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Textes / Accord avec le Tchad et l'Angola sur les services aériens

Accord international sur le projet de loi autorisant l’approbation de l’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Tchad relatif aux services aériens et de l’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République d’Angola relatif aux services aériens

Accord international · autorisant la ratification d'une convention · 09/01/2019 · 108 346 caractères · PDF sur assemblee-nationale.fr (22 pages)

Sommaire (54)
  1. Article 1er
  2. Article 2
  3. Article 3
  4. Article 4
  5. Article 5
  6. Article 6
  7. Article 7
  8. Article 8
  9. Article 9
  10. Article 10
  11. Article 11
  12. Article 12
  13. Article 13
  14. Article 14
  15. Article 15
  16. Article 16
  17. Article 17
  18. Article 18
  19. Article 19
  20. Article 20
  21. Article 21
  22. Article 22
  23. Article 23
  24. Article 24
  25. Article 25
  26. Article 26
  27. Article 27
  28. Article 28
  29. Article 1er
  30. Article 2
  31. Article 3
  32. Article 4
  33. Article 5
  34. Article 6
  35. Article 7
  36. Article 8
  37. Article 9
  38. Article 10
  39. Article 11
  40. Article 12
  41. Article 13
  42. Article 14
  43. Article 15
  44. Article 16
  45. Article 17
  46. Article 18
  47. Article 19
  48. Article 20
  49. Article 21
  50. Article 22
  51. Article 23
  52. Article 24
  53. Article 25
  54. Article 26

ACCORD

ENTRE LE GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ET LE GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE

DU TCHAD RELATIF AUX SERVICES AÉRIENS (ENSEMBLE UNE ANNEXE), SIGNÉ À NDJAMENA LE

9 FÉVRIER 2018

Le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Tchad, ci-après dénommés « les Parties contractantes »,

Etant Parties à la Convention relative à l’aviation civile internationale ouverte à la signature à Chicago le 7 décembre 1944, et

Désireux de conclure un accord complétant ladite Convention afin d’établir des services aériens entre leurs territoires respectifs conformément au tableau de route,

Sont convenus des dispositions suivantes :

Article 1er

Définitions

Aux fins du présent accord, sauf dispositions contraires :

a) le terme « Convention » désigne la Convention relative à l’aviation civile internationale ouverte à la signature à Chicago le 7 décembre 1944 et inclut toute annexe adoptée en vertu de l’article 90 de ladite Convention et toute modification aux annexes ou à la Convention en vertu de ses articles 90 et 94, dans la mesure où ces annexes et amendements ont été adoptés par les deux Parties contractantes ;

b) l’expression « autorités aéronautiques » désigne, pour la République française, la Direction générale de l’Aviation civile et, pour le Gouvernement de la République du Tchad, l’Autorité de l’Aviation civile du Tchad, ou toute personne ou tout organisme habilité à exercer des fonctions actuellement exercées par les autorités susmentionnées ou des fonctions analogues ;

c) l’expression « entreprise de transport aérien désignée » désigne une entreprise de transport aérien désignée conformément à l’article 3 du présent accord ;

d) le terme « territoire » a le sens que lui donne l’article 2 de la Convention ;

e) les expressions « service aérien », « service aérien international », « entreprise de transport aérien » et « escale non commerciale » ont le sens que leur donne, respectivement, l’article 96 de la Convention ;

f) l’expression « routes spécifiées » désigne les routes figurant au tableau des routes annexé au présent accord ;

g) l’expression « services agréés » désigne les services aériens réguliers de transport, distinct ou combiné, de passagers, de courrier et de fret, effectués moyennant rétribution sur les routes spécifiées ;

h) le terme « tarif » désigne les prix facturés par les entreprises de transport aérien. directement ou par l’intermédiaire de leurs agents, pour le transport de passagers. de bagages et de fret, ainsi que les conditions auxquelles s’appliquent ces prix, y compris la rémunération et les conditions applicables aux agences, mais à l’exclusion de la rémunération ou des conditions applicables au transport de courrier ;

i) le terme « revenu » désigne les bénéfices qu’une entreprise de transport aérien tire de l’exploitation, en trafic international, d’aéronefs, ainsi que les gains tirés de l’aliénation de ces mêmes biens. S’il s’avère nécessaire de préciser le sens de ces termes, les Parties contractantes acceptent de se référer à l’article 8 (navigation aérienne) et aux commentaires sur l’article 8 du modèle de convention fiscale concernant le revenu et la fortune de l’Organisation de coopération et de développement économiques ;

j) « redevances d’usage » désigne la redevance imposée aux entreprises de transport aérien par les autorités compétentes au titre de l’utilisation d’un aéroport ou d’installations de navigation aérienne par des aéronefs, leurs équipages. leurs passagers ou leur cargaison ;

k) le terme « accord » désigne le présent accord, son ou ses annexes et toutes modifications à l’accord ou à son ou ses annexes convenues conformément aux dispositions de l’article 23 du présent accord.

2. a) Le présent accord s’applique, s’agissant de l’imposition des revenus, aux impôts suivants établis par les Parties :

En ce qui concerne la France :

– impôt sur les sociétés ;

– contribution sur l’impôt sur les sociétés.

En ce qui concerne le Tchad :

– impôt sur les sociétés ;

– impôt sur le revenu ;

ainsi que toute retenue à la source, tout paiement anticipé ou acompte relatifs à ces impôts.

b) Le présent accord s’applique également aux impôts de nature identique ou analogue qui seraient établis après la date de signature du présent accord et qui s’ajouteraient aux impôts existants ou les remplaceraient. L’autorité aéronautique de chaque Partie contractante notifie à l’autre toute modification substantielle apportée à sa législation fiscale.

3. La ou les annexe(s) forme(nt) partie intégrante du présent accord. Toute référence à l’accord porte également sur son (ses) annexe(s), sauf dispositions contraires expressément convenues.

Article 2

Octroi de droits

1 Chaque Partie contractante accorde à l’autre Partie contractante les droits ci-après aux fins des services aériens internationaux, réguliers ou non, effectués par les entreprises de transport aérien de l’autre Partie contractante :

a) le droit de survoler son territoire sans atterrir ;

b) le droit d’effectuer des escales sur son territoire à des fins non commerciales.

2. Chaque Partie contractante accorde à l’autre Partie contractante les droits énoncés au présent accord afin d’établir et d’exploiter des services aériens internationaux réguliers sur les routes spécifiées dans l’annexe au présent accord. Dans le cadre de l’exploitation de services agréés sur les routes spécifiées, une entreprise de transport aérien désignée par une Partie contractante a, outre les droits énoncés au paragraphe 1 du présent article, le droit d’effectuer des escales sur le territoire de l’autre Partie contractante aux points mentionnés pour lesdites routes spécifiées afin d’embarquer et de débarquer, séparément ou ensemble, des passagers et du fret, y compris du courrier, à destination ou en provenance du territoire de la première Partie contractante.

3. Aucune disposition du présent accord ne peut être interprétée comme conférant à une entreprise de transport aérien d’une Partie contractante le droit d’embarquer sur le territoire de l’autre Partie contractante, moyennant location ou rémunération, des passagers, leurs bagages ou du fret. y compris du courrier, à destination d’un autre point situé sur le territoire de cette autre Partie contractante.

Article 3

Désignation et autorisation des entreprises de transport aérien

1. Chaque Partie contractante a le droit de désigner par écrit à l’autre Partie contractante une ou plusieurs entreprises de transport aérien aux fins d’exploitation des services agréés sur les routes spécifiées.

2. Dès réception d’une désignation effectuée par l’une des Parties contractantes conformément aux dispositions du paragraphe 1 du présent article, et sur demande de l’entreprise de transport aérien désignée, présentée dans la forme et selon les modalités prescrites, les autorités aéronautiques de l’autre Partie contractante accordent, dans les délais les plus brefs, les autorisations d’exploitation appropriées, à condition :

a) dans le cas d’une entreprise de transport aérien désignée par la République française :

i. que l’entreprise de transport aérien soit établie sur le territoire de la République française en vertu du Traité sur l’Union européenne et du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et possède une licence d’exploitation valide conformément au droit de l’Union européenne ; et ii. que le contrôle réglementaire effectif de l’entreprise de transport aérien soit exercé et assuré par l’Etat membre de l’Union européenne responsable de la délivrance de son certificat de transporteur aérien et que les autorités aéronautiques compétentes soient clairement identifiées dans la désignation ; et iii. que l’entreprise de transport aérien soit détenue soit directement, soit par participation majoritaire, par des Etats membres de l’Union européenne ou de l’Association européenne de libre-échange et/ou des ressortissants de ces Etats, et soit soumise à un contrôle effectif de ces Etats et/ou des ressortissants de ces Etats ;

b) dans le cas d’une entreprise de transport aérien désignée par la République du Tchad ;

i. que l’entreprise de transport aérien soit établie sur le territoire de la République du Tchad et possède une licence d’exploitation valide conformément au droit de la République du Tchad ; et ii. que la République du Tchad exerce et assure un contrôle réglementaire effectif sur l’entreprise de transport aérien ; et

iii. que l’entreprise de transport aérien soit détenue, soit directement, soit par participation majoritaire, par la République du Tchad et/ou des ressortissants de la République du Tchad et soit soumise à un contrôle effectif de cet Etat et/ou de ses ressortissants ;

c) que l’entreprise de transport aérien désignée soit à même de satisfaire aux conditions prescrites au titre des lois et règlements normalement et raisonnablement applicables en matière de transport aérien international par la Partie contractante qui examine la ou les demandes conformément aux dispositions de la Convention ; et d) que les normes énoncées aux articles 9 et 10 soient appliquées et mises en oeuvre.

3. Lorsqu’une entreprise de transport aérien a été ainsi désignée et autorisée, elle peut commencer à tout moment l’exploitation des services agréés, sous réserve de respecter les dispositions du présent accord.

Article 4

Révocation ou suspension d’une autorisation d’exploitation

1. Chaque Partie contractante a le droit de révoquer une autorisation d’exploitation, de suspendre l’exercice des droits accordés par le présent accord à une entreprise de transport aérien désignée par l’autre Partie contractante ou d’imposer à l’exercice de ces droits les conditions qu’elle estime nécessaires lorsque :

a) Dans le cas d’une entreprise de transport aérien désignée par la République française :

i. l’entreprise de transport aérien n’est pas établie sur le territoire de la République française en vertu du Traité sur l’Union européenne et du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ou ne possède pas de licence d’exploitation valide conformément au droit de l’Union européenne ; ou ii. le contrôle réglementaire effectif de l’entreprise de transport aérien n’est pas exercé ou assuré par l’Etat membre de l’Union européenne responsable de la délivrance de son certificat de transporteur aérien ou les autorités aéronautiques compétentes ne sont pas clairement identifiées dans la désignation ; ou iii. l’entreprise de transport aérien n’est pas détenue, soit directement, soit par participation majoritaire, par des Etats membres de l’Union européenne ou de l’Association européenne de libre-échange et/ou des ressortissants de ces Etats, ou n’est pas soumise à tout moment à un contrôle effectif de ces Etats et/ou des ressortissants de ces Etats.

En exerçant son droit dans le cadre du présent paragraphe, la République du Tchad n’exerce aucune discrimination basée sur la nationalité entre les entreprises de transport aérien de l’Union européenne.

b) Dans le cas d’une entreprise de transport aérien désignée par la République du Tchad :

i. l’entreprise de transport aérien n’est pas établie sur le territoire de la République du Tchad ou ne possède pas de licence d’exploitation valide conformément au droit de la République du Tchad ; ou ii. la République du Tchad n’exerce pas et n’assure pas un contrôle réglementaire effectif sur l’entreprise de transport aérien ; ou

iii. l’entreprise de transport aérien n’est pas détenue, soit directement, soit par participation majoritaire, par la République du Tchad et/ou des ressortissants de la République du Tchad, ou n’est pas soumise à tout moment à un contrôle effectif de cet Etat et/ou de ses ressortissants.

c) Lorsque cette entreprise de transport aérien ne se conforme pas aux lois ou règlements normalement et uniformément appliqués à l’exploitation de transports aériens internationaux par la Partie contractante qui accorde ces droits ; ou

d) dans tous les cas où les normes énoncées au présent accord, en particulier aux articles 9 et 10, ne sont pas appliquées et mises en oeuvre.

