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Amendements / Projet de loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration

Amendement n° 2477 · Article 15 bis

De Clara Chassaniol (Renaissance) · déposé le 07/12/2023

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Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, adopté, par le Sénat après engagement de la procédure accélérée, pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration (n°1855). » · PDF
Dossier
Projet de loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration
Signataires
Mme Chassaniol, M. Belhamiti, M. Raphaël Gérard, M. Pacquot, M. Vuibert, M. Mournet, M. Fugit, Mme Dupont et M. Frei
Source
assemblee-nationale.fr

Dispositif

Le chapitre V du titre II du livre IV du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par une section 4 ainsi rédigée :

« Section 4

« Étrangers victimes ou repentis de trafic de stupéfiants

« Art. L. 425-11. – L’étranger qui dépose plainte contre une personne qu’il accuse d’avoir commis des faits constitutifs des infractions liées au trafic de stupéfiants, visé à l’article L. 222‑37 du code pénal, ou témoigne dans une procédure pénale concernant une personne poursuivie pour ces mêmes infractions se voit délivrer, sous réserve qu’il ait rompu tout lien avec cette personne, une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » d’une durée d’un an. La condition prévue à l’article L. 412‑1 n’est pas opposable.

« Cette carte est renouvelée pendant toute la durée de la procédure pénale, sous réserve que les conditions prévues pour sa délivrance continuent d’être satisfaites. »

Exposé sommaire

Cet amendement propose de délivrer à l’étranger déposant plainte contre un trafiquant de stupéfiants ou témoignant dans une procédure pénale concernant une personne poursuivie pour cette même infraction, une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » d’une durée d’un an, sous réserve qu’il ait rompu tout lien avec le réseau concerné.
 
Les auditions de la Mission d’Information visant à évaluer les politiques de lutte contre le trafic de stupéfiants ont fréquemment abordé la question de la participation des étrangers en situation irrégulière dans ces trafics. Certains sont ainsi exploités par des réseaux de trafiquants car ils sont plus difficiles à appréhender par la police et, par conséquent, par la justice. De plus, ils sont particulièrement vulnérables aux représailles s'ils décident de témoigner.
 
Ainsi, l'objectif est de faciliter le démantèlement des réseaux de trafic de stupéfiants afin d’endiguer ces trafics, dont les violences gangrènent notre territoire.

Cosignataires (8)

Mounir Belhamiti, Stella Dupont, Philippe Frei, Jean-Luc Fugit, Raphaël Gérard, Benoit Mournet, Nicolas Pacquot, Lionel Vuibert