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Amendements / Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2024

Amendement n° 228 · Article 9

De Paul-André Colombani (Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires) · déposé le 22/11/2023

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Texte amendé
Projet de loi « projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2024 » · texte intégral · PDF
Dossier
Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2024
Signataires
M. Colombani, M. Panifous, M. Molac, M. Serva, M. Acquaviva, Mme Bassire, M. Guy Bricout, M. Jean-Louis Bricout, M. Castellani, M. de Courson, Mme Descamps, Mme Froger, M. Lenormand, M. Mathiasin, M. Morel-À-L'Huissier, M. Naegelen, M. Pancher, M. Saint-Huile, M. Taupiac, M. Warsmann et Mme Youssouffa
Source
assemblee-nationale.fr

Dispositif

Supprimer cet article.

Exposé sommaire

Cet amendement vise à supprimer l’article 9 du présent projet de loi, qui porte en son sein une potentielle ponction de l’Agirc-Arrco.

Plus précisément, l’article initial prévoit, entre autres transferts financiers, qu’une convention conclue entre le régime général et l’Agirc-Arrco détermine une contribution relative aux différents enjeux de solidarité au sein du système de retraite. A défaut, un décret fixera le montant de cette contribution.

Depuis le Gouvernement s’est engagé à ne pas imposer de ponction. Mais cette menace est mise de côté à une condition : les organisations d’employeurs et de salariés doivent rouvrir des discussions, dans l’optique de faire un geste en faveur du système par répartition – par exemple en cofinançant la revalorisation des petites pensions.

Le Sénat a fait évoluer cet article, en supprimant les dispositions prévoyant une contribution de l’Agirc-Arrco au titre de la solidarité financière du système de retraite. Toutefois, la rédaction issue du Sénat ne revient pas sur l’existence d’une contribution de l’Agirc-Arrco pour compenser les pertes de ressources résultant de la fermeture des régimes spéciaux.  

Les auteurs du présent amendement craignent que le Gouvernement ne cherche à revenir sur sa décision dans le cadre du PLFSS. Cela reviendrait à contrevenir au paritarisme, au coeur de notre système de protection sociale. Les partenaires sociaux gèrent les caisses des retraites complémentaires, et le Gouvernement ne peut - au prétexte que celles-ci sont bien gérées - décidé d’en ponctionner une partie. C’est à lui d’assurer l’équilibre du régime général. 

C’est pourquoi, il est proposé de supprimer cet article, qui pourrait servir de base à une éventuelle ponction de l’Agirc-Arrco.

Cosignataires (20)

Jean-Félix Acquaviva, Nathalie Bassire, Guy Bricout, Jean-Louis Bricout, Michel Castellani, Charles de Courson, Béatrice Descamps, Martine Froger, Stéphane Lenormand, Max Mathiasin, Paul Molac, Pierre Morel-À-L'Huissier, Christophe Naegelen, Bertrand Pancher, Laurent Panifous, Benjamin Saint-Huile, Olivier Serva, David Taupiac, Jean-Luc Warsmann, Estelle Youssouffa