Amendement n° 2244 · Article 21
De Sabrina Sebaihi (Écologiste - NUPES) · déposé le 07/12/2023
- Sort
- — (en traitement)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, adopté, par le Sénat après engagement de la procédure accélérée, pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration (n°1855). » · texte intégral · PDF
- Dossier
- Projet de loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration
- Signataires
- Mme Sebaihi, M. Lucas, M. Iordanoff, Mme Regol, Mme Arrighi, M. Bayou, Mme Belluco, M. Ben Cheikh, Mme Chatelain, M. Fournier, Mme Garin, M. Julien-Laferrière, Mme Laernoes, Mme Pasquini, M. Peytavie, Mme Pochon, M. Raux, Mme Rousseau, Mme Sas, M. Taché, Mme Taillé-Polian et M. Thierry
- Source
- assemblee-nationale.fr
Dispositif
À la première phrase de l’alinéa 18, substituer au mot :
« sept »
le mot :
« quinze ».
Exposé sommaire
L’article 21 du projet de loi, conformément aux recommandations du Conseil d’État issues de son étude du 5 mars 2020, prévoit une procédure contentieuse spécifique applicable à plusieurs décisions administratives susceptibles de viser les demandeurs d’asile. Le délai de recours prévu en la matière est de 7 jours pour saisir le tribunal administratif qui statue en formation à juge unique dans un délai de 15 jours.
Cette procédure est donc prévue pour les décisions concernant les conditions matérielles d’accueil (CMA) des demandeurs d’asile (refus ou retrait), les arrêtés d’assignation à résidence et les arrêtés de transferts dit « Dublin » qui visent les demandeurs d’asile dont la responsabilité incombe à un autre État européen.
Le contentieux de ces décisions implique nécessairement un traitement rapide par le juge étant donné l’urgence, tant pour les demandeurs que l’administration, de ces situations. Pour autant, les demandeurs d’asile, dont la vulnérabilité est juridiquement reconnue, sont parfois placés dans des situations matérielles très précaires. Un délai de 7 jours pour les demandeurs d’asile qui souffrent parfois de difficulté d’accompagnement, notamment les personnes sous procédure « Dublin » et celles dont les CMA sont retirées qui sont régulièrement non hébergées, est trop court pour leur permettre de saisir un avocat et ainsi d’accéder effectivement au juge.
Par conséquent, cet amendement vise à leur garantir un délai de recours de 15 jours, correspondant à celui applicable actuellement en matière d’arrêté de transfert. Le traitement rapide de ce contentieux ne sera pas significativement impacté, le tribunal statuant toujours dans un délai de 15 jours en formation à juge unique.
Cosignataires (21)
Christine Arrighi, Julien Bayou, Lisa Belluco, Karim Ben Cheikh, Cyrielle Chatelain, Charles Fournier, Marie-Charlotte Garin, Jérémie Iordanoff, Hubert Julien-Laferrière, Julie Laernoes, Benjamin Lucas-Lundy, Francesca Pasquini, Sébastien Peytavie, Marie Pochon, Jean-Claude Raux, Sandra Regol, Sandrine Rousseau, Eva Sas, Aurélien Taché, Sophie Taillé-Polian, Nicolas Thierry