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Scrutins / 15e législature

Scrutin n° 4335 du 20/01/2022

Sur l'amendement de suppression n° 4 de Mme Parmentier-Lecocq à l'article premier de la proposition de loi visant à augmenter le salaire minimum interprofessionnel de croissance et à ouvrir une conférence nationale sur les salaires (première lecture).

Résultat
Adopté
scrutin public ordinaire
Pour
65
Contre
30
Abstention
0
Votants
95
95 exprimés
Dossier
Augmenter le salaire minimum interprofessionnel de croissance et à ouvrir une conférence nationale sur les salaires (relié par : amendement)
Demandé par
Président du groupe "La République en Marche" Présidente du groupe "Socialistes et apparentés"
Objet
amendement
Source
assemblee-nationale.fr

Amendement n° 4 · Article PREMIER

De Charlotte Parmentier-Lecocq (LaREM) , déposé le 17/01/2022. Sort : Adopté. Fiche de l'amendement · sur le proposition de loi proposition de loi visant à augmenter le salaire minimum interprofessionnel...

Dispositif

Supprimer cet article.

Exposé sommaire

Cet amendement vise à supprimer l’article 1er de cette proposition de loi, qui prévoit d'augmenter le SMIC de 15 % à 1827, 89 euros brut mensuel.

Une hausse aussi importante du SMIC serait inédite dans l’histoire du pays et ne pourrait être absorbée par le tissu économique, notamment dans le contexte de reprise fragile actuel. Elle aurait un effet désastreux sur l’équilibre financier de nos entreprises, notamment des petites et moyennes entreprises qui emploient la plus grande part de salariés au SMIC. Elle conduirait donc à une hausse du chômage et des faillites d’entreprises. Le Groupe d’experts sur le SMIC recommande d’ailleurs de s’abstenir de tout « coup de pouce » sur le SMIC au 1er janvier 2022, notamment du fait de ce contexte de sortie de crise et afin de prioriser la consolidation des fortes créations d’emplois récentes par rapport aux gains de pouvoir d’achat salarial. En effet, la politique économique et sociale menée par le Gouvernement et la Majorité a permis une amélioration notable de la situation du marché du travail et un retour du taux de chômage à un niveau proche de celui avant la pandémie, à 8,1 % au 3ème trimestre 2021.

 L’engagement du Gouvernement et de la Majorité lors du quinquennat, pour valoriser le travail, faire que le travail paie davantage et rémunérer les actifs, notamment au SMIC, à hauteur de leurs effort a été substantiel. Il s’est notamment traduit par :

-  Une augmentation de la prime d’activité : +90 € par mois pour un salarié au SMIC ;

-  Une baisse des cotisations sociales sur les revenus du travail : +266 € bruts par an pour un salarié au SMIC ;

-  La défiscalisation des heures supplémentaires : +200 € nets par an pour un salarié au SMIC ;

-  La possibilité pour les employeurs de verser une prime exceptionnelle de pouvoir d’achat défiscalisée et désocialisée : +600 € de pouvoir d’achat en moyenne pour les salariés concernés en 2020 ;

-  Une baisse de l’impôt sur le revenu : +300 € environ en moyenne par an pour 16,9 millions de Français.

L’ensemble de ces mesures, en complément de la suppression de la taxe d’habitation, ont permis, pour un travailleur célibataire, au niveau du SMIC, de gagner 170 euros de plus par mois qu’avant 2017, soit l’équivalent de 1,7 mois de salaire sur un an, selon le rapport économique et financier pour 2022 basé sur les travaux de la Direction générale du trésor. En outre, le Smic a été revalorisé annuellement de +8 % en cumulé sur la période 2017‑2022, soit 97 € par mois pour un temps plein. Au total, un travailleur au SMIC a donc connu une hausse de près de 270 euros entre 2017 et 2022, soit l’équivalent de la hausse prévue dans le cadre de cette proposition de loi.

 Toutefois, le Groupe LaREM est favorable à inciter davantage les partenaires sociaux à ouvrir les négociations dans certaines branches, afin de revaloriser les rémunérations, notamment des salariés des métiers dits « de seconde ligne » . Compte tenu des fortes difficultés de recrutement dans certaines activités, les syndicats de travailleurs bénéficient d’une position plutôt favorable pour négocier. Certaines branches professionnelles se sont d’ores et déjà engagées à faire des efforts significatifs, mais leur nombre reste insuffisant.

