Scrutin n° 2011 du 26/06/2023
Sur l'amendement n° 28 de M. Guedj après l'article premier du projet de loi portant transposition de l'accord national interprofessionnel relatif au partage de la valeur au sein de l'entreprise (première lecture).
- Dossier
- Transposition de l’accord national interprofessionnel relatif au partage de la valeur au sein de l’entreprise (relié par : amendement)
- Demandé par
- Présidente du groupe "Renaissance"
- Objet
- amendement
- Source
- assemblee-nationale.fr
Amendement n° 28 · Article PREMIER
De Jérôme Guedj (SOC) , déposé le 20/06/2023. Sort : Rejeté. Fiche de l'amendement · sur le projet de loi projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure...
Dispositif
I. – Le premier alinéa de l’article L. 2241‑10 du code du travail est complété par une phrase ainsi rédigée : « Lorsque le salaire minimum interprofessionnel de croissance fait l’objet d’une revalorisation au sens de l’article L. 3231‑5 du code du travail, une deuxième fois au cours d’une même année, une ouverture des négociations de l’ensemble des minimas conventionnels s’engage dans les trois mois suivant le second relèvement du niveau du salaire minimum interprofessionnel de croissance. »
II. – Après le premier alinéa de l’article L. 241‑13 du code de la sécurité sociale, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Cette réduction est suspendue, si lorsque la revalorisation du salaire minimum interprofessionnel de croissance au sens de l’article L. 3231‑5 du code du travail, a fait l’objet d’une deuxième revalorisation au cours d’une même année, et qu’une négociation de l’ensemble des minimas conventionnels n’a pas été conclue dans les 6 mois suivant le second relèvement du niveau du salaire minimum interprofessionnel de croissance revalorisant l’ensemble des minimas conventionnels. La suspension de la réduction sera levée à la signature de l’accord, avec effet rétroactif sur la période de suspension. »
III. – Le II du présent article est abrogé le premier jour du trente‑septième mois à compter de son entrée en vigueur.
Exposé sommaire
Cet amendement des députés socialistes et apparentés vise à rendre obligatoire l’ouverture des négociations pour l’ensemble des minimas conventionnels de branche lorsque le SMIC fait l’objet d’une seconde revalorisation dans la même année, et à conditionner le bénéfice des allègements généraux de cotisations sociales à la conclusion de ces négociations.
Cette ouverture des négociations portant sur l’ensemble des minimas de branches doit intervenir dans les trois mois suivant la seconde revalorisation du SMIC. Pour inciter les branches à conclure des accords salariaux pour l’ensemble des minimas, il est proposé de suspendre le bénéfice des allégements généraux de cotisations patronales au sens de l’article L. 241-13 du code de la sécurité sociale, en cas d’absence de revalorisation de ces minimas. Cette suspension intervient six mois après la date de la seconde revalorisation du SMIC. Elle pourra être levée au moment de la date de signature de l’accord de revalorisation, avec un effet rétroactif des allégements de cotisations patronales sur la période de suspension.
Aujourd’hui lorsque les minimas conventionnels sont inférieurs au SMIC, la partie patronale dispose de 3 mois pour ouvrir des négociations salariales de branche. Or, pour se mettre en conformité avec le niveau du SMIC, de nombreuses branches se contentent de procéder à des revalorisations qui ciblent uniquement le bas de grille. La non-répercussion de l’évolution du SMIC dans l’échelle des salaires
participe ainsi à compresser les écarts entre les différents niveaux de la grille, avec un risque important de déclassement et de désengagement des populations que nous représentons, puisque la prise de
responsabilités n’est plus rémunérée.
Ainsi, l’introduction de cet article vise à freiner le phénomène de resserrement de l’éventail des salaires, qui nuit particulièrement aux populations cadres.
Cet amendement a été travaillé avec la CFE-CGC.
