 743 | 171 763 034 |
| Préparation et emploi des forces | 474 120 820 | 592 546 444 | 506 737 613 | 575 520 948 |
| Soutien de la politique de la défense | 1 909 946 610 | 1 848 860 032 | 1 556 487 320 | 1 625 258 838 |
| Équipement des forces | 12 111 685 304 | 13 135 752 617 | 8 026 880 629 | 8 712 409 068 |
| Direction de l'action du Gouvernement | 128 210 615 | 124 942 239 | 129 122 314 | 123 103 446 |
| Coordination du travail gouvernemental | 112 479 867 | 109 541 187 | 113 391 566 | 107 702 394 |
| Protection des droits et libertés | 138 000 | 138 000 | ||
| Moyens mutualisés des administrations déconcentrées | 15 730 748 | 15 263 052 | 15 730 748 | 15 263 052 |
| Écologie, développement et mobilité durables | 154 745 982 | 157 774 501 | 161 123 430 | 165 154 187 |
| Infrastructures et services de transports | 134 602 648 | 130 375 722 | 131 601 601 | 133 275 722 |
| Affaires maritimes | 10 295 000 | 15 691 500 | 9 915 000 | 10 801 500 |
| Paysages, eau et biodiversité | 3 039 841 | 3 363 387 | 3 101 373 | 3 435 577 |
| Expertise, information géographique et météorologie | 440 000 | 90 000 | 440 000 | 90 000 |
| Prévention des risques | 5 600 513 | 5 236 034 | 5 600 513 | 5 236 034 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables | 767 980 | 3 017 858 | 10 464 943 | 12 315 354 |
| Économie | 8 883 370 | 6 103 701 | 8 928 501 | 6 071 515 |
| Développement des entreprises et régulations | 780 000 | 500 000 | 780 000 | 500 000 |
| Statistiques et études économiques | 6 953 370 | 5 603 701 | 6 998 501 | 5 571 515 |
| Stratégie économique et fiscale | 1 150 000 | 1 150 000 | ||
| Gestion des finances publiques et des ressources humaines | 187 402 819 | 148 789 327 | 188 488 491 | 153 967 557 |
| Gestion fiscale et financière de l'État et du secteur public local | 55 920 000 | 28 370 000 | 55 791 000 | 35 550 000 |
| Conduite et pilotage des politiques économiques et financières | 61 524 080 | 59 424 263 | 55 765 812 | 62 637 593 |
| Facilitation et sécurisation des échanges | 63 102 364 | 55 271 037 | 70 231 679 | 50 125 937 |
| Fonction publique | 6 856 375 | 5 724 027 | 6 700 000 | 5 654 027 |
| Immigration, asile et intégration | 19 200 000 | 65 675 789 | 19 640 000 | 50 556 532 |
| Immigration et asile | 19 200 000 | 65 675 789 | 19 640 000 | 50 556 532 |
| Justice | 1 064 995 021 | 826 825 903 | 549 190 361 | 672 150 448 |
| Justice judiciaire | 191 599 789 | 595 250 000 | 197 686 195 | 215 051 166 |
| Administration pénitentiaire | 399 400 000 | 116 500 000 | 236 556 639 | 308 227 751 |
| Protection judiciaire de la jeunesse | 20 229 849 | 38 030 000 | 14 561 027 | 18 111 742 |
| Conduite et pilotage de la politique de la justice | 453 765 383 | 77 045 903 | 100 386 500 | 130 759 789 |
| Médias, livre et industries culturelles | 8 940 000 | 16 000 000 | 15 000 000 | |
| Livre et industries culturelles | 8 940 000 | 16 000 000 | 15 000 000 | |
| Outre-mer | 17 206 000 | 14 186 130 | 21 559 458 | 17 642 589 |
| Emploi outre-mer | 17 206 000 | 14 186 130 | 21 559 458 | 17 642 589 |
| Relations avec les collectivités territoriales | 1 912 000 | 2 312 000 | 2 002 200 | 2 402 200 |
| Concours spécifiques et administration | 1 912 000 | 2 312 000 | 2 002 200 | 2 402 200 |
| Sécurités | 943 653 410 | 502 455 414 | 637 172 378 | 556 054 241 |
| Police nationale | 323 290 860 | 285 323 250 | 335 979 127 | 273 620 825 |
| Gendarmerie nationale | 177 000 000 | 170 000 000 | 200 812 027 | 173 958 612 |
| Sécurité et éducation routières | 2 600 000 | 3 885 000 | 2 600 000 | 3 885 000 |
| Sécurité civile | 440 762 550 | 43 247 164 | 97 781 224 | 104 589 804 |
| (en euros) | ||||
| Titre 6. Dépenses d’intervention | ||||
| Mission / Programme | Autorisations d’engagement | Crédits de paiement | ||
| LFI 2018 | PLF 2019 | LFI 2018 | PLF 2019 | |
| Missions interministérielles | ||||
| Aide publique au développement | 2 426 498 150 | 4 357 214 060 | 1 920 053 497 | 2 363 196 709 |
| Aide économique et financière au développement | 783 420 721 | 1 301 865 000 | 387 014 226 | 504 170 661 |
| Solidarité à l'égard des pays en développement | 1 643 077 429 | 3 055 349 060 | 1 533 039 271 | 1 859 026 048 |
| Anciens combattants, mémoire et liens avec la nation | 2 360 677 002 | 2 194 488 933 | 2 360 677 002 | 2 194 488 933 |
| Liens entre la Nation et son armée | 23 056 938 | 7 510 000 | 23 056 938 | 7 510 000 |
| Reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant | 2 239 323 717 | 2 083 334 181 | 2 239 323 717 | 2 083 334 181 |
| Indemnisation des victimes des persécutions antisémites et des actes de barbarie pendant la seconde guerre mondiale | 98 296 347 | 103 644 752 | 98 296 347 | 103 644 752 |
| Cohésion des territoires | 16 999 868 097 | 15 982 876 628 | 17 041 542 404 | 15 876 992 888 |
| Hébergement, parcours vers le logement et insertion des personnes vulnérables | 1 953 505 206 | 1 859 800 648 | 1 953 505 206 | 1 877 900 648 |
| Aide à l'accès au logement | 14 256 200 000 | 13 110 051 717 | 14 256 200 000 | 13 110 051 717 |
| Urbanisme, territoires et amélioration de l'habitat | 224 505 997 | 192 946 663 | 213 805 997 | 197 446 663 |
| Impulsion et coordination de la politique d'aménagement du territoire | 160 443 835 | 168 243 835 | 219 359 118 | 209 659 118 |
| Interventions territoriales de l'État | 31 718 134 | 33 447 391 | 25 177 158 | 23 548 368 |
| Politique de la ville | 373 494 925 | 618 386 374 | 373 494 925 | 458 386 374 |
| Enseignement scolaire | 4 221 849 166 | 4 317 313 616 | 4 221 849 166 | 4 309 813 616 |
| Enseignement scolaire public du premier degré | 7 399 631 | 7 433 160 | 7 399 631 | 7 433 160 |
| Enseignement scolaire public du second degré | 75 721 873 | 79 427 706 | 75 721 873 | 79 427 706 |
| Vie de l'élève | 2 854 596 822 | 2 937 442 927 | 2 854 596 822 | 2 937 442 927 |
| Enseignement privé du premier et du second degrés | 788 877 456 | 790 936 814 | 788 877 456 | 790 936 814 |
| Soutien de la politique de l'éducation nationale | 8 026 388 | 15 526 388 | 8 026 388 | 8 026 388 |
| Enseignement technique agricole | 487 226 996 | 486 546 621 | 487 226 996 | 486 546 621 |
| Recherche et enseignement supérieur | 5 303 426 741 | 5 514 377 143 | 5 383 876 099 | 5 623 874 594 |
| Formations supérieures et recherche universitaire | 105 167 438 | 109 416 566 | 105 167 438 | 109 416 566 |
