Amendement n° CS211 · Article 22
De Laurent Esquenet-Goxes (Démocrate (MoDem et Indépendants)) · déposé le 14/09/2023
- Sort
- Retiré (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi visant à sécuriser et réguler l’espace numérique » · texte intégral · PDF
- Dossier
- Projet de loi visant à sécuriser et réguler l’espace numérique
- Signataires
- M. Esquenet-Goxes et Mme Yadan
- Source
- assemblee-nationale.fr
Dispositif
À la seconde phrase de l’alinéa 12, après le mot :
« compter »,
insérer les mots :
« du jour où la personne concernée a connu ou aurait dû connaître ».
Exposé sommaire
Cet amendement a pour objet d’assouplir le délai de prescription du droit de réponse d’une personne à une publication en ligne la ciblant.
L’article 22 prévoit actuellement en son alinéa 12 que le droit de réponse s’exerce dans un délai de trois mois à compter de la publication du message concerné. Or, de nombreux cas (message privé, blocage, restriction d’accès…) peuvent justifier de la méconnaissance par une personne nommée ou désignée de l’existence de cette publication.
En s’appuyant sur le point de départ de droit commun du délai de prescription en droit civil, cet amendement propose donc de retarder le début du « compte à rebours » du droit de réponse au moment ùn la personne « a connu ou aurait dû connaître » l’existence de la publication.
Une notion plus large qui permettrait, en cas de prise de connaissance tardive de l’existence d’un message incriminant, de conserver pour la personne concernée un droit de réponse.