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Scrutins / 15e législature

Scrutin n° 302 du 23/11/2017

Sur l'amendement n° 200 de M. Vallaud et l'amendement identique à l'article 6 du projet de loi ratifiant diverses ordonnances prises sur le fondement de la loi n° 2017-1340 du 15 septembre 2017 d'habilitation à prendre les mesures pour le renforcement du dialogue social (première lecture).

Résultat
Rejeté
scrutin public ordinaire
Pour
7
Contre
42
Abstention
0
Votants
49
49 exprimés
Dossier
Ordonnances prises sur le fondement de la loi sur le renforcement du dialogue social (relié par : amendement)
Demandé par
Président du groupe "Nouvelle Gauche"
Objet
amendement
Source
assemblee-nationale.fr

Amendement n° 200 · Article 6

De Boris Vallaud (SOC) , déposé le 17/11/2017. Sort : Rejeté. Fiche de l'amendement · sur le projet de loi projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure...

Dispositif

Substituer aux alinéas 9 à 16 l’alinéa suivant :

« 6° La sous-section 2 de la section 4 du chapitre VII du titre III du livre II de la première partie est abrogée. »

Exposé sommaire

La rupture conventionnelle collective, dont le texte prévoit l’entrée en vigueur le 1er janvier 2018 – dont je n’ai vraiment pas le sentiment que l’on en ait parlé et qui est une des surprises de ces ordonnances –, est un bel outil de contournement de la mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi.

Il exonère l’employeur de ses obligations de reclassement et prive le salarié de droits essentiels tels que le contrat de sécurisation professionnelle qui lui permettrait de percevoir 75 % de son salaire brut pendant un an et de bénéficier d’un accompagnement renforcé.

De plus, vous autorisez l’employeur, contrairement à ce qui est possible dans les plans de départ volontaire, à réembaucher tout de suite. Les organisations syndicales unanimes nous ont alertés sur le fait que ce dispositif menacera fortement l’emploi des seniors : il risque de fragiliser encore plus leur situation et de coûter encore plus cher à l’assurance chômage qui assurera le rôle d’amortisseur social.

Nous en proposons donc la suppression. Nous pensons que la rupture conventionnelle collective résulte d’un coup de téléphone des employeurs à la direction générale du travail et nous en demandons la suppression.

Vote par groupe

pourabstentioncontre
GroupePosition majoritaireMembresPourContreAbst.Non-votants
La République en Marche contre3120 3401
Les Républicains contre1000 501
Mouvement Démocrate et apparentés contre470 200
Les Constructifs : républicains, UDI, indépendants contre350 100
Nouvelle Gauche pour311 000
Non inscrit pour182 000
La France insoumise pour173 000
Gauche démocrate et républicaine pour161 000

Votants

pour (7)

Danièle Obono FI, Loïc Prud'homme FI, Bénédicte Taurine FI, Jean-Paul Lecoq GDR, Boris Vallaud NG, Bruno Bilde NI, Michel Castellani NI

contre (42)

Nicole Sanquer LC, Jacques Cattin LR, Gérard Cherpion LR, Alain Ramadier LR, Raphaël Schellenberger LR, Jean-Charles Taugourdeau LR, Delphine Bagarry LaREM, Didier Baichère LaREM, Sophie Beaudouin-Hubiere LaREM, Brigitte Bourguignon LaREM, Anthony Cellier LaREM, Fabienne Colboc LaREM, Claire Colomb-Pitollat LaREM, Jacqueline Dubois LaREM, Catherine Fabre LaREM, Emmanuelle Fontaine-Domeizel LaREM, Florence Granjus LaREM, Pierre Henriet LaREM, Caroline Janvier LaREM, Yannick Kerlogot LaREM, Fadila Khattabi LaREM, Fiona Lazaar LaREM, Gilles Le Gendre LaREM, Christine Le Nabour LaREM, Nicole Le Peih LaREM, Fabrice Le Vigoureux LaREM, Sylvain Maillard LaREM, Monica Michel-Brassart LaREM, Thierry Michels LaREM, Jean-Michel Mis LaREM, Matthieu Orphelin LaREM, Patrice Perrot LaREM, Pierre Person LaREM, Michèle Peyron LaREM, Laurent Pietraszewski LaREM, Nathalie Sarles LaREM, Sira Sylla LaREM, Aurélien Taché LaREM, Vincent Thiébaut LaREM, Agnès Thill LaREM, Philippe Michel-Kleisbauer MODEM, Michèle de Vaucouleurs MODEM

non-votant (2)

Marc Le Fur LR, François de Rugy LaREM