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projet de loi de finances rectificative pour 2017

Projet de loi · de finances rectificative · 02/11/2017 · 112 555 caractères · HTML sur assemblee-nationale.fr

Sommaire (13)
  1. I. Le présent projet de loi de finances rectificative (PLFR) vise à tirer les conséquences de la censure par le Conseil constitutionnel...
  2. II. Le présent PLFR prévoit la création de deux contributions exceptionnelles sur l’impôt sur les sociétés dû au titre de 2017.
  3. III. L'équilibre budgétaire du PLFR
  4. 1. Le solde budgétaire pour 2017 ressortirait à - 76,9 Md€ en exécution, en légère dégradation par rapport à la prévision communiquée...
  5. 2. L’actualisation des recettes de l’État reprend les évaluations présentées à l’appui du PLF pour 2018, en tirant les conséquences de...
  6. 3. Un prochain PLFR procèdera à une actualisation complète des prévisions du Gouvernement, ainsi qu'aux mouvements anticipés sur les...
  7. Exposé des motifs
  8. Exposé des motifs
  9. Exposé des motifs
  10. Exposé des motifs
  11. Exposé des motifs
  12. Exposé des motifs
  13. Évaluation préalable de l’article
2017
Projet de loi de finances
rectificative pour

renvoyé à la Commission des finances, de l’économie générale

et du contrôle budgétaire,

à défaut de constitution d’une commission spéciale

dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du règlement,

présenté au nom de M. Édouard PHILIPPE

Premier ministre

par

M. Bruno LE MAIRE

Ministre de l’économie et des finances

et par

M. Gérald DARMANIN

Ministre de l'action

et des comptes publics

Assemblée nationale

Constitution du 4 octobre 1958

Quinzième législature

Enregistré à la présidence

de l’Assemblée nationale

le 2 novembre 2017

N° 363

Table des matières

  1. Rapport sur l'évolution de la situation économique et budgétaire et exposé général des motifs 5
  2. Rapport sur l'évolution de la situation économique et budgétaire … 6
  3. Exposé général des motifs … 7
  4. Articles du projet de loi et exposés des motifs par article 11
  5. Article liminaire : Prévision de solde structurel et de solde effectif de l’ensemble des administrations publiques pour l’année 2017 13
  6. PREMIÈRE PARTIE : CONDITIONS GÉNÉRALES DE L’ÉQUILIBRE FINANCIER … 14
  7. TITRE PREMIER : DISPOSITIONS RELATIVES AUX RESSOURCES … 14
  8. Article 1er : Instauration d’une contribution exceptionnelle sur l’impôt sur les sociétés pour les sociétés réalisant plus de 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires et d'une contribution additionnelle à cette dernière pour les sociétés réalisant plus de 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires 14
  9. TITRE II : RATIFICATION DE DÉCRETS RELATIFS A LA RÉMUNÉRATION DE SERVICES RENDUS..16
  10. Article 2 : Ratification d'un décret relatif à la rémunération de services rendus … 16
  11. TITRE III : DISPOSITIONS RELATIVES A L’ÉQUILIBRE DES RESSOURCES ET DES CHARGES … 17
  12. Article 3 : Équilibre général du budget, trésorerie et plafond d'autorisation des emplois … 17
  13. SECONDE PARTIE : MOYENS DES POLITIQUES PUBLIQUES ET DISPOSITIONS SPÉCIALES … 22
  14. TITRE PREMIER : AUTORISATIONS BUDGÉTAIRES POUR 2017. - CRÉDITS DES MISSIONS … 22
  15. Article 4 : Budget général : ouvertures de crédits … 22
  16. TITRE II : RATIFICATION D'UN DÉCRET D'AVANCE … 23
  17. Article 5 : Ratification d'un décret portant ouverture et annulation de crédits à titre d'avance … 23
  18. États législatifs annexés 25
  19. ÉTAT A (Article 3 du projet de loi) Voies et moyens pour 2017 révisés … 26
  20. ÉTAT B (Article 4 du projet de loi) Répartition des crédits pour 2017 ouverts, par mission et programme, au titre du budget général 31
  21. Analyse par programme des modifications de crédits intervenues en gestion et motivation des modifications proposées par le projet de loi 33
  22. Budget général : programmes porteurs d'ouvertures nettes de crédits proposées à l'état B … 34
  23. Évaluations préalables 35
  24. Article 1er : Instauration d’une contribution exceptionnelle sur l’impôt sur les sociétés pour les sociétés réalisant plus de 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires et d'une contribution additionnelle à cette dernière pour les sociétés réalisant plus de 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires 37
  25. Annexes 43
  26. Décret portant ouverture et annulation de crédits à titre d’avance n° 2017-1182 du 20/07/2017 dont la ratification est demandée 44
  27. Tableau récapitulatif des textes réglementaires pris en vertu de la loi organique relative aux lois de finances du 1er août 2001 48

Rapport sur l'évolution de la situation économique et budgétaire et exposé général des motifs

PLFR 20171
Projet de loi de finances rectificative
Rapport sur l'évolution de la situation économique et budgétaire et exposé général des motifs

Rapport sur l'évolution de la situation économique et budgétaire

Aux termes de l’article 53 de la loi organique du 1er août 2001 relative aux lois de finances, les projets de loi de finances rectificative comportent un rapport présentant les évolutions de la situation économique et budgétaire justifiant les dispositions qu’ils comportent.

Le scénario macroéconomique attaché au PLFR pour 2017 est identique à celui du projet de loi de finances 2018, qui retient une croissance du PIB de 1,7 % pour l’année 2017. Les informations conjoncturelles publiées depuis la finalisation du PLF pour 2018 confortent ce scénario.

Tout d’abord, l’acquis de croissance du PIB pour 2017 calculé par l’Insee lors de la publication des résultats détaillés des comptes nationaux pour le 2e trimestre le 22 septembre est légèrement supérieur à celui de la deuxième estimation du 29 août, sur laquelle était basé le scénario macroéconomique du PLF : +1,4 % lors des résultats détaillés contre +1,3 % lors de la deuxième estimation.

Les dernières enquêtes de conjoncture suggèrent en outre une activité économique qui resterait très dynamique à l’automne :

- le climat des affaires de l’Insee se situe nettement au-dessus de sa moyenne en octobre (109), après avoir égalé son plus haut depuis 2008 en septembre (110). Les climats sectoriels sont tous très supérieurs à la normale : ils atteignent des niveaux inédits depuis près de 10 ans dans l’industrie, la construction et le commerce de détail. Les enquêtes indiquent une hausse des tensions sur l’appareil productif : dans l’industrie, les difficultés d’offre deviennent supérieures aux difficultés de demande pour la première fois depuis 2008, alors que le taux d’utilisation des capacités n’avait plus été aussi élevé depuis 2008.

- l’indice composite PMI atteint un plus haut de 6 ans en octobre (57,5), selon l’estimation flash publiée par la société Markit. Le PMI est nettement supérieur à la moyenne dans l’industrie et les services.

Les prévisions de croissance pour 2017 publiées depuis la finalisation du PLF sont similaires à celles du Gouvernement : l’Insee table sur une croissance de +1,8 % dans son point de conjoncture d’octobre ; la moyenne des prévisions des économistes interrogés par le Consensus Forecasts en octobre est de +1,7 % ; le FMI projette une croissance de +1,6 % (en données brutes) dans les Perspectives de l’économie mondiale publiées en octobre.

Enfin, le chiffre d’inflation de septembre (+1,0 %) vient conforter la prévision sous-jacente au PLF 2018, qui s’établit à +1,0 % en moyenne annuelle pour l’année 2017.

Exposé général des motifs

I. Le présent projet de loi de finances rectificative (PLFR) vise à tirer les conséquences de la censure par le Conseil constitutionnel de la contribution de 3 % sur les dividendes distribués.

L’article 6 de la loi n° 2012-958 du 16 août 2012 de finances rectificative (LFR) pour 2012 a instauré une contribution additionnelle à l’impôt sur les sociétés de 3 % sur les montants distribués par les sociétés et organismes français ou étrangers assujettis à l’impôt sur les sociétés en France. Cette contribution a été codifiée à l’article 235 ter ZCA du code général des impôts.

Saisie de deux questions préjudicielles par le Conseil d’État, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a, par un arrêt en date du 17 mai 2017, déclaré que cette contribution n’était pas compatible avec la directive 2011/96/UE du Conseil du 30 novembre 2011 concernant le régime fiscal commun applicable aux sociétés mères et filiales d'États membres différents (dite directive « mère-fille »). La Cour a considéré que cette directive s’opposait à la perception d’un impôt à l’occasion de la distribution de dividendes par une société mère, dont l’assiette est constituée des montants des dividendes distribués, y compris ceux provenant des filiales non-résidentes.

Le 10 juillet 2017, le Conseil constitutionnel a été saisi par le Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité. Le Conseil d’État a, en effet, considéré que l’arrêt de la CJUE ne valait que pour les situations relevant du champ de la directive mère-fille, c’est-à-dire les situations transfrontalières intracommunautaires. Le Conseil d’État a ainsi soumis au Conseil constitutionnel une question prioritaire de constitutionnalité portant sur le fait de savoir si cette contribution créait une différence de traitement entre les sociétés mères, selon que les bénéfices qu'elles redistribuent proviennent de filiales établies dans un État membre de l’Union européenne autre que la France, ou de filiales établies en France ou dans un État tiers.

Par une décision rendue publique le 6 octobre, après le dépôt du projet de loi de finances (PLF) pour 2018, le Conseil constitutionnel a jugé que cette taxe méconnaissait les principes d’égalité devant la loi et devant les charges publiques, considérant que l’objectif de rendement poursuivi par le législateur ne constituait pas, en lui-même, un motif d’intérêt général de nature à justifier la différence de traitement ainsi instituée entre sociétés mères. En conséquence, le premier alinéa du I de l'article 235 ter ZCA du code général des impôts, qui fixe le champ d'application de la contribution additionnelle sur les montants distribués, a été déclaré contraire à la Constitution. La décision du Conseil constitutionnel s’applique à toutes les affaires non encore définitivement jugées. En pratique, toutes les entreprises ayant acquitté la contribution de 3 % et qui effectuent une demande de restitution dans le délai de réclamation pourront se voir remboursées.

Le Gouvernement avait provisionné, pour tenir compte de l'arrêt de la CJUE, un montant de 5,7 Md€ dans sa trajectoire de finances publiques, correspondant à l’estimation des remboursements dus pour les cas visés par l’arrêt de la CJUE, répartis entre 2018 et 2021, pour tenir compte des délais nécessaires pour traiter l’ensemble des réclamations déposées auprès de l’administration fiscale. La censure intégrale de la contribution conduit, d’une part, à augmenter le montant total des remboursements dus aux entreprises assujetties et, d’autre part, à simplifier le traitement des dossiers par rapport au schéma initial envisagé par le Gouvernement. Ainsi, l’estimation des décaissements anticipés au titre de ce contentieux est désormais concentrée sur deux ans, à hauteur d’environ 5 Md€ en 2017 et 5 Md€ en 2018.

Le présent PLFR tire les conséquences de la décision du Conseil constitutionnel en abondant de 5 Md€ en 2017 les crédits évaluatifs dédiés aux remboursements et dégrèvements. Pour faire face à cette dégradation du solde budgétaire en 2017 et assurer le retour du déficit public sous le seuil de 3 % du PIB, le Gouvernement propose de créer deux contributions exceptionnelles à l'impôt sur les sociétés, à l’article 1er. Par ailleurs, alors que les prévisions sous-jacentes au PLF pour 2018 supposaient la poursuite, en 2017, du versement de la contribution de 3 % avant sa suppression prévue au 1er janvier 2018, il convient de tirer les conséquences de la censure immédiate du Conseil constitutionnel en revoyant à la baisse les encaissements de recettes fiscales, à hauteur de 0,2 Md€ au vu des encaissements déjà réalisés.

Afin d’éclairer au plus vite les contribuables sur ces contributions exceptionnelles et ponctuelles, d’en garantir l’encaissement et la comptabilisation en 2017, et ainsi d’assurer le retour du déficit public sous les 3 %, il est nécessaire que ces contributions puissent entrer en vigueur au plus tôt en décembre. Elles ne peuvent donc attendre le traditionnel PLFR de fin d’année.

II. Le présent PLFR prévoit la création de deux contributions exceptionnelles sur l’impôt sur les sociétés dû au titre de 2017.

Afin de maintenir une trajectoire budgétaire compatible avec la volonté du Gouvernement d’un retour à l’équilibre des comptes publics et de respecter les engagements européens de la France, il apparaît nécessaire de créer une nouvelle recette fiscale à caractère exceptionnel.

A cet effet, il est proposé de créer de manière transitoire, au titre des seuls exercices clos à compter du 31 décembre 2017 et jusqu'au 30 décembre 2018, deux contributions assises sur l'impôt sur les sociétés des grandes entreprises.

La première contribution serait une contribution exceptionnelle sur l’impôt sur les sociétés acquittée par les sociétés réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 1 Md€. De manière à moduler la charge financière en fonction du chiffre d’affaires, une contribution additionnelle serait également due par les seules sociétés réalisant un chiffre d’affaires égal ou supérieur à 3 Md€.

La contribution exceptionnelle serait égale à 15 % du montant de l’impôt sur les sociétés, déterminé avant imputation des réductions et crédits d’impôt et des créances fiscales de toute nature. La contribution additionnelle serait, elle aussi, égale à 15 % du montant de l’impôt sur les sociétés, déterminé dans les mêmes conditions.