| Vie étudiante | 2 251 127 671 | 2 244 376 059 | 2 251 127 671 | 2 244 376 059 |
| Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires | 1 343 778 081 | 1 394 622 850 | 1 390 270 169 | 1 492 725 275 |
| Recherche spatiale | 1 048 328 827 | 1 256 458 051 | 1 048 328 827 | 1 256 458 051 |
| Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables | 100 500 000 | 120 500 000 | 94 336 726 | 76 535 059 |
| Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle | 402 915 276 | 337 496 876 | 443 035 820 | 392 856 843 |
| Recherche culturelle et culture scientifique | 4 780 783 | 4 692 058 | 4 780 783 | 4 692 058 |
| Enseignement supérieur et recherche agricoles | 46 828 665 | 46 814 683 | 46 828 665 | 46 814 683 |
| Régimes sociaux et de retraite | 6 321 078 202 | 6 273 666 327 | 6 321 078 202 | 6 273 666 327 |
| Régimes sociaux et de retraite des transports terrestres | 4 119 817 163 | 4 163 492 800 | 4 119 817 163 | 4 163 492 800 |
| Régimes de retraite et de sécurité sociale des marins | 813 173 523 | 805 023 574 | 813 173 523 | 805 023 574 |
| Régimes de retraite des mines, de la SEITA et divers | 1 388 087 516 | 1 305 149 953 | 1 388 087 516 | 1 305 149 953 |
| Solidarité, insertion et égalité des chances | 18 132 025 965 | 19 643 400 203 | 18 132 025 965 | 19 643 400 203 |
| Inclusion sociale et protection des personnes | 6 756 025 412 | 7 686 379 257 | 6 756 025 412 | 7 686 379 257 |
| Handicap et dépendance | 11 340 738 564 | 11 922 806 007 | 11 340 738 564 | 11 922 806 007 |
| Égalité entre les femmes et les hommes | 28 311 474 | 28 311 474 | 28 311 474 | 28 311 474 |
| Conduite et soutien des politiques sanitaires, sociales, du sport, de la jeunesse et de la vie associative | 6 950 515 | 5 903 465 | 6 950 515 | 5 903 465 |
| Sport, jeunesse et vie associative | 450 485 070 | 613 611 089 | 440 485 070 | 427 272 489 |
| Sport | 278 335 192 | 268 361 211 | 278 335 192 | 254 772 611 |
| Jeunesse et vie associative | 114 149 878 | 115 249 878 | 114 149 878 | 115 249 878 |
| Jeux olympiques et paralympiques 2024 | 58 000 000 | 230 000 000 | 48 000 000 | 57 250 000 |
| Missions ministérielles | ||||
| Action et transformation publiques | 50 000 000 | 68 000 000 | 0 | 53 000 000 |
| Fonds pour la transformation de l'action publique | 50 000 000 | 68 000 000 | 0 | 53 000 000 |
| Action extérieure de l'État | 1 095 049 691 | 1 012 997 343 | 1 095 049 691 | 1 013 997 343 |
| Action de la France en Europe et dans le monde | 834 474 471 | 761 595 976 | 834 474 471 | 762 595 976 |
| Diplomatie culturelle et d'influence | 133 445 367 | 128 040 367 | 133 445 367 | 128 040 367 |
| Français à l'étranger et affaires consulaires | 127 129 853 | 123 361 000 | 127 129 853 | 123 361 000 |
| Administration générale et territoriale de l'État | 138 126 709 | 149 199 578 | 138 126 709 | 149 199 578 |
| Vie politique, cultuelle et associative | 71 406 709 | 78 980 709 | 71 406 709 | 78 980 709 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'intérieur | 66 720 000 | 70 218 869 | 66 720 000 | 70 218 869 |
| Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales | 1 370 426 945 | 952 663 921 | 1 477 101 663 | 1 033 512 079 |
| Compétitivité et durabilité de l'agriculture, de l'agroalimentaire, de la forêt, de la pêche et de l'aquaculture | 1 309 601 945 | 891 602 921 | 1 416 619 663 | 972 509 079 |
| Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation | 59 225 000 | 59 461 000 | 58 882 000 | 59 403 000 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'agriculture | 1 600 000 | 1 600 000 | 1 600 000 | 1 600 000 |
| Conseil et contrôle de l'État | 50 000 | 50 000 | 50 000 | 50 000 |
| Cour des comptes et autres juridictions financières | 50 000 | 50 000 | 50 000 | 50 000 |
| Culture | 1 095 717 980 | 1 067 153 710 | 1 002 409 635 | 1 048 613 935 |
| Patrimoines | 285 892 284 | 285 310 468 | 268 855 939 | 275 170 693 |
| Création | 455 290 448 | 445 374 846 | 445 968 448 | 451 574 846 |
| Transmission des savoirs et démocratisation de la culture | 354 535 248 | 336 468 396 | 287 585 248 | 321 868 396 |
| Défense | 294 903 467 | 300 696 291 | 305 673 339 | 302 926 453 |
| Environnement et prospective de la politique de défense | 56 881 320 | 58 569 821 | 56 981 320 | 59 319 821 |
| Préparation et emploi des forces | 195 032 558 | 205 194 759 | 193 832 558 | 205 194 759 |
| Soutien de la politique de la défense | 24 815 310 | 15 077 896 | 24 781 302 | 19 062 851 |
| Équipement des forces | 18 174 279 | 21 853 815 | 30 078 159 | 19 349 022 |
| Direction de l'action du Gouvernement | 81 240 891 | 82 033 310 | 81 436 105 | 82 101 920 |
| Coordination du travail gouvernemental | 43 700 613 | 44 380 380 | 43 895 827 | 44 448 990 |
| Protection des droits et libertés | 37 540 278 | 37 652 930 | 37 540 278 | 37 652 930 |
| Écologie, développement et mobilité durables | 6 331 867 407 | 6 603 470 075 | 6 259 580 737 | 6 388 091 919 |
| Infrastructures et services de transports | 2 611 015 092 | 2 766 941 460 | 2 547 153 296 | 2 614 618 460 |
| Affaires maritimes | 95 695 000 | 95 690 000 | 96 095 000 | 95 690 000 |
| Paysages, eau et biodiversité | 113 759 295 | 111 967 863 | 113 760 675 | 111 117 837 |
| Expertise, information géographique et météorologie | 18 750 242 | 25 845 841 | 17 743 988 | 25 845 841 |
| Prévention des risques | 54 652 473 | 52 763 606 | 46 522 473 | 44 701 607 |
| Énergie, climat et après-mines | 400 239 500 | 370 468 500 | 400 549 500 | 370 468 500 |
| Service public de l'énergie | 3 026 085 482 | 3 168 122 072 | 3 026 085 482 | 3 113 978 941 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables | 11 670 323 | 11 670 733 | 11 670 323 | 11 670 733 |
| Économie | 583 166 839 | 307 836 090 | 374 374 708 | 489 248 859 |
| Développement des entreprises et régulations | 353 108 058 | 278 747 309 | 352 315 927 | 289 292 568 |
| Plan France Très haut débit | 208 000 000 | 5 000 000 | 175 867 510 | |
| Statistiques et études économiques | 20 858 781 | 22 888 781 | 20 858 781 | 22 888 781 |
| Stratégie économique et fiscale | 1 200 000 | 1 200 000 | 1 200 000 | 1 200 000 |
| Engagements financiers de l'État | 394 013 539 | 225 726 000 | 577 838 570 | 408 907 342 |
| Appels en garantie de l'État (crédits évaluatifs) | 104 090 000 | 125 300 000 | 104 090 000 | 125 300 000 |
