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Amendements / Accompagnement des malades et fin de vie

Amendement n° 527 · Article 5

De Patrick Hetzel (Les Républicains) · déposé le 21/05/2024

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Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi relatif à l'accompagnement des malades et de la fin de vie (n°2462). » · PDF
Dossier
Accompagnement des malades et fin de vie
Signataires
M. Hetzel, Mme Blin, M. Juvin, M. Gosselin, M. Breton, M. Brigand, Mme Serre, Mme Genevard, M. Di Filippo, M. Kamardine, Mme Bonnivard, Mme Dalloz, M. Taite, Mme Bonnet, M. Le Fur, Mme Corneloup, M. Bazin, M. Ray et M. Dubois
Source
assemblee-nationale.fr

Dispositif

À la fin de la première phrase de l’alinéa 6, supprimer les mots :

« ou une personne majeure qu’elle désigne et qui se manifeste pour le faire ».

Exposé sommaire

Cette  rédaction est inintelligible alors qu’il s’agit de vie et de mort. Ou la personne est désignée ou elle est volontaire. Si elle est désignée on peut espérer que la liberté de conscience de valeur constitutionnelle lui est reconnue et qu’elle peut refuser.  L’expression «  se manifester pour le faire «  sans préciser les conditions de cette «  manifestation » est imprécise, pour  formaliser cet acte par rapport à l’homicide volontaire.

Le projet de loi  semble non seulement ignorer totalement les abus de faiblesse mais va placer le juge dans des situations extrêmement compliquées et difficiles pour en juger  au risque de faire disparaître cette protection des personnes les plus vulnérables.

L'article 223  15 2 du code pénal réprime “l’ abus frauduleux de l'état d'ignorance ou de la situation de faiblesse soit d'un mineur, soit d'une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de son auteur, pour conduire ce mineur ou cette personne à un acte ou à une abstention qui lui sont gravement préjudiciables.”

Il appartient d’attirer l’attention sur le risque  du dispositif proposé pour toute la société. A la  remise en cause de la fonction de la médecine ne doit pas s’ajouter la remise en en cause du droit pénal et la multiplication des contentieux et la désorientation du juge.

Cosignataires (18)

Thibault Bazin, Anne-Laure Blin, Sylvie Bonnet, Émilie Bonnivard, Xavier Breton, Hubert Brigand, Josiane Corneloup, Marie-Christine Dalloz, Fabien Di Filippo, Francis Dubois, Annie Genevard, Philippe Gosselin, Philippe Juvin, Mansour Kamardine, Marc Le Fur, Nicolas Ray, Nathalie Serre, Jean-Pierre Taite