2. A moins que la révocation, la suspension ou l’imposition des conditions prévues au paragraphe 1 du présent article ne soient immédiatement nécessaires pour éviter de nouvelles infractions aux lois et règlements ou aux dispositions du présent accord, ce droit n’est exercé qu’après des consultations avec l’autre Partie contractante. Ces consultations doivent se tenir dans les trente (30) jours suivant la date de leur demande par l’une des Parties contractantes, sauf accord contraire entre les deux Parties contractantes.

Article 5

Principes régissant l’exploitation des services agréés

1. Chaque Partie contractante fait en sorte que les entreprises de transport aérien désignées des deux Parties contractantes disposent de possibilités équitables et égales de concurrence pour l’exploitation des services agréés régis par le présent accord. Chaque Partie contractante s’assure que son entreprise ou ses entreprises de transport aérien désignée (s) exploite (nt) dans des conditions qui permettent de respecter ce principe et prend des mesures pour en assurer le respect en tant que de besoin.

2. Les services agréés offerts par les entreprises de transport aérien désignées des Parties contractantes sur les routes spécifiées entre leurs territoires respectifs doivent être en rapport étroit avec la demande de transport de la clientèle et doivent avoir pour objectif primordial d’offrir, avec un coefficient de remplissage raisonnable compatible avec les tarifs conformes aux dispositions de l’article 18 du présent accord, une capacité appropriée pour faire face aux besoins courants et raisonnablement attendus de transport de passagers, de fret et de courrier, afin de favoriser le développement harmonieux des services aériens entre les territoires des Parties contractantes.

Article 6

Concurrence loyale

1 Les Parties contractantes reconnaissent que leur objectif commun est de disposer d’un environnement concurrentiel et loyal et de possibilités équitables et égales pour permettre aux transporteurs aériens des deux Parties contractantes de se concurrencer dans l’exploitation des services agréés sur les routes spécifiées.

2. Les Parties contractantes affirment qu’une concurrence libre, équitable et juste, est importante pour promouvoir les flux de trafic entre les deux pays amis.

3. Les Parties contractantes reconnaissent que les subventions et les aides publiques. une discrimination et des pratiques déloyales peuvent fausser la concurrence et être préjudiciables à un environnement concurrentiel et équitable pour les transporteurs aériens conformément au présent accord.

4. Les Parties contractantes encouragent les transporteurs aériens respectifs à ne pas se livrer à des pratiques susceptibles d’affecter les services de transport aérien à destination/en provenance de leur territoire, et qui ont pour objet ou pour effet d’empêcher, de restreindre ou de fausser le jeu de la concurrence.

5. Chaque Partie contractante élimine toutes formes de discrimination ou de pratiques déloyales qui porteraient atteinte à la possibilité, pour les transporteurs aérien de l’autre Partie contractante, de se livrer une concurrence loyale et équitable pour la fourniture de services de transport aérien.

Article 7

Application des lois et règlements

1. Les lois, règlements et procédures d’une Partie contractante relatifs à l’entrée sur son territoire ou à la sortie de son territoire des aéronefs assurant des services aériens internationaux, ou à l’exploitation et à la navigation de ces aéronefs durant leur séjour sur son territoire, s’appliquent aux aéronefs de l’entreprise ou des entreprises de transport aérien désignée(s) de l’autre Partie contractante et sont appliqués à ces aéronefs à l’entrée sur le territoire, à la sortie du territoire ou pendant le séjour sur le territoire de la première Partie contractante.

2. Les lois et règlements d’une Partie contractante relatifs à l’entrée sur son territoire ou à la sortie de son territoire de passagers, de bagages, d’équipages et de fret à bord d’aéronefs sont respectés par lesdits passagers, bagages, équipages et fret de l’entreprise ou des entreprises de transport aérien de l’autre Partie contractante, ou en leur nom, lors de l’entrée sur le territoire ou de la sortie du territoire d’une Partie contractante.

3. Les lois et règlements mentionnés aux paragraphes 1 et 2 du présent article sont les mêmes que ceux qui s’appliquent aux aéronefs nationaux qui assurent des services aériens internationaux analogues, ainsi qu’aux passagers, aux bagages, aux équipages, au fret et au courrier transportés par ces aéronefs.

Article 8

Certificats de navigabilité, brevets d’aptitude et licences

1. La validité des certificats de navigabilité, brevets d’aptitude et licences délivrés ou validés conformément aux lois et règlements d’une Partie contractante, y compris, en ce qui concerne la République française, la législation et la réglementation de l’Union européenne, est reconnue par l’autre Partie contractante aux fins de l’exploitation des services aériens sur les routes spécifiées, sous réserve que les critères de délivrance ou de validation desdits certificats, brevets ou licences soient au moins égaux aux normes qui peuvent être instituées en application de la Convention.

2. Toutefois, chaque Partie contractante se réserve le droit de ne pas reconnaître, aux fins du survol de son propre territoire, la validité des brevets d’aptitude et licences délivrés à ses propres ressortissants par l’autre Partie contractante.

Article 9

Sécurité de l’aviation

1. Chaque Partie contractante peut demander à tout moment des consultations au sujet des normes de sécurité adoptées par l’autre Partie contractante et relatives aux installations aéronautiques, aux équipages, aux aéronefs et à leur exploitation. Ces consultations ont lieu dans un délai de trente (30) jours à compter de la date de la demande.

2. Si, à la suite de ces consultations, une Partie contractante estime que l’autre Partie contractante ne requiert pas ou n’applique pas effectivement, dans le domaine mentionné au paragraphe 1, des normes de sécurité au moins égales aux normes minimales instituées au moment considéré en application de la Convention, elle informe l’autre Partie contractante de ces constatations et l’autre Partie contractante adopte des mesures correctives en conséquence. Si l’autre Partie contractante ne prend pas des mesures dans un délai raisonnable et, en tout cas, dans les quinze (15) jours ou dans un délai plus long éventuellement arrêté d’un commun accord, il y a lieu d’appliquer l’article 4 du présent accord.

3. Nonobstant les obligations énoncées par l’article 33 de la Convention, il est convenu que tout aéronef exploité ou loué par l’entreprise ou les entreprises de transport aérien d’une Partie contractante pour des services à destination ou en provenance du territoire d’une autre Partie contractante peut, pendant son séjour sur le territoire de l’autre Partie contractante, être soumis par les représentants habilités de l’autre Partie contractante à un examen à bord ou à l’extérieur de l’aéronef afin de vérifier la validité des documents de l’aéronef et de ceux de son équipage ainsi que l’état apparent de l’aéronef et de ses équipements (examen dénommé « inspection au sol » dans la suite du présent article), pour autant que cela n’entraîne pas un retard déraisonnable.

4. Si une inspection ou une série d’inspections au sol donne :

a) des motifs sérieux de penser qu’un aéronef ou son exploitation ne respecte pas les normes minimales en vigueur au moment considéré conformément à la Convention, ou

b) des motifs sérieux de craindre des déficiences dans l’adoption et la mise en oeuvre effectives de normes de sécurité en vigueur au moment considéré conformément à la Convention, la Partie contractante qui effectue

l’inspection est, pour l’application de l’article 33 de la Convention, libre de conclure que les critères suivant lesquels les certificats ou les licences relatifs à cet aéronef, à son exploitant ou à son équipage ont été délivrés ou validés ne sont pas égaux ou supérieurs aux normes minimales en vigueur au moment considéré conformément à la Convention.

5. En cas de refus d’accès à un aéronef exploité par l’entreprise ou les entreprises de transport aérien d’une Partie contractante aux fins de son inspection au sol conformément au paragraphe 3 ci-dessus, l’autre Partie contractante a toute latitude d’en déduire qu’il existe des motifs sérieux du type de ceux mentionnés au paragraphe 4 ci-dessus et d’en tirer les conclusions mentionnées au même paragraphe.

6. Chaque Partie contractante se réserve le droit de suspendre ou de modifier immédiatement l’autorisation d’exploitation accordée à une ou plusieurs entreprises de transport aérien de l’autre Partie contractante si, à la suite d’une inspection au sol, d’une série d’inspections au sol, d’un refus d’accès pour inspection au sol, de consultations ou de toute autre forme de dialogue, elle conclut à la nécessité d’agir immédiatement pour assurer la sécurité de l’exploitation d’une ou de plusieurs entreprises de transport aérien.

7. Toute mesure prise par une Partie contractante conformément aux paragraphes 2 ou 6 ci-dessus est suspendue dès que les faits qui l’ont motivée ont cessé d’exister.

8. Si la République française a désigné une entreprise de transport aérien dont le contrôle réglementaire est exercé et assuré par un autre Etat membre de l’Union européenne, les droits de la République du Tchad au titre du présent article s’appliquent également à l’adoption, à l’application ou à la mise en oeuvre de critères de sécurité par cet Etat membre de l’Union européenne et à l’autorisation d’exploitation de cette entreprise de transport aérien.

Article 10

Sûreté de l’aviation

1. Conformément à leurs droits et obligations en vertu du droit international, les Parties contractantes réaffirment que leur obligation mutuelle de garantir la sûreté de l’aviation civile contre les actes d’intervention illicite forme partie intégrante du présent accord. Sans limiter la portée générale de leurs droits et obligations découlant du droit international, les Parties contractantes agissent, notamment, conformément aux dispositions de la Convention relative aux infractions et à certains autres actes survenant à bord des aéronefs signée à Tokyo le 14 septembre 1963, de la Convention pour la répression de la capture illicite d’aéronefs signée à La Haye le 16 décembre 1970, de la Convention pour la répression d’actes illicites dirigés contre la sécurité de l’aviation civile signée à Montréal le 23 septembre 1971, du Protocole pour la répression des actes illicites de violence dans les aéroports servant à l’aviation civile internationale, complémentaire à la Convention pour la répression d’actes illicites dirigés contre la sécurité de l’aviation civile, ouvert à la signature à Montréal le 24 février 1988, de la Convention sur le marquage des explosifs plastiques et en feuilles aux fins de détection signée à Montréal le 1er mars 1991 et de tout autre accord multilatéral régissant la sûreté de l’aviation civile et liant les deux Parties contractantes.

2. Les Parties contractantes s’accordent mutuellement, sur demande, toute l’aide nécessaire pour prévenir les actes de capture illicite d’aéronefs civils et les autres actes illicites dirigés contre la sécurité desdits aéronefs, de leurs passagers, de leurs équipages. des aéroports et des installations de navigation aérienne, ainsi que toute autre menace pour la sûreté de l’aviation civile.

3. Les Parties contractantes agissent, dans leurs relations mutuelles, conformément aux dispositions relatives à la sûreté de l’aviation établies par l’Organisation de l’aviation civile internationale et désignées comme annexes à la Convention, dans la mesure où ces dispositions leur sont applicables ; elles exigent que les exploitants d’aéronefs dont le siège principal d’exploitation ou la résidence permanente est situé sur leur territoire et, dans le cas de la République française, que les exploitants qui sont établis sur son territoire et possèdent une licence d’exploitation conformément au droit de l’Union européenne, ainsi que les exploitants des aéroports situés sur leur territoire agissent conformément à ces dispositions relatives à la sûreté de l’aviation. Dans le présent paragraphe, la référence aux dispositions relatives à la sûreté de l’aviation inclut toute divergence notifiée par la Partie contractante concernée. Chaque Partie contractante informe à l’avance l’autre Partie contractante de son intention de notifier toute divergence concernant ces dispositions.

4. Chaque Partie contractante convient que ses exploitants d’aéronefs peuvent être tenus de respecter, pour le départ ou durant le séjour sur le territoire de l’autre Partie contractante, les dispositions en matière de sûreté de l’aviation, conformément à la législation en vigueur dans ce pays, conformément à l’article 6 du présent accord.

Chaque Partie contractante fait en sorte que des mesures appropriées soient effectivement appliquées sur son territoire pour protéger les aéronefs et pour inspecter les passagers, les équipages, leurs bagages, le fret et les provisions de bord, avant et pendant l’embarquement ou le chargement. Chaque Partie contractante examine également avec bienveillance toute demande émanant de l’autre Partie contractante en vue d’instituer des mesures spéciales mais raisonnables de sûreté afin de faire face à une menace particulière.

