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Scrutins / 15e législature

Scrutin n° 2160 du 17/10/2019

Sur l'amendement n° 2088 de M. Coquerel après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2020 (première lecture).

Résultat
Rejeté
scrutin public ordinaire
Pour
6
Contre
47
Abstention
0
Votants
53
53 exprimés
Dossier
Loi de finances 2020 (relié par : amendement)
Demandé par
Président du groupe "La France insoumise"
Objet
amendement
Source
assemblee-nationale.fr

Amendement n° I-2088 · Article 3

De Éric Coquerel (FI) , déposé le 10/10/2019. Sort : Rejeté. Fiche de l'amendement · sur le projet de loi projet de loi de finances pour 2020

Dispositif

I. – Les articles du code général des impôts modifiés par l’article 31 de la loi n° 2017‑1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 sont rétablis dans leur rédaction antérieure à la publication de la loi n° 2017‑1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

II. – Les articles du livre des procédures fiscales modifiés par l’article 31 de la loi n° 2017‑1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 sont rétablis dans leur rédaction antérieure à la publication de la loi n° 2017‑1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

III. – L’article du code de la défense modifié par l’article 31 de la loi n° 2017‑1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 est rétabli dans sa rédaction antérieure à la publication de la loi n° 2017‑1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

IV. – Les articles du code monétaire et financier modifiés par l’article 31 de la loi n° 2017‑1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 sont rétablis dans leur rédaction antérieure à la publication de la loi n° 2017‑1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

V. – L’article L. 122‑10 du code du patrimoine abrogé par l’article 31 de la loi n° 2017‑1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 est rétabli dans sa rédaction antérieure à la publication de la loi n° 2017‑1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

VI. – L’article 25 quinquies de la loi n° 83‑634 portant droits et obligations des fonctionnaires modifié par l’article 31 de la loi n° 2017‑1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 est rétabli dans sa rédaction antérieure à la publication de la loi n° 2017‑1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

VII. – Les articles de la loi n° 2013‑907 du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique modifiés par l’article 31 de la loi n° 2017‑1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 sont rétablis dans leur rédaction antérieure à la publication de la loi n° 2017‑1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

VIII. – L’article 16 de l’ordonnance n° 2017‑1107 du 22 juin 2017 relative aux marchés d’instruments financiers et à la séparation du régime juridique des sociétés de gestion de portefeuille de celui des entreprises d’investissement modifié par l’article 31 de la loi n° 2017‑1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 est rétabli dans sa rédaction antérieure à la publication de la loi n° 2017‑1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

Exposé sommaire

Cet amendement vise à rétablir l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et à supprimer en conséquence l’impôt sur la fortune immobilière (IFI).

La suppression de l’ISF et son remplacement par l’IFI a été l’un des grands marqueurs de ce début de quinquennat.

Se faisant le Gouvernement entendait d’abord complaire aux citoyens les plus fortunés de ce pays, en délestant ces derniers du devoir de participation à l’effort national que l’ISF représentait.

Une suppression de l’ISF largement contestée par une majorité de nos concitoyens, et dont l’abrogation a été demandée sur de nombreux ronds-points de France lors de la mobilisation des « gilets jaunes ».

Selon un sondage IFOP de janvier 2019, c’est près de 77 % des français qui se disaient favorables à un rétablissement de l’ISF, dont près de 61 % des sondés se disant par ailleurs proches d’En Marche. Une mesure de justice fiscale conforme donc à la volonté du peuple français, profondément épris d’égalité, mais également intéressante d’un point de vue économique.

En effet, pour répondre à cette demande, Emmanuel Macron avait promis d’évaluer la suppression de l’ISF. Cette évaluation a été pilotée par France Stratégie, organisme dépendant des services du Premier ministre. Malgré cette absence d’indépendance, l’évaluation n’a pas fait ressortir le moindre effet positif sur l’économie et sur les investissements. L’étude confirme cependant que cette réforme a bénéficié aux plus riches, leur octroyant un gain moyen de 6 500 euros par an...

L’évaluation comporte également un volet qualitatif intéressant. Le comité d’évaluation a ainsi recensé, via un questionnaire, « les observations et l’opinion » de près d’une centaine de gestionnaires de patrimoines sur le comportement de leurs clients. On y apprend que « cette réforme n’aurait pas fortement modifié la composition [de leurs] investissements » en 2018. Les plus riches auraient même eu plutôt tendance à « utiliser pour des dépenses courantes » ce cadeau fiscal, certains gestionnaires expliquant par exemple que les bénéficiaires de ces réformes ont utilisé l’argent économisé « pour se faire plaisir »…

Si nous pouvons nous réjouir du plaisir de ces privilégiés, celui-ci ne doit pas s’organiser au détriment du reste de la population. Or, fin 2020, la facture de la suppression de l’ISF s’élèvera à 10 milliards d’euros en cumulé ! Il faut d’urgence récupérer cet argent pour le redistribuer à ceux qui ne peuvent pas « se faire plaisir » mais seulement survivre.

Vote par groupe

pourabstentioncontre
GroupePosition majoritaireMembresPourContreAbst.Non-votants
La République en Marche contre3040 3501
Les Républicains contre1040 700
Mouvement Démocrate et apparentés contre460 300
Socialistes et apparentés pour292 001
UDI, Agir et Indépendants contre280 100
Libertés et Territoires contre190 100
La France insoumise pour173 000
Gauche démocrate et républicaine pour161 000
Non inscrit pour130 000

Votants

pour (6)

Éric Coquerel FI, Caroline Fiat FI, Danièle Obono FI, Alain Bruneel GDR, Christine Pirès Beaune SOC, Valérie Rabault SOC

contre (47)

Fabrice Brun LR, Pierre-Henri Dumont LR, Brigitte Kuster LR, Véronique Louwagie LR, Alain Ramadier LR, Raphaël Schellenberger LR, Éric Woerth LR, Charles de Courson LT, Aurore Bergé LaREM*, Émilie Cariou LaREM, Jean-René Cazeneuve LaREM, Anthony Cellier LaREM, Philippe Chassaing LaREM, Nicolas Démoulin LaREM, Éric Girardin LaREM, Joël Giraud LaREM, Valérie Gomez-Bassac LaREM, Olivia Grégoire LaREM, Nadia Hai LaREM, Christophe Jerretie LaREM, François Jolivet LaREM, Yannick Kerlogot LaREM, Daniel Labaronne LaREM, Michel Lauzzana LaREM, Denis Masséglia LaREM, Marjolaine Meynier-Millefert LaREM, Sandrine Mörch LaREM, Cendra Motin LaREM, Naïma Moutchou LaREM*, Cécile Muschotti LaREM*, Valérie Petit LaREM, Michèle Peyron LaREM, Jean-François Portarrieu LaREM, Benoit Potterie LaREM, Thomas Rudigoz LaREM, Laurent Saint-Martin LaREM, Stéphane Testé LaREM, Huguette Tiegna LaREM*, Élisabeth Toutut-Picard LaREM*, Marie-Christine Verdier-Jouclas LaREM, Corinne Vignon LaREM, Hélène Zannier LaREM, Jean-Marc Zulesi LaREM, Erwan Balanant MODEM, Mohamed Laqhila MODEM, Richard Ramos MODEM, Lise Magnier UDI-AGIR

non-votant (2)

Richard Ferrand LaREM, David Habib SOC