Le rendement attendu de ces deux contributions serait de l'ordre de 5 Md€.

Les entreprises entrant dans le champ de la contribution exceptionnelle et de la contribution additionnelle devraient s’acquitter de versements anticipés de chacune de ces contributions à la date prévue pour le paiement du dernier acompte d'impôt sur les sociétés. Ces versements anticipés seraient régularisés lors de la liquidation du solde de la contribution exceptionnelle et de la contribution additionnelle. Toutefois, les entreprises clôturant leur exercice le 31 décembre 2017 bénéficieraient d’un délai supplémentaire et devraient s’acquitter, au plus tard le 20 décembre 2017 (au lieu du 15 décembre 2017), du versement anticipé de la contribution exceptionnelle et, le cas échéant, du versement anticipé de la contribution additionnelle.

III. L'équilibre budgétaire du PLFR

1. Le solde budgétaire pour 2017 ressortirait à - 76,9 Md€ en exécution, en légère dégradation par rapport à la prévision communiquée lors de la présentation du PLF 2018.

Le présent PLFR reprend le solde révisé 2017, tel que présenté dans le cadre du PLF pour 2018, modifié des seules conséquences de la décision du Conseil constitutionnel et des mesures prises par le présent PLFR pour y répondre.

Le solde révisé 2017, présenté au stade du PLF pour 2018, anticipe un déficit supérieur de 7,2 Md€ à la prévision de la loi de finances initiale. Cet écart résulte d’une révision à la baisse des estimations de recettes fiscales et non fiscales et, surtout, de la correction des sous-budgétisations sur les dépenses identifiés par la Cour des comptes dans son audit des finances publiques de juin 2017 :

- les évaluations pour 2017 concernant les recettes et prélèvements sur recettes, figurant dans l’annexe « Voies et moyens » du PLF pour 2018, sont intégralement reprises dans le présent projet. Ces mouvements conduisent à dégrader le solde budgétaire de 3,1 Md€ (auxquels s’ajoutent 0,2 Md€ de dégradation supplémentaire au titre des conséquences de la décision du Conseil constitutionnel, cf. infra) ;

- pour ce qui est des dépenses du budget général et des comptes spéciaux, la préparation du schéma de fin de gestion n’est pas suffisamment aboutie pour demander à la représentation nationale, dans le présent PLFR, de procéder aux mouvements de crédits rendus nécessaires pour couvrir les besoins. Après consolidation des annulations nettes du mois de juillet, pour 0,3 Md€, une prévision des autres mouvements anticipés est inscrite, à titre provisionnel, dans la construction du solde budgétaire devant donner lieu à financement. Cette prévision – contribuant à dégrader le solde de 4,4 Md€ supplémentaires – correspond aux évaluations qui étaient déjà intégrées dans le solde budgétaire du révisé 2017 présenté avec le PLF 2018. Cette prévision sera affinée et déclinée plus finement dans le cadre du schéma de fin de gestion, en cours de préparation, et présentée dans son ensemble dans le PLFR de fin de gestion.

Dans le présent PLFR, le solde budgétaire de 2017 n’est ajusté, par rapport au solde révisé communiqué lors de la présentation du PLF pour 2018, qu’au titre de la contribution de 3 % sur les dividendes distribués et de la nouvelle taxe exceptionnelle. D’une part, les encaissements résiduels prévus en 2017 au titre de la contribution de 3 % sur les dividendes distribués sont revus à la baisse de 0,2 Md€, au titre de la perte des recettes attendues pour les trois derniers mois de l’année ; d’autre part, le solde tient compte des remboursements anticipés en 2017 à la suite de la décision du Conseil constitutionnel du 6 octobre, à hauteur de 5 Md€. Enfin, il intègre le rendement sur 2017 des deux contributions, exceptionnelle et additionnelle, prévues par l’article 1er du présent PLFR, à hauteur de 4,8 Md€ sur l’exercice 2017.

2. L’actualisation des recettes de l’État reprend les évaluations présentées à l’appui du PLF pour 2018, en tirant les conséquences de la décision du Conseil constitutionnel.

Les recettes fiscales nettes pour 2017 s’établiraient à 289,7 Md€, en baisse de 2,6 Md€ par rapport à la prévision de la loi de finances initiale (LFI) pour 2017, principalement en raison d’une révision à la baisse du niveau des recettes effectivement encaissées en 2016 :

- l’impôt sur le revenu serait en baisse de 0,8 Md€ par rapport à la prévision de la LFI et s’élèverait à 72,6 Md€ ; cette révision s’explique, notamment, par une croissance de la masse salariale en 2016 moins dynamique que prévu, ainsi que par des recettes issues de la lutte contre la fraude moins importantes qu’escompté ;

- l’impôt sur les sociétés serait en plus-value de 4,1 Md€ par rapport à la LFI et s’élèverait à 33,2 Md€, incluant les deux contributions instituées par le présent PLFR, d'un rendement estimé à 4,8 Md€ ; une fois retraité de cette recette supplémentaire, l’impôt sur les sociétés serait en moins-value de 0,7 Md€ par rapport à la prévision de LFI ; cette diminution est, notamment, due à la reprise en base de la moins-value constatée entre la dernière estimation pour 2016 et le montant d’IS finalement encaissé ;

- la TVA ressortirait en plus-value de 1,2 Md€ par rapport à la loi de finances initiale et s’établirait à 150,5 Md€ ; la prévision a été révisée à la hausse du fait du dynamisme des encaissements connus au moment de la finalisation du PLF pour 2018 ;

- les recettes de TICPE s’élèveraient à 10,4 Md€, en ligne avec la prévision de la loi de finances initiale ;

- les autres recettes fiscales nettes s’établiraient à 23,0 Md€, soit une diminution de 7 Md€ par rapport aux prévisions de la LFI, incluant une prévision de décaissements de 5 Md€ au titre du contentieux sur la contribution de 3 % sur les montants distribués et une révision à la baisse de 0,2 Md€ des encaissements prévus en 2017 au titre de cette contribution, compte tenu de la perte des recettes attendues pour les trois derniers mois de l’année ; une fois retraitées de ces éléments, les autres recettes fiscales nettes s’établiraient à 28,2 Md€, soit une diminution de 1,8 Md€ par rapport aux prévisions de la LFI ; cette révision s’explique principalement par la reprise en base d’une partie de la baisse des autres recettes fiscales nettes constatée entre la dernière estimation pour 2016 et le montant finalement exécuté et par une révision à la baisse des recettes attendues au titre de la lutte contre la fraude.

Les recettes non fiscales s’établiraient à 13,0 Md€ en 2017. À la suite des remarques formulées par la Cour des comptes dans son audit, les prévisions initiales ont été corrigées afin de tenir compte de la réalité des encaissements, notamment en ce qui concerne les reversements au titre des garanties sur le commerce extérieur (prévision revue à 0,3 Md€ en 2017) et les amendes prononcées par l’Autorité de la concurrence (prévision revue à 0,5 Md€ en 2017).

Ces prévisions de recettes feront l’objet d’une nouvelle actualisation dans un prochain PLFR.

3. Un prochain PLFR procèdera à une actualisation complète des prévisions du Gouvernement, ainsi qu'aux mouvements anticipés sur les crédits des ministères et sur les comptes spéciaux.

Ainsi qu’indiqué précédemment, le Gouvernement n’est pas en mesure, compte tenu du calendrier anticipé et resserré de préparation et d’adoption du présent PLFR, de procéder dès ce présent PLFR aux ajustements et mouvements de crédits nécessaires à la fin de gestion 2017.

La traditionnel PLFR de fin de gestion sera ainsi déposé dans les prochaines semaines. Il permettra de tenir compte, dans les évaluations de recettes, des dernières informations disponibles, notamment en matière de recouvrement des principaux impôts. Par ailleurs, ce PLFR portera les ouvertures et annulations de crédits du schéma de fin de gestion, qui est en cours de préparation

.

Articles du projet de loi et exposés des motifs par article

PLFR 20171
Projet de loi de finances rectificative
Articles du projet de loi et exposés des motifs par article

PROJET DE LOI

Le Premier ministre,

Sur le rapport du ministre de l’économie et des finances et du ministre de l'action et des comptes publics ;

Vu l’article 39 de la Constitution ;

Vu la loi organique relative aux lois de finances ;

Décrète :

Le présent projet de loi, délibéré en Conseil des ministres, après avis du Conseil d’État, sera présenté à l’Assemblée nationale par le ministre de l'économie et des finances et par le ministre de l'action et des comptes publics, qui sont chargés d’en exposer les motifs et d’en soutenir la discussion.

Article liminaire :

Prévision de solde structurel et de solde effectif de l’ensemble des administrations publiques pour l’année 2017

La prévision de solde structurel et de solde effectif de l’ensemble des administrations publiques, pour 2017, s’établit comme suit :

Prévision 2017 (En points de PIB)
Solde structurel (1)- 2,2
Solde conjoncturel (2)- 0,6
Mesures exceptionnelles et temporaires (3)- 0,1
Solde effectif (1 + 2 + 3)- 2,9

Exposé des motifs

A la suite de l’invalidation par le Conseil constitutionnel le 6 octobre dernier de la contribution de 3 % sur les revenus distribués, le présent projet de loi introduit deux mesures fiscales, afin de garantir le respect de nos engagements européens.

L’article 13 du PLF pour 2018 prévoyait d’ores et déjà la suppression de cette mesure créée en 2012 sous la précédente majorité, qui venait elle-même compenser l’annulation d’une taxe d’un montant proche. Toutefois, les conséquences financières de cette invalidation avaient été envisagées selon une chronologie plus étalée et sans incidence sur l’exercice 2017.

Le présent projet de loi crée donc deux contributions exceptionnelles et ponctuelles à l’impôt sur les sociétés d’un rendement proche de 5 Md€, qui permettra de compenser le surcoût prévu en 2017 au titre de ce contentieux, évalué à 5 Md€.

Afin d’éclairer au plus vite les contribuables sur ces contributions, ce projet de loi de finances rectificative doit entrer en vigueur avant la mi-décembre.

En ce qui concerne les données macroéconomiques, les informations nouvelles apparues depuis le dépôt du projet de loi de finances pour 2018 et du projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2018 à 2022, n’amènent pas à modifier les hypothèses macroéconomiques retenues à l’occasion de la construction de ces textes.

Au regard de l’urgence entourant la préparation de cette mesure, il n’a pas été possible de procéder à une actualisation des prévisions de recettes et de dépenses au regard du schéma budgétaire de fin de gestion. La trajectoire de finances publiques ici présentée retrace donc la seule évaluation à date des conséquences de la décision du Conseil constitutionnel et du présent projet de loi. La prévision de solde public reste inchangée par rapport à celle présentée à l’article liminaire du projet de loi de finances pour 2018, à - 2,9 % du PIB. Toutefois, le traditionnel projet de loi de finances rectificative de fin d’année sera présenté mi-novembre à l’issue de l’examen du présent projet de loi. Il comportera une actualisation complète des données économiques et financières, intégrant l’ensemble des informations nouvelles intervenues depuis le dépôt du projet de loi de finances pour 2018 ainsi que le schéma d’ouvertures et d’annulations de crédits de la fin de gestion budgétaire.

En outre, l’institution des deux contributions à l’impôt sur les sociétés et le coût du contentieux sur la taxe de 3 % sur les dividendes sont traités comme des mesures exceptionnelles et temporaires ayant vocation à se compenser. Elles ne conduisent pas à faire évoluer la décomposition du solde 2017, par rapport à celle présentée à l’article liminaire du projet de loi de finances pour 2018, en cohérence avec le traitement retenu dans le projet de loi de programmation des finances publiques.

PREMIÈRE PARTIE : CONDITIONS GÉNÉRALES DE L’ÉQUILIBRE FINANCIER

TITRE PREMIER : DISPOSITIONS RELATIVES AUX RESSOURCES

Article 1er :

Instauration d’une contribution exceptionnelle sur l’impôt sur les sociétés pour les sociétés réalisant plus de 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires et d'une contribution additionnelle à cette dernière pour les sociétés réalisant plus de 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires

(1) I. – Les redevables de l'impôt sur les sociétés prévu à l’article 205 du code général des impôts réalisant un chiffre d'affaires supérieur à 1 milliard d'euros sont assujettis à une contribution exceptionnelle égale à une fraction de cet impôt calculé sur leurs résultats imposables, aux taux mentionnés à l'article 219 du même code, des exercices clos à compter du 31 décembre 2017 et jusqu'au 30 décembre 2018.

(2) Cette contribution exceptionnelle est égale à 15 % de l’impôt sur les sociétés dû, déterminé avant imputation des réductions et crédits d’impôt et des créances fiscales de toute nature.

(3) II. – Les redevables de l'impôt sur les sociétés réalisant un chiffre d'affaires égal ou supérieur à 3 milliards d'euros sont assujettis à une contribution additionnelle à la contribution prévue au I, égale à une fraction de l’impôt sur les sociétés calculé sur leurs résultats imposables, aux taux mentionnés à l'article 219 du code général des impôts, des exercices clos à compter du 31 décembre 2017 et jusqu'au 30 décembre 2018.

(4) Cette contribution additionnelle est égale à 15 % de l’impôt sur les sociétés dû, déterminé avant imputation des réductions et crédits d’impôt et des créances fiscales de toute nature.