5. En cas d’incident ou de menace d’incident de capture illicite d’un aéronef civil ou d’autres actes illicites dirigés contre la sécurité de passagers, d’équipages, d’aéronefs, d’aéroports ou d’installations de navigation aérienne, les Parties contractantes se prêtent mutuellement assistance en facilitant les communications et d’autres mesures appropriées destinées à mettre fin rapidement et en toute sécurité à cet incident ou à cette menace.

6. Si une Partie contractante a des motifs raisonnables d’estimer que l’autre Partie contractante n’a pas respecté les dispositions relatives à la sûreté de l’aviation prévues au présent article, elle peut demander des consultations immédiates à l’autre Partie contractante. Sans préjudice des dispositions de l’article 4 du présent accord, l’absence d’accord satisfaisant dans un délai de quinze (15) jours à compter de la date de cette demande constitue un motif de

suspension des droits accordés aux Parties contractantes en vertu du présent accord. En cas d’urgence constituée par une menace directe et exceptionnelle pour la sûreté de passagers, d’équipages ou d’aéronefs d’une Partie contractante et si l’autre Partie contractante ne s’est pas acquittée comme il convient des obligations qui découlent pour elle des paragraphes 4 et 5 du présent article, une Partie contractante peut prendre immédiatement, à titre provisoire, les mesures de protection appropriées pour parer à cette menace. Toute mesure prise conformément au présent paragraphe est suspendue dès que l’autre Partie contractante se conforme aux dispositions du présent article en matière de sûreté.

Article 11

Redevances d’usage

1. Les redevances d’usage qui peuvent être perçues par les autorités ou organismes compétents d’une Partie contractante auprès de l’entreprise ou des entreprises de transport aérien désignée(s) de l’autre Partie contractante au titre de l’utilisation des installations et services aéroportuaires et des installations de sécurité, de sûreté, de navigation aérienne et autres qui relèvent de leur autorité doivent être justes, raisonnables, non discriminatoires et faire l’objet d’une répartition équitable entre les catégories d’usagers. Elles ne doivent pas être plus élevées que celles qui sont perçues au titre de l’utilisation desdits services et installations par une autre entreprise de transport aérien qui exploite des services similaires ou analogues.

2. Ces redevances peuvent refléter, sans toutefois excéder, une part équitable du coût total supporté pour la mise à disposition des installations et services aéroportuaires ainsi que des services et installations de sécurité. de sûreté et de navigation aérienne. Les installations et services pour lesquels des redevances sont perçues sont fournis sur une base efficace et économique. Les autorités ou organismes compétents de chaque Partie contractante notifient à l’entreprise ou aux entreprises de transport aérien désignée(s) de l’autre Partie contractante tout projet de modification significative de ces redevances ; cette notification doit intervenir dans un délai raisonnable précédant l’entrée en vigueur de ladite modification. Chaque Partie contractante encourage les consultations entre les autorités ou organismes compétents sur son territoire et les entreprises de transport aérien qui utilisent les services et installations, en cas d’augmentation des redevances.

Article 12

Droits de douane et taxes

1. A l’entrée sur le territoire d’une Partie contractante, les aéronefs exploités aux fins de services aériens internationaux par l’entreprise ou les entreprises de transport aérien désignée(s) de l’autre Partie contractante, leur équipement normal, leurs carburants et lubrifiants, fournitures techniques consommables, pièces détachées, y compris les moteurs et provisions de bord (y compris mais de manière non limitative la nourriture, les boissons et alcools. les tabacs et autres produits destinés à la vente aux passagers ou à leur consommation en quantités limitées pendant le vol), leurs équipements et les autres produits destinés à être utilisés ou utilisés uniquement en rapport avec l’exploitation ou l’entretien des aéronefs exploitant un service aérien international sont, à titre temporaire, en attente de leur réexportation et sur la base de la réciprocité, admis en exemption de tous droits de douane, restrictions à l’importation, impôts réels, taxes sur le capital, droits d’inspection, droits d’accise et droits ou redevances analogues perçus par les autorités nationales ou locales, à condition que ces équipements et fournitures restent à bord de l’aéronef.

2. Sont également exemptés, sur la base de la réciprocité, des impôts, droits, frais d’inspection et redevances mentionnés au paragraphe 1 du présent article, à l’exception des redevances basées sur le coût des services rendus :

a) les provisions de bord introduites ou fournies sur le territoire d’une Partie contractante et prises à bord, dans des limites raisonnables, pour être utilisées à bord des aéronefs au départ de l’entreprise ou des entreprises de transport aérien désignée (s) de l’autre Partie contractante exploitant des services aériens internationaux, même si ces provisions sont destinées à être utilisées sur une partie du trajet effectuée au-dessus du territoire de la Partie contractante dans laquelle elles sont embarquées ;

b) les équipements normaux et les pièces détachées, y compris les moteurs, introduits sur le territoire d’une Partie contractante aux fins d’entretien, de maintenance, de réparation et d’approvisionnement d’un aéronef d’une entreprise de transport aérien désignée de l’autre Partie contractante assurant des services aériens internationaux ;

c) les carburants et lubrifiants destinés à l’avitaillement des aéronefs exploités en trafic international par les entreprises de transports aériens désignées de l’autre Partie contractante, même lorsque ces approvisionnements doivent être utilisés sur la partie du trajet effectuée au-dessus du territoire de la Partie contractante dans laquelle ils ont été embarqués ;

d) les imprimés et documents publicitaires promotionnels, y compris mais non uniquement les horaires, brochures et imprimés, introduits sur le territoire d’une Partie contractante et destinés à être distribués gratuitement à bord des aéronefs par l’entreprise ou les entreprises de transport aérien désignée(s) de l’autre Partie contractante.

3. Il peut être exigé que les équipements et fournitures mentionnés aux paragraphes 1 et 2 du présent article soient placés sous la surveillance ou le contrôle des autorités compétentes et ne fassent pas l’objet d’un transfert de propriété sans acquittement des taxes et droits de douanes y afférents.

4. Les exonérations prévues au présent article sont également accordées lorsque l’entreprise ou les entreprises de transport aérien désignée(s) d’une Partie contractante ont conclu avec une autre entreprise de transport aérien bénéficiant des mêmes exonérations de la part de l’autre Partie contractante des contrats en vue du prêt ou du

transfert sur le territoire de l’autre Partie contractante des produits mentionnés aux paragraphes 1 et 2 du présent article.

5. L’équipement normal des aéronefs ainsi que le matériel et les fournitures normalement conservés à bord des aéronefs d’un transporteur aérien de l’une des Parties contractantes ne peuvent être déchargés sur le territoire de l’autre Partie contractante qu’avec l’autorisation des autorités douanières de ce territoire. Dans ce cas, ils peuvent être placés sous la surveillance desdites autorités jusqu’à ce qu’ils soient réexportés ou cédés d’une autre façon conformément à la réglementation douanière.

6. En application de la réglementation européenne en la matière, aucune disposition du présent accord n’empêche la République française d’imposer, de manière non discriminatoire, des prélèvements, impôts, droits, taxes ou redevances sur le carburant fourni sur son territoire en vue d’une utilisation par un aéronef d’une entreprise de transport aérien désignée de la République du Tchad qui exploite une liaison entre un point situé sur le territoire de la République française et un autre point situé sur le territoire de la République française ou d’un autre Etat membre de l’Union européenne.

7. En application de la réglementation en la matière, aucune disposition du présent accord n’empêche la République du Tchad d’imposer, de manière non discriminatoire, des prélèvements, impôts, droits, taxes ou redevances sur le carburant fourni sur son territoire en vue d’une utilisation par un aéronef d’une entreprise de transport aérien désignée de la République française qui exploite une liaison entre un point situé sur le territoire de la République du Tchad et un autre point situé sur le territoire de la République du Tchad ou d’un autre Etat membre de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale.

Article 13

Lieu d’imposition des revenus

Les revenus qu’une entreprise désignée par une Partie contractante tire de l’exploitation, en trafic international, d’aéronefs ne sont imposables que dans la Partie où se trouve le siège de direction effective de l’entreprise.

Article 14

Activités commerciales

1. L’entreprise ou les entreprises de transport aérien désignée(s) d’une Partie contractante ont le droit, sur la base de la réciprocité. d’établir des bureaux sur le territoire de l’autre Partie contractante aux fins de la promotion et de la vente de services de transport aérien

2. L’entreprise ou les entreprises de transport aérien désignée(s) d’une Partie contractante sont autorisées. sur la base de la réciprocité, à faire entrer et séjourner sur le territoire de l’autre Partie contractante leur personnel de gestion, d’exploitation, leur personnel commercial et tout autre personnel spécialisé nécessaire pour assurer les transports aériens.

3. Chaque Partie contractante accorde au personnel nécessaire de l’entreprise ou des entreprises de transport aérien désignée (s) de l’autre Partie contractante, sur la base de la réciprocité, l’autorisation d’accéder, sur son territoire, à l’aéroport et aux zones en rapport avec l’exploitation des aéronefs, les équipages, les passagers et le fret d’une entreprise de transport aérien de l’autre Partie contractante.

4. Chaque Partie contractante accorde, sur la base de la réciprocité, à l’entreprise ou aux entreprises de transport aérien désignée(s) de l’autre Partie contractante le droit de faire entrer et séjourner sur son territoire, pendant de brèves périodes n’excédant pas quatre-vingt-dix (90) jours, le personnel supplémentaire requis par cette entreprise ou ces entreprises de transport aérien désignée(s) de cette autre Partie contractante pour ses ou leurs activités.

5. Les Parties contractantes s’assurent que les passagers, quelle que soit leur nationalité, puissent acheter des billets auprès de l’entreprise de transport aérien de leur choix, en monnaie locale ou en toute devise librement convertible acceptée par cette entreprise de transport aérien. Ces principes s’appliquent également au transport de fret.

6. Sur la base de la réciprocité, l’entreprise ou les entreprises de transport aérien désignée(s) d’une Partie contractante ont, sur le territoire de l’autre Partie contractante, le droit de procéder, en monnaie locale ou en toute devise librement convertible, à la vente de billets de transport aérien de passagers et de fret, dans leurs propres bureaux comme par l’intermédiaire des agents accrédités de leur choix. L’entreprise ou les entreprises de transport aérien désignée(s) d’une Partie contractante ont le droit d’ouvrir et de conserver sur le territoire de l’autre Partie contractante, des comptes bancaires nominatifs dans la monnaie de l’une ou l’autre des Parties contractantes ou en toute devise librement convertible, à leur discrétion.

Article 15

Accords de coopération commerciale

1. Pour l’exploitation des services agréés, l’entreprise ou les entreprises de transport aérien désignée(s) de chaque Partie contractante peuvent conclure des accords de coopération commerciale, notamment des accords de réservation de capacité, de partage de codes, de location ou tout autre accord de coentreprise :

a) avec une ou plusieurs entreprise(s) de transport aérien de l’une ou l’autre des Parties contractantes et b) avec une ou plusieurs entreprise(s) de transport aérien d’un pays tiers.

2. L’entreprise ou les entreprises de transport aérien de fait, dans le cadre de ces accords de coopération commerciale, doivent disposer des autorisations adéquates et des droits de trafic correspondants, y compris ceux relatifs aux routes et aux enveloppes de capacité, et satisfaire aux critères normalement applicables à de tels accords.

3. L’entreprise ou les entreprises de transport aérien contractuelles, dans le cadre de ces accords de coopération commerciale, doivent disposer des autorisations adéquates et des droits de trafic correspondants, y compris ceux relatifs aux routes, et satisfaire aux critères normalement applicables à de tels accords.

4. La capacité totale représentée par les services aériens assurés dans le cadre de ces accords de coopération commerciale n’est décomptée que de l’enveloppe de capacité de la Partie contractante qui a désigné l’entreprise ou les entreprises de transport aérien de fait. La capacité représentée par les services aériens proposés par l’entreprise ou les entreprises de transport aérien contractuelles dans le cadre de ces accords de coopération commerciale n’est pas décomptée de l’enveloppe de capacité de la Partie contractante qui a désigné l’entreprise de transport aérien contractuelle.

5. Les autorités aéronautiques de chaque Partie contractante peuvent demander non seulement à l’entreprise ou aux entreprises de transport aérien de fait, mais aussi à l’entreprise ou aux entreprises de transport aérien contractuelles de déposer leurs programmes à des fins d’autorisation.

