AN · données ouvertes
Scrutins / 15e législature

Scrutin n° 1760 du 15/03/2019

Sur l'amendement n°730 de M. Quatennens à l'article 62 ter du projet de loi relatif à la croissance et la transformation des entreprises (nouvelle lecture).

Résultat
Rejeté
scrutin public ordinaire
Pour
12
Contre
28
Abstention
0
Votants
40
40 exprimés
Dossier
Croissance et transformation des entreprises (PACTE) (relié par : amendement)
Demandé par
Président du groupe "La France insoumise"
Objet
amendement
Source
assemblee-nationale.fr

Amendement n° 730 · Article 62 ter

De Adrien Quatennens (FI) , déposé le 11/03/2019. Sort : Rejeté. Fiche de l'amendement · sur le projet de loi projet de loi , en nouvelle lecture, sur le projet de loi, modifié par le...

Dispositif

Après l'alinéa 6, insérer les deux alinéas suivants :

« I bis. – Au début du titre III du livre II de la troisième partie du code du travail, il est ajouté un article L. 3231‑1 A ainsi rédigé :

« L. 3231‑1 A. – Au sein d’une même société, quelle que soit sa forme juridique, l’écart de rémunération, fixe ou variable et quelle qu’en soit la nature, entre deux salariés ou entre un salarié et le dirigeant de la société ne peut excéder un rapport de un à vingt. »

Exposé sommaire

Par cet amendement, nous proposons d’encadrer les rémunérations au sein d’une même entreprise. Cet écart ne devra pas excéder un rapport de 1 à 20 en prenant en compte l’ensemble des rémunérations touchées par les salariés ou le patron de l’entreprise. Ainsi, si le dirigeant souhaite s’augmenter, il devra rehausser les plus bas salaires. Nous reprenons ici une proposition de la confédération européenne des syndicats.

Cette mesure est rendue nécessaire par les rémunérations indécentes de patrons et de cadres de grandes entreprises, notamment du CAC 40 et du monde de la finance. En effet, les patrons du CAC 40 ont gagné en moyenne plus de 5 millions d’euros en 2017 et leur rémunération a progressé de 13,9 % sur un an, d’après la revue Le Revenu. Parmi les mieux payés nous retrouvons Douglas Pferdehirt, PDG de Technip FMC à 10,57 millions d’euros alors que les salaires sont gelés depuis deux ans au sein de l’entreprise. De son côté, Olivier Brandicourt à la tête de Sanofi a empoché 9,75 millions d’euros alors que l’entreprise est en train de supprimer 600 emplois.

L’encadrement proposé permet des rémunérations déjà très confortables. Nous sommes convaincus qu’il est possible de trouver des cadres et des dirigeants de haut niveau avec ce type de rémunération.

Un écart de rémunération supérieur est inacceptable.

Vote par groupe

pourabstentioncontre
GroupePosition majoritaireMembresPourContreAbst.Non-votants
La République en Marche contre3060 1901
Les Républicains contre1040 300
Mouvement Démocrate et apparentés contre460 300
Socialistes et apparentés pour292 000
UDI, Agir et Indépendants contre290 101
La France insoumise pour177 000
Gauche démocrate et républicaine pour163 000
Libertés et Territoires contre160 100
Non inscrit contre140 100

Votants

pour (12)

Éric Coquerel FI, Alexis Corbière FI, Bastien Lachaud FI, Jean-Luc Mélenchon FI, Danièle Obono FI, Mathilde Panot FI, Adrien Quatennens FI, André Chassaigne GDR, Pierre Dharréville GDR, Stéphane Peu GDR, Dominique Potier SOC, Boris Vallaud SOC

contre (28)

Daniel Fasquelle LR, Nicolas Forissier LR, Véronique Louwagie LR, Philippe Vigier LT, Christophe Blanchet LaREM, Bruno Bonnell LaREM, Pascale Boyer LaREM, Émilie Cariou LaREM, Fannette Charvier LaREM, Benjamin Dirx LaREM, Coralie Dubost LaREM, Olivia Grégoire LaREM, Nadia Hai LaREM, Christine Hennion LaREM, Guillaume Kasbarian LaREM, Pascal Lavergne LaREM, Marie Lebec LaREM, Roland Lescure LaREM, Sandra Marsaud LaREM, Cendra Motin LaREM, Patrice Perrot LaREM, Valérie Thomas LaREM, Marie-Christine Verdier-Jouclas LaREM, Philippe Bolo MODEM, Bruno Duvergé MODEM, Mohamed Laqhila MODEM, Emmanuelle Ménard NI, Laure de La Raudière UDI-AGIR

non-votant (2)

Richard Ferrand LaREM, Francis Vercamer UDI-AGIR