(5) III. – 1. Pour les redevables qui sont placés sous le régime prévu à l'article 223 A ou à l'article 223 A bis du code général des impôts, la contribution exceptionnelle et la contribution additionnelle sont dues par la société mère. Elles sont assises sur l’impôt sur les sociétés afférent au résultat d'ensemble et à la plus-value nette d'ensemble définis aux articles 223 B, 223 B bis et 223 D du même code, déterminé avant imputation des réductions et crédits d’impôt et des créances fiscales de toute nature.

(6) 2. Le chiffre d'affaires mentionné aux I et II s'entend du chiffre d'affaires réalisé par le redevable au cours de l'exercice ou de la période d'imposition, ramené à douze mois le cas échéant, et pour la société mère d'un groupe mentionné à l'article 223 A ou à l'article 223 A bis du code général des impôts, de la somme des chiffres d'affaires de chacune des sociétés membres de ce groupe.

(7) 3. Les réductions et crédits d'impôt et les créances fiscales de toute nature ne sont imputables ni sur la contribution exceptionnelle ni sur la contribution additionnelle.

(8) 4. La contribution exceptionnelle et la contribution additionnelle sont établies, contrôlées et recouvrées comme l'impôt sur les sociétés et sous les mêmes garanties et sanctions. Les réclamations sont présentées, instruites et jugées selon les règles applicables à ce même impôt.

(9) 5. La contribution exceptionnelle et la contribution additionnelle sont payées spontanément au comptable public compétent, au plus tard à la date prévue au 2 de l'article 1668 du code général des impôts pour le versement du solde de liquidation de l'impôt sur les sociétés.

(10) Elles donnent chacune lieu à un versement anticipé à la date prévue pour le paiement du dernier acompte d'impôt sur les sociétés de l'exercice ou de la période d'imposition. Par dérogation au troisième alinéa du 1 de l’article 1668 de ce code, les redevables clôturant leur exercice le 31 décembre 2017 s’acquittent au plus tard le 20 décembre 2017 du versement anticipé de la contribution exceptionnelle et, le cas échéant, de sa contribution additionnelle.

(11) Les montants des versements anticipés sont fixés respectivement à 95 % des montants de la contribution exceptionnelle et de la contribution additionnelle estimées au titre de l’exercice ou de la période d’imposition en cours et déterminées selon les modalités prévues respectivement aux I et II.

(12) Si les montants des versements anticipés sont supérieurs respectivement à la contribution exceptionnelle et à la contribution additionnelle dues, l'excédent est restitué dans les trente jours à compter de la date mentionnée au premier alinéa du présent 5.

(13) 6. L'intérêt de retard prévu à l'article 1727 du code général des impôts et la majoration prévue à l'article 1731 du même code sont appliqués à la différence entre, d’une part, 95 % du montant de la contribution exceptionnelle sur l’impôt sur les sociétés due au titre d'un exercice et, d'autre part, 95% du montant de cette contribution estimée au titre du même exercice servant de base au calcul du versement anticipé, sous réserve que cette différence soit supérieure à 20 % du montant de la contribution et à 1,6 million d’euros.

(14) Ces dispositions s’appliquent également à l’insuffisance de versement anticipé de la contribution additionnelle mentionnée au II, déterminée selon les mêmes modalités.

(15) Les premier et deuxième alinéas du présent 6 ne s’appliquent pas si le montant estimé de la contribution exceptionnelle et, le cas échéant, de la contribution additionnelle a été déterminé à partir de l’impôt sur les sociétés, lui-même estimé à partir du compte de résultat prévisionnel mentionné à l'article L. 232-2 du code de commerce, révisé dans les quatre mois qui suivent l'ouverture du second semestre de l'exercice, avant déduction de l'impôt sur les sociétés. Pour la société mère d'un groupe mentionné à l'article 223 A ou à l'article 223 A bis du code général des impôts, le compte de résultat prévisionnel s'entend de la somme des comptes de résultat prévisionnels des sociétés membres du groupe.

Exposé des motifs

Par une décision du 17 mai 2017, la Cour de justice de l’Union européenne a jugé la contribution de 3 % sur les revenus distribués prévue à l’article 235 ter ZCA du code général des impôts incompatible avec la directive 2011/96/UE concernant le régime fiscal commun applicable aux sociétés mères et filiales. Par une décision n° 2017-660 QPC du 6 octobre 2017, le Conseil constitutionnel a jugé cette même contribution inconstitutionnelle. Il en résulte une charge supplémentaire pour le budget de l'État de l'ordre de 10 milliards d'euros.

Afin de maintenir une trajectoire budgétaire compatible avec un retour à l’équilibre des comptes publics, et au-delà, de respecter nos engagements européens, le présent article crée, au titre des exercices clos à compter du 31 décembre 2017 jusqu'au 30 décembre 2018, une contribution exceptionnelle à l’impôt sur les sociétés pour les sociétés réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 1 milliard d’euros.

De manière à moduler la charge financière en fonction du chiffre d’affaires des entreprises, le présent article instaure également une contribution additionnelle pour les sociétés réalisant un chiffre d’affaires égal ou supérieur à 3 milliards d’euros.

Le rendement attendu de ces contributions est de l'ordre de cinq milliards d'euros.

La contribution exceptionnelle est égale à 15 % du montant de l’impôt sur les sociétés, déterminé avant imputation des réductions et crédits d’impôt et des créances fiscales de toute nature.

La contribution additionnelle, due uniquement par les entreprises réalisant un chiffre d’affaires égal ou supérieur à 3 milliards d’euros, est égale à 15 % du montant de l’impôt sur les sociétés, déterminé dans les mêmes conditions que pour la contribution exceptionnelle.

Le présent article prévoit que les entreprises dans le champ de la contribution exceptionnelle et de la contribution additionnelle doivent s’acquitter de versements anticipés de chacune de ces contributions à la date prévue pour le paiement du dernier acompte d'impôt sur les sociétés de l'exercice ou de la période d'imposition. Ces versements anticipés seront régularisés lors de la liquidation du solde de la contribution exceptionnelle et de la contribution additionnelle à la contribution exceptionnelle. Toutefois, les entreprises clôturant leur exercice le 31 décembre 2017 bénéficient d’un délai supplémentaire et devront s’acquitter, au plus tard le 20 décembre 2017, du versement anticipé de la contribution exceptionnelle et, le cas échéant, du versement anticipé de la contribution additionnelle à la contribution exceptionnelle.

TITRE II : RATIFICATION DE DÉCRETS RELATIFS A LA RÉMUNÉRATION DE SERVICES RENDUS

Article 2 :

Ratification d'un décret relatif à la rémunération de services rendus

Est autorisée, au-delà de l'entrée en vigueur de la présente loi, la perception des rémunérations de services instituées par le décret n° 2017-1188 du 21 juillet 2017.

Exposé des motifs

Conformément à l’article 4 de la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances, le présent article vise à procéder à la ratification d'un décret permettant la rémunération de services rendus par l’État.

Le décret n° 2017-1188 du 21 juillet 2017 a fixé la liste des prestations de l’Agence pour l’informatique financière de l’État pouvant donner lieu à rémunérations. En effet, la généralisation de la facturation électronique, mais aussi l'extension du déploiement de la solution Chorus Déplacements Temporaires, conduisent ce service à compétence nationale à réaliser des prestations au profit de structures publiques distinctes de l'État qui, au-delà du cadre de l'obligation de facturation électronique, nécessitent un financement total ou partiel appelant une contrepartie financière.

TITRE III : DISPOSITIONS RELATIVES A L’ÉQUILIBRE DES RESSOURCES ET DES CHARGES

Article 3 :

Équilibre général du budget, trésorerie et plafond d'autorisation des emplois

(1) I. - Pour 2017, l’ajustement des ressources tel qu’il résulte des évaluations révisées figurant à l’état A annexé à la présente loi et la variation des charges du budget de l’État sont fixés aux montants suivants :

(2)

(En millions d’euros)*
RESSOURCESCHARGESSOLDES
Budget général
Recettes fiscales brutes / dépenses brutes1 7684 398
A déduire : Remboursements et dégrèvements4 3984 398
Recettes fiscales nettes / dépenses nettes-2 6300
Recettes non fiscales-1 492
Recettes totales nettes / dépenses nettes-4 122
A déduire : Prélèvements sur recettes au profit des collectivités territoriales et de l’Union européenne-695
Montants nets pour le budget général-3 4270-3 427
Évaluation des fonds de concours et crédits correspondants
Montants nets pour le budget général, y compris fonds de concours-3 4270
Budgets annexes
Contrôle et exploitation aériens
Publications officielles et information administrative
Totaux pour les budgets annexes
Évaluation des fonds de concours et crédits correspondants :
Contrôle et exploitation aériens
Publications officielles et information administrative
Totaux pour les budgets annexes, y compris fonds de concours
Comptes spéciaux
Comptes d’affectation spéciale
Comptes de concours financiers
Comptes de commerce (solde)
Comptes d’opérations monétaires (solde)
Solde pour les comptes spéciaux
Solde général-3 427

* Les montants figurant dans le présent tableau sont arrondis au million d'euros le plus proche ; il résulte de l'application de ce principe que le montant arrondi des totaux et sous-totaux peut ne pas être égal à la somme des montants arrondis entrant dans son calcul.

(3) II. - Pour 2017 :

(4) 1° Les ressources et les charges de trésorerie qui concourent à la réalisation de l’équilibre financier sont évaluées comme suit :

(5)

(En milliards d’euros)
Besoin de financement
Amortissement de la dette à moyen et long termes115,2
Dont amortissement nominal de la dette à moyen et long termes112,8
Dont suppléments d’indexation versés à l’échéance (titres indexés)2,4
Amortissement des autres dettes-
Déficit à financer76,9
Autres besoins de trésorerie-
Total192,1
Ressources de financement
Émissions de dette à moyen et long termes nettes des rachats185,0
Ressources affectées à la Caisse de la dette publique et consacrées au désendettement-
Variation nette de l’encours des titres d’État à court terme+ 4,2
Variation des dépôts des correspondants- 4,6
Variation des disponibilités du Trésor à la Banque de France et des placements de trésorerie de l’État+ 1,0
Autres ressources de trésorerie6,5
Total192,1

(6) 2° Le plafond de la variation nette, appréciée en fin d’année, de la dette négociable de l’État d’une durée supérieure à un an demeure inchangé.

(7) III. - Pour 2017, le plafond d’autorisation des emplois rémunérés par l’État, exprimé en équivalents temps plein travaillé, demeure inchangé.

Exposé des motifs

Le présent article traduit l’incidence sur l’équilibre budgétaire pour 2017 des dispositions proposées par le présent projet de loi de finances rectificative (PLFR) et des réévaluations de recettes pour l'année en cours.

Le déficit prévisionnel de l'État pour 2017 s'établit à 76,9 Md€, soit une dégradation de 7,6 Md€ par rapport au niveau de la loi de finances initiale pour 2017 (69,3 Md€), et un niveau proche de la prévision 2017 actualisée dans le PLF pour 2018 (-76,5 Md€ dans le « révisé 2017 »). Cette dégradation s’explique par une variation du solde de 3,4 Md€ présentée au I du présent article. Celle-ci se décompose essentiellement en une dégradation des recettes nettes de 4,1 Md€, partiellement compensée par une baisse des prélèvements sur recettes de 0,7 Md€.

Pour ce qui concerne les dépenses du budget général et les comptes spéciaux, la préparation du traditionnel schéma de fin de gestion n’est pas suffisamment aboutie pour demander à la représentation nationale, dans le présent PLFR, de procéder aux ouvertures de crédits rendues nécessaires pour couvrir les besoins. L’exécution prévisionnelle du budget de l’État intègre par conséquent, au-delà de la variation du solde présentée au I du présent article, la consolidation des annulations nettes du mois de juillet, pour 0,3 Md€, et de manière provisoire, une prévision des autres mouvements anticipés correspondant aux évaluations sous-jacentes au solde du révisé, qui contribue à dégrader le solde de 4,4 Md€ supplémentaires.

En conséquence, cet article présente un tableau de financement au sein duquel sont actualisées, par rapport à la loi de finances initiale (LFI), les ressources et charges de trésorerie qui concourent à l’équilibre financier de l’année 2017.

En besoin de financement :

- les amortissements de dette à moyen et long termes sont inchangés, à 115,2 Md€ ;

- le déficit budgétaire prévisionnel est augmenté de 7,6 Md€ ;

- les autres besoins de financement sont à zéro, contre 0,9 Md€ en LFI. Cette révision traduit essentiellement l’effet d’une charge d’indexation plus élevée que prévu en LFI.

En ressources de financement :

- le montant des émissions de titres à moyen et long termes, net des rachats, est inchangé, à 185 Md€ ;

- le retrait des fonds qui étaient déposés au Trésor par la Coface et par le Fonds de solidarité vieillesse (FSV) s’élève à 4,6 Md€ (contre 5,1 Md€ retenu en LFI) ; hors ces opérations, le montant de variation des dépôts des correspondants en fin d’année demeure anticipé nul ;

- les autres ressources de trésorerie sont portées à 6,5 Md€, contre 4,5 Md€ en LFI. Les primes nettes des décotes enregistrées à l’occasion de l’émission des titres de moyen et long termes ont été plus élevées que le montant retenu en LFI pour 2017. L’État réémet régulièrement des titres sur des souches anciennes : lorsque le taux d’intérêt demandé par le marché au moment de l’émission est inférieur au taux du coupon qui sera servi par ce titre, l’État enregistre une prime à l’émission (il encaisse en trésorerie une somme supérieure à celle qui sera remboursée à échéance) ;

- la contribution des disponibilités du Trésor à la Banque de France et des placements de trésorerie de l’État est inchangée, à + 1,0 Md€ (correspondant à une diminution de 1,0 Md€ des disponibilités de l’État) ;

- l’endettement à court terme de l’État en fin d’année, soit l’encours de BTF en fin d’année, est en hausse de 4,2 Md€, contre une variation nulle prévue en LFI. Cette modification est principalement la conséquence de la hausse du déficit par rapport à la LFI.