6. En procédant à la vente de services dans le cadre de ces accords de coopération commerciale, l’entreprise de transport aérien concernée ou son agent informent l’acquéreur au moment de la vente de l’identité de l’entreprise de transport aérien de fait sur chaque tronçon du service et de l’identité de l’entreprise de transport aérien avec laquelle il conclut un contrat.

Article 16

Transfert des devises disponibles

1. Chaque Partie contractante accorde, sur la base de la réciprocité et sur demande, à l’entreprise ou aux entreprises de transport aérien désignée(s) de l’autre Partie contractante le droit de convertir et de transférer vers le ou les territoires de leur choix les devises disponibles tirées de la vente de services de transport aérien et des activités connexes sur le territoire de l’autre Partie contractante. La conversion et le transfert sont autorisés promptement, sans restriction ni imposition, au taux de change applicable aux transactions courantes et aux transferts à la date à laquelle l’entreprise de transport aérien désignée en fait la demande initiale.

2. Chaque Partie contractante accorde à l’entreprise ou aux entreprises de transport aérien désignée(s) de l’autre Partie contractante le droit d’affecter tout ou partie de leurs recettes réalisées sur le territoire de l’autre Partie contractante au règlement de toutes dépenses en rapport avec leurs activités de transport (y compris les achats de carburant) et avec les autres activités liées au transport aérien.

3. Dans la mesure où les règlements financiers entre les Parties contractantes sont régis par un accord particulier, ledit accord s’applique.

Article 17

Protection environnementale

1. Les Parties contractantes affirment la nécessité de protéger l’environnement en favorisant le développement durable de l’aviation civile.

2. Les Parties conviennent des opérations entre leurs territoires respectifs pour se conformer aux normes et pratiques recommandées (SARP) de l’annexe 16 (Environnement Protection) à la Convention ainsi qu’aux politiques orientations existantes de l’OACI en matière de protection environnementale.

Article 18

Services d’assistance en escale

Chaque entreprise de transport aérien désignée par la République du Tchad a le droit. sur le territoire de la République française, de pratiquer l’auto-assistance ou, à son gré, de choisir parmi les prestataires concurrents qui fournissent des services d’assistance en escale en totalité ou en partie.

Article 19

Tarifs

1. Les tarifs (y compris les taxes et/ou les surtaxes) à appliquer par les entreprises de transport aérien désignées de chaque Partie contractante sont fixés à des niveaux raisonnables, librement et de manière indépendante, en tenant dûment compte de tous les facteurs pertinents, y compris les coûts d’exploitation, les caractéristiques du service et un bénéfice raisonnable.

2. Chaque Partie contractante peut demander la notification à ses autorités aéronautiques ou l’enregistrement auprès de celles-ci des tarifs que les entreprises de transport aérien de l’autre Partie contractante entendent appliquer au départ ou à destination de son territoire. La notification ou l’enregistrement, par les entreprises de transport aérien des deux Parties contractantes, peuvent être requis au plus tard trente (30) jours avant la date

prévue pour leur entrée en vigueur. Dans certains cas, la notification ou l’enregistrement peuvent être autorisés dans des délais plus courts que ceux normalement prévus.

3. Sans préjudice des lois en matière de concurrence et de protection du consommateur en vigueur dans chaque Partie contractante, l’intervention des Parties contractantes se limite :

a) à la protection du consommateur par rapport à des prix déraisonnablement élevés ou restrictifs en raison d’un abus de position dominante ;

b) à la protection des entreprises de transport aérien par rapport à des prix artificiellement faibles en raison de subventions ou d’aides directes ou indirectes ;

c) à la protection des entreprises de transport aérien par rapport à des prix artificiellement bas, avec l’intention avérée d’éliminer la concurrence.

4. Lorsque les autorités aéronautiques de l’une des Parties contractantes estiment qu’un tarif ne répond pas aux critères définis au paragraphe 1 et/ou relève des catégories visées au paragraphe 3 a), 3 b) et/ou 3 c), elles envoient une notification motivée de leur désapprobation aux autorités aéronautiques de l’autre Partie contractante ainsi qu’à l’entreprise de transport aérien concernée aussi tôt que possible et, en tout état de cause, au plus tard trente (30) jours après la date de notification ou d’enregistrement du tarif en question. En outre, elles peuvent demander des consultations à ce sujet avec les autorités aéronautiques de l’autre Partie contractante. Ces consultations ont lieu dans un délai de trente (30) jours à compter de la réception de la demande. Les tarifs sont considérés comme approuvés, sauf si les autorités aéronautiques des deux Parties sont convenues de les désapprouver par écrit.

Article 20

Approbation des programmes d’exploitation

1. Les programmes d’exploitation de l’entreprise ou des entreprises de transport aérien désignée(s) d’une Partie contractante sont soumis pour approbation aux autorités aéronautiques de l’autre Partie contractante.

2. Lesdits programmes d’exploitation sont communiqués trente (30) jours au moins avant la mise en exploitation et précisent, en particulier, les horaires, la fréquence des services, les types d’aéronefs, leur configuration et le nombre de sièges à la disposition du public. Ce délai de trente (30) jours peut, dans certains cas, être réduit, sous réserve d’accord entre les autorités aéronautiques des deux Parties contractantes.

3. Toute modification apportée aux programmes d’exploitation approuvés d’une entreprise de transport aérien désignée d’une Partie contractante est soumise pour approbation aux autorités aéronautiques de l’autre Partie contractante.

Article 21

Transit

1. Les passagers et le fret en transit via le territoire d'une Partie contractante sont soumis à des contrôles simplifiés.

2. Le fret et les bagages en transit via le territoire d'une Partie contractante sont exonérés de tous droits de douane, frais d'inspection et autres droits et redevances.

Article 22

Statistiques

Les autorités aéronautiques d’une Partie contractante communiquent aux autorités aéronautiques de l’autre Partie contractante ou leur font communiquer, à leur demande, par leur(s) entreprise(s) de transport aérien désignée(s) les documents statistiques qui peuvent être raisonnablement nécessaires pour examiner l’exploitation des services agréés.

Article 23

Consultations et modifications

1 Les autorités aéronautiques des Parties contractantes se consultent aussi souvent que cela est jugé nécessaire, dans un esprit d’étroite coopération, afin de veiller à l’application satisfaisante des principes et des dispositions du présent accord. Ces consultations commencent dans un délai de soixante (60) jours à compter de la date de réception d’une demande de consultations émanant d’une Partie contractante.

2. Chaque Partie contractante peut à tout moment demander à l’autre Partie contractante des consultations afin d’interpréter les dispositions du présent accord ou de procéder à tout amendement ou toute modification des dispositions du présent accord ou de son annexe qu’elle estime souhaitable. Ces consultations peuvent avoir lieu entre les autorités aéronautiques et se dérouler oralement ou par correspondance. Ces consultations commencent dans un délai de soixante (60) jours à compter de la date de réception d’une demande de consultations émanant d’une Partie contractante.

3. Les amendements ou modifications du présent accord convenus entre les Parties contractantes en vertu des dispositions du paragraphe 2 du présent article entrent en vigueur après confirmation par la voie diplomatique de l’accomplissement des procédures internes requises par chaque Partie Contractante.

Article 24

Règlement des différends

1. En cas de différend entre les Parties contractantes au sujet de l’interprétation ou de l’application du présent accord, les Parties contractantes s’efforcent en premier lieu de le régler par voie de négociations directes entre les autorités aéronautiques. conformément aux dispositions de l’article 23 du présent accord.

2. Si les autorités aéronautiques des Parties contractantes ne parviennent pas à un accord, le règlement du différend peut être recherché par voie de consultations diplomatiques. Ces consultations commencent dans un délai maximum de soixante (60) jours à compter de la date de réception d’une demande de consultations émanant d’une Partie contractante.

3. Si les Parties contractantes ne parviennent pas à un règlement par voie de négociations conformément aux paragraphes 1 et 2 du présent article, elles peuvent soit convenir de soumettre le différend pour décision à une personne ou à un organisme désigné d’un commun accord soit, à la demande de l’une ou l’autre des Parties contractantes, de le soumettre pour décision à un tribunal composé de trois arbitres. Dans ce cas, chaque Partie contractante désigne un arbitre ; le troisième arbitre, qui ne doit pas être ressortissant de l’une des Parties contractantes, est désigné par ces deux arbitres et exerce les fonctions de président du tribunal. Chaque Partie contractante désigne son arbitre dans les soixante (60) jours suivant la date de réception par l’une ou l’autre d’entre elles de la demande d’arbitrage émanant de l’autre Partie contractante et transmise par la voie diplomatique ; le troisième arbitre est désigné dans les soixante (60) jours suivant la désignation des deux premiers. Si l’une des Parties contractaltes ne désigne pas d’arbitre dans le délai prescrit ou si le troisième arbitre n’a pas été désigné dans le délai prescrit. le président du Conseil de l’Organisation de l’aviation civile internationale peut, à la demande de l’une quelconque des Parties contractantes, procéder à la désignation d’un ou, selon le cas, de plusieurs arbitres.

4. Le tribunal d’arbitrage fixe librement ses règles de procédure. Les frais des arbitres nationaux sont à la charge des Parties contractantes qui l’ont désigné. Toutes les autres dépenses du tribunal d’arbitrage sont partagées à égalité entre les Parties contractantes.

5. Les Parties contractantes se conforment à toute décision rendue en vertu du paragraphe 3 du présent article.

6. Si l’une des Parties contractantes ne se conforme pas à une décision rendue en vertu du paragraphe 3 du présent article et tant qu’elle persiste à ne pas s’y conformer, l’autre Partie contractante peut limiter, refuser ou abroger tout droit ou privilège accordé en vertu du présent accord.

7. En cas de différend entre les Parties contractantes au sujet de l’interprétation ou de l’application de l’article 13 du présent accord, les paragraphes 1 à 6 ne sont pas applicables. Le ministre en charge des Finances, dans le cas de la République française ou son représentant, et le ministre en charge des Finances ou son représentant, dans le cas de la République du Tchad, s’efforcent de régler par voie d’accord amiable un tel différend.

Article 25

Accords multilatéraux et autres accords

1. Si, après l’entrée en vigueur du présent accord, les deux Parties contractantes deviennent liées par un accord multilatéral traitant de questions régies par le présent accord, les dispositions dudit accord prévalent. Les deux Parties contractantes peuvent procéder à des consultations conformément à l’article 23 du présent accord en vue d’établir dans quelle mesure le présent accord est affecté par les dispositions de cet accord multilatéral et s’il convient de réviser le présent accord pour tenir compte de cet accord multilatéral.

2. Si un accord entre les Parties contractantes tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôt sur le revenu traite de l’exploitation et de l’aliénation d’aéronefs en trafic international et prévoit des règles différentes de celles du présent accord, le premier accord prévaut.

Article 26

Dénonciation

Chacune des Parties contractantes peut à tout moment notifier par écrit et par la voie diplomatique son intention de dénoncer le présent accord. Cette notification doit être adressée simultanément à l’Organisation de l’aviation civile internationale. Dans ce cas, le présent accord prend fin douze (12) mois après la date de réception de la notification par l’autre Partie contractante, sauf retrait de la dénonciation décidé d’un commun accord avant l’expiration de ce délai. S’il n’en est pas accusé réception par l’autre Partie contractante, la notification est réputée avoir été reçue quinze (15) jours après la date à laquelle l’Organisation de l’aviation civile internationale en a accusé réception.

Article 27

Enregistrement auprès de l’Organisation de l’aviation civile internationale Le présent accord est enregistré auprès de l’Organisation de l’aviation civile internationale par chaque Partie contractante.

Article 28

Entrée en vigueur

Le présent accord remplace l’accord relatif au transport aérien signé à Ndjamena le 8 janvier 1963 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Tchad, ainsi que ses modifications ultérieures.

Chaque Partie contractante notifie à l’autre Partie contractante, par la voie diplomatique, l’accomplissement des procédures internes requises en ce qui la concerne pour l’entrée en vigueur du présent accord, qui prend effet le premier jour du deuxième mois suivant le jour de la réception de la seconde notification.

En foi de quoi, les soussignés, dûment autorisés par leur gouvernement respectif, ont signé le présent accord.

Fait à Ndjamena, le 9 février 2018, en deux exemplaires originaux, la langue française faisant foi.

