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Textes / Renforcement du droit à l'avortement

proposition de loi visant à renforcer le droit à l'avortement

Proposition de loi · 17/02/2022 · 4 870 caractères · PDF sur assemblee-nationale.fr (4 pages)

Sommaire (9)
  1. Article 1er
  2. Article 1er bis
  3. Article 1er ter A
  4. Article 1er ter
  5. Article 2
  6. Article 2 bis A
  7. Article 2 bis
  8. Article 2 ter
  9. Article 3

TEXTE ADOPTÉ n° 799

ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

QUINZIÈME LÉGISLATURE

SESSION ORDINAIRE DE 2021-2022

10 février 2022

PROPOSITION DE LOI

visant à renforcer le droit à l’avortement, ADOPTÉE PAR L’ASSEMBLÉE NATIONALE

EN NOUVELLE LECTURE.

L’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi dont la teneur suit :

Voir les numéros :

Assemblée nationale : 1re lecture : 3292, 3383 et T.A. 488.

2e

lecture : 3793, 3879 et T.A. 719.

Commission mixte paritaire : 4934.

Nouvelle lecture : 4929 et 4985.

Sénat : 1re lecture : 23, 263, 264 et T.A. 45 (2020-2021).

2e

lecture : 242, 342, 343 et T.A. 74 (2021-2022).

Commission mixte paritaire : 374 et 375 (2021-2022).

.............................................................................................................................................

Le présent document est

établi à titre provisoire.

Seule la « petite loi »,

publiée ultérieurement, a

valeur de texte authentique.

Article 1er

Le chapitre II du titre I

er du livre II de la deuxième partie du code de la santé publique est ainsi modifié :

1° (nouveau) À l’intitulé, le mot : « douzième » est remplacé par le mot : « quatorzième » ;

2° L’article L. 2212-1 est ainsi modifié :

a) À la seconde phrase du premier alinéa, le mot : « douzième » est remplacé par le mot : « quatorzième » ;

b) Au deuxième alinéa, les mots : « a le droit d’ » sont remplacés par le mot : « doit » et, après le mot : « et », sont insérés les mots : « a le droit ».

Article 1er bis

I. – L’article L. 2212-2 du code de la santé publique est ainsi modifié :

1° Après le mot : « ou », la fin du premier alinéa est ainsi rédigée : « par une sage-femme, profession médicale à part entière, quel que soit le lieu où elle exerce. Lorsqu’une sage-femme la réalise par voie chirurgicale, cette interruption ne peut avoir lieu que dans un établissement de santé. » ;

2° Le second alinéa est ainsi modifié :

a) (nouveau) Après le mot : « privé, », sont insérés les mots : « dans le cadre de consultations, le cas échéant réalisées à distance, » ;

b) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Lorsque l’interruption volontaire de grossesse est pratiquée par voie médicamenteuse dans le cadre d’une telle convention, elle peut être réalisée jusqu’à la fin de la septième semaine de grossesse. »

II. – Un décret précise les modalités de mise en œuvre de l’extension de la compétence des sages-femmes aux interruptions volontaires de grossesse par voie chirurgicale, notamment les éléments relatifs à l’organisation des établissements de santé ainsi qu’à la formation exigée et les expériences attendues des sages-femmes et leurs conditions de rémunération pour l’exercice de cette compétence.

III. – Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport sur l’application 

Commenté [Lois1]:

Amendement n° 144

des dispositions prévoyant l’extension de la compétence des sages-femmes aux interruptions volontaires de grossesse par voie chirurgicale, qui comprend le cas échéant des pistes d’amélioration de ces dispositions et de leur mise en œuvre.

Article 1er ter A

(Supprimé)

Article 1er ter

La seconde phrase de l’article L. 2212-5 du code de la santé publique est supprimée.

Article 2

I. – (Supprimé)

II. – Le deuxième alinéa de l’article L. 2212-3 du code de la santé publique est complété par trois phrases ainsi rédigées : « Les agences régionales de santé publient à cet effet un répertoire recensant, sous réserve de leur accord, les professionnels de santé ainsi que l’ensemble des structures pratiquant l’interruption volontaire de grossesse mentionnés à l’article L. 2212-2.

L’accès à ce répertoire doit être libre et effectif. Cette effectivité est assurée par tous moyens. »

Article 2 bis A

I. – Au deuxième alinéa de l’article L. 1110-3 du code de la santé publique, après le mot : « personne », sont insérés les mots : « , y compris refuser de délivrer un moyen de contraception en urgence, ».

II. – Le 1° de l’article L. 162-1-14-1 du code de la sécurité sociale est complété par les mots : « , y compris dans l’accès à un moyen de contraception en urgence ».

Article 2 bis

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport sur l’application de la législation relative au délit d’entrave à l’interruption volontaire de 

grossesse qui présente, le cas échéant, des propositions visant à améliorer le dispositif en vigueur.

Article 2 ter

Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’évaluation du dispositif d’accès des femmes à l’interruption volontaire de grossesse.

Article 3

(Supprimé)

Délibéré en séance publique, à Paris, le 10 février 2022.

Le Président,

Signé : RICHARD FERRAND

Commenté [Lois2]:

Amendement n° 152