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Scrutins / 15e législature

Scrutin n° 3963 du 22/09/2021

Sur l'amendement n° 152 de M. Savignat après l'article 4 du projet de loi relatif à la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure (première lecture).

Résultat
Rejeté
scrutin public ordinaire
Pour
8
Contre
39
Abstention
0
Votants
47
47 exprimés
Dossier
Responsabilité pénale et sécurité intérieure (relié par : amendement)
Demandé par
Président du groupe "Les Républicains"
Objet
amendement
Source
assemblee-nationale.fr

Amendement n° 152 · Article 4

De Antoine Savignat (LR) , déposé le 17/09/2021. Sort : Rejeté. Fiche de l'amendement · sur le projet de loi projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure...

Dispositif

La sous‑section 4 de la section 1 du chapitre II du titre III du livre Ier du code pénal est ainsi modifiée :

1° L’article 132‑18‑1 est rétabli dans la rédaction suivante :

« Art. 132‑18‑1. – Pour les crimes commis contre un militaire de la gendarmerie nationale, un fonctionnaire de la police nationale, un sapeur‑pompier professionnel ou volontaire, un policier municipal ou agent des douanes, la peine d’emprisonnement, de réclusion ou de détention ne peut être inférieure aux seuils suivants :

« 1° Sept ans, si le crime est puni de quinze ans de réclusion ou de détention ;

« 2° Dix ans, si le crime est puni de vingt ans de réclusion ou de détention ;

« 3° Quinze ans, si le crime est puni de trente ans de réclusion ou de détention ;

« 4° Vingt ans, si le crime est puni de la réclusion ou de la détention à perpétuité.

« Toutefois, la juridiction peut prononcer une peine inférieure à ces seuils en considération des circonstances de l’infraction, de la personnalité de son auteur ou des garanties d’insertion ou de réinsertion présentées par celui‑ci.

« Lorsqu’un crime est commis en état de récidive légale, la juridiction ne peut prononcer une peine inférieure à ces seuils que si l’accusé présente des garanties exceptionnelles d’insertion ou de réinsertion. » ;

2° L’article 132‑19‑1 est rétabli dans la rédaction suivante :

« Art. 132‑19‑1. – Pour les délits commis contre un militaire de la gendarmerie nationale, un fonctionnaire de la police nationale, un sapeur‑pompier professionnel ou volontaire, un policier municipal ou agent des douanes, la peine d’emprisonnement ne peut être inférieure aux seuils suivants :

« 1° Dix‑huit mois, si le délit est puni de trois ans d’emprisonnement ;

« 2° Trois ans, si le délit est puni de cinq ans d’emprisonnement ;

« 3° Quatre ans, si le délit est puni de sept ans d’emprisonnement ;

« 4° Cinq ans, si le délit est puni de dix ans d’emprisonnement.

« Toutefois, la juridiction peut prononcer, par une décision spécialement motivée, une peine inférieure à ces seuils ou une peine autre que l’emprisonnement en considération des circonstances de l’infraction, de la personnalité de son auteur ou des garanties d’insertion ou de réinsertion présentées par celui‑ci.

« Lorsqu’un délit est commis en état de récidive légale, la juridiction ne peut prononcer une peine inférieure à ces seuils que si l’accusé présente des garanties exceptionnelles d’insertion ou de réinsertion. »

Exposé sommaire

Cet amendement du Groupe LR instaure des peines minimales de prison, dites « peines planchers », à l’égard des personnes reconnues coupables d’un crime ou d’un délit commis contre un gendarme, un policier, un sapeur‑pompier ou un douanier, sauf décision contraire de la juridiction. Par exemple, si un individu est condamné pour un délit puni de cinq ans d’emprisonnement, la peine prononcée ne pourra être inférieure à trois ans. Toutefois, la juridiction pourra, par une décision spécialement motivée, décider de ne pas prononcer cette peine ou de la prononcer pour une durée inférieure à ces seuils.

Tel est l'objet de cet amendement. 

Vote par groupe

pourabstentioncontre
GroupePosition majoritaireMembresPourContreAbst.Non-votants
La République en Marche contre2690 1901
Les Républicains pour1036 000
Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés contre570 700
Socialistes et apparentés contre290 401
Agir ensemble contre220 500
Non inscrit contre221 200
UDI et Indépendants pour191 000
La France insoumise contre170 200
Libertés et Territoires pour170 000
Gauche démocrate et républicaine pour150 000

Votants

pour (8)

Éric Diard LR, Jérôme Nury LR, Éric Pauget LR, Julien Ravier LR, Frédéric Reiss LR, Nathalie Serre LR, Emmanuelle Ménard NI, Guy Bricout UDI-I

contre (39)

Annie Chapelier Agir ens, Dimitri Houbron Agir ens, Patricia Lemoine Agir ens, Alexandra Louis Agir ens, Maina Sage Agir ens*, Erwan Balanant Dem, Christophe Blanchet Dem, Blandine Brocard Dem, Michèle Crouzet Dem, Bruno Fuchs Dem, Maud Petit Dem, Nicolas Turquois Dem, Ugo Bernalicis FI, Danièle Obono FI, Pascal Bois LaREM, Yaël Braun-Pivet LaREM, Danielle Brulebois LaREM, Philippe Chalumeau LaREM, Nicole Dubré-Chirat LaREM, Jean-François Eliaou LaREM, Camille Galliard-Minier LaREM, Michel Lauzzana LaREM, Monique Limon LaREM, Jacques Maire LaREM, Marjolaine Meynier-Millefert LaREM, Jean-Michel Mis LaREM, Sandrine Mörch LaREM*, Marie Tamarelle-Verhaeghe LaREM, Buon Tan LaREM, Jean Terlier LaREM, Stéphane Testé LaREM, Vincent Thiébaut LaREM, Corinne Vignon LaREM, Delphine Bagarry NI, Albane Gaillot NI, Lamia El Aaraje SOC, Isabelle Santiago SOC, Sylvie Tolmont SOC, Cécile Untermaier SOC

non-votant (2)

Richard Ferrand LaREM, David Habib SOC