En conséquence des éléments détaillés présentés ci-dessus, le présent article ne modifie pas le plafond de la variation nette de la dette négociable de l’État d’une durée supérieure à un an, fixé à 72,9 Md€ par la LFI pour 2017.

(En millions d’euros)*
Loi de finances initialeDécret d'annul. 20 juilletModifications proposées dans le présent projet de loiSituation nouvelleAnticip. des mouv. de fin de gestionExécution prévision-nelleRappel du révisé 2017 (PLF 2018)
Ouvertures nettes de créditsAnnul. nettes de créditsRecettes / Crédits nets
(1)(2)(3)(4)(5)(6) = (1) + (2)+ (5)(7)(8)=(6)+(7)
Budget général : charges
Dépenses brutes427 369-2744 3984 398431 4944 200435 694435 694
A déduire : Remboursements et dégrèvements108 8344 3984 398113 232113 232113 232
Dépenses nettes du budget général (a)318 536-27400318 2624 200322 462322 462
Évaluation des fonds de concours (b)3 9303 9303 9303 930
Montant net des dépenses du budget général, y compris les fonds de concours [(C) = (a) + (b)]322 466-27400322 1924 200326 392326 392
Budget général : ressources
Recettes fiscales brutes401 1821 768402 950402 950398 320
A déduire : Remboursements et dégrèvements108 8344 398113 232113 232108 232
Recettes fiscales nettes (d)292 348-2 630289 718289 718290 088
Recettes non fiscales (e)14 505-1 49213 01313 01313 013
Recettes nettes des remboursements et dégrèvements [(f) = (d) + (e)]306 853-4 122302 731302 731303 101
A déduire : Prélèvements sur recettes au profit des collectivités territoriales et de l’Union européenne (g)63 064-69562 36962 36962 369
Recettes nettes du budget général [(h) = (f) - (g)]243 789-3 427240 362240 362240 732
Évaluation des fonds de concours (b)3 9303 9303 9303 930
Montant net des recettes du budget général, y compris les fonds de concours [(I) = (h) + (b)]247 719-3 427244 291244 291244 661
Solde du budget général [(J) = (I) – (C)]-74 747274-3 427-77 901- 4 200-82 101-81 731
Budgets annexes
Contrôle et exploitation aériens
Dépenses2 1352 1352 1352 135
Recettes2 1352 1352 1352 135
Solde0000
Publications officielles et information administrative
Dépenses177177177177
Recettes192192192192
Solde15151515
Dépenses totales des budgets annexes2 3122 3122 3122 312
Recettes totales des budgets annexes2 3282 3282 3282 328
Solde pour l’ensemble des budgets annexes [T]15151515
Évaluation des fonds de concours :
Contrôle et exploitation aériens53535353
Publications officielles et information administrative
Dépenses des budgets annexes, y c. fonds de concours2 3662 3662 3662 366
Recettes des budgets annexes, y c. fonds de concours2 3812 3812 3812 381
Comptes spéciaux
Dépenses des comptes d’affectation spéciale (k)76 14376 143
Dépenses des comptes de concours financiers (l)126 893126 893
Total des dépenses des comptes-missions [(m) = (k) + (l)]203 036203 036
Recettes des comptes d’affectation spéciale (n)76 80476 804
Recettes des comptes de concours financiers (o)127 225127 225
Comptes de commerce [solde] (p)4 3604 360
Comptes d’opérations monétaires [solde] (q)5959
Total des recettes des comptes-missions et des soldes excédentaires des autres comptes spéciaux [(r) = (n) + (o) + (p) + (q)]208 448208 448
Solde des comptes spéciaux [(S) = (r) - (m)]5 4125 412- 2005 2125 212
Solde général [= (J) + (T) + (S)]-69 320274-3 427-72 474- 4 400-76 874-76 504

* Les montants figurant dans le présent tableau sont arrondis au million d'euros le plus proche ; il résulte de l'application de ce principe que le montant arrondi des totaux et sous-totaux peut ne pas être égal à la somme des montants arrondis entrant dans son calcul.

Le plafond d’autorisation des emplois de l’État pour 2017 est inchangé, soit 1 944 325 équivalents temps plein travaillé.

SECONDE PARTIE : MOYENS DES POLITIQUES PUBLIQUES ET DISPOSITIONS SPÉCIALES

TITRE PREMIER : AUTORISATIONS BUDGÉTAIRES POUR 2017. - CRÉDITS DES MISSIONS

Article 4 :

Budget général : ouvertures de crédits

Il est ouvert au ministre de l'action et des comptes publics, pour 2017, au titre du budget général, des autorisations d’engagement et des crédits de paiement supplémentaires s’élevant au montant de 4 398 339 000 €, conformément à la répartition par mission donnée à l’état B annexé à la présente loi.

Exposé des motifs

Les ajustements de crédits proposés au titre du budget général et portant exclusivement sur la mission « Remboursements et dégrèvements » sont présentés globalement dans la première partie du présent document (« Exposé général des motifs »), puis analysés et justifiés dans la quatrième partie (« Analyse par mission et programme des modifications de crédits intervenues en gestion et motivation des modifications proposées par le projet de loi »).

TITRE II : RATIFICATION D'UN DÉCRET D'AVANCE

Article 5 :

Ratification d'un décret portant ouverture et annulation de crédits à titre d'avance

Sont ratifiées les ouvertures et les annulations de crédits opérées par le décret n° 2017-1182 du 20 juillet 2017 portant ouverture et annulation de crédits à titre d'avance.

Exposé des motifs

En application de l’avant-dernier alinéa de l’article 13 de la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances, le présent article procède à la ratification des ouvertures et annulations de crédits réalisées par le décret d’avance du 20 juillet 2017.

Ce décret d’avance a eu pour objet le financement de la recapitalisation d’Areva et des dépenses relatives au plan d’urgence pour l’emploi, à l’allocation pour demandeurs d’asile, à l’hébergement d’urgence, aux crises sanitaires agricoles, au service civique, à l’acquisition d’un immeuble pour les services de l’Insee, ainsi qu’aux opérations extérieures et intérieures du ministère des armées.

Fait à Paris, le 2 novembre 2017.
Édouard PHILIPPE
Par le Premier ministre :
Le ministre de l'économie et des finances
Bruno LE MAIRE
Le ministre de l'action et des comptes publics
Gérald DARMANIN

États législatifs annexés

PLFR 20171
Projet de loi de finances rectificative
États législatifs annexés

ÉTAT A

(Article 3 du projet de loi)

Voies et moyens pour 2017 révisés

BUDGET GÉNÉRAL

(en euros)
Numérode ligneIntitulé de la recetteRévision des évaluations pour 2017
1. Recettes fiscales
11. Impôt sur le revenu-1 014 541 000
1101Impôt sur le revenu-1 014 541 000
12. Autres impôts directs perçus par voie d'émission de rôles-213 164 000
1201Autres impôts directs perçus par voie d'émission de rôles-213 164 000
13. Impôt sur les sociétés4 183 881 000
1301Impôt sur les sociétés4 054 881 000
1302Contribution sociale sur les bénéfices des sociétés129 000 000
14. Autres impôts directs et taxes assimilées-439 852 000
1401Retenues à la source sur certains bénéfices non commerciaux et de l'impôt sur le revenu153 344 000
1402Retenues à la source et prélèvements sur les revenus de capitaux mobiliers et le prélèvement sur les bons anonymes-190 736 000
1403Prélèvements sur les bénéfices tirés de la construction immobilière (loi n°63-254 du 15 mars 1963 art 28-IV)0
1404Précompte dû par les sociétés au titre de certains bénéfices distribués (loi n°65-566 du 12 juillet 1965 art 3)0
1405Prélèvement exceptionnel de 25% sur les distributions de bénéfices-6 000 000
1406Impôt de solidarité sur la fortune-306 760 000
1407Taxe sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux et de stockage0
1408Prélèvements sur les entreprises d'assurance-14 208 000
1409Taxe sur les salaires0
1410Cotisation minimale de taxe professionnelle14 000 000
1411Cotisations perçues au titre de la participation des employeurs à l'effort de construction-2 393 000
1412Taxe de participation des employeurs au financement de la formation professionnelle continue2 932 000
1413Taxe forfaitaire sur les métaux précieux, les bijoux, les objets d'art, de collection et d'antiquité-800 000
1415Contribution des institutions financières0
1416Taxe sur les surfaces commerciales-14 680 000
1421Cotisation nationale de péréquation de taxe professionnelle2 000 000
1497Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (affectation temporaire à l'État en 2010)0
1498Cotisation foncière des entreprises (affectation temporaire à l'État en 2010)5 000 000
1499Recettes diverses-81 551 000
15. Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques-163 157 177
1501Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques-163 157 177
16. Taxe sur la valeur ajoutée-418 281 000
1601Taxe sur la valeur ajoutée-418 281 000
17. Enregistrement, timbre, autres contributions et taxes indirectes-166 872 000
1701Mutations à titre onéreux de créances, rentes, prix d'offices5 000 000
1702Mutations à titre onéreux de fonds de commerce11 000 000
1703Mutations à titre onéreux de meubles corporels1 000 000
1704Mutations à titre onéreux d'immeubles et droits immobiliers0
1705Mutations à titre gratuit entre vifs (donations)90 808 000
1706Mutations à titre gratuit par décès-181 077 000
1707Contribution de sécurité immobilière29 760 000
1711Autres conventions et actes civils0
1712Actes judiciaires et extrajudiciaires0
1713Taxe de publicité foncière-16 345 000
1714Prélèvement sur les sommes versées par les organismes d'assurances et assimilés à raison des contrats d'assurances en cas de décès49 609 000
1715Taxe additionnelle au droit de bail0
1716Recettes diverses et pénalités-68 928 000
1721Timbre unique-30 688 000
1722Taxe sur les véhicules de société0
1723Actes et écrits assujettis au timbre de dimension0
1725Permis de chasser0
1751Droits d'importation0
1753Autres taxes intérieures81 805 000
1754Autres droits et recettes accessoires-4 500 000
1755Amendes et confiscations-17 201 000
1756Taxe générale sur les activités polluantes-131 400 000
1757Cotisation à la production sur les sucres0
1758Droit de licence sur la rémunération des débitants de tabac-900 000
1761Taxe et droits de consommation sur les tabacs0
1766Garantie des matières d'or et d'argent0
1768Taxe spéciale sur certains véhicules routiers113 788 000
1769Autres droits et recettes à différents titres27 584 000
1773Taxe sur les achats de viande0
1774Taxe spéciale sur la publicité télévisée-10 759 000
1776Redevances sanitaires d'abattage et de découpage-646 000
1777Taxe sur certaines dépenses de publicité-3 000 000
1780Taxe de l'aviation civile0
1781Taxe sur les installations nucléaires de base0
1782Taxes sur les stations et liaisons radioélectriques privées2 906 000
1785Produits des jeux exploités par la Française des jeux (hors paris sportifs)29 000 000
1786Prélèvements sur le produit des jeux dans les casinos17 764 000
1787Prélèvement sur le produit brut des paris hippiques-2 148 000
1788Prélèvement sur les paris sportifs-15 414 000
1789Prélèvement sur les jeux de cercle en ligne3 282 000
1790Redevance sur les paris hippiques en ligne0
1797Taxe sur les transactions financières-196 048 000
1798Impositions forfaitaires sur les entreprises de réseaux (affectation temporaire à l'Etat en 2010)0
1799Autres taxes48 876 000
2. Recettes non fiscales
21. Dividendes et recettes assimilées492 084 000
2110Produits des participations de l'État dans des entreprises financières630 671 000
2111Contribution de la Caisse des dépôts et consignations représentative de l'impôt sur les sociétés196 000 000
2116Produits des participations de l'État dans des entreprises non financières et bénéfices des établissements publics non financiers-334 587 000
2199Autres dividendes et recettes assimilées0
22. Produits du domaine de l'État-166 797 000
2201Revenus du domaine public non militaire-23 344 000
2202Autres revenus du domaine public46 429 000
2203Revenus du domaine privé-2 380 000
2204Redevances d'usage des fréquences radioélectriques-164 000 000
2209Paiement par les administrations de leurs loyers budgétaires-17 000 000
2211Produit de la cession d'éléments du patrimoine immobilier de l'État0
2212Autres produits de cessions d'actifs-9 000
2299Autres revenus du Domaine-6 493 000
23. Produits de la vente de biens et services22 181 000
2301Remboursement par l'Union européenne des frais d'assiette et de perception des impôts et taxes perçus au profit de son budget-19 000 000
2303Autres frais d'assiette et de recouvrement45 146 000
2304Rémunération des prestations assurées par les services du Trésor Public au titre de la collecte de l'épargne-466 000
2305Produits de la vente de divers biens-34 000
2306Produits de la vente de divers services-1 785 000
2399Autres recettes diverses-1 680 000
24. Remboursements et intérêts des prêts, avances et autres immobilisations financières-66 572 000
2401Intérêts des prêts à des banques et à des États étrangers-23 552 000
2402Intérêts des prêts du fonds de développement économique et social0
2403Intérêts des avances à divers services de l'État ou organismes gérant des services publics-12 440 000
2409Intérêts des autres prêts et avances0
2411Avances remboursables sous conditions consenties à l'aviation civile-33 000 000
2412Autres avances remboursables sous conditions0
2413Reversement au titre des créances garanties par l'État126 000
2499Autres remboursements d'avances, de prêts et d'autres créances immobilisées2 294 000
25. Amendes, sanctions, pénalités et frais de poursuites-884 833 000
2501Produits des amendes de la police de la circulation et du stationnement routiers38 208 000
2502Produits des amendes prononcées par les autorités de la concurrence-500 000 000
2503Produits des amendes prononcées par les autres autorités administratives indépendantes29 352 000
2504Recouvrements poursuivis à l'initiative de l'agence judiciaire de l'Etat-729 000
2505Produit des autres amendes et condamnations pécuniaires-460 000 000
2510Frais de poursuite-3 522 000
2511Frais de justice et d'instance2 816 000
2512Intérêts moratoires-136 000
2513Pénalités9 178 000
26. Divers-888 162 000
2601Reversements de Natixis-15 000 000
2602Reversements au titre des procédures de soutien financier au commerce extérieur-926 000 000
2603Prélèvements sur les fonds d'épargne gérés par la Caisse des Dépôts et Consignations108 000 000
2604Divers produits de la rémunération de la garantie de l'État-15 000 000
2611Produits des chancelleries diplomatiques et consulaires6 000 000
2612Redevances et divers produits pour frais de contrôle et de gestion-2 904 000
2613Prélèvement effectué sur les salaires des conservateurs des hypothèques9 000
2614Prélèvements effectués dans le cadre de la directive épargne-33 920 000
2615Commissions et frais de trésorerie perçus par l'État dans le cadre de son activité régalienne-248 000
2616Frais d'inscription586 000
2617Recouvrement des indemnisations versées par l'État au titre des expulsions locatives-534 000
2618Remboursement des frais de scolarité et accessoires-81 000
2620Récupération d'indus4 764 000
2621Recouvrements après admission en non-valeur4 471 000
2622Divers versements de l'Union européenne-3 215 000
2623Reversements de fonds sur les dépenses des ministères ne donnant pas lieu à rétablissement de crédits-3 155 000
2624Intérêts divers (hors immobilisations financières)4 384 000
2625Recettes diverses en provenance de l'étranger-10 384 000
2626Remboursement de certaines exonérations de taxe foncière sur les propriétés non bâties (art.109 de la loi de finances pour 1992)77 000
2627Soulte sur reprise de dette et recettes assimilées0
2697Recettes accidentelles0
2698Produits divers30 000 000
2699Autres produits divers-36 012 000
3. Prélèvements sur les recettes de l'État
31. Prélèvements sur les recettes de l'État au profit des collectivités territoriales125 950 000
3101Prélèvement sur les recettes de l'État au titre de la dotation globale de fonctionnement62 888 000
3106Prélèvement sur les recettes de l'État au profit du Fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA)62 678 000
3135Prélèvement sur les recettes de l'État au titre de la compensation des pertes de recettes liées au relèvement du seuil d'assujettissement des entreprises au versement transport384 000
32. Prélèvement sur les recettes de l'État au profit de l'Union européenne-821 000 000
3201Prélèvement sur les recettes de l'État au profit du budget de l'Union européenne-821 000 000

