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Amendement n° 21 · portant transposition de l’avenant n° 3 du 25 février 2026 au protocole d’accord du 10 novembre 2023 relatif à l’assurance chômage

De Hadrien Clouet (La France insoumise - Nouveau Front Populaire) · déposé le 21/05/2026

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Texte amendé
Projet de loi « portant transposition de l’avenant n° 3 du 25 février 2026 au protocole d’accord du 10 novembre 2023 relatif à l’assurance chômage » · PDF
Dossier
Projet de loi portant transposition de l’avenant n°3 du 25 février 2026 au protocole d’accord du 10 novembre 2023 relatif à l’assurance chômage
Signataires
M. Clouet, Mme Abomangoli, M. Alexandre, M. Amard, Mme Amiot, Mme Amrani, M. Arenas, M. Arnault, Mme Belouassa-Cherifi, Mme Bentorki, M. Bernalicis, M. Bex, M. Bilongo, M. Bompard, M. Boumertit, M. Boyard, M. Cadalen, M. Caron, M. Carrière, Mme Cathala, M. Cernon, Mme Chikirou, M. Coquerel, M. Coulomme, M. Delogu, M. Diouara, Mme Dufour, Mme Erodi, Mme Feld, M. Fernandes, Mme Ferrer,...
Source
assemblee-nationale.fr

Dispositif

Rédiger ainsi le titre : 

« visant à donner aux patrons voyous un nouveau moyen de pression sur les salariés ».

Exposé sommaire

Par cet amendement, le groupe de la France Insoumise révèle les dérives que permet ce projet de loi.

Le présent projet de loi propose de réduire la durée d'indemnisation pour l'ensemble des salariés ayant recours aux ruptures conventionnelles pour rompre un contrat de travail sous prétexte qu'ils contourneraient la loi.

Or, une étude de 2019 de Cyprien Batut et Pierre Maurin démontre que la substitution des ruptures conventionnelles aux démissions demeure marginale. Thomas Breda, membre de l'Institut des politiques publiques, considère cette analyse comme pertinente et scientifiquement rigoureuse.

Bien plus, d'après le chercheur Gwendal Roblin, "la rupture conventionnelle est un mode de rupture complètement libéral". Ainsi, contrairement aux fantasmes du Medef et de la droite libérale les ruptures conventionnelles ne permettent pas aux salariés de "tordre le bras" de leurs employeurs pour bénéficier d'un régime plus avantageux. En effet, en raison du lien subordination inhérent au contrat de travail, les salariés demeurent soumis aux décisions patronales, y compris lorsqu'elles sont illégales. 

L'introduction de cet instrument en droit du travail par le Gouvernement Fillon en 2008 répond à une demande du patronat, notamment du Medef. Dans une logique de flexibilisation du marché de travail, il souhaitait pouvoir pousser un salarié vers la sortie, avec quelques droits, et s'épargner le recours aux prud'hommes en cas de licenciement injustifié. En ce sens, les ruptures conventionnelles individuelles permettent une gestion structurelle des effectifs et des licenciements négociés.

Les patrons voyous ne s'y sont pas trompés et peuvent désormais continuer à contourner le code du travail en toute tranquilité. Selon l'institut des politiques publiques, déjà 12% des licenciements personnels ont été évités par ces patrons voyous, transformés en rupture conventionnelle. Cela représente un quart du volume total des ruptures conventionnelles.

Cosignataires (70)

Nadège Abomangoli, Laurent Alexandre, Gabriel Amard, Ségolène Amiot, Farida Amrani, Rodrigo Arenas, Raphaël Arnault, Anaïs Belouassa-Cherifi, Shéhérazade Bentorki, Ugo Bernalicis, Christophe Bex, Carlos Martens Bilongo, Manuel Bompard, Idir Boumertit, Louis Boyard, Pierre-Yves Cadalen, Aymeric Caron, Sylvain Carrière, Gabrielle Cathala, Bérenger Cernon, Sophia Chikirou, Éric Coquerel, Jean-François Coulomme, Sébastien Delogu, Aly Diouara, Alma Dufour, Karen Erodi, Mathilde Feld, Emmanuel Fernandes, Sylvie Ferrer, Perceval Gaillard, Clémence Guetté, Zahia Hamdane, Mathilde Hignet, Andy Kerbrat, Bastien Lachaud, Abdelkader Lahmar, Maxime Laisney, Arnaud Le Gall, Aurélien Le Coq, Antoine Léaument, Élise Leboucher, Jérôme Legavre, Sarah Legrain, Claire Lejeune, Murielle Lepvraud, Élisa Martin, Damien Maudet, Marianne Maximi, Marie Mesmeur, Manon Meunier, Jean-Philippe Nilor, Sandrine Nosbé, Danièle Obono, Nathalie Oziol, Mathilde Panot, René Pilato, François Piquemal, Thomas Portes, Loïc Prud'homme, Jean-Hugues Ratenon, Arnaud Saint-Martin, Aurélien Saintoul, Ersilia Soudais, Anne Stambach-Terrenoir, Aurélien Taché, Andrée Taurinya, Matthias Tavel, Aurélie Trouvé, Paul Vannier