| Épargne | 148 123 539 | 100 426 000 | 148 123 539 | 100 426 000 |
| Majoration de rentes (ancien) | 141 800 000 | 141 800 000 | ||
| Fonds de soutien relatif aux prêts et contrats financiers structurés à risque | 0 | 0 | 183 825 031 | 183 181 342 |
| Gestion des finances publiques et des ressources humaines | 104 025 481 | 130 855 818 | 104 025 481 | 130 838 818 |
| Gestion fiscale et financière de l'État et du secteur public local | 340 000 | 330 000 | 340 000 | 330 000 |
| Conduite et pilotage des politiques économiques et financières | 298 998 | 442 000 | 298 998 | 425 000 |
| Facilitation et sécurisation des échanges | 97 208 000 | 120 487 809 | 97 208 000 | 120 487 809 |
| Fonction publique | 6 178 483 | 9 596 009 | 6 178 483 | 9 596 009 |
| Immigration, asile et intégration | 1 004 527 445 | 1 386 070 077 | 1 035 995 903 | 1 240 614 329 |
| Immigration et asile | 903 898 345 | 1 215 140 511 | 935 366 803 | 1 069 684 763 |
| Intégration et accès à la nationalité française | 100 629 100 | 170 929 566 | 100 629 100 | 170 929 566 |
| Investissements d'avenir | 0 | 0 | 279 500 000 | 594 500 000 |
| Soutien des progrès de l'enseignement et de la recherche | 0 | 0 | 92 500 000 | 162 500 000 |
| Valorisation de la recherche | 0 | 0 | 77 000 000 | 309 000 000 |
| Accélération de la modernisation des entreprises | 0 | 0 | 110 000 000 | 123 000 000 |
| Justice | 693 479 166 | 728 038 491 | 693 754 166 | 728 402 306 |
| Justice judiciaire | 1 100 000 | 1 700 000 | 1 100 000 | 1 700 000 |
| Administration pénitentiaire | 16 100 000 | 12 200 000 | 16 100 000 | 12 200 000 |
| Protection judiciaire de la jeunesse | 238 289 216 | 247 735 086 | 238 289 216 | 247 735 086 |
| Accès au droit et à la justice | 436 295 907 | 464 798 405 | 436 295 907 | 464 798 405 |
| Conduite et pilotage de la politique de la justice | 1 694 043 | 1 605 000 | 1 969 043 | 1 968 815 |
| Médias, livre et industries culturelles | 301 411 648 | 292 493 648 | 301 411 648 | 292 493 648 |
| Presse et médias | 262 173 564 | 259 173 564 | 262 173 564 | 259 173 564 |
| Livre et industries culturelles | 39 238 084 | 33 320 084 | 39 238 084 | 33 320 084 |
| Outre-mer | 1 885 902 962 | 2 356 332 819 | 1 845 053 913 | 2 267 607 173 |
| Emploi outre-mer | 1 091 815 495 | 1 469 142 963 | 1 114 163 012 | 1 469 367 226 |
| Conditions de vie outre-mer | 794 087 467 | 887 189 856 | 730 890 901 | 798 239 947 |
| Relations avec les collectivités territoriales | 3 790 120 713 | 3 886 899 673 | 3 659 233 843 | 3 430 441 894 |
| Concours financiers aux collectivités territoriales et à leurs groupements | 3 607 912 667 | 3 651 683 864 | 3 412 359 830 | 3 160 524 426 |
| Concours spécifiques et administration | 182 208 046 | 235 215 809 | 246 874 013 | 269 917 468 |
| Remboursements et dégrèvements | 116 557 474 000 | 132 311 650 000 | 116 557 474 000 | 132 311 650 000 |
| Remboursements et dégrèvements d'impôts d'État (crédits évaluatifs) | 101 345 474 000 | 112 453 650 000 | 101 345 474 000 | 112 453 650 000 |
| Remboursements et dégrèvements d'impôts locaux (crédits évaluatifs) | 15 212 000 000 | 19 858 000 000 | 15 212 000 000 | 19 858 000 000 |
| Santé | 1 036 196 192 | 1 069 882 806 | 1 037 446 192 | 1 072 182 806 |
| Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins | 146 476 951 | 126 982 806 | 147 726 951 | 129 282 806 |
| Protection maladie | 889 719 241 | 942 900 000 | 889 719 241 | 942 900 000 |
| Sécurités | 174 045 102 | 166 244 369 | 174 849 179 | 167 739 560 |
| Police nationale | 39 574 668 | 33 223 082 | 39 574 668 | 33 218 273 |
| Gendarmerie nationale | 5 485 923 | 5 485 923 | 6 290 000 | 6 985 923 |
| Sécurité et éducation routières | 9 429 566 | 10 702 446 | 9 429 566 | 10 702 446 |
| Sécurité civile | 119 554 945 | 116 832 918 | 119 554 945 | 116 832 918 |
| Travail et emploi | 11 583 375 154 | 11 173 999 504 | 13 076 334 162 | 10 219 367 462 |
| Accès et retour à l'emploi | 5 586 334 398 | 4 810 957 525 | 6 265 540 126 | 4 974 589 400 |
| Accompagnement des mutations économiques et développement de l'emploi | 5 863 934 916 | 6 334 205 590 | 6 745 988 196 | 5 181 641 673 |
| Amélioration de la qualité de l'emploi et des relations du travail | 132 898 589 | 28 642 000 | 64 598 589 | 62 942 000 |
| Conception, gestion et évaluation des politiques de l'emploi et du travail | 207 251 | 194 389 | 207 251 | 194 389 |
| (en euros) | ||||
| Titre 7. Dépenses d’opérations financières | ||||
| Mission / Programme | Autorisations d’engagement | Crédits de paiement | ||
| LFI 2018 | PLF 2019 | LFI 2018 | PLF 2019 | |
| Missions interministérielles | ||||
| Aide publique au développement | 50 000 000 | 0 | 567 319 771 | 566 681 778 |
| Aide économique et financière au développement | 50 000 000 | 0 | 567 319 771 | 566 681 778 |
| Anciens combattants, mémoire et liens avec la nation | 35 000 000 | 800 000 | 2 700 000 | |
| Reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant | 35 000 000 | 800 000 | 2 700 000 | |
| Cohésion des territoires | 2 581 002 | 2 581 002 | 2 581 002 | 2 581 002 |
| Politique de la ville | 2 581 002 | 2 581 002 | 2 581 002 | 2 581 002 |
| Enseignement scolaire | 170 000 | 170 000 | 170 000 | 170 000 |
| Enseignement technique agricole | 170 000 | 170 000 | 170 000 | 170 000 |
| Recherche et enseignement supérieur | 526 461 520 | 465 995 949 | 492 679 294 | 538 688 188 |
| Formations supérieures et recherche universitaire | 220 450 932 | 180 405 151 | 206 940 643 | 248 606 044 |
| Vie étudiante | 95 220 167 | 95 220 167 | 95 220 167 | 95 220 167 |
| Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires | 34 218 916 | 34 218 916 | 34 218 916 | 34 218 916 |
| Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables | 49 598 930 | 29 545 140 | 28 464 272 | 33 173 765 |
| Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle | 1 670 000 | 3 304 000 | 1 670 000 | 3 304 000 |
| Recherche duale (civile et militaire) | 106 374 122 | 106 374 122 | 106 374 122 | 106 374 122 |
| Recherche culturelle et culture scientifique | 3 148 190 | 1 148 190 | 3 148 190 | 1 148 190 |
| Enseignement supérieur et recherche agricoles | 15 780 263 | 15 780 263 | 16 642 984 | 16 642 984 |
| Sport, jeunesse et vie associative | 750 000 | 752 000 | 450 000 | 652 000 |
| Sport | 750 000 | 752 000 | 450 000 | 652 000 |
| Missions ministérielles | ||||