Récapitulation des recettes du budget général

(en euros)
Numérode ligneIntitulé de la recetteRévision des évaluations pour 2017
1. Recettes fiscales1 768 013 823
11Impôt sur le revenu-1 014 541 000
12Autres impôts directs perçus par voie d'émission de rôles-213 164 000
13Impôt sur les sociétés4 183 881 000
14Autres impôts directs et taxes assimilées-439 852 000
15Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques-163 157 177
16Taxe sur la valeur ajoutée-418 281 000
17Enregistrement, timbre, autres contributions et taxes indirectes-166 872 000
2. Recettes non fiscales-1 492 099 000
21Dividendes et recettes assimilées492 084 000
22Produits du domaine de l'État-166 797 000
23Produits de la vente de biens et services22 181 000
24Remboursements et intérêts des prêts, avances et autres immobilisations financières-66 572 000
25Amendes, sanctions, pénalités et frais de poursuites-884 833 000
26Divers-888 162 000
3. Prélèvements sur les recettes de l'État-695 050 000
31Prélèvements sur les recettes de l'État au profit des collectivités territoriales125 950 000
32Prélèvement sur les recettes de l'État au profit de l'Union européenne-821 000 000
Total des recettes, nettes des prélèvements (1 + 2 – 3)970 964 823

ÉTAT B

(Article 4 du projet de loi)

Répartition des crédits pour 2017 ouverts, par mission et programme, au titre du budget général

BUDGET GÉNÉRAL

(en euros)
Mission / ProgrammeAutorisations d’engagement supplémentaires ouvertesCrédits de paiement supplémentaires ouvertsAutorisations d’engagement annuléesCrédits de paiement annulés
Remboursements et dégrèvements4 398 339 0004 398 339 000
Remboursements et dégrèvements d'impôts d'État (crédits évaluatifs)3 911 839 0003 911 839 000
Remboursements et dégrèvements d'impôts locaux (crédits évaluatifs)486 500 000486 500 000
Total4 398 339 0004 398 339 000

Analyse par programme des modifications de crédits intervenues en gestion et motivation des modifications proposées par le projet de loi

Budget général : programmes porteurs d'ouvertures nettes de crédits proposées à l'état B

Remboursements et dégrèvements

Autorisations d’engagementdont AE titre 2Crédits de paiementdont CP titre 2
Total des ouvertures nettes proposées4 398 339 0004 398 339 000

Programme n° 200 : Remboursements et dégrèvements d'impôts d'État (crédits évaluatifs)

Autorisations d’engagementdont AE titre 2Crédits de paiementdont CP titre 2
Crédits ouverts en loi de finances initiale96 960 105 00096 960 105 000
Modifications intervenues en gestion0000
Total des crédits ouverts96 960 105 000096 960 105 0000
Ouvertures nettes de crédits proposées à l’état B3 911 839 0003 911 839 000

Motifs des ouvertures

L'évaluation pour 2017 des remboursements et dégrèvements d'impôts d'État est révisée à la hausse de 3,9 Md€ par rapport à la LFI, en raison notamment :

- de la prise en compte, sur les remboursements et dégrèvements, des ajustements des prévisions de recettes, telles qu'elles figurent dans l'exposé général des motifs du présent projet de loi, reprenant les évaluations figurant dans l'annexe « Voies et moyens » annexée au PLF pour 2018 (- 1,3 Md€) ;

- des décaissements anticipés en 2017 à la suite de la censure de la contribution de 3 % sur les dividendes distribués par le Conseil constitutionnel (+ 5 Md€).

Programme n° 201 : Remboursements et dégrèvements d'impôts locaux (crédits évaluatifs)

Autorisations d’engagementdont AE titre 2Crédits de paiementdont CP titre 2
Crédits ouverts en loi de finances initiale11 873 500 00011 873 500 000
Modifications intervenues en gestion0000
Total des crédits ouverts11 873 500 000011 873 500 0000
Ouvertures nettes de crédits proposées à l’état B486 500 000486 500 000

Motifs des ouvertures

Conformément aux évaluations figurant dans l'annexe « Voies et moyens » du PLF pour 2018, le montant des remboursements et dégrèvements d'impôts locaux, en 2017, est revu à la hausse de 0,5 Md€ par rapport à la LFI, les remboursements et dégrèvements constatés en cours d'année s'étant révélés plus dynamiques que prévu initialement.

Évaluations préalables

PLFR 20171
Projet de loi de finances rectificative
Évaluations préalables

ÉVALUATIONS PRÉALABLES

Cette partie présente les évaluations préalables des articles du projet de loi de finances rectificative, en application de l’article 53 (4°) de la loi organique du 1er août 2001 relative aux lois de finances (LOLF) .

Présentées pour la première fois au Parlement à l’occasion du projet de loi de finances pour 2010, ces évaluations résultent d’une obligation prévue par la loi organique n° 2009-403 du 15 avril 2009 relative à l’application des articles 34-1, 39 et 44 de la Constitution. Cette réforme a inscrit dans la LOLF l’obligation d’accompagner d’une évaluation préalable chaque disposition ne relevant pas du domaine exclusif des lois de finances. L’exercice d’évaluation préalable a cependant été étendu à certains articles qui appartiennent au domaine exclusif des lois de finances, afin d’assurer la meilleure information possible du Parlement.

Pour chaque article soumis à une évaluation préalable sont ainsi présentés :

- le diagnostic des difficultés à résoudre et les objectifs de la réforme envisagée, en mettant en lumière les limites du dispositif existant ;

- les différentes options envisageables, leurs avantages et inconvénients respectifs, afin de mettre en évidence les raisons ayant présidé au choix de la mesure proposée ;

- le dispositif juridique retenu, en précisant le rattachement de la mesure au domaine de la loi de finances, son articulation avec le droit européen et ses modalités d’application dans le temps et sur le territoire ;

- l’impact de la disposition envisagée, en distinguant, d’une part, les incidences (économiques, financières, sociales et environnementales) pour les différentes catégories de personnes physiques et morales intéressées et, d’autre part, les conséquences (budgétaires, sur l’emploi public et sur la charge administrative) pour les administrations publiques concernées ;

- les consultations menées avant la saisine du Conseil d’État, qu’elles aient un caractère obligatoire ou facultatif ;

- la mise en œuvre de la disposition, en indiquant la liste prévisionnelle des textes d’application requis, les autres moyens éventuellement nécessaires à la mise en place du dispositif, ainsi que ses modalités de suivi.

Ces différentes catégories ont été renseignées avec pour but d’éclairer au mieux l’article auquel elles se rapportent. Chaque évaluation préalable suit ainsi un principe de proportionnalité, en mettant l’accent sur les incidences les plus significatives, variables d’une disposition à l’autre.

Article 1er :

Instauration d’une contribution exceptionnelle sur l’impôt sur les sociétés pour les sociétés réalisant plus de 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires et d'une contribution additionnelle à cette dernière pour les sociétés réalisant plus de 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires

Évaluation préalable de l’article

1. Diagnostic des difficultés à résoudre et objectifs de la réforme envisagée

1.1 Situation actuelle

1.1.1 Taux de l’impôt sur les sociétés (IS)

Le taux normal de l'IS est fixé à 33 1/3 % (a du I de l’article 219 du code général des impôts [CGI]).

Pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2017, les petites et moyennes entreprises (PME) bénéficient d'un taux normal de 28 % sur la fraction de bénéfices n'excédant pas 75 000 €.

En outre, les dispositions de l'article 11 de la loi n° 2016-1917 du 29 décembre 2016 de finances pour 2017 prévoient que le taux normal de l'IS de 33 1/3 % est abaissé progressivement à 28 % entre 2017 et 2020. Cette diminution échelonnée sur quatre ans tient compte du chiffre d'affaires et des bénéfices réalisés par les redevables de l'IS.

Ainsi, le taux de 28 % s'applique :

- aux PME jusqu'à 75 000 € de bénéfices ;

- à l'ensemble des redevables jusqu'à 500 000 € de bénéfices pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2018 ;

- à l'ensemble des redevables sans limites de bénéfices lorsque leur chiffre d’affaires n’excède pas 1 milliard d'euros pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2019 ;

- à l'ensemble des redevables sans conditions de chiffre d'affaires et sans limites de bénéfices pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2020.

Par ailleurs, en application du b du I de l’article 219 du CGI, les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 7 630 000 € et dont le capital social est entièrement libéré et détenu, de manière continue pour 75 % au moins, par des personnes physiques ou par une société qui satisfait elle-même à ces conditions bénéficient d’un taux réduit d’impôt sur les sociétés égal à 15 % sur la fraction du bénéfice imposable inférieure à 38 120 €.

L’article 11 de la loi de finances pour 2017 porte le seuil de 7 630 000 € à 50 000 000 € à compter du 1er janvier 2019.

Afin de ramener le taux de l’impôt sur les sociétés dans la moyenne des grandes économies, l'article 41 du projet de loi de finances pour 2018 prévoit une baisse progressive du taux de l’impôt sur les sociétés jusqu’en 2022 selon les étapes suivantes :

- en 2018, le cadencement prévu en loi de finances 2017, consistant en un taux de 28 % jusqu’à 500 000 € de bénéfices et 33,1/3 % au-delà est maintenu ;

- en 2019, le taux normal sera ramené à 31 % tandis que les 500 000 premiers euros de bénéficies continueront d’être imposés à 28 % ;

- en 2020, le taux de 28 % sera généralisé ;

- en 2021 et 2022, le taux normal sera respectivement ramené à 26,5 % et 25 %.

En outre, la mesure relevant en 2019 le seuil de chiffres d’affaires à 50 000 000 € pour les entreprises éligibles au taux réduit d’impôt sur les sociétés de 15 % est supprimée.

Enfin, les sociétés qui réalisent un chiffre d’affaires au moins égal à 7 630 000 € sont redevables d’une contribution sociale de 3,3 % prévue à l’article 235 ter ZC du CGI. Cette contribution est assise sur l’IS calculé au taux de 33 1/3 % et le cas échéant aux taux réduits applicables, diminué d’un abattement annuel qui ne peut excéder 763 000 €.