Pour le Gouvernement

de la République française :

PHILIPPE LACOSTE,

Ambassadeur de France

au Tchad

Pour le Gouvernement

de la République du Tchad :

ADOUM YOUNOUSMI,

Ministre des Infrastructures,

du Désenclavement et de l'Aviation civile

ANNEXE

TABLEAU DES ROUTES

1. Route pouvant être exploitée par l’entreprise ou les entreprises de transport aérien désignée (s) de la République française.

Points de départ Points intermédiaires Points d’arrivée Point au-delà Tout/tous point(s) en France à définir ultérieurement Tout/tous point(s) en République duTchad à définir ultérieurement

2. Route pouvant être exploitée par l’entreprise ou les entreprises de transport aérien désignée (s) de la République du Tchad :

Points de départ Points intermédiaires Points d’arrivée Point au-delà Tout/tous point(s) en République

du Tchad à définir ultérieurement Tout/tous point(s) en France à définir ultérieurement Notes :

a) L’entreprise ou les entreprises de transport aérien désignée (s) de chaque Partie contractante peuvent, à leur convenance, sur tout ou partie de leurs services :

– exploiter des vols dans un sens ou dans les deux sens ;

– omettre des escales en un ou plusieurs points des routes spécifiées ;

– modifier l’ordre de desserte des points des routes spécifiées (y compris la possibilité de desservir des points intermédiaires en qualité de points au-delà et vice versa, ainsi que celle d’omettre des escales dans un sens d’un service) ;

– achever leur service sur le territoire de l’autre Partie contractante ou au-delà ;

à condition que les services correspondant commencent ou prennent fin sur le territoire de la Partie contractante qui a désigné l’entreprise de transport aérien ;

b) l’exercice de droits de trafic par une ou plusieurs entreprises de transport aérien désignée (s) de chaque Partie contractante entre des points intermédiaires ou des points au-delà situés dans un pays tiers et le territoire de l’autre Partie contractante est subordonné à un accord entre les autorités aéronautiques des deux Parties contractantes ;

c) sur tout segment des routes ci-dessus, une entreprise de transport aérien désignée de l’une ou l’autre des Parties contractantes peut, en tout point, redistribuer le trafic sans restriction quant au type ou au nombre d’aéronefs. Cette faculté est ouverte pour autant que le transport au-delà de ce point constitue une exploitation secondaire par rapport au service principal sur la route spécifiée.

TCA180000018

ACCORD

ENTRE LE GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ET LE GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE

D’ANGOLA RELATIF AUX SERVICES AÉRIENS (ENSEMBLE UNE ANNEXE), SIGNÉ À LUANDA

LE 1ER MARS 2018

Le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République d’Angola, ci-après dénommés « les Parties contractantes »,

Etant Parties à la Convention relative à l’aviation civile internationale ouverte à la signature à Chicago le 7 décembre 1944, et

Désireux de conclure un accord complétant ladite Convention afin d’établir des services de transport aérien entre leurs territoires respectifs et au-delà,

Sont convenus des dispositions suivantes :

Article 1er

Définitions

1. Aux fins du présent accord, sauf dispositions contraires :

a) le terme « Convention » désigne la Convention relative à l’aviation civile internationale ouverte à la signature à Chicago le 7 décembre 1944 et inclut toute annexe adoptée en vertu de l’article 90 de ladite Convention et tout amendement aux annexes ou à la Convention en vertu de ses articles 90 et 94, dans la mesure où ces annexes et amendements ont été adoptés par les deux Parties contractantes ;

b) l’expression « autorités aéronautiques » désigne, pour la République française, la Direction générale de l’aviation civile et, pour la République d’Angola, le ministre chargé de l’aviation civile, ou toute personne ou tout organisme habilité à exercer des fonctions exercées par les autorités susmentionnées ou des fonctions analogues ;

c) l’expression « transporteur aérien désigné » désigne un transporteur aérien désigné conformément à l’article 3 du présent accord ;

d) le terme « territoire » a le sens que lui donne l’article 2 de la Convention ;

e) les expressions « service aérien », « service aérien international », « transporteur aérien » et « escale non commerciale » ont respectivement le sens que leur donne l’article 96 de la Convention ;

f) l’expression « routes spécifiées » désigne les routes figurant au tableau des routes annexé au présent accord ;

g) l’expression « services agréés » désigne les services aériens réguliers de transport, distinct ou combiné, de passagers, de courrier et de fret, effectués moyennant rétribution sur les routes spécifiées ;

h) le terme « tarif » désigne les prix facturés par le(s) transporteur(s) aérien(s), directement ou par l’intermédiaire de leurs agents, pour le transport de passagers, de bagages et de fret, ainsi que les conditions auxquelles s’appliquent ces prix, y compris la rémunération et les conditions applicables aux agences, mais à l’exclusion de la rémunération ou des conditions applicables au transport de courrier ;

i) l’expression « redevances d’usage » désigne la redevance imposée aux transporteurs aériens par les autorités compétentes au titre de l’utilisation d’un aéroport ou d’installations de navigation aérienne par des aéronefs, leurs équipages, leurs passagers ou leur fret ; et

j) le terme « accord » désigne le présent accord, son annexe et tous amendements à l’accord ou à son annexe convenus conformément aux dispositions de l’article 21 du présent accord.

2. L’annexe forme partie intégrante du présent accord. Toute référence à l’accord porte également sur son annexe, sauf dispositions contraires expressément convenues.

Article 2

Octroi de droits

1. Chaque Partie contractante accorde à l’autre Partie contractante les droits ci-après aux fins des services aériens internationaux, réguliers ou non, effectués par le(s) transporteur(s) aérien(s) de l’autre Partie contractante :

a) le droit de survoler son territoire sans atterrir ;

b) le droit d’effectuer des escales sur son territoire à des fins non commerciales.

2. Chaque Partie contractante accorde à l’autre Partie contractante les droits énoncés au présent accord afin d’établir et d’exploiter des services aériens internationaux réguliers sur les routes spécifiées dans l’annexe au présent accord. Dans le cadre de l’exploitation d’un service agréé sur une route spécifiée, un transporteur aérien désigné par une Partie contractante a, outre les droits énoncés au paragraphe 1 du présent article, le droit d’effectuer des escales sur le territoire de l’autre Partie contractante aux points mentionnés sur ladite route spécifiée afin d’embarquer et de débarquer, séparément ou ensemble, des passagers et du fret, y compris du courrier, à destination ou en provenance du territoire de la première Partie contractante.

3. Aucune disposition du présent accord ne peut être interprétée comme conférant au transporteur aérien d’une Partie contractante le droit d’embarquer sur le territoire de l’autre Partie contractante, moyennant location ou rémunération, des passagers, leurs bagages ou du fret, y compris du courrier, à destination d’un autre point situé sur le territoire de cette autre Partie contractante.

Article 3

Désignation et autorisation des transporteurs aériens

1. Chaque Partie contractante désigne par écrit à l’autre Partie contractante le(s) transporteur(s) aérien(s) autorisé(s) à exploiter des services agréés sur les routes spécifiées. Le nombre de transporteurs aériens désignés est arrêté entre les autorités aéronautiques.

2. Dès réception d’une désignation effectuée par l’une des Parties contractantes conformément aux dispositions du paragraphe 1 du présent article et sur demande du transporteur aérien désigné présentée dans la forme et selon les modalités prescrites, les autorités aéronautiques de l’autre Partie contractante accordent dans les délais les plus brefs les autorisations d’exploitation appropriées, à condition :

a) dans le cas d’un transporteur aérien désigné par la République française :

i. que ce transporteur soit établi sur le territoire de la République française au sens du Traité sur l’Union européenne et du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et possède une licence d’exploitation valide conforme au droit de l’Union européenne ; et

ii. que le contrôle réglementaire effectif du transporteur soit exercé et assuré par l’Etat membre de l’Union européenne responsable de la délivrance de son certificat de transporteur aérien et que les autorités aéronautiques compétentes soient clairement identifiées dans la désignation ; et iii. que le transporteur soit détenu, soit directement, soit par participation majoritaire, par des Etats membres de l’Union européenne ou de l’Association européenne de libre-échange et/ou des ressortissants de ces Etats, et soit soumis à un contrôle effectif de ces Etats et/ou des ressortissants de ces Etats ;

b) dans le cas d’un transporteur aérien désigné par la République d’Angola :

i. que ce transporteur soit établi sur le territoire de la République d’Angola et possède une licence d’exploitation valide conforme au droit de la République d’Angola ; et ii. que la République d’Angola exerce et assure un contrôle réglementaire effectif sur le transporteur ; et iii. que ce transporteur soit la propriété directe ou majoritaire de la République d’Angola et/ou de ressortissants de la République d’Angola et soit soumis à un contrôle effectif de cet Etats et/ou de ses ressortissants ;

c) que le transporteur aérien désigné soit à même de satisfaire aux conditions prescrites au titre des lois et règlements normalement et raisonnablement applicables en matière de transport aérien international par la Partie contractante qui examine la ou les demandes conformément aux dispositions de la Convention ; et d) que les normes énoncées aux articles 9 et 10 soient requises et appliquées ;

3. Lorsqu’un transporteur aérien a été ainsi désigné et autorisé, il peut commencer à tout moment l’exploitation des services agréés, sous réserve de respecter les dispositions du présent accord.

Article 4

Révocation ou suspension d’une autorisation d’exploitation

1. Chaque Partie contractante a le droit de révoquer une autorisation d’exploitation, de suspendre l’exercice des droits accordés par le présent accord à un transporteur aérien désigné par l’autre Partie contractante ou d’imposer à l’exercice de ces droits les conditions qu’elle estime nécessaires lorsque :

a) dans le cas d’un transporteur aérien désigné par la République française :

i. ce transporteur n’est pas établi sur le territoire de la République française en vertu du Traité sur l’Union européenne et du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ou ne possède pas de licence d’exploitation valide conforme au droit de l’Union européenne ; ou

ii. le contrôle réglementaire effectif du transporteur aérien n’est pas exercé ou assuré par l’Etat membre de l’Union européenne responsable de la délivrance de son certificat de transporteur aérien ou les autorités aéronautiques compétentes ne sont pas clairement identifiées dans la désignation ; ou iii. le transporteur aérien n’est pas détenu, soit directement, soit par participation majoritaire, par des Etats membres de l’Union européenne ou de l’Association européenne de libre-échange et/ou des ressortissants de ces Etats, ou n’est pas soumis à tout moment à un contrôle effectif de ces Etats et/ou des ressortissants de ces Etats.

En exerçant son droit dans le cadre du présent paragraphe, la République d’Angola n’exerce aucune discrimination basée sur la nationalité entre les transporteurs aériens de l’Union européenne ;

b) dans le cas d’un transporteur aérien désigné par la République d’Angola :

i. le transporteur n’est pas établi sur le territoire de la République d’Angola ou ne possède pas de licence d’exploitation valide conforme au droit de la République d’Angola ; ou ii. la République d’Angola n’exerce pas et n’assure pas un contrôle réglementaire effectif sur le transporteur aérien ; ou

iii. ce transporteur n’est pas la propriété directe ou majoritaire de la République d’Angola et/ou de ses ressortissants, ou n’est pas soumis à tout moment à un contrôle effectif de cet Etat et/ou de ses ressortissants ;

c) lorsque ce transporteur ne se conforme pas aux lois ou règlements normalement et uniformément appliqués à l’exploitation de transports aériens internationaux par la Partie contractante qui accorde ces droits ;

d) dans tous les cas où les normes énoncées au présent accord, en particulier aux articles 9 et 10, ne sont pas requises et appliquées.

2. A moins que la révocation, la suspension ou l’imposition des conditions prévues au paragraphe 1 du présent article ne soient nécessaires pour éviter de nouvelles infractions aux lois et règlements, ou aux dispositions du présent accord, ce droit n’est exercé qu’après des consultations avec l’autre Partie contractante. Ces consultations se tiennent dans les trente (30) jours suivant la date de leur demande par l’une des Parties contractantes, sauf accord contraire entre les deux Parties contractantes.

Article 5

Principes régissant l’exploitation des services agréés

1. Chaque Partie contractante fait en sorte que les transporteurs aériens désignés des deux Parties contractantes disposent de possibilités équitables et égales de concurrence pour l’exploitation des services agréés régis par le présent accord. Chaque Partie contractante s’assure que son (ses) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) fonctionne(nt) dans des conditions qui permettent de respecter ce principe et prend des mesures pour en assurer le respect en tant que de besoin.

