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Amendements / Accompagnement des malades et fin de vie

Amendement n° 134 · Article 5

De Patrick Hetzel (Les Républicains) · déposé le 19/05/2024

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Rejeté (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi relatif à l'accompagnement des malades et de la fin de vie (n°2462). » · PDF
Dossier
Accompagnement des malades et fin de vie
Signataires
M. Hetzel, M. Kamardine et Mme Bonnivard
Source
assemblee-nationale.fr

Dispositif

Supprimer cet article.

Exposé sommaire

L’article 5 définit l’euthanasie et le suicide assisté sans les nommer. C’est contraire à l’objectif constitutionnel d’intelligibilité  de la loi.

Il s’agit là d’une rupture anthropologique et déontologique légitimée par la loi. 

L’expression « d’aide à mourir » est une expression à connotation compassionnelle ; une démarche qui n’est pas seulement médicale mais permise à tous, puisque l’euthanasie pourra être exercée par n’importe quelle personne.

Ce qui est qualifié d’aide à mourir s’apparente aussi en réalité à un suicide. Dès lors comment articuler ce droit avec la politique de prévention du suicide développée par le Gouvernement ?

Par ailleurs, il paraît étonnant que le titre II ne soit pas inséré dans un code peut-être parce que l’acte « d’aide à mourir » ne correspond pas aux critères des actes médicaux ? 

En Belgique, en Espagne, au Luxembourg, aux Pays Bas  il y a une loi autonome mais qui emploie les termes d’euthanasie et de suicide assisté et qui assume ce choix.

Au Canada, il s’agit d’une section dans le code pénal

En France on triche avec les mots.

Mais supprimer les mots ne supprime pas la violence de ces actes, s’insurge un collectif de psys.

Pour toutes ces raisons, il convient de supprimer cet article.

Cosignataires (2)

Émilie Bonnivard, Mansour Kamardine