En tant qu’employeur, l’État a aussi contribué à la revalorisation des salaires d’actifs dans des professions en première et deuxième ligne dans la gestion de la crise covid. Ainsi, la loi de de financement de la sécurité sociale pour 2021 a intégré une revalorisation des salaires des personnels médicaux, et non médicaux des établissements de santé, des EHPAD et d’autres établissements sociaux médico-sociaux (ESMS). Une revalorisation des grilles salariales pour les personnels des associations de la branche de l’aide à domicile pouvant aller jusqu’à 15 % d’augmentation selon l’ancienneté et l’expérience (avenant 43) a également été décidée. Au total, les salaires de 1,8 million de personnes ont été revalorisés.

Pour toutes ces raison, le Groupe LaREM propose de supprimer cet article.

Vote par groupe

pourabstentioncontre
GroupePosition majoritaireMembresPourContreAbst.Non-votants
La République en Marche pour26852 100
Les Républicains pour1020 000
Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés pour5711 000
Socialistes et apparentés contre290 2300
Non inscrit contre230 200
Agir ensemble pour222 000
UDI et Indépendants pour190 000
Libertés et Territoires contre180 200
La France insoumise contre170 100
Gauche démocrate et républicaine contre150 100

Votants

pour (65)

Philippe Huppé Agir ens*, Benoit Potterie Agir ens, Géraldine Bannier Dem, David Corceiro Dem, Michèle Crouzet Dem, Isabelle Florennes Dem*, Luc Geismar Dem*, Florence Lasserre Dem, Philippe Michel-Kleisbauer Dem*, Bruno Millienne Dem, Nicolas Turquois Dem, Michèle de Vaucouleurs Dem, Sylvain Waserman Dem, Damien Adam LaREM, Aude Amadou LaREM*, Laetitia Avia LaREM, Belkhir Belhaddad LaREM*, Pascal Bois LaREM, Bruno Bonnell LaREM, Aude Bono-Vandorme LaREM*, Julien Borowczyk LaREM*, Jean-Jacques Bridey LaREM*, Céline Calvez LaREM, Jean-René Cazeneuve LaREM, Anthony Cellier LaREM, Sylvie Charrière LaREM, Dominique Da Silva LaREM, Marc Delatte LaREM*, Frédéric Descrozaille LaREM, Christophe Di Pompeo LaREM, Stéphanie Do LaREM, Loïc Dombreval LaREM, Jacqueline Dubois LaREM, Valéria Faure-Muntian LaREM, Jean-Michel Fauvergue LaREM, Guillaume Gouffier Valente LaREM*, Caroline Janvier LaREM*, Catherine Kamowski LaREM, Fadila Khattabi LaREM, Rodrigue Kokouendo LaREM, Anne-Christine Lang LaREM, Célia de Lavergne LaREM, Sandrine Le Feur LaREM, Christine Le Nabour LaREM, Gaël Le Bohec LaREM, Marion Lenne LaREM, Monique Limon LaREM, Jacques Marilossian LaREM, Stéphane Mazars LaREM*, Ludovic Mendes LaREM*, Marjolaine Meynier-Millefert LaREM, Cendra Motin LaREM, Claire O'Petit LaREM, Catherine Osson LaREM, Charlotte Parmentier-Lecocq LaREM, Michèle Peyron LaREM, Bénédicte Pételle LaREM, Bruno Questel LaREM, Cécile Rilhac LaREM, Laetitia Saint-Paul LaREM*, Marie Silin LaREM*, Stéphane Testé LaREM, Vincent Thiébaut LaREM, Marie-Christine Verdier-Jouclas LaREM, Jean-Marc Zulesi LaREM*

contre (30)

Éric Coquerel FI, Stéphane Peu GDR, François-Michel Lambert LT, Sylvia Pinel LT, Francis Chouat LaREM, Delphine Bagarry NI, Albane Gaillot NI, Marie-Noëlle Battistel SOC*, Gisèle Biémouret SOC, Jean-Louis Bricout SOC, Laurence Dumont SOC, Olivier Faure SOC, Guillaume Garot SOC, Chantal Jourdan SOC, Régis Juanico SOC, Marietta Karamanli SOC, Jérôme Lambert SOC, Gérard Leseul SOC, Josette Manin SOC, Philippe Naillet SOC, Christine Pirès Beaune SOC, Dominique Potier SOC, Valérie Rabault SOC, Claudia Rouaux SOC, Isabelle Santiago SOC, Hervé Saulignac SOC, Sylvie Tolmont SOC, Cécile Untermaier SOC, Boris Vallaud SOC, Michèle Victory SOC