| Action et transformation publiques | 50 000 000 | 0 | ||
| Fonds pour la transformation de l'action publique | 50 000 000 | 0 | ||
| Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales | 38 801 387 | 32 061 593 | 38 801 387 | 32 061 593 |
| Compétitivité et durabilité de l'agriculture, de l'agroalimentaire, de la forêt, de la pêche et de l'aquaculture | 38 801 387 | 32 061 593 | 38 801 387 | 32 061 593 |
| Culture | 95 643 520 | 152 354 520 | 103 243 520 | 91 354 520 |
| Patrimoines | 73 620 939 | 130 331 939 | 80 620 939 | 69 331 939 |
| Création | 13 126 000 | 13 126 000 | 13 726 000 | 13 126 000 |
| Transmission des savoirs et démocratisation de la culture | 8 896 581 | 8 896 581 | 8 896 581 | 8 896 581 |
| Défense | 13 854 496 | 5 641 061 | 38 706 738 | 33 336 335 |
| Environnement et prospective de la politique de défense | 5 245 000 | 2 000 000 | 5 245 000 | 2 000 000 |
| Préparation et emploi des forces | 689 000 | 701 000 | 689 000 | 701 000 |
| Soutien de la politique de la défense | 7 920 496 | 2 940 061 | 32 772 738 | 30 635 335 |
| Direction de l'action du Gouvernement | 2 547 344 | 2 847 344 | 2 547 344 | 2 847 344 |
| Coordination du travail gouvernemental | 2 547 344 | 2 847 344 | 2 547 344 | 2 847 344 |
| Écologie, développement et mobilité durables | 1 008 228 | 3 509 081 | 1 008 228 | 3 506 270 |
| Paysages, eau et biodiversité | 1 008 228 | 1 009 081 | 1 008 228 | 1 006 270 |
| Expertise, information géographique et météorologie | 2 500 000 | 2 500 000 | ||
| Gestion des finances publiques et des ressources humaines | 298 998 | 330 000 | 298 998 | 330 000 |
| Conduite et pilotage des politiques économiques et financières | 298 998 | 330 000 | 298 998 | 330 000 |
| Investissements d'avenir | 0 | 0 | 50 000 000 | 105 000 000 |
| Valorisation de la recherche | 0 | 0 | 24 000 000 | |
| Accélération de la modernisation des entreprises | 0 | 0 | 50 000 000 | 81 000 000 |
| Justice | 1 800 000 | 3 600 000 | ||
| Administration pénitentiaire | 1 800 000 | 3 600 000 | ||
| Médias, livre et industries culturelles | 26 005 160 | 24 510 595 | 27 700 812 | 26 900 812 |
| Livre et industries culturelles | 26 005 160 | 24 510 595 | 27 700 812 | 26 900 812 |
| Outre-mer | 2 300 000 | 1 900 000 | ||
| Emploi outre-mer | 2 300 000 | 1 900 000 | ||
| Sécurités | 2 295 939 | 12 965 218 | 2 295 939 | 12 965 218 |
| Police nationale | 6 855 670 | 6 855 670 | ||
| Sécurité civile | 2 295 939 | 6 109 548 | 2 295 939 | 6 109 548 |
| Travail et emploi | 3 000 000 | 3 000 000 | 3 000 000 | 3 000 000 |
| Accès et retour à l'emploi | 3 000 000 | 3 000 000 | 3 000 000 | 3 000 000 |
3. Tableau de comparaison, par titre et catégorie, des crédits proposés pour 2019 à ceux votés pour 2018 (budget général ; hors fonds de concours)
| (en euros) | ||||
| Titre / Catégorie | Autorisations d’engagement | Crédits de paiement | ||
| LFI 2018 | PLF 2019 | LFI 2018 | PLF 2019 | |
| Titre. 1er. Dotations des pouvoirs publics | 991 742 491 | 991 344 491 | 991 742 491 | 991 344 491 |
| Titre. 2. Dépenses de personnel | 129 632 122 016 | 131 710 142 635 | 129 632 122 016 | 131 710 142 635 |
| Rémunérations d’activité | 74 226 572 375 | 75 497 166 577 | 74 226 572 375 | 75 497 166 577 |
| Cotisations et contributions sociales | 54 655 806 634 | 55 481 494 443 | 54 655 806 634 | 55 481 494 443 |
| Prestations sociales et allocations diverses | 749 743 007 | 731 481 615 | 749 743 007 | 731 481 615 |
| Titre. 3. Dépenses de fonctionnement | 54 920 841 962 | 61 092 197 500 | 54 630 018 476 | 54 511 854 139 |
| Dépenses de fonctionnement autres que celles de personnel | 26 227 526 099 | 32 165 771 284 | 25 982 701 004 | 25 579 176 923 |
| Subventions pour charges de service public | 28 693 315 863 | 28 926 426 216 | 28 647 317 472 | 28 932 677 216 |
| Titre. 4. Charges de la dette de l’État | 41 197 000 000 | 42 061 000 000 | 41 197 000 000 | 42 152 000 000 |
| Intérêt de la dette financière négociable | 40 235 000 000 | 41 105 000 000 | 40 235 000 000 | 41 105 000 000 |
| Intérêt de la dette financière non négociable | 0 | 0 | ||
| Charges financières diverses | 962 000 000 | 956 000 000 | 962 000 000 | 1 047 000 000 |
| Titre. 5. Dépenses d’investissement | 17 902 289 937 | 19 214 618 283 | 12 563 338 706 | 13 550 523 805 |
| Dépenses pour immobilisations corporelles de l’État | 15 591 428 439 | 18 789 572 455 | 11 027 719 562 | 13 145 445 771 |
| Dépenses pour immobilisations incorporelles de l’État | 2 310 861 498 | 425 045 828 | 1 535 619 144 | 405 078 034 |
| Titre. 6. Dépenses d’intervention | 204 781 029 724 | 223 169 241 522 | 205 898 307 049 | 220 138 193 183 |
| Transferts aux ménages | 53 918 502 921 | 65 046 111 891 | 53 906 549 409 | 64 986 663 989 |
| Transferts aux entreprises | 113 143 248 160 | 113 040 039 680 | 114 513 245 073 | 113 039 015 421 |
| Transferts aux collectivités territoriales | 17 635 788 255 | 22 749 098 832 | 17 274 918 918 | 21 866 999 625 |
| Transferts aux autres collectivités | 19 977 920 338 | 22 207 196 069 | 20 098 023 599 | 20 118 719 098 |
| Appels en garantie | 105 570 050 | 126 795 050 | 105 570 050 | 126 795 050 |
| Titre. 7. Dépenses d’opérations financières | 815 217 594 | 744 018 363 | 1 335 203 033 | 1 424 675 060 |
| Prêts et avances | 35 298 998 | 15 330 000 | 64 164 340 | 123 958 625 |
| Dotations en fonds propres | 729 918 596 | 728 688 363 | 702 218 922 | 732 534 657 |
| Dépenses de participations financières | 50 000 000 | 0 | 568 819 771 | 568 181 778 |
| Total | 450 240 243 724 | 478 982 562 794 | 446 247 731 771 | 464 478 733 313 |
4. Tableau d’évolution des plafonds d’emplois
| (en ETPT) | ||
| Ministère ou budget annexe / Programme | Emplois 2018 | Emplois 2019 |
| Budget général | 1 948 952 | 1 953 310 |
| Action et comptes publics | 126 536 | 124 973 |
| Gestion fiscale et financière de l'État et du secteur public local | 103 988 | 102 126 |
| Conduite et pilotage des politiques économiques et financières | 5 503 | 5 496 |
| Facilitation et sécurisation des échanges | 17 045 | 17 351 |
| Agriculture et alimentation | 30 362 | 30 097 |
| Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation | 4 655 | 4 695 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'agriculture | 7 564 | 7 254 |
| Enseignement technique agricole | 15 355 | 15 361 |