2. Les services agréés exploités par les transporteurs aériens désignés des Parties contractantes sur les routes spécifiées entre leurs territoires respectifs doivent être en rapport étroit avec la demande de transport de la clientèle et doivent avoir pour objectif primordial d’offrir, avec un coefficient de remplissage raisonnable compatible avec les tarifs conformes aux dispositions de l’article 17 du présent accord, une capacité appropriée pour faire face aux besoins courants et raisonnablement attendus de transport de passagers, de fret et de courrier, afin de favoriser le développement harmonieux des services aériens entre les territoires des Parties contractantes.

Article 6

Concurrence loyale

1. Les Parties contractantes reconnaissent que leur objectif commun est de disposer d’un environnement concurrentiel et loyal et de possibilités loyales et équitables pour permettre aux transporteurs aériens des deux Parties contractantes de se concurrencer dans l’exploitation des services agréés sur les routes spécifiées. En conséquence, les Parties contractantes prennent toutes les mesures adéquates pour assurer la pleine application de cet objectif.

2. Les Parties contractantes affirment qu’une concurrence libre, loyale et non faussée est importante pour promouvoir les objectifs du présent accord et notent que l’existence d’un droit de la concurrence complet et d’une autorité indépendante de la concurrence, ainsi que l’application saine et effective de leur droit national de la concurrence est important pour la fourniture efficace de services de transport aérien. Le droit de la concurrence de chaque Partie contractante traitant des questions couvertes par le présent article, tel qu’amendé en tant que de besoin, s’applique à l’activité des transporteurs aériens dans la juridiction de chacune des Parties contractantes. Les Parties contractantes partagent l’objectif de compatibilité et de convergence du droit de la concurrence et de son application effective. Elles coopèrent, en tant que de besoin et lorsque cela est justifié, à l’application effective du droit de la concurrence, notamment en autorisant la communication par leur(s) transporteur(s) aérien(s) ou d’autres ressortissants, conformément à leurs règles et jurisprudence respectives, des informations pertinentes se rapportant à une action relevant du droit de la concurrence intentée par les autorités de la concurrence de l’autre Partie.

3. Chaque Partie contractante élimine toutes formes de discrimination ou de pratiques déloyales qui porteraient atteinte aux possibilités loyales et équitables pour le(s) transporteur(s) aérien(s) de l’autre partie contractante.

Article 7

Application des lois et règlements

1. Les lois, règlements et procédures d’une Partie contractante relatifs à l’entrée sur son territoire ou à la sortie de son territoire des aéronefs assurant des services aériens internationaux, ou à l’exploitation et à la navigation de ces aéronefs durant leur séjour sur son territoire, s’appliquent aux aéronefs de(s) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) de l’autre Partie contractante et sont appliqués à ces aéronefs à l’entrée sur le territoire, à la sortie du territoire ou pendant le séjour sur le territoire de la première Partie contractante.

2. Les lois et règlements d’une Partie contractante relatifs à l’entrée sur son territoire ou à la sortie de son territoire des passagers, des bagages, des équipages et du fret à bord d’aéronefs sont respectés par lesdits passagers, bagages, équipages et fret du (des) transporteur(s) aérien(s) de l’autre Partie contractante, ou en leur nom, à l’entrée sur le territoire ou à la sortie du territoire d’une Partie contractante.

3. Les lois et règlements mentionnés aux paragraphes 1 et 2 du présent article sont les mêmes que ceux qui s’appliquent aux aéronefs nationaux qui assurent des services aériens internationaux analogues, ainsi qu’aux passagers, aux bagages, aux équipages, au fret et au courrier transportés par ces aéronefs.

Article 8

Certificats de navigabilité, brevets d’aptitude et licences

1. La validité des certificats de navigabilité, brevets d’aptitude et licences délivrés ou validés conformément aux lois et règlements d’une Partie contractante, y compris, dans le cas de la France, au droit de l’Union européenne, est reconnue par l’autre Partie contractante aux fins de l’exploitation des services agréés sur les routes spécifiées, sous réserve que les critères de délivrance ou de validation desdits certificats, brevets ou licences soient au moins égaux aux normes qui peuvent être instituées en application de la Convention.

2. Toutefois, chaque Partie contractante se réserve le droit de ne pas reconnaître, aux fins du survol de son propre territoire, la validité des brevets d’aptitude et licences délivrés à ses propres ressortissants par l’autre Partie contractante.

Article 9

Sécurité de l’aviation

1. Chaque Partie contractante peut demander à tout moment des consultations au sujet des normes de sécurité adoptées par l’autre Partie contractante et relatives aux installations aéronautiques, aux équipages, aux aéronefs et à leur exploitation. Ces consultations ont lieu dans un délai de trente (30) jours à compter de la date de la demande.

2. Si, à la suite de ces consultations, une Partie contractante estime que l’autre Partie contractante ne requiert pas ou n’applique pas effectivement, dans les domaines mentionnés au paragraphe 1, des normes de sécurité au moins égales aux normes minimales instituées au moment considéré en application de la Convention, elle informe l’autre Partie contractante de ces constatations et l’autre Partie contractante adopte des mesures correctives en conséquence. Si l’autre Partie contractante ne prend pas des mesures appropriées dans un délai raisonnable et, en tout cas, dans les quinze (15) jours ou dans un délai plus long éventuellement arrêté d’un commun accord, il y a lieu d’appliquer l’article 4 du présent accord.

3. Nonobstant les obligations énoncées à l’article 33 de la Convention, il est convenu que tout aéronef exploité ou loué par le(s) transporteur(s) aérien(s) d’une Partie contractante pour des services à destination ou en provenance du territoire de l’autre Partie contractante peut, pendant son séjour sur le territoire de l’autre Partie contractante, être soumis par les représentants habilités de l’autre Partie contractante à un examen à bord ou à l’extérieur de l’aéronef afin de vérifier la validité des documents de l’aéronef et de ceux de son équipage ainsi que l’état apparent de l’aéronef et de ses équipements (examen dénommé « inspection au sol » dans la suite du présent article), pour autant que cela n’entraîne pas un retard déraisonnable.

4. Si une inspection ou une série d’inspections au sol donne lieu à :

a) des motifs sérieux de penser qu’un aéronef ou son exploitation ne respecte pas les normes minimales en vigueur au moment considéré conformément à la Convention, ou

b) des motifs sérieux de craindre des déficiences dans l’adoption et la mise en œuvre effectives de normes de sécurité en vigueur au moment considéré conformément à la Convention,

la Partie contractante qui effectue l’inspection est, pour l’application de l’article 33 de la Convention, libre de conclure que les critères suivant lesquels les certificats ou les licences relatifs à cet aéronef, à son exploitant ou à son équipage ont été délivrés ou validés ne sont pas égaux ou supérieurs aux normes minimales en vigueur au moment considéré conformément à la Convention.

5. En cas de refus d’accès à un aéronef exploité par le(s) transporteur(s) aérien(s) d’une Partie contractante aux fins de son inspection au sol conformément au paragraphe 3 ci-dessus, l’autre Partie contractante a toute latitude d’en déduire qu’il existe des motifs sérieux du type de ceux mentionnés au paragraphe 4 ci-dessus et d’en tirer les conclusions mentionnées au même paragraphe.

6. Chaque Partie contractante se réserve le droit de suspendre ou de modifier immédiatement l’autorisation d’exploitation accordée à un transporteur aérien de l’autre Partie contractante si, à la suite d’une inspection au sol, d’une série d’inspections au sol, d’un refus d’accès pour inspection au sol, de consultations ou de toute autre forme de dialogue, elle conclut à la nécessité d’agir immédiatement pour assurer la sécurité de l’exploitation d’un ou de plusieurs transporteurs aériens.

7. Toute mesure prise par une Partie contractante conformément aux paragraphes 2 ou 6 ci-dessus est suspendue dès que les faits qui l’ont motivée ont cessé d’exister.

8. Si la République française a désigné un transporteur aérien dont le contrôle réglementaire est exercé et assuré par un autre Etat membre de l’Union européenne, les droits de la République d’Angola au titre du présent article s’appliquent également à l’adoption, à l’application ou à la mise en œuvre de normes de sécurité par cet Etat membre de l’Union européenne et à l’autorisation d’exploitation de ce transporteur aérien.

Article 10

Sûreté de l’aviation

1. Conformément à leurs droits et obligations en vertu du droit international, les Parties contractantes réaffirment que leur obligation mutuelle de protéger la sûreté de l’aviation civile contre les actes d’intervention illicite forme partie intégrante du présent accord. Sans limiter la portée générale de leurs droits et obligations découlant du droit international, les Parties contractantes agissent, notamment, conformément aux dispositions de la Convention

relative aux infractions et à certains autres actes survenant à bord des aéronefs signée à Tokyo le 14 septembre 1963, de la Convention pour la répression de la capture illicite d’aéronefs signée à La Haye le 16 décembre 1970, de la Convention pour la répression d’actes illicites dirigés contre la sécurité de l’aviation civile signée à Montréal le 23 septembre 1971, du Protocole pour la répression des actes illicites de violence dans les aéroports servant à l’aviation civile internationale, complémentaire à la Convention pour la répression d’actes illicites dirigés contre la sécurité de l’aviation civile, ouvert à la signature à Montréal le 24 février 1988, de la Convention sur le marquage des explosifs plastiques et en feuilles aux fins de détection signée à Montréal le 1er mars 1991 et de tout autre accord multilatéral régissant la sûreté de l’aviation civile et liant les deux Parties contractantes.

2. Les Parties contractantes s’accordent mutuellement, sur demande, toute l’aide nécessaire pour prévenir les actes de capture illicite d’aéronefs civils et les autres actes illicites dirigés contre la sécurité desdits aéronefs, de leurs passagers, de leurs équipages, des aéroports et des installations de navigation aérienne, ainsi que toute autre menace pour la sûreté de l’aviation civile.

3. Les Parties contractantes agissent, dans leurs relations mutuelles, conformément aux dispositions relatives à la sûreté de l’aviation établies par l’Organisation de l’aviation civile internationale et désignées comme annexes à la Convention, dans la mesure où ces dispositions leur sont applicables ; elles exigent que les exploitants d’aéronefs dont le siège principal d’exploitation ou la résidence permanente est situé sur leur territoire et, dans le cas de la République française, que les exploitants qui sont établis sur son territoire et possèdent une licence d’exploitation conformément au droit de l’Union européenne, ainsi que les exploitants des aéroports situés sur leur territoire agissent conformément à ces dispositions relatives à la sûreté de l’aviation. Dans le présent paragraphe, la référence aux dispositions relatives à la sûreté de l’aviation inclut toute divergence notifiée par la Partie contractante concernée. Chaque Partie contractante informe à l’avance l’autre Partie contractante de son intention de notifier toute divergence concernant ces dispositions.

4. Chaque Partie contractante convient que ses exploitants d’aéronefs peuvent être tenus de respecter, pour le départ du territoire de l’autre Partie contractante ou pendant le séjour sur ce territoire, les dispositions en matière de sûreté de l’aviation en vertu de la législation en vigueur dans ce pays, conformément à l’article 7 du présent accord.

Chaque Partie contractante fait en sorte que des mesures appropriées soient effectivement appliquées sur son territoire pour protéger les aéronefs et pour inspecter les passagers, les équipages, leurs bagages, le fret et les provisions de bord, avant et pendant l’embarquement ou le chargement. Chaque Partie contractante examine également avec bienveillance toute demande émanant de l’autre Partie contractante en vue d’instituer des mesures spéciales mais raisonnables de sûreté afin de faire face à une menace particulière.

5. En cas d’incident ou de menace d’incident de capture illicite d’un aéronef civil ou d’autres actes illicites dirigés contre la sécurité de passagers, d’équipages, d’aéronefs, d’aéroports ou d’installations de navigation aérienne, les Parties contractantes se prêtent mutuellement assistance en facilitant les communications et en prenant d’autres mesures appropriées destinées à mettre fin rapidement et en toute sécurité à cet incident ou à cette menace.