1.1.2 Contribution additionnelle de 3 % sur les montants distribués

La contribution additionnelle à l’IS de 3 % au titre des montants distribués (ci-après « contribution de 3 % ») a été créée par l’article 6 de la loi n° 2012-958 du 16 août 2012 de finances rectificative pour 2012 afin de compenser la perte de recettes liée à la suppression de la retenue à la source sur les dividendes versés aux organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) étrangers. Elle est applicable aux distributions dont la mise en paiement est intervenue à compter du 17 août 2012.

Codifiée à l’article 235 ter ZCA du code général des impôts (CGI), cette contribution est assise sur les revenus distribués, définis aux articles 109 à 117 du même code, par les sociétés ou organismes français ou étrangers passibles de l’IS en France.

Par ailleurs, ne sont pas assujettis à la contribution de 3 % les micros, petites et moyennes entreprises au sens de la réglementation européenne (annexe I au règlement UE n° 651/2014 de la Commission du 17 juin 2014 déclarant certaines catégories d'aides compatibles avec le marché intérieur en application des articles 107 et 108 du traité) ainsi que les organismes de placement collectif (OPC) mentionnés au II de l'article L. 214-1 du code monétaire et financier.

En outre, certains montants distribués sont exclus de l’assiette de la contribution de 3 % :

- les montants distribués entre sociétés du même groupe fiscal au sens de l'article 223 A du CGI ou 223 A bis du CGI ou, depuis le 1er janvier 2017, entre sociétés établies en France, dans un autre État de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen (EEE), hors Liechtenstein, qui, sans être membres d’un tel groupe, ont un lien de détention, direct ou indirect, supérieur ou égal à 95 % et seraient ainsi susceptibles de constituer un tel groupe en France ;

- les montants distribués entre sociétés d’un même groupe bancaire mutualiste ;

- les montants distribués par les sociétés d'investissements immobiliers cotées (SIIC) pour satisfaire à leurs obligations de distribution ;

- les distributions payées en titres de la société distributrice.

Par un arrêt du 17 mai 2017 (C-365/16) la CJUE a conclu à l’incompatibilité de la contribution sur les montants distribués avec l'article 4 de la directive 2011/96/UE du Conseil du 30 novembre 2011 (dite « directive mère fille »), dès lors qu'elle fait peser sur les dividendes perçus par une société mère de ses filiales européennes une charge fiscale qui dépasse le seuil d'imposition prévu par la directive lorsque cette société procède à la redistribution de ces mêmes dividendes.

A la suite de l’arrêt de la CJUE, le Conseil constitutionnel a jugé, par une décision n° 2017-660 QPC du 6 octobre 2017, la contribution contraire aux principes d’égalité devant la loi et devant les charges publiques en ce que l’objectif de rendement de la contribution ne constitue pas un motif d’intérêt général de nature à justifier la différence de traitement instituée entre les sociétés-mères qui redistribuent des dividendes provenant d’une filiale établie dans un État-membre de l’Union et celles qui redistribuent des dividendes provenant d’une filiale établie en France ou dans un État tiers.

La décision du Conseil constitutionnel s’applique à toutes les affaires non encore définitivement jugées. En pratique, toutes les entreprises ayant acquitté la contribution de 3 % qui ont effectué une demande de restitution dans le délai de réclamation se la verront rembourser.

Le Gouvernement a proposé, à l’article 13 du projet de loi de finances pour 2018, de supprimer la contribution de 3 %.

1.2 Description des dispositifs juridiques en vigueur et date de leur dernière modification

L’article 219 du CGI fixe le taux normal de l’IS, le taux réduit d’imposition applicable aux PME sous certaines conditions, ainsi que différents taux réduits d’imposition applicables à certains revenus.

Par ailleurs, le 1 de l’article 1668 du CGI prévoit que les entreprises redevables de l'IS sont tenues de procéder au versement de quatre acomptes trimestriels provisionnels.

En outre, les dispositions de l'article 11 de la loi n° 2016-1917 du 29 décembre 2016 de finances pour 2017 prévoient que le taux normal de l'IS de 33 1/3 % est abaissé progressivement à 28 % entre 2017 et 2020. Cette diminution échelonnée sur quatre ans tient compte du chiffre d'affaires et des bénéfices réalisés par les redevables de l'IS.

1.3 Problème à résoudre, raisons pour lesquelles les moyens existants sont insuffisants et le cas échéant nécessité de procéder à une nouvelle modification des dispositifs existants

Les montants dus au titre des demandes de restitution de la contribution de 3 % s’élèvent à environ dix milliards d’euros, en tenant compte des intérêts moratoires.

Les conséquences budgétaires du contentieux relatif à la contribution de 3 % sont de nature à compromettre la stratégie du gouvernement en matière de redressement des finances publiques.

1.4 Objectifs poursuivis par la réforme (présentation de la logique de l’intervention)

Afin de maintenir une trajectoire budgétaire compatible avec la volonté du Gouvernement d’un retour à l’équilibre des comptes publics et de respecter les engagements européens de la France, il apparaît nécessaire de créer une nouvelle recette fiscale à caractère exceptionnel.

2. Options possibles et nécessité de légiférer

2.1 Liste des options possibles

Option 1 : Créer une taxe sur le chiffre d’affaires.

Option 2 : Créer une contribution exceptionnelle sur l’impôt sur les sociétés, au titre des exercices clos à compter du 31 décembre 2017 et jusqu’au 30 décembre 2018, due par les entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à un milliard d’euros, et instaurer une contribution additionnelle à la contribution exceptionnelle pour les entreprises réalisant un chiffre d’affaires égal ou supérieur à trois milliards d’euros.

2.2 Description des avantages/inconvénients des différentes options

Option 1 : Cette option présente l’avantage de ne pas infléchir la trajectoire de baisse du taux de l’impôt sur les sociétés à 25 % telle qu’elle est transcrite dans le projet de loi de finances pour 2018 dès lors que la taxe n’est pas assise sur les bénéfices. Cependant, le chiffre d’affaires constitue une assiette déconnectée de la rentabilité des entreprises, pouvant par exemple conduire à taxer de façon identique des entreprises bénéficiaires ou déficitaires.

Option 2 : Cette option revient à majorer le taux normal de l’impôt sur les sociétés des plus grandes entreprises alors qu’une mesure du projet de loi de finances 2018 vise à baisser cet impôt pour le ramener dans la moyenne européenne. Cela étant, l’instauration d’une contribution exceptionnelle, due au titre d’un seul exercice par les très grandes entreprises constitue une mesure plus adaptée qu’une taxe sur le chiffre d’affaires qui ne tient pas compte du bénéfice réalisé. En effet, le bénéfice est considéré comme l’assiette la moins distorsive, car la plus représentative des capacités contributives des entreprises. De manière à moduler la charge en fonction de la taille des entreprises, il est proposé d'instaurer une contribution exceptionnelle sur l’impôt sur les sociétés pour les sociétés réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 1 milliard d’euros et une contribution additionnelle pour les entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur ou égal à trois milliards d’euros.

2.3 Raisons ayant présidé au choix de l’option proposée

L’option 2 est privilégiée en raison de son meilleur ciblage et de ses moindres effets distorsifs du point de vue économique. Elle permet, par ailleurs, d’obtenir un rendement budgétaire dès 2017 en raison des versements anticipés de contribution exceptionnelle et de contribution additionnelle à la contribution exceptionnelle prévus par la loi.

3. Dispositif juridique

3.1 Rattachement au domaine de la loi de finances

L’article 34 de la Constitution dispose que l’assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toutes natures sont du domaine de la loi.

En outre, le 2° du I de l'article 34 de la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances (LOLF) dispose que la loi de finances de l'année, dans sa première partie, « comporte les dispositions relatives aux ressources de l'État qui affectent l'équilibre budgétaire ».

La mesure proposée affecte l'équilibre budgétaire de l’année 2017. Elle a donc sa place en première partie de la loi de finances rectificative.

3.2 Liste des dispositions (législatives et réglementaires) à créer, à modifier ou à abroger

L’article proposé n’est pas codifié et n’entraîne pas de modifications de dispositions existantes.

3.3 Articulation avec le droit européen en vigueur ou en cours d’élaboration (traités, droit dérivé, jurisprudence, aides d’État)

Cet article ne vise pas à transposer en droit français des normes juridiques européennes.

3.4 Modalités d’application dans le temps (mesures transitoires éventuelles) et sur le territoire (justification, le cas échéant, des adaptations proposées et de l’absence d’application de la disposition à certaines collectivités d’outre-mer)

Modalités d’application dans les départements et régions d’outre-mer :
GuadeloupeApplication de plein droit
GuyaneApplication de plein droit
MartiniqueApplication de plein droit
RéunionApplication de plein droit
MayotteApplication de plein droit
Application éventuelle dans les collectivités d’outre-mer :
Saint-BarthélemyNON
Saint-MartinNON
Saint-Pierre-et-MiquelonNON
Wallis et FutunaNON
Polynésie françaiseNON
Nouvelle-CalédonieNON
Terres australes et antarctiques françaisesNON

4. Impact de la disposition envisagée

4.1 Évaluation des conséquences pour chaque catégorie de personnes physiques et morales intéressées

4.1.1 Incidences micro et/ou macro-économiques (impact sur la croissance, la compétitivité, la concurrence, modification des comportements...)

La mesure est globalement neutre sur le plan économique : le montant global des prélèvements supplémentaires correspond à la somme qui devrait être remboursée en 2017 par l’État au titre du contentieux relatif à la contribution de 3 % sur les revenus distribués invalidée par le Conseil constitutionnel. De la sorte, et en raison de son caractère ponctuel, elle n’aura pas d’incidence économique particulière, ni au niveau microéconomique, ni au niveau macroéconomique.

4.1.2 Coûts et bénéfices financiers pour chaque catégorie de personnes physiques et morales concernée

La contribution exceptionnelle et la contribution additionnelle seront respectivement dues par environ 320 et 110 redevables de l’IS. Leur montant cumulé est estimé à 5,4 milliards d’euros.

4.1.3 Impact en matière d’égalité entre les femmes et les hommes

La mesure n'a pas d'impact direct en matière d'égalité entre les hommes et les femmes.

4.1.4 Impact sur la stratégie d’ensemble relative aux personnes en situation de handicap (domaines, moyens à prévoir pour leur mise en œuvre…)

La réforme proposée n'a pas d’impact sur la stratégie d'ensemble relative aux personnes en situation de handicap.

4.1.5 Incidences sociales (impact sur l’emploi et le marché du travail en particulier)

La mesure n’a pas d’impact sur l’emploi et le marché du travail.

4.1.6 Incidences environnementales

La mesure n'a pas d’incidence directe sur l'environnement.

4.1.7 Impact sur la jeunesse

La mesure n'a pas d’incidence directe sur la jeunesse.

4.2 Évaluation des conséquences pour les administrations publiques concernées

4.2.1 Incidences budgétaires (coûts/économies nets de la mesure proposée)

Disposition fiscale :
Augmentation nette (+) ou diminution nette (-) des recettes fiscales exprimée en milliards d’euros
20172018201920102021Augmentation pérenne (+) ou diminution pérenne (-)
État4,80,6
Collectivités territoriales
Sécurité sociale
Autres administrations publiques
Total pour l’ensemble des APU4,80,6

4.2.2 Incidences sur l’emploi public et la charge administrative

La mesure proposée est sans incidence sur l’emploi public et la charge administrative.

4.3 Description synthétique de la méthode d’évaluation utilisée

Le rendement de la contribution exceptionnelle et de la contribution additionnelle est estimé à partir de l’IS brut dû au titre des exercices clos en 2016 par les redevables de l’IS dont le chiffre d’affaires est supérieur à 1 milliard d’euros. La prévision de l’IS brut 2017 est estimée en appliquant un taux d’évolution du bénéfice fiscal de 8 %. Ce taux d’évolution est supérieur au taux d’évolution du bénéfice fiscal de + 4,8 % prévu entre 2016 et 2017 pour l’ensemble des entreprises, dès lors que l’évolution du bénéfice fiscal des grandes entreprises est plus dynamique que celle calculée sur l’ensemble des entreprises.

Le rendement est estimé à 5,4 milliards d’euros, dont 4,8 milliards d’euros qui seront versés au titre de l’acompte qui sera versé en décembre 2017 par les redevables dont l’exercice est clôturé le 31 décembre 2017, soit 95 % de la contribution due par ces entreprises. Le rendement de 600 millions d’euros en 2018 correspond aux 5 % restants, auxquels s’ajoute la contribution due par les entreprises dont les exercices ne seront pas clôturés le 31 décembre 2017.

Environ 320 redevables seront concernés par la contribution exceptionnelle et 110 redevables par la contribution additionnelle.

5. Consultations menées

5.1 Consultations obligatoires (collectivités d’outre-mer, commissions administratives...)

Le dispositif ne requiert pas de consultation obligatoire.

5.2 Consultations facultatives

6. Mise en œuvre de la disposition

6.1 Liste prévisionnelle des textes d’application nécessaires

Ce dispositif ne nécessite pas de texte d’application.

6.2 Le cas échéant, moyens autres que budgétaires et juridiques nécessaires à la mise en place du dispositif proposé (formalités administratives, évolution de l’organisation administrative...)

Ce dispositif ne requiert pas de moyen particulier pour sa mise en œuvre.

6.3 Modalités de suivi de la disposition (durée d’application, évaluation)

La mesure envisagée a vocation à s’appliquer pour une durée déterminée.

