Amendement n° CS810 · Article 1er bis A
De Dominique Potier (Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES)) · déposé le 30/06/2023
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- Rejeté (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi relatif à l’industrie verte » · texte intégral · PDF
- Dossier
- L'industrie verte
- Signataires
- M. Potier, M. Leseul, Mme Battistel, Mme Pic, M. Philippe Brun, M. Delautrette, M. Hajjar, M. Naillet, Mme Jourdan et les membres du groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe Nupes)
- Source
- assemblee-nationale.fr
Dispositif
I. – Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :
« Elle définit des secteurs de produits prioritaires en fonction de leurs impacts environnementaux et en prenant en compte les taux d’émissions importées. »
II. – En conséquence, compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante :
« Pour les secteurs identifiés comme prioritaires, elle fixe des trajectoires de volumes de produits mis en marché ainsi que des objectifs de production au niveau national. »
Exposé sommaire
Le présent amendement des députés Socialistes et apparentés et proposé par le RAC a pour objectif de définir des trajectoires de production pour des secteurs dont l’impact environnemental croissant est dû à une production délocalisée et en augmentation. Pour certains biens de consommation, l’impact environnemental est en constante augmentation du fait de quantités croissante de mise en marché croissante et d’une importation de pays à l’énergie fortement carbonée.
A titre d’exemple, d’après le Haut Conseil pour le Climat, les produits électroniques et textiles sont la 3ème source d’émissions importées et représentent 10 à 15 % des émissions carbones de la France.
En France, chaque année, ce sont en moyenne 48 vêtements et 21 produits d’équipements électroniques qui sont mis sur le marché, soit des niveaux respectivement 10 et 3 fois supérieurs aux trajectoires recommandées par l’Accord de Paris.
L’impact de ces produits est dû à la courbe croissante de la quantité de produits mis en marché mais également du fait d’un taux d’importation supérieur à 95 %, principalement depuis des pays au mix énergétique fortement carboné. A titre de comparaison, la production d’un kilogramme de textile en France émet deux fois moins de carbone qu’une production délocalisée en Asie.
Ces secteurs creusent donc l’empreinte carbone de la France et déséquilibrent fortement sa balance commerciale : en 2022, le secteur du textile-habillement représentait 15,26 milliards de déficit commercial.
Il y a donc un double enjeu pour ces secteurs de définir une trajectoire de mise en marché limitant les impacts planétaires tout en permettant le développement d’activité économique vertueuse sur le territoire national.
Cosignataires (8)
Marie-Noëlle Battistel, Philippe Brun, Stéphane Delautrette, Johnny Hajjar, Chantal Jourdan, Gérard Leseul, Philippe Naillet, Anna Pic