| Enseignement supérieur et recherche agricoles | 2 788 | 2 787 |
| Armées | 274 580 | 274 595 |
| Soutien de la politique de la défense | 274 580 | 274 595 |
| Cohésion des territoires | 573 | 564 |
| Impulsion et coordination de la politique d'aménagement du territoire | 266 | 265 |
| Politique de la ville | 307 | 299 |
| Culture | 11 148 | 11 089 |
| Transmission des savoirs et démocratisation de la culture | 11 148 | 11 089 |
| Économie et finances | 13 137 | 12 801 |
| Développement des entreprises et régulations | 5 056 | 4 899 |
| Statistiques et études économiques | 5 339 | 5 276 |
| Stratégie économique et fiscale | 1 623 | 1 518 |
| Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle | 1 119 | 1 108 |
| Éducation nationale | 1 021 721 | 1 027 527 |
| Enseignement scolaire public du premier degré | 339 904 | 342 385 |
| Enseignement scolaire public du second degré | 463 644 | 460 925 |
| Vie de l'élève | 55 598 | 62 006 |
| Enseignement privé du premier et du second degrés | 134 790 | 134 576 |
| Soutien de la politique de l'éducation nationale | 27 785 | 27 635 |
| Enseignement supérieur, recherche et innovation | 8 016 | 7 960 |
| Formations supérieures et recherche universitaire | 8 016 | 7 960 |
| Europe et affaires étrangères | 13 530 | 13 669 |
| Action de la France en Europe et dans le monde | 7 793 | 8 094 |
| Diplomatie culturelle et d'influence | 801 | 779 |
| Français à l'étranger et affaires consulaires | 3 311 | 3 283 |
| Solidarité à l'égard des pays en développement | 1 625 | 1 513 |
| Intérieur | 287 325 | 287 771 |
| Administration territoriale | 25 829 | 25 317 |
| Vie politique, cultuelle et associative | 51 | 51 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'intérieur | 7 486 | 7 613 |
| Police nationale | 150 708 | 151 532 |
| Gendarmerie nationale | 100 768 | 100 760 |
| Sécurité civile | 2 483 | 2 498 |
| Justice | 84 969 | 86 629 |
| Justice judiciaire | 33 327 | 33 574 |
| Administration pénitentiaire | 40 226 | 41 514 |
| Protection judiciaire de la jeunesse | 9 108 | 9 156 |
| Conduite et pilotage de la politique de la justice | 2 286 | 2 363 |
| Conseil supérieur de la magistrature | 22 | 22 |
| Outre-mer | 5 525 | 5 548 |
| Emploi outre-mer | 5 525 | 5 548 |
| Services du Premier ministre | 11 536 | 11 701 |
| Indemnisation des victimes des persécutions antisémites et des actes de barbarie pendant la seconde guerre mondiale | 23 | 19 |
| Conseil d'État et autres juridictions administratives | 3 953 | 4 147 |
| Conseil économique, social et environnemental | 150 | 150 |
| Cour des comptes et autres juridictions financières | 1 840 | 1 840 |
| Coordination du travail gouvernemental | 2 991 | 2 964 |
| Protection des droits et libertés | 561 | 573 |
| Moyens mutualisés des administrations déconcentrées | 2 015 | 2 005 |
| Haut Conseil des finances publiques | 3 | 3 |
| Solidarités et santé | 9 938 | 9 524 |
| Conduite et soutien des politiques sanitaires, sociales, du sport, de la jeunesse et de la vie associative | 9 938 | 9 524 |
| Transition écologique et solidaire | 40 805 | 39 850 |
| Prévention des risques | 432 | 437 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables | 40 373 | 39 413 |
| Travail | 9 251 | 9 012 |
| Conception, gestion et évaluation des politiques de l'emploi et du travail | 9 251 | 9 012 |
| Budgets annexes | 11 381 | 11 349 |
| Contrôle et exploitation aériens | 10 677 | 10 686 |
| Soutien aux prestations de l'aviation civile | 10 677 | 10 686 |
| Publications officielles et information administrative | 704 | 663 |
| Pilotage et ressources humaines | 704 | 663 |
| Total | 1 960 333 | 1 964 659 |
5. Tableau de comparaison, par mission et programme du budget général, des évaluations de crédits de fonds de concours pour 2019 à celles de 2018
| (en euros) | ||||
| Mission / Programme | Autorisations d’engagement | Crédits de paiement | ||
| LFI 2018 | PLF 2019 | LFI 2018 | PLF 2019 | |
| Missions interministérielles | ||||
| Anciens combattants, mémoire et liens avec la nation | 283 817 | 286 902 | 283 817 | 286 902 |
| Liens entre la Nation et son armée | 53 817 | 56 902 | 53 817 | 56 902 |
| Reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant | 230 000 | 230 000 | 230 000 | 230 000 |
| Cohésion des territoires | 465 640 320 | 490 176 018 | 460 640 320 | 490 176 018 |
| Urbanisme, territoires et amélioration de l'habitat | 425 877 320 | 453 088 018 | 425 877 320 | 453 088 018 |
| Impulsion et coordination de la politique d'aménagement du territoire | 14 413 000 | 16 738 000 | 14 413 000 | 16 738 000 |
| Interventions territoriales de l'État | 25 000 000 | 20 000 000 | 20 000 000 | 20 000 000 |
| Politique de la ville | 350 000 | 350 000 | 350 000 | 350 000 |
| Enseignement scolaire | 42 482 000 | 51 387 650 | 42 482 000 | 51 387 650 |
| Enseignement scolaire public du premier degré | 60 000 | 170 000 | 60 000 | 170 000 |
| Enseignement scolaire public du second degré | 1 301 000 | 3 470 000 | 1 301 000 | 3 470 000 |
| Vie de l'élève | 2 000 000 | 1 680 000 | 2 000 000 | 1 680 000 |
| Soutien de la politique de l'éducation nationale | 39 121 000 | 46 067 650 | 39 121 000 | 46 067 650 |
| Recherche et enseignement supérieur | 70 011 605 | 106 935 995 | 66 861 605 | 113 335 995 |
| Formations supérieures et recherche universitaire | 30 000 000 | 15 000 000 | 24 000 000 | 21 400 000 |
| Vie étudiante | 5 000 000 | 2 500 000 | 7 850 000 | 2 500 000 |
| Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires | 1 000 000 | 1 000 000 | 1 000 000 | 1 000 000 |
| Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle | 32 000 000 | 86 992 000 | 32 000 000 | 86 992 000 |
| Recherche culturelle et culture scientifique | 2 011 605 | 1 443 995 | 2 011 605 | 1 443 995 |
| Solidarité, insertion et égalité des chances | 2 250 000 | 2 250 000 | ||
| Conduite et soutien des politiques sanitaires, sociales, du sport, de la jeunesse et de la vie associative | 2 250 000 | 2 250 000 | ||
| Sport, jeunesse et vie associative | 0 | 0 | ||
| Sport | 0 | 0 | ||
| Missions ministérielles | ||||
| Action extérieure de l'État | 8 243 000 | 10 632 000 | 8 243 000 | 10 632 000 |
| Action de la France en Europe et dans le monde | 5 447 000 | 8 162 000 | 5 447 000 | 8 162 000 |
| Diplomatie culturelle et d'influence | 2 000 000 | 2 000 000 | 2 000 000 | 2 000 000 |
