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Amendements / Adapter l'autorité judiciaire à la lutte contre les violences sexuelles et...

Amendement n° 8 · Article PREMIER

De Gabrielle Cathala (La France insoumise - Nouveau Front Populaire) · déposé le 28/09/2026

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Texte amendé
Proposition de loi « visant à adapter l'autorité judiciaire à la lutte contre les violences sexuelles et intrafamiliales » · PDF
Dossier
Adapter l'autorité judiciaire à la lutte contre les violences sexuelles et intrafamiliales
Signataires
Mme Cathala, Mme Abomangoli, M. Alexandre, M. Amard, Mme Amiot, Mme Amrani, M. Arenas, M. Arnault, Mme Belouassa-Cherifi, Mme Bentorki, M. Bernalicis, M. Bex, M. Bilongo, M. Bompard, M. Boumertit, M. Boyard, M. Cadalen, M. Caron, M. Carrière, M. Cernon, Mme Chikirou, M. Clouet, M. Coquerel, M. Coulomme, M. Delogu, M. Diouara, Mme Dufour, Mme Erodi, Mme Feld, M. Fernandes, Mme Ferrer,...
Source
assemblee-nationale.fr

Dispositif

L'alinéa 4 est complété d'une phrase ainsi rédigée :
« Lorsqu'il exerce dans une des collectivités régies par les articles 73 et 74 de la Constitution ainsi que de la Nouvelle‑Calédonie, cette formation inclut les spécificités des violences commises dans les territoires ultramarins. »

Exposé sommaire

Par cet amendement, les député·es du groupe LFI proposent de s'assurer que les magistrat·es exerçant dans les territoires des Outre-mer bénéficient d'une formation qui inclut les spécificités liées aux territoires ultramarins, permettant de prendre en compte également le passé colonial et esclavagiste de ces territoires et de rappeler que la République a aussi été un Empire colonial.

L'écrasante majorité des magistrats sont des personnes originaires de la France hexagonale sans connaissance de l'histoire qui a façonné ces territoires et laissé derrière elle des réalités spécifiques.

Afin de garantir l'égalité républicaine dans l'accès aux droits et à une justice de qualité, alors même que 58% de nos concitoyens des Outre-mer affirment qu’il est difficile de faire valoir leurs droits, il apparaît essentiel que les magistrats soient informés des ressorts de l'héritage colonial et de ses effets encore perceptibles aujourd'hui. Cette formation permettra également de garantir une meilleure compréhension des violences sexistes et sexuelles et intrafamiliales commises dans les territoires ultramarins, qui diffèrent du contexte hexagonal en raison du contexte socio-économique et géographique spécifique.

Cosignataires (70)

Nadège Abomangoli, Laurent Alexandre, Gabriel Amard, Ségolène Amiot, Farida Amrani, Rodrigo Arenas, Raphaël Arnault, Anaïs Belouassa-Cherifi, Shéhérazade Bentorki, Ugo Bernalicis, Christophe Bex, Carlos Martens Bilongo, Manuel Bompard, Idir Boumertit, Louis Boyard, Pierre-Yves Cadalen, Aymeric Caron, Sylvain Carrière, Bérenger Cernon, Sophia Chikirou, Hadrien Clouet, Éric Coquerel, Jean-François Coulomme, Sébastien Delogu, Aly Diouara, Alma Dufour, Karen Erodi, Mathilde Feld, Emmanuel Fernandes, Sylvie Ferrer, Perceval Gaillard, Clémence Guetté, Zahia Hamdane, Mathilde Hignet, Andy Kerbrat, Bastien Lachaud, Abdelkader Lahmar, Maxime Laisney, Arnaud Le Gall, Aurélien Le Coq, Antoine Léaument, Élise Leboucher, Jérôme Legavre, Sarah Legrain, Claire Lejeune, Murielle Lepvraud, Élisa Martin, Damien Maudet, Marianne Maximi, Marie Mesmeur, Manon Meunier, Jean-Philippe Nilor, Sandrine Nosbé, Danièle Obono, Nathalie Oziol, Mathilde Panot, René Pilato, François Piquemal, Thomas Portes, Loïc Prud'homme, Jean-Hugues Ratenon, Arnaud Saint-Martin, Aurélien Saintoul, Ersilia Soudais, Anne Stambach-Terrenoir, Aurélien Taché, Andrée Taurinya, Matthias Tavel, Aurélie Trouvé, Paul Vannier