Vote par groupe
| Groupe | Position majoritaire | Membres | Pour | Contre | Abst. | Non-votants |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Renaissance | contre | 171 | 0 | 44 | 0 | 0 |
| Rassemblement National | abstention | 88 | 0 | 0 | 13 | 0 |
| La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale | pour | 75 | 27 | 0 | 0 | 0 |
| Les Républicains | contre | 62 | 0 | 2 | 1 | 0 |
| Démocrate (MoDem et Indépendants) | contre | 51 | 0 | 7 | 0 | 0 |
| Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) | pour | 31 | 3 | 0 | 0 | 1 |
| Horizons et apparentés | contre | 29 | 0 | 4 | 0 | 0 |
| Écologiste - NUPES | pour | 23 | 3 | 0 | 0 | 0 |
| Gauche démocrate et républicaine - NUPES | pour | 22 | 1 | 0 | 0 | 0 |
| Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires | pour | 21 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Non inscrit | pour | 4 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Votants
pour (34)
Christine Arrighi Ecolo - NUPES, Karim Ben Cheikh Ecolo - NUPES, Eva Sas Ecolo - NUPES, Pierre Dharréville GDR - NUPES, Nadège Abomangoli LFI - NUPES, Gabriel Amard LFI - NUPES, Ségolène Amiot LFI - NUPES, Manuel Bompard LFI - NUPES, Louis Boyard LFI - NUPES, Alexis Corbière LFI - NUPES, Alma Dufour LFI - NUPES, Emmanuel Fernandes LFI - NUPES, Perceval Gaillard LFI - NUPES, Clémence Guetté LFI - NUPES, David Guiraud LFI - NUPES, Rachel Keke LFI - NUPES, Maxime Laisney LFI - NUPES, Pascale Martin LFI - NUPES, Marianne Maximi LFI - NUPES, Danièle Obono LFI - NUPES, Nathalie Oziol LFI - NUPES, Mathilde Panot LFI - NUPES, René Pilato LFI - NUPES, François Piquemal LFI - NUPES, Thomas Portes LFI - NUPES, Adrien Quatennens LFI - NUPES, Aurélien Saintoul LFI - NUPES, Danielle Simonnet LFI - NUPES, Anne Stambach-Terrenoir LFI - NUPES, Matthias Tavel LFI - NUPES, Aurélie Trouvé LFI - NUPES, Alain David SOC, Arthur Delaporte SOC, Jérôme Guedj SOC
contre (57)
Anne Bergantz Dem, Maud Gatel Dem, Perrine Goulet Dem, Sandrine Josso Dem, Jean-Paul Mattei Dem, Louise Morel Dem, Maud Petit Dem, Félicie Gérard HOR, François Gernigon HOR, Lise Magnier HOR, Jean-François Portarrieu HOR, Maxime Minot LR, Stéphane Viry LR, Caroline Abadie RE, Damien Adam RE, Quentin Bataillon RE, Fanta Berete RE, Françoise Buffet RE, Céline Calvez RE, Eléonore Caroit RE, Clara Chassaniol RE, Julie Delpech RE*, Marc Ferracci RE, Raphaël Gérard RE*, Hadrien Ghomi RE, Joël Giraud RE*, Olga Givernet RE, Guillaume Gouffier Valente RE, Claire Guichard RE, Benjamin Haddad RE, Laurence Heydel Grillere RE, Sacha Houlié RE, Guillaume Kasbarian RE, Fadila Khattabi RE, Annaïg Le Meur RE*, Vincent Ledoux RE*, Mathieu Lefèvre RE, Patricia Lemoine RE, Sylvain Maillard RE, Jacqueline Maquet RE*, Louis Margueritte RE, Stéphane Mazars RE, Nicolas Metzdorf RE, Marjolaine Meynier-Millefert RE*, Paul Midy RE*, Nicolas Pacquot RE, Emmanuel Pellerin RE, Michèle Peyron RE, Éric Poulliat RE, Natalia Pouzyreff RE, Charles Rodwell RE*, Xavier Roseren RE, Freddy Sertin RE, Charles Sitzenstuhl RE, Philippe Sorez RE, Prisca Thevenot RE, David Valence RE
abstention (14)
Dino Cinieri LR, Christophe Barthès RN, Christophe Bentz RN, Frédéric Cabrolier RN, Victor Catteau RN, Thierry Frappé RN, Stéphanie Galzy RN, Michel Guiniot RN*, Marine Hamelet RN, Mathilde Paris RN*, Lisette Pollet RN, Julien Rancoule RN, Anaïs Sabatini RN, Emeric Salmon RN
non-votant (1)
Valérie Rabault SOC