| Français à l'étranger et affaires consulaires | 796 000 | 470 000 | 796 000 | 470 000 |
| Administration générale et territoriale de l'État | 60 343 011 | 70 425 716 | 60 343 011 | 70 425 716 |
| Administration territoriale | 53 956 347 | 61 921 262 | 53 956 347 | 61 921 262 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'intérieur | 6 386 664 | 8 504 454 | 6 386 664 | 8 504 454 |
| Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales | 5 174 000 | 4 796 000 | 5 174 000 | 4 796 000 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'agriculture | 5 174 000 | 4 796 000 | 5 174 000 | 4 796 000 |
| Conseil et contrôle de l'État | 3 721 116 | 2 953 872 | 3 721 116 | 2 953 872 |
| Conseil d'État et autres juridictions administratives | 190 000 | 200 000 | 190 000 | 200 000 |
| Conseil économique, social et environnemental | 2 100 000 | 2 000 000 | 2 100 000 | 2 000 000 |
| Cour des comptes et autres juridictions financières | 1 431 116 | 753 872 | 1 431 116 | 753 872 |
| Culture | 7 514 437 | 13 606 000 | 10 514 437 | 16 106 000 |
| Patrimoines | 4 750 000 | 4 750 000 | 7 250 000 | 7 250 000 |
| Création | 200 000 | 600 000 | 200 000 | 600 000 |
| Transmission des savoirs et démocratisation de la culture | 2 564 437 | 8 256 000 | 3 064 437 | 8 256 000 |
| Défense | 741 330 255 | 663 879 784 | 741 330 255 | 663 879 784 |
| Environnement et prospective de la politique de défense | 130 000 | 290 000 | 130 000 | 290 000 |
| Préparation et emploi des forces | 376 499 788 | 327 331 310 | 376 499 788 | 327 331 310 |
| Soutien de la politique de la défense | 297 998 724 | 267 267 220 | 297 998 724 | 267 267 220 |
| Équipement des forces | 66 701 743 | 68 991 254 | 66 701 743 | 68 991 254 |
| Direction de l'action du Gouvernement | 19 028 000 | 20 068 286 | 19 028 000 | 20 068 286 |
| Coordination du travail gouvernemental | 15 028 000 | 16 068 286 | 15 028 000 | 16 068 286 |
| Moyens mutualisés des administrations déconcentrées | 4 000 000 | 4 000 000 | 4 000 000 | 4 000 000 |
| Écologie, développement et mobilité durables | 1 409 166 835 | 2 098 464 290 | 1 529 646 722 | 2 117 700 662 |
| Infrastructures et services de transports | 1 357 500 000 | 2 052 398 000 | 1 479 179 887 | 2 071 844 372 |
| Affaires maritimes | 3 700 000 | 7 440 000 | 3 700 000 | 7 440 000 |
| Paysages, eau et biodiversité | 22 771 656 | 11 540 260 | 22 771 656 | 11 940 260 |
| Expertise, information géographique et météorologie | 60 000 | 150 000 | 60 000 | 150 000 |
| Prévention des risques | 4 655 179 | 9 200 000 | 3 455 179 | 8 590 000 |
| Énergie, climat et après-mines | 76 030 | 76 030 | ||
| Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables | 20 480 000 | 17 660 000 | 20 480 000 | 17 660 000 |
| Économie | 11 070 000 | 16 300 000 | 11 070 000 | 16 300 000 |
| Développement des entreprises et régulations | 4 000 000 | 8 000 000 | 4 000 000 | 8 000 000 |
| Statistiques et études économiques | 5 500 000 | 6 800 000 | 5 500 000 | 6 800 000 |
| Stratégie économique et fiscale | 1 570 000 | 1 500 000 | 1 570 000 | 1 500 000 |
| Engagements financiers de l'État | 11 500 000 | 11 500 000 | 11 500 000 | 11 500 000 |
| Fonds de soutien relatif aux prêts et contrats financiers structurés à risque | 11 500 000 | 11 500 000 | 11 500 000 | 11 500 000 |
| Gestion des finances publiques et des ressources humaines | 34 068 561 | 35 025 000 | 34 068 561 | 35 025 000 |
| Gestion fiscale et financière de l'État et du secteur public local | 20 200 000 | 19 000 000 | 20 200 000 | 19 000 000 |
| Conduite et pilotage des politiques économiques et financières | 3 340 000 | 5 090 000 | 3 340 000 | 5 090 000 |
| Facilitation et sécurisation des échanges | 7 590 561 | 7 900 000 | 7 590 561 | 7 900 000 |
| Fonction publique | 2 938 000 | 3 035 000 | 2 938 000 | 3 035 000 |
| Immigration, asile et intégration | 82 100 000 | 84 939 698 | 82 100 000 | 84 939 698 |
| Immigration et asile | 41 000 000 | 51 047 637 | 41 000 000 | 51 047 637 |
| Intégration et accès à la nationalité française | 41 100 000 | 33 892 061 | 41 100 000 | 33 892 061 |
| Justice | 9 700 000 | 9 790 836 | 9 700 000 | 9 790 836 |
| Justice judiciaire | 6 400 000 | 6 465 836 | 6 400 000 | 6 465 836 |
| Administration pénitentiaire | 400 000 | 400 000 | 400 000 | 400 000 |
| Accès au droit et à la justice | 25 000 | 25 000 | ||
| Conduite et pilotage de la politique de la justice | 2 900 000 | 2 900 000 | 2 900 000 | 2 900 000 |
| Outre-mer | 16 550 000 | 16 650 000 | 16 550 000 | 16 650 000 |
| Emploi outre-mer | 16 400 000 | 16 400 000 | 16 400 000 | 16 400 000 |
| Conditions de vie outre-mer | 150 000 | 250 000 | 150 000 | 250 000 |
| Relations avec les collectivités territoriales | 90 000 | 69 874 | 90 000 | 69 874 |
| Concours spécifiques et administration | 90 000 | 69 874 | 90 000 | 69 874 |
| Sécurités | 170 769 639 | 59 249 219 | 170 769 639 | 59 249 219 |
| Police nationale | 26 600 000 | 26 600 000 | ||
| Gendarmerie nationale | 131 078 552 | 34 778 677 | 131 078 552 | 34 778 677 |
| Sécurité et éducation routières | 50 000 | 10 050 000 | 50 000 | 10 050 000 |
| Sécurité civile | 13 041 087 | 14 420 542 | 13 041 087 | 14 420 542 |
| Travail et emploi | 295 164 284 | 1 541 400 000 | 295 164 284 | 1 541 400 000 |
| Accès et retour à l'emploi | 35 964 284 | 35 964 284 | ||
| Accompagnement des mutations économiques et développement de l'emploi | 250 000 000 | 1 532 100 000 | 250 000 000 | 1 532 100 000 |
| Conception, gestion et évaluation des politiques de l'emploi et du travail | 9 200 000 | 9 300 000 | 9 200 000 | 9 300 000 |
6. Présentation, regroupée par ministère, des crédits proposés pour 2019 par programme du budget général
| (en euros) | ||
| Ministère / Programme | Autorisations d’engagement | Crédits de paiement |
| Action et comptes publics | 150 389 149 630 | 148 945 305 667 |
| Gestion fiscale et financière de l'État et du secteur public local | 7 981 877 383 | 7 738 188 905 |
| Conduite et pilotage des politiques économiques et financières | 903 554 254 | 917 255 764 |
| Facilitation et sécurisation des échanges | 1 609 661 849 | 1 585 804 854 |
| Fonction publique | 206 911 700 | 206 911 700 |
| Régimes de retraite des mines, de la SEITA et divers | 1 305 149 953 | 1 305 149 953 |
| Remboursements et dégrèvements d'impôts d'État (crédits évaluatifs) | 115 829 650 000 | 115 829 650 000 |