Annexes

Décret portant ouverture et annulation de crédits à titre d’avance

n° 2017-1182 du 20/07/2017 dont la ratification est demandée

Ministère de l’ACTION ET DES COMPTES PUBLICS

Décret n° 2017-1182 du 20 juillet 2017

portant ouverture et annulation de crédits à titre d’avance

NOR : CPAB1720286D

Le Premier ministre,

Sur le rapport du ministre de l'action et des comptes publics,

Vu la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 modifiée relative aux lois de finances, notamment ses articles 13 et 56 ;

Vu la loi n° 2016-1917 du 29 décembre 2016 de finances pour 2017 ;

Vu l’avis de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale en date du 18 juillet 2017 ;

Vu l’avis de la commission des finances du Sénat en date du 19 juillet 2017 ;

Le Conseil d’État (section des finances) entendu,

Décrète :

Art. 1er. – Sont ouverts à titre d'avance, pour 2017, des crédits d’un montant de 2 809 317 249 € en autorisations d'engagement et de 3 041 541 372 € en crédits de paiement applicables aux programmes du budget général mentionnés dans le tableau 1 annexé au présent décret et inscrits sur des titres autres que celui des dépenses de personnel.

Art. 2. – Sont annulés à cette fin, pour 2017, des crédits d’un montant de 2 809 317 249 € en autorisations d'engagement et de 3 041 541 372 € en crédits de paiement applicables aux programmes du budget général mentionnés dans le tableau 2 annexé au présent décret et inscrits sur des titres autres que celui des dépenses de personnel.

Art. 3. – Le ministre de l'action et des comptes publics est chargé, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le

Par le Premier ministre :

Edouard Philippe

PLFR 20171
Projet de loi de finances rectificative
Informations annexes

Le ministre de l'action et des comptes publics,

Gerald DARMANIN

ANNEXE

TABLEAU 1

INTITULÉ DE LA MISSION, DU PROGRAMME, DE LA DOTATIONNuméro du programme ou de la dotationAUTORISATIONS d’engagement ouvertesCRÉDITS de paiement ouverts
Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales98 868 616101 401 669
Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation20698 868 616101 401 669
Défense643 200 000643 200 000
Préparation et emploi des forces178643 200 000643 200 000
Économie1 500 000 0001 484 916 732
Développement des entreprises et du tourisme1341 500 000 0001 484 916 732
Égalité des territoires et logement122 039 259120 000 000
Hébergement, parcours vers le logement et insertion des personnes vulnérables177122 039 259120 000 000
Gestion des finances publiques et des ressources humaines164 800 000164 800 000
Conduite et pilotage des politiques économiques et financières218164 800 000164 800 000
Immigration, asile et intégration217 747 085206 156 528
Immigration et asile303217 747 085206 156 528
Sport, jeunesse et vie associative62 662 28962 093 539
Jeunesse et vie associative16362 662 28962 093 539
Travail et emploi258 972 904
Accompagnement des mutations économiques et développement de l'emploi103258 972 904
Totaux2 809 317 2493 041 541 372
Dont titre 2

TABLEAU 2

INTITULÉ DE LA MISSION, DU PROGRAMME, DE LA DOTATIONNuméro du programme ou de la dotationAUTORISATIONS d’engagement annuléesCRÉDITS de paiement annulés
Action extérieure de l'État163 311 643165 797 971
Action de la France en Europe et dans le monde10591 183 92895 417 803
Diplomatie culturelle et d'influence18560 000 00060 000 000
Français à l'étranger et affaires consulaires15112 127 71510 380 168
Administration générale et territoriale de l'État31 770 57525 950 572
Administration territoriale30721 465 08921 019 964
Vie politique, cultuelle et associative2324 010 9604 930 608
Conduite et pilotage des politiques de l'intérieur2166 294 526
Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales5 800 000
Conduite et pilotage des politiques de l'agriculture2155 800 000
Aide publique au développement157 972 296136 227 743
Aide économique et financière au développement11025 000 00020 000 000
Solidarité à l'égard des pays en développement209132 972 296116 227 743
Anciens combattants, mémoire et liens avec la nation26 626 50526 235 154
Liens entre la Nation et son armée1671 566 9511 175 600
Reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant16925 000 00025 000 000
Indemnisation des victimes des persécutions antisémites et des actes de barbarie pendant la seconde guerre mondiale15859 55459 554
Conseil et contrôle de l'État5 075 4683 030 777
Conseil d'État et autres juridictions administratives1652 000 000
Cour des comptes et autres juridictions financières1645 045 4681 000 777
Haut Conseil des finances publiques34030 00030 000
Culture67 000 00042 000 000
Patrimoines1753 000 0003 000 000
Transmission des savoirs et démocratisation de la culture22464 000 00039 000 000
Défense850 000 000
Équipement des forces146850 000 000
Direction de l'action du Gouvernement49 672 79246 073 573
Coordination du travail gouvernemental12920 594 47325 560 701
Protection des droits et libertés3082 814 7732 867 282
Moyens mutualisés des administrations déconcentrées33326 263 54617 645 590
Écologie, développement et mobilité durables194 717 064
Infrastructures et services de transports203194 717 064
Économie6 000 0016 000 726
Statistiques et études économiques2204 000 0014 000 726
Stratégie économique et fiscale3052 000 0002 000 000
Égalité des territoires et logement184 873 797130 493 080
Urbanisme, territoires et amélioration de l'habitat135184 873 797130 493 080
Engagements financiers de l'État41 244 49364 983 098
Épargne14541 244 49341 244 493
Fonds de soutien relatif aux prêts et contrats financiers structurés à risque34423 738 605
Enseignement scolaire81 522 84781 611 039
Enseignement scolaire public du premier degré1407 000 0007 000 000
Enseignement scolaire public du second degré14119 000 00019 000 000
Vie de l'élève2308 000 000
Enseignement privé du premier et du second degrés13911 000 00011 000 000
Soutien de la politique de l'éducation nationale21430 000 00038 000 000
Enseignement technique agricole1436 522 8476 611 039
Gestion des finances publiques et des ressources humaines136 451 002120 074 139
Gestion fiscale et financière de l'État et du secteur public local15676 500 00076 500 000
Facilitation et sécurisation des échanges30225 000 00025 000 000
Fonction publique14834 951 00218 574 139
Immigration, asile et intégration40 478 62440 483 424
Intégration et accès à la nationalité française10440 478 62440 483 424
Justice159 800 000159 800 000
Justice judiciaire16625 400 00014 000 000
Administration pénitentiaire107105 000 000105 000 000
Protection judiciaire de la jeunesse18212 100 00016 800 000
Accès au droit et à la justice10110 000 00010 000 000
Conduite et pilotage de la politique de la justice3107 300 00014 000 000
Médias, livre et industries culturelles8 000 0008 000 000
Presse et médias1804 000 0004 000 000
Livre et industries culturelles3344 000 0004 000 000
Politique des territoires238 760 99684 533 892
Impulsion et coordination de la politique d'aménagement du territoire112105 995 82735 075 459
Interventions territoriales de l'État1622 392 0802 944 078
Politique de la ville147130 373 08946 514 355
Recherche et enseignement supérieur268 364 509259 585 802
Formations supérieures et recherche universitaire15095 000 00095 000 000
Vie étudiante23151 009 69746 410 086
Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires17227 687 49433 477 778
Recherche spatiale1935 146 3535 146 353
Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle19272 442 72157 380 324
Recherche duale (civile et militaire)19110 500 00015 600 000
Enseignement supérieur et recherche agricoles1426 578 2446 571 261
Relations avec les collectivités territoriales58 762 626216 351 332
Concours financiers aux collectivités territoriales et à leurs groupements11950 000 000209 039 671
Concours spécifiques et administration1228 762 6267 311 661
Santé22 414 14624 514 146
Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins20422 414 14624 514 146
Sécurités288 082 665243 606 036
Police nationale176133 031 243110 000 000
Gendarmerie nationale152111 445 38690 000 000
Sécurité et éducation routières2073 606 0363 606 036
Sécurité civile16140 000 00040 000 000
Solidarité, insertion et égalité des chances66 639 35477 155 994
Égalité entre les femmes et les hommes1377 500 0007 500 000
Conduite et soutien des politiques sanitaires, sociales, du sport, de la jeunesse et de la vie associative12459 139 35469 655 994
Sport, jeunesse et vie associative16 794 93517 087 590
Sport21916 794 93517 087 590
Travail et emploi689 697 97511 428 220
Accompagnement des mutations économiques et développement de l'emploi103679 560 593
Amélioration de la qualité de l'emploi et des relations du travail1111 000 0001 000 000
Conception, gestion et évaluation des politiques de l'emploi et du travail1559 137 38210 428 220
Totaux2 809 317 2493 041 541 372
Dont titre 2

Tableau récapitulatif des textes réglementaires pris en vertu de la loi organique relative aux lois de finances du 1er août 2001

Note

Aux termes de l’article 53 de la loi organique relative aux lois de finances, les mouvements intervenus par voie réglementaire et relatifs aux crédits de l’année en cours sont joints au projet de loi de finances rectificative, sous forme de tableaux.

Tel est l’objet du présent document qui récapitule les textes réglementaires publiés au Journal officiel entre le 1er janvier et le 25 octobre 2017 en vertu des articles 11, 12-I, 12-II et 14 de la loi organique du 1er août 2001 relative aux lois de finances.

Décrets pris en application de l’article 14 de la loi n° 2001-692 du 1er août 2001

Annulations

Autorisations d’engagementCrédits de paiement
Date de publication du texte au JOMission / ProgrammeAnnulation / OuvertureTitre 2Hors titre 2Titre 2Hors titre 2
21/07/2017Écologie, développement et mobilité durables
Paysages, eau et biodiversitéAnnulation34 541 40539 674 389
Expertise, information géographique et météorologieAnnulation14 416 17214 493 778
Énergie, climat et après-minesAnnulation38 534 91542 175 881
Prévention des risquesAnnulation31 037 08621 511 669
Infrastructures et services de transportsAnnulation237 873 09344 901 909
Sécurité et affaires maritimes, pêche et aquacultureAnnulation14 217 81120 692 411
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durablesAnnulation21 028 63317 328 093
Service public de l'énergieAnnulation1 128 553
Recherche et enseignement supérieur
Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durablesAnnulation130 185 25271 742 389
Travail et emploi
Accompagnement des mutations économiques et développement de l'emploiAnnulation252 537 842
10/08/2017Administration générale et territoriale de l'État
Administration territorialeAnnulation2 368 8022 368 802
Défense
Équipement des forcesAnnulation20 88420 884
Écologie, développement et mobilité durables
Prévention des risquesAnnulation142 794142 794
Infrastructures et services de transportsAnnulation667 586667 586
Recherche et enseignement supérieur
Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durablesAnnulation17 40117 401

Décrets pris en application de l’article 12 de la loi n° 2001-692 du 1er août 2001

