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Scrutins / 15e législature

Scrutin n° 3185 du 13/11/2020

Sur l'amendement n° 3335 de M. Coquerel après l'article 49 de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2021 (première lecture) - Articles non rattachés.

Résultat
Rejeté
scrutin public ordinaire
Pour
8
Contre
75
Abstention
0
Votants
83
83 exprimés
Dossier
Projet de loi de finances pour 2021 (relié par : amendement)
Demandé par
Président du groupe "La France insoumise"
Objet
amendement
Source
assemblee-nationale.fr

Amendement n° II-3335 · Article 49

De Éric Coquerel (FI) , déposé le 07/11/2020. Sort : Rejeté. Fiche de l'amendement · sur le projet de loi projet de loi de finances pour 2021

Dispositif

I. – À compter de la publication de la présente loi, est subordonné à l’obligation, à compter d’un an après la promulgation de la présente loi, d’avoir réduit les écarts de salaires en-dessous d’un ratio de 1 à 20, le bénéfice des aides définies comme :

1° La prise en charge du dispositif exceptionnel de chômage partiel à la suite de la crise sanitaire tel que défini au programme 356 de la mission « Plan d’urgence face à la crise sanitaire » ;

2° Le fonds de solidarité pour les entreprises à la suite de la crise sanitaire tel que défini au programme 357 de la mission « Plan d’urgence face à la crise sanitaire » ;

3° Les subventions publiques versées au titre des crédits ouverts par la loi de finances pour 2021 ;

4° Les garanties publiques pour le commerce extérieur prévues au chapitre II du titre III du livre IV du code des assurances ;

5° Le crédit d’impôt mentionné à l’article 244 quater B du code général des impôts ;

6° Les participations financières de l’État par l’intermédiaire de l’Agence des participations de l’État.

II. – La liste des entreprises concernées par cet article recevant des aides établies au I est rendue publique au plus tard un mois après la promulgation de cette présente loi.

III. – En cas de non-respect des obligations prévues par le présent article, une sanction financière d’un montant égal à 4 % du chiffre d’affaires annuel total s’applique. Toute personne intéressée peut demander au président du tribunal compétent statuant en référé d’enjoindre, le cas échéant sous astreinte, à la société concernée de s’y conformer.

Exposé sommaire

« Par cet amendement nous proposons de conditionner le chômage partiel, le fonds de solidarité, les participations de l’État au capital d’entreprises, à l’encadrement des écarts de salaires sur une échelle de 1 à 20 un an après la promulgation de la loi.

Entre 2009 et 2018, le patron de Carrefour a gagné 307 fois plus que le salaire moyen au sein de son groupe et celui de LVMH 242 fois plus selon un rapport d’Oxfam. Et la crise n’a pas remédié aux inégalités croissantes de revenus. Les PDG des plus grandes entreprises continuent de s’octroyer des salaires extravagants, quelque soit leur résultat concret ! Chez Air France, l’État français, actionnaire de l’entreprise, a voté pour l’octroi d’un bonus de 800 000 € au directeur, malgré l’octroi d’un PGE de 7 milliards d’euros et l’annonce d’un plan de départs volontaires. Rien ne justifie de tels écarts, d’autant plus quand on voit les résultats de la gestion de certaines entreprises.

La mise en place d’une échelle de salaires de 1 à 20 est un changement qui peut nécessiter quelques temps, alors que le besoin d’aide publique peut être urgent. C’est pourquoi les entreprises ayant touché une des aides citées plus haut ont un an pour se conformer à cette exigence. »

Vote par groupe

pourabstentioncontre
GroupePosition majoritaireMembresPourContreAbst.Non-votants
La République en Marche contre2710 5702
Les Républicains contre1050 800
Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés contre560 600
Socialistes et apparentés pour304 000
Non inscrit pour250 000
Agir ensemble contre200 400
Libertés et Territoires pour180 000
UDI et Indépendants pour180 000
La France insoumise pour172 000
Gauche démocrate et républicaine pour162 000

Votants

pour (8)

Alexis Corbière FI, Bastien Lachaud FI, Jean-Paul Dufrègne GDR, Fabien Roussel GDR*, Régis Juanico SOC*, Jérôme Lambert SOC*, Christine Pirès Beaune SOC, Dominique Potier SOC

contre (75)

Paul Christophe Agir ens*, Agnès Firmin Le Bodo Agir ens*, Patricia Lemoine Agir ens, Lise Magnier Agir ens, Géraldine Bannier Dem*, Bruno Duvergé Dem, Christophe Jerretie Dem, Jean-Paul Mattei Dem*, Frédéric Petit Dem, Sabine Thillaye Dem*, Thibault Bazin LR, Fabrice Brun LR*, Gérard Cherpion LR*, François Cornut-Gentille LR*, Marie-Christine Dalloz LR, Véronique Louwagie LR, Bernard Reynès LR*, Éric Woerth LR, Damien Adam LaREM*, Saïd Ahamada LaREM, Éric Alauzet LaREM, Sophie Beaudouin-Hubiere LaREM*, Pascal Bois LaREM*, Bruno Bonnell LaREM, Julien Borowczyk LaREM*, Claire Bouchet LaREM*, Pascale Boyer LaREM, Jean-Jacques Bridey LaREM, Céline Calvez LaREM, Christophe Castaner LaREM*, Anne-Laure Cattelot LaREM, Jean-René Cazeneuve LaREM, Anthony Cellier LaREM, Mireille Clapot LaREM, Jean-Charles Colas-Roy LaREM*, François Cormier-Bouligeon LaREM, Bérangère Couillard LaREM*, Nicolas Démoulin LaREM*, Benjamin Dirx LaREM, Christelle Dubos LaREM, Françoise Dumas LaREM, Valéria Faure-Muntian LaREM, Jean-Michel Fauvergue LaREM*, Benjamin Griveaux LaREM*, Véronique Hammerer LaREM*, Yannick Haury LaREM*, Alexandre Holroyd LaREM, Guillaume Kasbarian LaREM, Célia de Lavergne LaREM*, Sandrine Le Feur LaREM*, Christine Le Nabour LaREM, Nicole Le Peih LaREM, Marie Lebec LaREM, Martine Leguille-Balloy LaREM*, Marion Lenne LaREM*, Jacques Marilossian LaREM*, Sandra Marsaud LaREM*, Sereine Mauborgne LaREM, Graziella Melchior LaREM, Patricia Mirallès LaREM, Cendra Motin LaREM, Zivka Park LaREM, Patrice Perrot LaREM, Anne-Laurence Petel LaREM, Michèle Peyron LaREM, Brune Poirson LaREM*, Éric Poulliat LaREM*, Cédric Roussel LaREM, Laurent Saint-Martin LaREM, Nathalie Sarles LaREM*, Sylvain Templier LaREM, Valérie Thomas LaREM, Marie-Christine Verdier-Jouclas LaREM, Guillaume Vuilletet LaREM*, Hélène Zannier LaREM

non-votant (2)

Richard Ferrand LaREM, Laetitia Saint-Paul LaREM