| Remboursements et dégrèvements d'impôts locaux (crédits évaluatifs) | 19 858 000 000 | 19 858 000 000 |
| Présidence de la République | 103 000 000 | 103 000 000 |
| Assemblée nationale | 517 890 000 | 517 890 000 |
| Sénat | 323 584 600 | 323 584 600 |
| La Chaîne parlementaire | 34 289 162 | 34 289 162 |
| Indemnités des représentants français au Parlement européen | 0 | 0 |
| Conseil constitutionnel | 11 719 229 | 11 719 229 |
| Haute Cour | 0 | 0 |
| Cour de justice de la République | 861 500 | 861 500 |
| Provision relative aux rémunérations publiques | 79 000 000 | 79 000 000 |
| Dépenses accidentelles et imprévisibles | 424 000 000 | 124 000 000 |
| Rénovation des cités administratives et autres sites domaniaux multi-occupants | 900 000 000 | 100 000 000 |
| Fonds pour la transformation de l'action publique | 250 000 000 | 160 000 000 |
| Fonds d'accompagnement interministériel Ressources humaines | 50 000 000 | 50 000 000 |
| Agriculture et alimentation | 4 585 064 752 | 4 674 973 209 |
| Compétitivité et durabilité de l'agriculture, de l'agroalimentaire, de la forêt, de la pêche et de l'aquaculture | 1 608 778 387 | 1 690 999 774 |
| Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation | 537 655 584 | 536 755 584 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'agriculture | 618 335 303 | 626 059 652 |
| Enseignement technique agricole | 1 468 242 241 | 1 468 242 241 |
| Enseignement supérieur et recherche agricoles | 352 053 237 | 352 915 958 |
| Armées | 56 892 084 781 | 46 719 599 573 |
| Liens entre la Nation et son armée | 33 812 623 | 33 809 899 |
| Reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant | 2 194 460 492 | 2 162 160 492 |
| Environnement et prospective de la politique de défense | 1 628 787 470 | 1 476 089 721 |
| Préparation et emploi des forces | 14 983 536 412 | 8 784 553 199 |
| Soutien de la politique de la défense | 23 399 754 214 | 23 195 484 297 |
| Équipement des forces | 14 472 214 403 | 10 887 982 798 |
| Recherche duale (civile et militaire) | 179 519 167 | 179 519 167 |
| Cohésion des territoires | 16 129 917 286 | 16 029 432 569 |
| Hébergement, parcours vers le logement et insertion des personnes vulnérables | 1 860 063 305 | 1 878 163 305 |
| Aide à l'accès au logement | 13 110 051 717 | 13 110 051 717 |
| Urbanisme, territoires et amélioration de l'habitat | 285 077 968 | 285 077 968 |
| Impulsion et coordination de la politique d'aménagement du territoire | 201 657 049 | 243 072 332 |
| Politique de la ville | 673 067 247 | 513 067 247 |
| Culture | 3 777 815 938 | 3 629 305 109 |
| Patrimoines | 1 028 726 684 | 893 653 259 |
| Création | 783 896 908 | 782 314 759 |
| Transmission des savoirs et démocratisation de la culture | 1 290 470 294 | 1 262 001 514 |
| Presse et médias | 280 951 939 | 280 951 939 |
| Livre et industries culturelles | 283 011 448 | 300 401 665 |
| Recherche culturelle et culture scientifique | 110 758 665 | 109 981 973 |
| Économie et finances | 46 037 530 626 | 46 228 529 255 |
| Aide économique et financière au développement | 1 310 045 000 | 1 079 032 439 |
| Développement des entreprises et régulations | 891 421 564 | 905 454 821 |
| Plan France Très haut débit | 5 000 000 | 175 867 510 |
| Charge de la dette et trésorerie de l'État (crédits évaluatifs) | 42 061 000 000 | 42 061 000 000 |
| Appels en garantie de l'État (crédits évaluatifs) | 125 300 000 | 125 300 000 |
| Épargne | 102 381 941 | 102 381 941 |
| Statistiques et études économiques | 443 169 941 | 441 644 555 |
| Stratégie économique et fiscale | 420 755 837 | 420 755 837 |
| Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle | 678 456 343 | 733 816 310 |
| Dotation du Mécanisme européen de stabilité | 0 | 0 |
| Augmentation de capital de la Banque européenne d'investissement | 0 | 0 |
| Fonds de soutien relatif aux prêts et contrats financiers structurés à risque | 0 | 183 275 842 |
| Éducation nationale | 71 939 176 939 | 71 908 557 947 |
| Enseignement scolaire public du premier degré | 22 541 439 844 | 22 541 439 844 |
| Enseignement scolaire public du second degré | 33 192 860 375 | 33 192 860 375 |
| Vie de l'élève | 5 682 882 318 | 5 682 882 318 |
| Enseignement privé du premier et du second degrés | 7 601 326 156 | 7 601 326 156 |
| Soutien de la politique de l'éducation nationale | 2 306 341 830 | 2 275 722 838 |
| Jeunesse et vie associative | 614 326 416 | 614 326 416 |
| Enseignement supérieur, recherche et innovation | 24 890 691 128 | 25 068 117 772 |
| Formations supérieures et recherche universitaire | 13 524 916 764 | 13 601 047 253 |
| Vie étudiante | 2 704 594 039 | 2 705 979 239 |
| Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires | 6 838 167 535 | 6 938 078 490 |
| Recherche spatiale | 1 823 012 790 | 1 823 012 790 |
| Europe et affaires étrangères | 6 081 172 604 | 4 891 325 786 |
| Action de la France en Europe et dans le monde | 1 776 007 595 | 1 774 370 528 |
| Diplomatie culturelle et d'influence | 699 571 121 | 699 571 121 |
| Français à l'étranger et affaires consulaires | 374 240 368 | 374 240 368 |
| Solidarité à l'égard des pays en développement | 3 209 353 520 | 2 018 743 769 |
| Présidence française du G7 | 22 000 000 | 24 400 000 |
| Intérieur | 29 474 301 852 | 28 081 067 002 |
| Administration territoriale | 1 656 805 159 | 1 657 107 187 |
| Vie politique, cultuelle et associative | 207 490 664 | 207 110 664 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'intérieur | 923 392 989 | 976 053 954 |
| Immigration et asile | 1 443 243 536 | 1 280 687 788 |
| Intégration et accès à la nationalité française | 413 601 989 | 413 655 867 |
| Concours financiers aux collectivités territoriales et à leurs groupements | 3 651 683 864 | 3 160 524 426 |
| Concours spécifiques et administration | 238 079 635 | 272 834 619 |
| Police nationale | 10 942 447 156 | 10 727 502 570 |
| Gendarmerie nationale | 9 495 663 887 | 8 805 445 449 |
| Sécurité et éducation routières | 42 462 570 | 41 366 968 |
| Sécurité civile | 459 430 403 | 538 777 510 |
| Justice | 9 036 776 299 | 9 054 587 249 |
| Justice judiciaire | 3 885 409 019 | 3 487 339 019 |
| Administration pénitentiaire | 3 324 895 440 | 3 749 892 418 |
| Protection judiciaire de la jeunesse | 903 668 242 | 875 356 591 |