Transferts de crédits

Autorisations d’engagementCrédits de paiement
Date de publication du texte au JOMission / ProgrammeAnnulation / OuvertureTitre 2Hors titre 2Titre 2Hors titre 2
01/02/2017Outre-mer
Conditions de vie outre-merAnnulation85 648 35376 879 900
Enseignement scolaire
Soutien de la politique de l'éducation nationaleOuverture85 648 35376 879 900
16/02/2017Administration générale et territoriale de l'État
Administration territorialeAnnulation85 00085 000
Défense
Soutien de la politique de la défenseAnnulation425 000425 000
Enseignement scolaire
Enseignement scolaire public du second degréAnnulation1 360 0001 360 000
Justice
Justice judiciaireAnnulation85 00085 000
Administration pénitentiaireAnnulation85 00085 000
Sécurités
Gendarmerie nationaleAnnulation170 000170 000
Police nationaleAnnulation170 000170 000
Gestion des finances publiques et des ressources humaines
Conduite et pilotage des politiques économiques et financièresOuverture2 380 0002 380 000
01/03/2017Direction de l'action du Gouvernement
Coordination du travail gouvernementalAnnulation1 332 4991 332 499
Anciens combattants, mémoire et liens avec la nation
Reconnaissance et réparation en faveur du monde combattantOuverture1 332 4991 332 499
22/03/2017Outre-mer
Conditions de vie outre-merAnnulation1 527 1061 527 106
Administration générale et territoriale de l'État
Vie politique, cultuelle et associativeOuverture1 527 1061 527 106
01/04/2017Culture
PatrimoinesAnnulation336 072336 072
Défense
Environnement et prospective de la politique de défenseAnnulation5 516 0405 516 040
Justice
Conduite et pilotage de la politique de la justiceAnnulation88 54388 543
Action extérieure de l'État
Action de la France en Europe et dans le mondeOuverture5 516 0405 516 040
Diplomatie culturelle et d'influenceOuverture336 072336 072
Gestion des finances publiques et des ressources humaines
Gestion fiscale et financière de l'État et du secteur public localOuverture88 54388 543
01/04/2017Travail et emploi
Conception, gestion et évaluation des politiques de l'emploi et du travailAnnulation24 164 99336 486 085
Solidarité, insertion et égalité des chances
Conduite et soutien des politiques sanitaires, sociales, du sport, de la jeunesse et de la vie associativeOuverture24 164 99336 486 085
30/04/2017Écologie, développement et mobilité durables
Infrastructures et services de transportsAnnulation4 471 9894 471 989
Relations avec les collectivités territoriales
Concours financiers aux collectivités territoriales et à leurs groupementsOuverture4 471 9894 471 989
30/04/2017Égalité des territoires et logement
Conduite et pilotage des politiques du logement et de l'habitat durableAnnulation780 741 065780 741 065
Écologie, développement et mobilité durables
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durablesOuverture780 741 065780 741 065
05/05/2017Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales
Conduite et pilotage des politiques de l'agricultureAnnulation33 73133 731
Culture
Transmission des savoirs et démocratisation de la cultureAnnulation141 125141 125
Défense
Préparation et emploi des forcesAnnulation47 16847 168
Direction de l'action du Gouvernement
Moyens mutualisés des administrations déconcentréesAnnulation775 746775 746
Économie
Développement des entreprises et du tourismeAnnulation156 219156 219
Enseignement scolaire
Soutien de la politique de l'éducation nationaleAnnulation319 700319 700
Gestion des finances publiques et des ressources humaines
Conduite et pilotage des politiques économiques et financièresAnnulation135 972135 972
Gestion fiscale et financière de l'État et du secteur public localAnnulation11 68511 685
Justice
Conduite et pilotage de la politique de la justiceAnnulation319 700319 700
Sécurités
Gendarmerie nationaleAnnulation213 024213 024
Solidarité, insertion et égalité des chances
Conduite et soutien des politiques sanitaires, sociales, du sport, de la jeunesse et de la vie associativeAnnulation188 916188 916
Administration générale et territoriale de l'État
Conduite et pilotage des politiques de l'intérieurOuverture488 984488 984
Direction de l'action du Gouvernement
Coordination du travail gouvernementalOuverture440 133440 133
Écologie, développement et mobilité durables
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durablesOuverture652 562652 562
Gestion des finances publiques et des ressources humaines
Facilitation et sécurisation des échangesOuverture761 307761 307
07/05/2017Direction de l'action du Gouvernement
Coordination du travail gouvernementalAnnulation71 700 00066 800 000
Défense
Équipement des forcesOuverture10 000 0002 700 000
Environnement et prospective de la politique de défenseOuverture61 000 00063 400 000
Sécurités
Police nationaleOuverture700 000700 000
07/05/2017Direction de l'action du Gouvernement
Coordination du travail gouvernementalAnnulation1 714 9807 720 755
Administration générale et territoriale de l'État
Conduite et pilotage des politiques de l'intérieurOuverture6 005 775
Défense
Soutien de la politique de la défenseOuverture1 714 9801 714 980
11/05/2017Administration générale et territoriale de l'État
Administration territorialeAnnulation24 00024 000
Conduite et pilotage des politiques de l'intérieurAnnulation61 53461 534
Vie politique, cultuelle et associativeAnnulation56 57556 575
Aide publique au développement
Aide économique et financière au développementAnnulation705 000705 000
Culture
PatrimoinesAnnulation4 230 0004 230 000
Immigration, asile et intégration
Intégration et accès à la nationalité françaiseAnnulation146 169146 169
Recherche et enseignement supérieur
Formations supérieures et recherche universitaireAnnulation2 115 0002 115 000
Relations avec les collectivités territoriales
Concours spécifiques et administrationAnnulation33 87433 874
Sécurités
Gendarmerie nationaleAnnulation178 128178 128
Police nationaleAnnulation156 006156 006
Sécurité et éducation routièresAnnulation5 1695 169
Sécurité civileAnnulation43 54543 545
Action extérieure de l'État
Diplomatie culturelle et d'influenceOuverture7 755 0007 755 000
12/05/2017Culture
Transmission des savoirs et démocratisation de la cultureAnnulation90 00090 000
Enseignement scolaire
Soutien de la politique de l'éducation nationaleAnnulation209 187209 187
Sécurités
Gendarmerie nationaleAnnulation81 30181 301
Police nationaleAnnulation81 30181 301
Direction de l'action du Gouvernement
Coordination du travail gouvernementalOuverture461 789461 789
02/07/2017Gestion des finances publiques et des ressources humaines
Fonction publiqueAnnulation29 085 92329 085 923
Action extérieure de l'État
Action de la France en Europe et dans le mondeOuverture58 79899 21558 79899 215
Administration générale et territoriale de l'État
Conduite et pilotage des politiques de l'intérieurOuverture75 212322 47975 212322 479
Administration territorialeOuverture533 338777 354533 338777 354
Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales
Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentationOuverture26 72269 39626 72269 396
Conduite et pilotage des politiques de l'agricultureOuverture53 44458 66753 44458 667
Économie et développement durable des entreprises agricoles, agroalimentaires et forestièresOuverture799 924799 924
Conseil et contrôle de l'État
Cour des comptes et autres juridictions financièresOuverture4 1854 5424 1854 542
Conseil d'État et autres juridictions administrativesOuverture8 3718 2508 3718 250
Conseil économique, social et environnementalOuverture2 0931 4382 0931 438
Culture
CréationOuverture49 32249 322
PatrimoinesOuverture312 251312 251
Transmission des savoirs et démocratisation de la cultureOuverture90 411200 04890 411200 048
Défense
Soutien de la politique de la défenseOuverture1 938 6102 436 8031 938 6102 436 803
Direction de l'action du Gouvernement
Coordination du travail gouvernementalOuverture110 912117 854110 912117 854
Protection des droits et libertésOuverture10 46315 52110 46315 521
Moyens mutualisés des administrations déconcentréesOuverture192 417192 417
Écologie, développement et mobilité durables
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durablesOuverture323 746150 303323 746150 303
Paysages, eau et biodiversitéOuverture43 40743 407
Expertise, information géographique et météorologieOuverture202 660202 660
Énergie, climat et après-minesOuverture36 02936 029
Prévention des risquesOuverture67 36267 362
Infrastructures et services de transportsOuverture106 075106 075
Sécurité et affaires maritimes, pêche et aquacultureOuverture4 3134 313
Économie
Développement des entreprises et du tourismeOuverture7 33812 4177 33812 417
Statistiques et études économiquesOuverture23 25430 58323 25430 583
Stratégie économique et fiscaleOuverture5 81310 9805 81310 980
Égalité des territoires et logement
Urbanisme, territoires et amélioration de l'habitatOuverture5 7505 750
Enseignement scolaire
Enseignement technique agricoleOuverture28 94932 02128 94932 021
Enseignement scolaire public du premier degréOuverture1 538 8331 538 833
Enseignement scolaire public du second degréOuverture1 957 2921 957 292
Soutien de la politique de l'éducation nationaleOuverture6 166 7476 166 747
Gestion des finances publiques et des ressources humaines
Gestion fiscale et financière de l'État et du secteur public localOuverture604 596863 500604 596863 500
Conduite et pilotage des politiques économiques et financièresOuverture32 94370 27132 94370 271
Facilitation et sécurisation des échangesOuverture62 01089 33362 01089 333
Justice
Administration pénitentiaireOuverture210 359260 645210 359260 645
Justice judiciaireOuverture93 49396 58393 49396 583
Protection judiciaire de la jeunesseOuverture125 365178 979125 365178 979
Conduite et pilotage de la politique de la justiceOuverture99 39682 86899 39682 868
Médias, livre et industries culturelles
Livre et industries culturellesOuverture26 81326 813
Politique des territoires
Impulsion et coordination de la politique d'aménagement du territoireOuverture2 5002 500
Recherche et enseignement supérieur
Enseignement supérieur et recherche agricolesOuverture35 62936 33435 62936 334
Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielleOuverture98 53298 532
Formations supérieures et recherche universitaireOuverture1 408 8731 408 873
Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinairesOuverture1 034 2631 034 263
Vie étudianteOuverture317 693317 693
Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durablesOuverture85 56885 568
Régimes sociaux et de retraite
Régimes de retraite et de sécurité sociale des marinsOuverture9 0079 007
Santé
Prévention, sécurité sanitaire et offre de soinsOuverture19 24819 248
Sécurités
Gendarmerie nationaleOuverture396 635491 958396 635491 958
Police nationaleOuverture731 655903 750731 655903 750
Sécurité civileOuverture32 73242 77132 73242 771
Solidarité, insertion et égalité des chances
Conduite et soutien des politiques sanitaires, sociales, du sport, de la jeunesse et de la vie associativeOuverture127 464334 868127 464334 868
Travail et emploi
Conception, gestion et évaluation des politiques de l'emploi et du travailOuverture194 193250 125194 193250 125
Accès et retour à l'emploiOuverture503 059503 059
16/07/2017Défense
Environnement et prospective de la politique de défenseAnnulation50 000 00040 000 000
Soutien de la politique de la défenseAnnulation165 000165 000
Culture
Transmission des savoirs et démocratisation de la cultureOuverture165 000165 000
Recherche et enseignement supérieur
Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielleOuverture50 000 00040 000 000
02/08/2017Outre-mer
Conditions de vie outre-merAnnulation110 000510 000
Sécurités
Gendarmerie nationaleOuverture110 000510 000
03/08/2017Sport, jeunesse et vie associative
SportAnnulation72 30072 300
Jeunesse et vie associativeAnnulation121 140121 140
Solidarité, insertion et égalité des chances
Conduite et soutien des politiques sanitaires, sociales, du sport, de la jeunesse et de la vie associativeOuverture193 440193 440
23/08/2017Action extérieure de l'État
Action de la France en Europe et dans le mondeAnnulation6 271 2066 271 206
Culture
Transmission des savoirs et démocratisation de la cultureAnnulation60 00060 000
Enseignement scolaire
Soutien de la politique de l'éducation nationaleAnnulation30 00030 000
Défense
Préparation et emploi des forcesOuverture6 361 2066 361 206
23/08/2017Outre-mer
Conditions de vie outre-merAnnulation2 800 0002 800 000
Enseignement scolaire
Soutien de la politique de l'éducation nationaleOuverture2 800 0002 800 000
23/08/2017Outre-mer
Conditions de vie outre-merAnnulation714 950714 950
Défense
Préparation et emploi des forcesOuverture714 950714 950
31/08/2017Écologie, développement et mobilité durables
Prévention des risquesAnnulation1 262 2515 747 253
Gestion des finances publiques et des ressources humaines
Conduite et pilotage des politiques économiques et financièresOuverture1 262 2515 747 253
02/09/2017Écologie, développement et mobilité durables
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durablesAnnulation782 653800 011
Direction de l'action du Gouvernement
Coordination du travail gouvernementalOuverture80 00080 000
Moyens mutualisés des administrations déconcentréesOuverture502 653520 011
Gestion des finances publiques et des ressources humaines
Conduite et pilotage des politiques économiques et financièresOuverture200 000200 000
06/09/2017Enseignement scolaire
Enseignement scolaire public du second degréAnnulation379 033379 033
Écologie, développement et mobilité durables
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durablesOuverture379 033379 033
06/09/2017Écologie, développement et mobilité durables
Sécurité et affaires maritimes, pêche et aquacultureAnnulation400 000400 000
Politique des territoires
Interventions territoriales de l'ÉtatOuverture400 000400 000
03/10/2017Enseignement scolaire
Enseignement scolaire public du second degréAnnulation366 000366 000
Outre-mer
Conditions de vie outre-merAnnulation366 000366 000
Médias, livre et industries culturelles
Livre et industries culturellesOuverture732 000732 000
04/10/2017Administration générale et territoriale de l'État
Administration territorialeAnnulation696 346696 346
Conduite et pilotage des politiques de l'intérieurAnnulation1 462 9501 462 950
Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales
Conduite et pilotage des politiques de l'agricultureAnnulation789 622789 622
Culture
Transmission des savoirs et démocratisation de la cultureAnnulation390 165390 165
Écologie, développement et mobilité durables
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durablesAnnulation1 231 2561 231 256
Recherche et enseignement supérieur
Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinairesAnnulation21 00021 000
Sécurités
Gendarmerie nationaleAnnulation28 00028 000
Police nationaleAnnulation12 00012 000
Solidarité, insertion et égalité des chances
Conduite et soutien des politiques sanitaires, sociales, du sport, de la jeunesse et de la vie associativeAnnulation583 5831 077 507
Travail et emploi
Conception, gestion et évaluation des politiques de l'emploi et du travailAnnulation880 000880 000
Défense
Préparation et emploi des forcesOuverture40 00040 000
Direction de l'action du Gouvernement
Moyens mutualisés des administrations déconcentréesOuverture4 591 9725 085 896
Coordination du travail gouvernementalOuverture1 462 9501 462 950

Décrets pris en application de l’article 12 de la loi n° 2001-692 du 1er août 2001

Virements de crédits

Autorisations d’engagementCrédits de paiement
Date de publication du texte au JOMission / ProgrammeAnnulation / OuvertureTitre 2Hors titre 2Titre 2Hors titre 2
12/03/2017Administration générale et territoriale de l'État
Conduite et pilotage des politiques de l'intérieurAnnulation4 600 0004 600 000
Sécurités
Police nationaleOuverture4 600 0004 600 000
12/04/2017Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales
Économie et développement durable des entreprises agricoles, agroalimentaires et forestièresAnnulation10 000 00010 000 000
Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales
Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentationOuverture10 000 00010 000 000
12/08/2017Économie
Développement des entreprises et du tourismeAnnulation100 400100 400
Gestion des finances publiques et des ressources humaines
Conduite et pilotage des politiques économiques et financièresAnnulation471 781471 781
Gestion des finances publiques et des ressources humaines
Facilitation et sécurisation des échangesOuverture572 181572 181
26/08/2017Action extérieure de l'État
Action de la France en Europe et dans le mondeAnnulation649 046649 046
Action extérieure de l'État
Diplomatie culturelle et d'influenceOuverture160 000160 000
Aide publique au développement
Solidarité à l'égard des pays en développementOuverture489 046489 046