6. Si une Partie contractante a des motifs raisonnables d’estimer que l’autre Partie contractante n’a pas respecté les dispositions relatives à la sûreté de l’aviation prévues au présent article, elle peut demander des consultations immédiates à l’autre Partie contractante. Sans préjuger des dispositions de l’article 4 du présent accord, l’absence d’accord satisfaisant dans un délai de quinze (15) jours à compter de la date de cette demande constitue un motif de suspension des droits accordés aux Parties contractantes en vertu du présent accord. En cas d’urgence constituée par une menace directe et exceptionnelle pour la sûreté de passagers, d’équipages ou d’aéronefs d’une Partie contractante et si l’autre Partie contractante ne s’est pas acquittée comme il convient des obligations qui découlent pour elle des paragraphes 4 et 5 du présent article, une Partie contractante peut prendre immédiatement, à titre provisoire, les mesures de protection appropriées pour parer à cette menace. Toute mesure prise conformément au présent paragraphe est suspendue dès que l’autre Partie contractante s’est conformée aux dispositions du présent article en matière de sûreté.

Article 11

Redevances d’usage

1. Les redevances d’usage qui peuvent être perçues par les autorités ou organismes compétents d’une Partie contractante auprès du (des) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) de l’autre Partie contractante au titre de l’utilisation des installations et services aéroportuaires et des installations de sécurité, de sûreté, de navigation aérienne et autres qui relèvent de leur autorité doivent être justes, raisonnables, non discriminatoires et faire l’objet d’une répartition équitable entre les catégories d’usagers. Elles ne doivent pas être plus élevées que celles qui sont perçues au titre de l’utilisation desdits services et installations par un autre transporteur aérien qui exploite les mêmes services internationaux ou des services analogues.

2. Ces redevances peuvent refléter, sans toutefois excéder, une part équitable du coût total supporté pour la mise à disposition des installations et services aéroportuaires ainsi que des services et installations de sécurité, de sûreté et de navigation aérienne. Les installations et services pour lesquels des redevances sont perçues sont fournis sur une base efficace et économique. Les autorités ou organismes compétents de chaque Partie contractante notifient au(x) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) de l’autre Partie contractante tout projet de modification significative de ces redevances ; cette notification doit intervenir dans un délai raisonnable précédant l’entrée en vigueur de ladite modification. Chaque Partie contractante encourage les consultations entre les autorités ou organismes compétents sur son territoire et les transporteurs aériens qui utilisent les services et installations, en cas d’augmentation des redevances.

Article 12

Droits de douane et taxes

1. A l’entrée sur le territoire d’une Partie contractante, les aéronefs exploités aux fins de services aériens internationaux par le(s) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) de l’autre Partie contractante, leur équipement normal, leurs carburants et lubrifiants, fournitures techniques consommables, pièces détachées, y compris les moteurs, et provisions de bord (y compris mais de manière non limitative la nourriture, les boissons et alcools, les tabacs et autres produits destinés à la vente aux passagers ou à leur consommation en quantités limitées pendant le vol), leurs équipements et les autres produits destinés à être utilisés ou utilisés uniquement en rapport avec l’exploitation ou l’entretien des aéronefs exploitant un service aérien international sont, à titre temporaire, en attente de leur réexportation et sur la base de la réciprocité, admis en exemption de tous droits de douane, restrictions à l’importation, impôts réels, taxes sur le capital, droits d’inspection, droits d’accise et droits ou redevances analogues perçus par les autorités nationales ou locales, à condition que ces équipements et fournitures restent à bord de l’aéronef.

2. Sont également exemptés, sur la base de la réciprocité, des impôts, droits, frais d’inspection et redevances mentionnés au paragraphe 1 du présent article, à l’exception des redevances basées sur le coût des services rendus :

a) les provisions de bord introduites ou fournies sur le territoire d’une Partie contractante et embarquées, dans des limites raisonnables, pour être utilisées à bord des aéronefs au départ du (des) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) de l’autre Partie contractante exploitant des services aériens internationaux, même si ces provisions sont destinées à être utilisées sur une partie du trajet effectuée au-dessus du territoire de la Partie contractante dans laquelle elles sont embarquées ;

b) les équipements normaux et les pièces détachées, y compris les moteurs, introduits sur le territoire d’une Partie contractante aux fins d’entretien, de maintenance, de réparation et d’approvisionnement d’un aéronef d’un transporteur aérien désigné de l’autre Partie contractante assurant des services aériens internationaux ;

c) les carburants, lubrifiants et fournitures techniques consommables introduits ou fournis sur le territoire d’une Partie contractante pour être utilisés à bord d’un aéronef d’un transporteur aérien désigné d’une Partie contractante assurant des services aériens internationaux, même si ces fournitures sont destinées à être utilisées sur une partie du trajet effectuée au-dessus du territoire de la Partie contractante dans laquelle ils sont embarqués ;

d) les imprimés et documents publicitaires promotionnels, y compris mais non uniquement les horaires, brochures et imprimés, introduits sur le territoire d’une Partie contractante et destinés à être distribués gratuitement à bord des aéronefs par le(s) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) de l’autre Partie contractante ;

e) l’équipement de sûreté et de sécurité utilisé dans les aéroports et les terminaux de fret.

3. Il peut être exigé que les équipements et fournitures mentionnés aux paragraphes 1 et 2 du présent article soient placés sous la surveillance ou le contrôle des autorités compétentes et que leur propriété ne soit transférée qu’après paiement des droits de douane et taxes correspondants.

4. Les exonérations prévues au présent article sont également accordées lorsque le(s) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) d’une Partie contractante a (ont) conclu avec un autre transporteur aérien bénéficiant des mêmes exonérations de la part de l’autre Partie contractante des contrats en vue du prêt ou du transfert sur le territoire de l’autre Partie contractante des produits mentionnés aux paragraphes 1 et 2 du présent article.

5. L’équipement aéroporté normal, ainsi que les matériels et fournitures normalement conservés à bord de l’aéronef d’un transporteur aérien de l’une des Parties contractantes ne peuvent être déchargés sur le territoire de l’autre Partie contractante qu’avec l’accord des autorités douanières de ce territoire. Dans ce cas, ils peuvent être placés sous la surveillance desdites autorités jusqu’à ce qu’ils soient réexportés ou cédés d’une autre manière conformément à la réglementation douanière.

6. En application de la réglementation européenne en la matière, aucune disposition du présent accord n’empêche la République française d’imposer, de manière non discriminatoire, des prélèvements, impôts, droits, taxes ou redevances sur le carburant fourni sur son territoire en vue d’une utilisation par un aéronef d’un transporteur aérien désigné de la République d’Angola qui exploite un service entre un point situé sur le territoire de la République française et un autre point situé sur le territoire de la République française ou d’un autre Etat membre de l’Union européenne.

Article 13

Activités commerciales

1. Le(s) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) d’une Partie contractante a (ont) le droit, sur la base de la réciprocité, d’établir des bureaux sur le territoire de l’autre Partie contractante aux fins de la promotion et de la vente de services de transport aérien.

2. Le(s) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) d’une Partie contractante est (sont) autorisé(s), sur la base de la réciprocité, conformément aux lois et règlements relatifs à l’entrée et à la résidence sur le territoire de l’autre Partie contractante, à faire entrer et séjourner sur le territoire de l’autre Partie contractante leur personnel de gestion, d’exploitation, leur personnel commercial et tout autre personnel spécialisé nécessaire pour assurer les transports aériens.

3. Chaque Partie contractante accorde au personnel nécessaire du (des) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) de l’autre Partie contractante, sur la base de la réciprocité, l’autorisation d’accéder, sur son territoire, à l’aéroport et

aux zones en rapport avec l’exploitation des aéronefs, les équipages, les passagers et le fret d’un transporteur aérien de l’autre Partie contractante.

4. Chaque Partie contractante accorde, sur la base de la réciprocité, au(x) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) de l’autre Partie contractante le droit de faire entrer et séjourner sur son territoire, pendant de brèves périodes n’excédant pas quatre-vingt-dix (90) jours, le personnel supplémentaire requis par le(s) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) de l’autre Partie contractante pour ses activités.

5. Les Parties contractantes s’assurent que les passagers, quelle que soit leur nationalité, puissent acheter des billets auprès du transporteur aérien de leur choix, en monnaie locale ou en toute devise librement convertible acceptée par ce transporteur aérien. Ces principes s’appliquent également au transport de fret.

6. Sur la base de la réciprocité, le(s) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) d’une Partie contractante a (ont), sur le territoire de l’autre Partie contractante, le droit de procéder, en monnaie locale ou en toute devise librement convertible, à la vente de billets de transport aérien de passagers et de fret, dans ses (leurs) propres bureaux comme par l’intermédiaire des agents accrédités de leur choix. Le(s) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) d’une Partie contractante ont le droit d’ouvrir et de conserver, sur le territoire de l’autre Partie contractante, des comptes bancaires nominatifs dans la monnaie de l’une ou l’autre des Parties contractantes ou en toute devise librement convertible, à sa (leur) discrétion.

Article 14

Accords de coopération commerciale

1. Pour l’exploitation de services agréés, le(s) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) de chaque Partie contractante peu(ven)t conclure des accords de coopération commerciale, notamment des accords de réservation de capacité, de partage de codes ou tout autre accord de coentreprise :

a) avec un ou plusieurs transporteurs aériens de l’une ou l’autre des Parties contractantes ; et b) avec un ou plusieurs transporteurs aériens d’un pays tiers.

2. Le(s) transporteur(s) aérien(s) de fait dans le cadre de ces accords de coopération commerciale doi(ven)t disposer des autorisations adéquates et des droits de trafic correspondants, y compris ceux relatifs aux routes et aux enveloppes de capacité, et satisfaire aux critères normalement applicables à de tels accords.

3. Tous les transporteurs aériens contractuels dans le cadre de ces accords de coopération commerciale doivent disposer des autorisations adéquates et des droits correspondants relatifs aux routes, et satisfaire aux critères normalement applicables à de tels accords.

4. La capacité totale exploitée par les services aériens assurés dans le cadre de ces accords de coopération commerciale n’est décomptée que de l’enveloppe de capacité de la Partie contractante qui a désigné le(s) transporteur(s) aérien(s) de fait. La capacité proposée pour ces services par le(s) transporteur(s) aérien(s) contractuel(s) n’est pas décomptée de l’enveloppe de capacité de la Partie contractante qui a désigné ce transporteur.

5. Les autorités aéronautiques de chaque Partie contractante peuvent demander non seulement au(x) transporteur (s) aérien(s) de fait, mais aussi au(x) transporteur(s) aérien(s) contractuel(s) de déposer leurs programmes à des fins d’autorisation.

6. Lors de la vente de services dans le cadre de ces accords de coopération commerciale, le transporteur aérien concerné ou son agent informent l’acquéreur, au moment de la vente, de l’identité du transporteur aérien de fait sur chaque tronçon du service et de l’identité du ou des transporteurs aériens avec lesquels il conclut un contrat.

Article 15

Transfert des excédents de recettes

1. Chaque Partie contractante accorde, sur la base de la réciprocité, au(x) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) de l’autre Partie contractante le droit de transférer librement l’excédent des recettes par rapport aux dépenses, réalisées par ce transporteur sur son territoire en rapport avec le transport de passagers, de bagages, de courrier et de fret.

Ces transferts s’effectuent promptement conformément à la réglementation des changes et aux exigences en la matière, au taux de change officiel ou au taux en vigueur sur le marché des changes pour les paiements courants, et ils ne sont pas imposables ni soumis à d’autres frais que ceux qui sont normalement perçus par les banques pour ce type d’opérations.

2. Chaque Partie contractante accorde au(x) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) de l’autre Partie contractante le droit d’affecter tout ou partie de leurs recettes réalisées sur son territoire au règlement de toutes dépenses en rapport avec leurs activités de transport (y compris les achats de carburant) et avec les autres activités liées au transport aérien.

3. Dans la mesure où les règlements financiers entre les Parties contractantes sont régis par un accord particulier, ledit accord s’applique.

Article 16

Services d’assistance en escale

Sous réserve des lois et règlements nationaux en vigueur dans chaque Partie contractante, y compris, pour ce qui concerne la France, le droit de l’Union européenne, chaque transporteur aérien a le droit, sur le territoire de l’autre Partie contractante, de pratiquer l’auto-assistance ou, à son gré, de choisir parmi les prestataires concurrents qui fournissent des services d’assistance en escale en totalité ou en partie. Lorsque les lois et règlements applicables limitent ou excluent l’auto-assistance et lorsqu’il n’y a pas de concurrence effective entre les prestataires d’assistance en escale, chaque transporteur aérien désigné est traité de manière non-discriminatoire en ce qui concerne l’accès à l’auto-assistance et aux services d’assistance en escale fournis par un ou plusieurs prestataires.