| Accès au droit et à la justice | 466 810 755 | 466 810 755 |
| Conduite et pilotage de la politique de la justice | 451 121 350 | 470 377 973 |
| Conseil supérieur de la magistrature | 4 871 493 | 4 810 493 |
| Outre-mer | 2 576 366 115 | 2 490 696 928 |
| Emploi outre-mer | 1 688 260 158 | 1 691 540 880 |
| Conditions de vie outre-mer | 888 105 957 | 799 156 048 |
| Services du Premier ministre | 14 286 641 482 | 15 144 959 267 |
| Indemnisation des victimes des persécutions antisémites et des actes de barbarie pendant la seconde guerre mondiale | 105 908 502 | 105 908 502 |
| Conseil d'État et autres juridictions administratives | 483 439 531 | 420 046 123 |
| Conseil économique, social et environnemental | 40 233 319 | 40 233 319 |
| Cour des comptes et autres juridictions financières | 232 151 105 | 219 854 105 |
| Coordination du travail gouvernemental | 684 469 264 | 692 139 475 |
| Handicap et dépendance | 11 923 280 234 | 11 923 280 234 |
| Égalité entre les femmes et les hommes | 29 871 581 | 29 871 581 |
| Interventions territoriales de l'État | 35 708 465 | 25 808 465 |
| Protection des droits et libertés | 97 314 633 | 98 528 047 |
| Moyens mutualisés des administrations déconcentrées | 653 836 659 | 539 361 227 |
| Haut Conseil des finances publiques | 428 189 | 428 189 |
| Soutien des progrès de l'enseignement et de la recherche | 0 | 212 500 000 |
| Valorisation de la recherche | 0 | 433 000 000 |
| Accélération de la modernisation des entreprises | 0 | 404 000 000 |
| Solidarités et santé | 10 577 862 783 | 10 601 839 145 |
| Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins | 479 313 452 | 480 613 452 |
| Inclusion sociale et protection des personnes | 7 697 160 449 | 7 697 160 449 |
| Protection maladie | 942 900 000 | 942 900 000 |
| Conduite et soutien des politiques sanitaires, sociales, du sport, de la jeunesse et de la vie associative | 1 458 488 882 | 1 481 165 244 |
| Sports | 569 126 125 | 384 452 090 |
| Sport | 331 126 125 | 319 202 090 |
| Jeux olympiques et paralympiques 2024 | 238 000 000 | 65 250 000 |
| Transition écologique et solidaire | 18 363 451 385 | 18 210 065 862 |
| Infrastructures et services de transports | 3 385 191 634 | 3 213 229 845 |
| Affaires maritimes | 162 622 455 | 156 902 455 |
| Paysages, eau et biodiversité | 167 007 907 | 162 807 906 |
| Expertise, information géographique et météorologie | 513 961 068 | 513 961 068 |
| Prévention des risques | 841 067 615 | 835 541 183 |
| Énergie, climat et après-mines | 401 179 057 | 401 179 057 |
| Service public de l'énergie | 3 182 503 669 | 3 219 360 538 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables | 2 963 435 117 | 3 000 937 263 |
| Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables | 1 767 292 463 | 1 726 956 147 |
| Régimes sociaux et de retraite des transports terrestres | 4 163 492 800 | 4 163 492 800 |
| Régimes de retraite et de sécurité sociale des marins | 815 697 600 | 815 697 600 |
| Travail | 13 375 433 069 | 12 415 918 883 |
| Accès et retour à l'emploi | 6 286 156 876 | 6 449 788 751 |
| Accompagnement des mutations économiques et développement de l'emploi | 6 341 327 240 | 5 188 763 323 |
| Amélioration de la qualité de l'emploi et des relations du travail | 57 055 266 | 88 074 570 |
| Conception, gestion et évaluation des politiques de l'emploi et du travail | 690 893 687 | 689 292 239 |
Tableaux de synthèse des comptes spéciaux
| Solde des comptes spéciaux | ||
| (en euros) | ||
| LFI 2018 | PLF 2019 | |
| Comptes d’affectation spéciale : | ||
| Recettes | 77 661 604 415 | 82 851 306 042 |
| Crédits de paiement | 75 581 438 415 | 81 334 706 042 |
| Solde | +2 080 166 000 | +1 516 600 000 |
| Comptes de concours financiers : | ||
| Recettes | 128 225 461 521 | 126 250 946 004 |
| Crédits de paiement | 129 392 389 643 | 127 253 393 377 |
| Solde | -1 166 928 122 | -1 002 447 373 |
| Solde des comptes de commerce | +45 398 000 | +45 500 000 |
| Solde des comptes d’opérations monétaires | +62 000 000 | +79 000 000 |
| Solde de l’ensemble des comptes spéciaux | +1 020 635 878 | +638 652 627 |
| (+ : excédent ; - : charge) | ||
| Autorisations de découvert des comptes spéciaux | ||
| (en euros) | ||
| LFI 2018 | PLF 2019 | |
| Comptes de commerce | 19 880 809 800 | 19 860 809 800 |
| Comptes d'opérations monétaires | 250 000 000 | 250 000 000 |
| Total pour l’ensemble des comptes spéciaux | 20 130 809 800 | 20 110 809 800 |
[1] Taxes sur l’édition des ouvrages de librairie et sur les appareils de reproduction (articles 1609 undecies à 1609 quindecies du CGI).
[2] Taxe sur l’ajout de sucre à la vendange (article 422 du CGI), taxe sur les bois et plants de vigne perçue au profit de l’Établissement national des produits de l'agriculture et de la mer (FranceAgriMer) (article 1606 du CGI), taxe affectée à l’Établissement national des produits de l’agriculture et de la mer due par les exploitants agricoles producteurs de céréales (article 1619 du CGI), taxe portant sur les farines, semoules et gruaux de blé tendre livrés ou mis en œuvre en vue de la consommation humaine (article 1618 septies du CGI), taxe sur les produits de la pêche maritime instituée au profit de l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer (article 75 de la loi n° 2003-1312 du 30 décembre 2003 de finances rectificative pour 2003).
[3] Taxe affectée à la chambre nationale de la batellerie artisanale (articles L. 4432-3 à L. 4432-5 du code des transports), taxe hydraulique affectée à l’opérateur Voies navigables de France (VNF, articles L 4316-3 et suivants du code des transports) et contribution de sécurité de la propriété maritime (article 254 du code des douanes).
[4] Suppression du prélèvement sur les numéros surtaxés pour les jeux et concours radiodiffusés et télévisés (article L. 137-19 du code de la sécurité sociale) et du droit fixe dû par les opérateurs de jeux ou de paris en ligne (article 1012 du CGI).
[5] Suppression du droit d’immatriculation des opérateurs et agences de voyages (article 141-3 du code de tourisme).
[6] Suppression de la contribution aux poinçonnages et essai des métaux précieux (article 527 du CGI).
[7] Suppression de la contribution additionnelle à l'imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) applicable aux stations radioélectriques (article 1609 decies du CGI).