Amendement n° CS865 · Article 6
De Aurélien Taché (Écologiste - NUPES) · déposé le 16/09/2023
- Sort
- Non soutenu (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi visant à sécuriser et réguler l’espace numérique » · texte intégral · PDF
- Dossier
- Projet de loi visant à sécuriser et réguler l’espace numérique
- Signataires
- M. Taché, Mme Belluco, M. Raux, Mme Arrighi, M. Bayou, M. Ben Cheikh, Mme Chatelain, M. Fournier, Mme Garin, M. Iordanoff, M. Julien-Laferrière, Mme Laernoes, M. Lucas, Mme Pasquini, M. Peytavie, Mme Pochon, Mme Regol, Mme Rousseau, Mme Sas, Mme Sebaihi, Mme Taillé-Polian et M. Thierry
- Source
- assemblee-nationale.fr
Dispositif
Après l’article L32‑3 du code des postes et des communications, il est inséré un article L32-3-1 ainsi rédigé :
« Art. L32-3-1. – (nouveau) Le droit au chiffrement des communications est affirmé comme un droit nécessaire à l’exercice de la vie privée et du secret des correspondances, et son utilisation ne peut être reconnue comme une circonstance aggravante lors de la commission d’un crime ou d’un délit. »
Exposé sommaire
Cet amendement préconisé par la Quadrature du Net vise à affirmer et encourager le droit au chiffrement des communications.
La pénalisation plus lourde des crimes et délits lorsque des moyens de cryptologie ont été utilisés a pour conséquence de limiter la promotion, le développement et l'utilisation de ces techniques, au détriment de la vie privée des citoyens mais également de la sécurisation des opérations économiques.
Le risque de l'extension de l'arsenal répressif utilisé pour combattre le terrorisme à des domaines d'activisme politique classique, à l'image de la récente criminalisation des mouvements écologistes ou des menaces qui pèsent sur des associations de défense des libertés individuelles comme la Ligue des Droits de l'Homme, fait craindre une dérive répressive à laquelle il convient de mettre un terme. L'affirmation du droit au chiffrement permet de garantir un droit numérique fondamental et de mettre en cohérence la loi qui affirme le droit au secret des correspondances numériques.
Cet amendement a pour objectif de permettre les conditions d'un développement des technologies de chiffrement et donc de permettre aux individus de d'exercer leurs droits au secret des correspondances et des communications.
Cosignataires (21)
Christine Arrighi, Julien Bayou, Lisa Belluco, Karim Ben Cheikh, Cyrielle Chatelain, Charles Fournier, Marie-Charlotte Garin, Jérémie Iordanoff, Hubert Julien-Laferrière, Julie Laernoes, Benjamin Lucas-Lundy, Francesca Pasquini, Sébastien Peytavie, Marie Pochon, Jean-Claude Raux, Sandra Regol, Sandrine Rousseau, Eva Sas, Sabrina Sebaihi, Sophie Taillé-Polian, Nicolas Thierry