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Scrutins / 15e législature

Scrutin n° 963 du 15/06/2018

Sur l'amendement n° 1890 de M. Quatennens après l'article 26 du projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel (première lecture).

Résultat
Rejeté
scrutin public ordinaire
Pour
5
Contre
33
Abstention
2
Votants
40
38 exprimés
Dossier
Liberté du choix de son avenir professionnel (relié par : amendement)
Demandé par
Président du groupe "La France insoumise"
Objet
amendement
Source
assemblee-nationale.fr

Amendement n° 1890 · Article 26

De Adrien Quatennens (FI) , déposé le 07/06/2018. Sort : Rejeté. Fiche de l'amendement · sur le projet de loi projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure...

Dispositif

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport d’information ayant pour objectif de chiffrer le coût de l’extension de l’indemnisation chômage aux salariés qui font ou ont fait l’objet de harcèlement moral ou sexuel définis aux articles L. 1151‑1 et L. 1153‑1 du code du travail.

Exposé sommaire


Une femme sur cinq déclare avoir été victime de harcèlement sexuel au travail. Pourtant, dans ⅔ des cas, la victime n’en parle à personne et seuls 5 % des cas sont conduits devant la Justice. Ce sont les chiffres officiels du Secrétariat d’État chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes et qui se fondent sur une étude de l’IFOP en 2014.

Ces données ne tiennent compte que du harcèlement sexuel envers les femmes. Il faut y ajouter toutes les autres formes de harcèlement moral envers les femmes comme envers les hommes.

Ces violences ont un effet direct et délétère sur les salariés qui en sont victimes. Les risques de crise d’angoisse ou de dépression sont multipliés. Pourtant, de trop nombreuses victimes sont tenues de se maintenir en poste pour des raisons financières. Elles sont donc confrontées au quotidien à des violences psychologiques intolérables et sont poussées à faire le choix entre leur santé et leurs moyens de subsistance.

L’ouverture d’un droit à l’indemnisation aux démissionnaires victimes de harcèlement est donc une question fondamentale de santé publique et de respect de la dignité humaine.

C’est la raison pour laquelle les auteurs de cet amendement en font la proposition.

Vote par groupe

pourabstentioncontre
GroupePosition majoritaireMembresPourContreAbst.Non-votants
La République en Marche contre3130 2701
Les Républicains contre1020 301
Mouvement Démocrate et apparentés contre470 300
UDI, Agir et Indépendants abstention320 020
Nouvelle Gauche pour301 000
Non inscrit pour200 000
La France insoumise pour172 000
Gauche démocrate et républicaine pour162 000

Votants

pour (5)

Bastien Lachaud FI, Mathilde Panot FI, Alain Bruneel GDR, Pierre Dharréville GDR, Josette Manin NG

contre (33)

Nathalie Bassire LR, Gérard Cherpion LR, Stéphane Viry LR, Didier Baichère LaREM, Sophie Beaudouin-Hubiere LaREM, Belkhir Belhaddad LaREM, Brigitte Bourguignon LaREM, Stéphane Buchou LaREM, Jean-René Cazeneuve LaREM, Fabienne Colboc LaREM, Dominique Da Silva LaREM, Jean-Marie Fiévet LaREM, Emmanuelle Fontaine-Domeizel LaREM, Albane Gaillot LaREM, Carole Grandjean LaREM, Monique Iborra LaREM, Fadila Khattabi LaREM, Fiona Lazaar LaREM, Jean-Claude Leclabart LaREM, Sylvain Maillard LaREM, Thierry Michels LaREM, Xavier Paluszkiewicz LaREM, Bénédicte Peyrol LaREM, Michèle Peyron LaREM, Laurent Pietraszewski LaREM, Laëtitia Romeiro Dias LaREM, Denis Sommer LaREM, Aurélien Taché LaREM, Marie-Christine Verdier-Jouclas LaREM, Martine Wonner LaREM, Justine Benin MODEM, Nathalie Elimas MODEM, Michèle de Vaucouleurs MODEM

abstention (2)

Paul Christophe UDI-AGIR, Maina Sage UDI-AGIR

non-votant (2)

Marc Le Fur LR, François de Rugy LaREM