Article 17

Tarifs

1. Les tarifs (y compris les taxes et/ou les surtaxes) à appliquer par le(s) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) de chaque Partie contractante sont fixés à des niveaux raisonnables, librement et de manière indépendante, en tenant dûment compte de tous les facteurs pertinents, y compris les coûts d’exploitation, le prix du carburant, les caractéristiques du service et un bénéfice raisonnable.

2. Chaque Partie contractante peut demander la notification à ses autorités aéronautiques ou l’enregistrement auprès de celles-ci des tarifs que le(s) transporteur(s) aérien(s) de l’autre Partie contractante enten(den)t appliquer au départ ou à destination de son territoire. La notification ou l’enregistrement, par les transporteurs aériens des deux Parties contractantes, peuvent être requis au plus tard trente (30) jours avant la date prévue pour leur entrée en vigueur. Dans certains cas, la notification ou l’enregistrement peuvent être autorisés dans des délais plus courts que ceux normalement prévus.

3. Sans préjudice des lois en matière de concurrence et de protection du consommateur en vigueur dans chaque Partie contractante, l’intervention des Parties contractantes se limite :

a) à la protection du consommateur par rapport à des prix déraisonnablement élevés ou restrictifs en raison d’un abus de position dominante ;

b) à la protection des transporteurs aériens par rapport à des prix artificiellement faibles en raison de subventions ou d’aides directes ou indirectes ;

c) à la protection des transporteurs aériens par rapport à des prix artificiellement bas, avec l’intention avérée d’éliminer la concurrence.

4. Si les autorités aéronautiques de l’une des Parties contractantes estiment qu’un tarif ne répond pas aux critères énoncés au paragraphe 1 et/ou relève des catégories visées aux paragraphes 3 a), 3 b) et/ou 3 c), elles envoient une notification motivée de leur désapprobation aux autorités aéronautiques de l’autre Partie contractante ainsi qu’au transporteur aérien concerné aussi tôt que possible et, en tout état de cause, au plus tard trente (30) jours après la date de notification ou d’enregistrement du tarif en question. En outre, elles peuvent demander des consultations à ce sujet avec les autorités aéronautiques de l’autre Partie contractante. Ces consultations ont lieu dans un délai de trente (30) jours à compter de la réception de la demande. Les tarifs sont considérés comme approuvés, sauf si les autorités aéronautiques des deux Parties sont convenues de les désapprouver par écrit.

Article 18

Dépôt des programmes

1. Les horaires du (des) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) d’une Partie contractante sont soumis pour approbation aux autorités aéronautiques de l’autre Partie contractante.

2. Les horaires sont communiqués au moins quarante-cinq (45) jours avant leur entrée en vigueur et incluent les informations relatives au programme d’exploitation, à la fréquence des services, aux types et à la configuration des aéronefs exploités.

3. Toute modification apportée aux horaires présentés, à l’exception des modifications ad hoc, est communiquée aux autorités aéronautiques au moins vingt (20) jours avant l’entrée en vigueur de cette modification. Toute modification ad hoc, est communiquée aux autorités aéronautiques au moins un (1) jour avant l’entrée en vigueur de cette modification. Cependant, les autorités aéronautiques s’efforcent d’accélérer la prise de décision concernant toute modification ad hoc.

4. En l’absence de désaccord reçu avant la date effective d’entrée en vigueur d’un horaire ou d’une modification d’horaire, cet horaire est considéré comme étant approuvé, étant entendu que cette approbation tacite devient automatiquement nulle si les limitations applicables en termes de capacités et de fréquence offertes sont dépassées.

5. En cas de circonstances exceptionnelles, les périodes mentionnées aux paragraphes 2 et 3 du présent article peuvent être réduites par accord entre les deux autorités aéronautiques.

Article 19

Transit

1. Les passagers et le fret en transit via le territoire d’une Partie contractante sont soumis à des contrôles simplifiés.

2. Le fret et les bagages en transit via le territoire d’une Partie contractante sont exonérés de tous droits de douane, frais d’inspection et autres droits et redevances.

Article 20

Statistiques

Les autorités aéronautiques d’une Partie contractante communiquent aux autorités aéronautiques de l’autre Partie contractante ou leur font communiquer, à leur demande, par leur(s) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) les documents statistiques qui peuvent être raisonnablement nécessaires pour examiner l’exploitation des services agréés.

Article 21

Consultations et modifications

1. Les autorités aéronautiques des Parties contractantes se consultent aussi souvent que cela est jugé nécessaire, dans un esprit d’étroite coopération, afin de veiller à l’application satisfaisante des principes et des dispositions du présent accord. Ces consultations commencent dans un délai de soixante (60) jours à compter de la date de réception d’une demande de consultations émanant d’une Partie contractante.

2. Chaque Partie contractante peut à tout moment demander à l’autre Partie contractante des consultations afin d’interpréter les dispositions du présent accord ou de procéder à tout amendement ou à toute modification des dispositions du présent accord ou de son annexe qu’elle estime souhaitable. Ces consultations peuvent avoir lieu entre les autorités aéronautiques et se dérouler oralement ou par correspondance. Ces consultations commencent dans un délai de soixante (60) jours à compter de la date de réception d’une demande de consultations émanant d’une Partie contractante.

3. Les amendements ou modifications du présent accord convenus entre les Parties contractantes en vertu des dispositions du paragraphe 2 du présent article entrent en vigueur, en tant que de besoin, après confirmation par la voie diplomatique de l’accomplissement des procédures internes requises par chaque Partie contractante.

Article 22

Règlement des différends

1. En cas de différend entre les Parties contractantes au sujet de l’interprétation ou de l’application du présent accord, les Parties contractantes s’efforcent en premier lieu de le régler par voie de négociations directes entre les autorités aéronautiques, conformément aux dispositions de l’article 21 du présent accord.

2. Si les autorités aéronautiques des Parties contractantes ne parviennent pas à se mettre d’accord, le différend est réglé par voie de consultations diplomatiques. Ces consultations commencent dans un délai maximum de soixante (60) jours à compter de la date de réception d’une demande de consultations émanant d’une Partie contractante.

3. Si les Parties contractantes ne parviennent pas à un règlement par voie de négociations conformément aux paragraphes 1 et 2 du présent article, elles peuvent convenir de soumettre le différend pour décision soit à une personne ou à un organisme désigné d’un commun accord soit, à la demande de l’une ou l’autre des Parties contractantes, à un tribunal composé de trois arbitres. Dans ce cas, chaque Partie contractante désigne un arbitre ; le troisième arbitre, qui ne doit pas être ressortissant de l’une des Parties contractantes, est désigné par ces deux arbitres et exerce les fonctions de président du tribunal. Chaque Partie contractante désigne son arbitre dans les soixante (60) jours suivant la date de réception par l’une ou l’autre d’entre elles, par la voie diplomatique, de la demande d’arbitrage émanant de l’autre Partie contractante ; le troisième arbitre est désigné dans les soixante (60) jours suivant la désignation des deux premiers. Si l’une des Parties contractantes ne désigne pas d’arbitre dans le délai prescrit ou si le troisième arbitre n’a pas été désigné dans le délai prescrit, le président du Conseil de l’Organisation de l’aviation civile internationale peut, à la demande de l’une quelconque des Parties contractantes, procéder à la désignation d’un ou, selon le cas, de plusieurs arbitres.

4. Le tribunal d’arbitrage fixe librement ses règles de procédure. Les frais de chacun des arbitres nationaux sont à la charge de la Partie contractante qui l’a désigné. Toutes les autres dépenses du tribunal d’arbitrage sont partagées à égalité entre les Parties contractantes.

5. Les Parties contractantes se conforment à toute décision rendue en vertu du paragraphe 3 du présent article.

6. Si l’une des Parties contractantes ne se conforme pas à une décision rendue en vertu du paragraphe 3 du présent article et tant qu’elle persiste à ne pas s’y conformer, l’autre Partie contractante peut limiter, refuser ou abroger tout droit ou privilège accordé en vertu du présent accord.

Article 23

Accords multilatéraux

Si, après l’entrée en vigueur du présent accord, les deux Parties contractantes deviennent liées par un accord multilatéral traitant de questions régies par le présent accord, les dispositions dudit accord prévalent. Les deux Parties contractantes peuvent procéder à des consultations conformément à l’article 21 du présent accord en vue d’établir dans quelle mesure le présent accord est affecté par les dispositions de cet accord multilatéral et s’il convient de réviser le présent accord pour tenir compte de cet accord multilatéral.

Article 24

Dénonciation

Chacune des Parties contractantes peut à tout moment notifier par écrit et par la voie diplomatique son intention de dénoncer le présent accord. Cette notification doit être adressée simultanément à l’Organisation de l’aviation civile internationale. Dans ce cas, le présent accord prend fin douze (12) mois après la date de réception de la notification par l’autre Partie contractante, sauf retrait de la dénonciation décidé d’un commun accord avant l’expiration de ce délai. S’il n’en est pas accusé réception par l’autre Partie contractante, la notification est réputée avoir été reçue quinze (15) jours après la date à laquelle l’Organisation de l’aviation civile internationale en a accusé réception.

Article 25

Enregistrement auprès de l’organisation de l’aviation civile internationale Le présent accord sera enregistré auprès de l’Organisation de l’aviation civile internationale.

Article 26

Entrée en vigueur

Chaque Partie contractante notifie à l’autre, par la voie diplomatique, l’accomplissement des procédures constitutionnelles requises, en ce qui la concerne, pour l’entrée en vigueur du présent accord qui prend effet le premier jour du deuxième mois suivant le jour de la réception de la seconde notification.

En foi de quoi, les soussignés, dûment autorisés par leur Gouvernement respectif, ont signé le présent accord.

Fait à Luanda, le 1er mars 2018, en deux exemplaires en langues française et portugaise, les deux textes étant basés sur la version paraphée en langue anglaise, et faisant également foi.

Pour le Gouvernement de la République Française :

JEAN-YVES LE DRIAN

Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères

Pour le Gouvernement de la République d’Angola :

MANUEL DOMINGOS AUGUSTO

Ministre des Relations extérieures

ANNEXE

TABLEAU DES ROUTES

1. Route pouvant être exploitée par le(s) transporteur(s) aérien(s) de la République française :

A partir de Points intermédiaires Vers Points au-delà

Tous points en France Tous points en Afrique Tous points en Angola Tous points en Afrique 2. Route pouvant être exploitée par le(s) transporteur(s) aérien(s) de la République d’Angola :

A partir de Points intermédiaires Vers Points au-delà

Tous points en Angola Tous points en Europe Tous points en France Tous points en Europe Notes :

a) Le(s) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) de chaque Partie contractante peuvent, à leur convenance, sur tout ou partie de leurs services :

– exploiter des vols dans un sens ou dans les deux sens ;

– omettre des escales en un ou plusieurs points des routes spécifiées ;

– modifier l’ordre de desserte des points des routes spécifiées (y compris la possibilité de desservir des points intermédiaires en qualité de points au-delà et vice versa, ainsi que celle d’omettre des escales dans un sens d’un service) ;

– achever leur service sur le territoire de l’autre Partie contractante ou au-delà ;

– desservir des points de coterminalisation sur les routes spécifiées du territoire de l’autre Partie contractante ;

– modifier les points non spécifiés du tableau des routes par simple communication aux autorités aéronautiques ;

à condition que les services correspondants commencent ou prennent fin sur le territoire de la Partie contractante qui a désigné le transporteur aérien.

b) L’exercice de droits de trafic par le(s) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) de chaque Partie contractante entre des points intermédiaires ou des points au-delà situés dans un pays tiers et le territoire de l’autre Partie contractante est subordonné à un accord entre les autorités aéronautiques des deux Parties contractantes.

c) Sur tout segment des routes ci-dessus, un transporteur aérien désigné de l’une ou l’autre des Parties contractantes peut, en tout point, redistribuer le trafic. Cette faculté est ouverte pour autant que le transport au-delà de ce point constitue une exploitation secondaire par rapport au service principal sur la route spécifiée, sous réserve d’avoir obtenu l’autorisation préalable des autorités aéronautiques compétentes.

TCA180000033