Amendement n° CL1077 · Article 9
De Boris Vallaud (Socialistes et apparentés) · déposé le 23/11/2023
- Sort
- Rejeté (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration » · texte intégral · PDF
- Dossier
- Projet de loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration
- Signataires
- M. Vallaud, Mme Untermaier, M. Vicot, M. Saulignac, Mme Karamanli, M. Philippe Brun, M. Delaporte, Mme Keloua Hachi et les membres du groupe Socialistes et apparentés
- Source
- assemblee-nationale.fr
Dispositif
Après l’alinéa 19, insérer les deux alinéas suivants :
1° bis Après l’article L. 631‑4, il est inséré un article L. 631‑5 ainsi rédigé :
« Art. L. 631‑5. – Les décisions prises en application du présent chapitre prennent en compte de manière proportionnée au regard de la menace représentée par l’étranger, les circonstances relatives à sa vie privée et familiale et l’intérêt supérieur de ses enfants mineurs. »
Exposé sommaire
Cet amendement du groupe "socialistes et apparentés" et suggéré par UNICEF France vise à réintroduire l’article précisant que les mesures d’expulsions « prennent en compte de manière proportionnée au regard de la menace représentée par l’étranger, les
circonstances relatives à sa vie privée et familiale » en le complétant par la prise en compte de l’intérêt supérieur de ses enfants mineurs.
Le texte initial soumis à l’avis du Conseil d’Etat prévoyait la création d’un nouvel article rappelant que
les décisions d’expulsion « prennent en compte de manière proportionnée au regard de la menace
représentée par l’étranger, les circonstances relatives à sa vie privée et familiale ».
Cette disposition a été retirée, suivant l’avis du Conseil d’État, ce dernier estimant ce rappel inutile
« dès lors que l’article 8 de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) et l’obligation de ne
prendre que des mesures d’expulsion nécessaires et proportionnées s’imposent en l’état du droit à
l’administration ».
Compte tenu des nombreuses difficultés observées en pratique, notamment pour les parents
d’enfants français qui font l’objet de mesures d’expulsion en dépit des « protections » dont ils
disposent, mais aussi du risque que ces pratiques se multiplient en raison des nouvelles exceptions
instaurées par le présent projet, il convient de mentionner explicitement cette exigence.
Par ailleurs, Le comité des droits de l’enfant précise que les États parties sont tenus de veiller à ce que
toute décision de renvoyer un enfant dans son pays d’origine soit fondée sur des éléments de preuve
et soit prise au cas par cas conformément à une procédure prévoyant des garanties appropriées et
comprenant notamment une évaluation individuelle rigoureuse et la détermination de l’intérêt
supérieur de l’enfant
Cosignataires (7)
Philippe Brun, Arthur Delaporte, Marietta Karamanli, Fatiha Keloua Hachi, Hervé Saulignac, Cécile Untermaier, Roger Vicot