Amendement n° CE1982 · Article PREMIER
De Aurélie Trouvé (La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale) · déposé le 26/04/2024
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- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi d'orientation pour la souveraineté en matière agricole et le renouvellement des générations en agriculture » · PDF
- Dossier
- Souveraineté en matière agricole et renouvellement des générations en agriculture
- Signataires
- Mme Trouvé, Mme Abomangoli, M. Alexandre, M. Amard, Mme Amiot, Mme Amrani, M. Arenas, Mme Autain, M. Bernalicis, M. Bex, M. Bilongo, M. Bompard, M. Boumertit, M. Boyard, M. Caron, M. Carrière, M. Chauche, Mme Chikirou, M. Clouet, M. Coquerel, M. Corbière, M. Coulomme, Mme Couturier, M. Davi, M. Delogu, Mme Dufour, Mme Erodi, Mme Etienne, M. Fernandes, Mme Ferrer, Mme Fiat, M. Gaillard,...
- Source
- assemblee-nationale.fr
Dispositif
Au début de l’alinéa 7, supprimer les mots :
« la souveraineté agricole du pays, liée à la production durable de biomasse sur le territoire et à ».
Exposé sommaire
Cet amendement du groupe LFI-NUPES entend supprimer la référence à la biomasse produite dans le pays en tant qu’indicateur de « performance » écologique et climatique de l’agriculture française.
La quantité de biomasse ne permet en rien d’évaluer la souveraineté agricole du pays pour de multiples raisons. La souveraineté agricole ne se mesure pas seulement par la quantité de biomasse produite, mais aussi par la diversité des produits agricoles.
Une grande production de biomasse pourrait être le résultat de monocultures intensives, qui sont moins bénéfiques pour la biodiversité et la résilience des systèmes agricoles. En outre la diversité des cultures permet une meilleure adaptation aux changements climatiques et une plus grande résilience face aux nuisibles et maladies. En outre, même avec une production élevée de biomasse, un pays peut rester dépendant des importations pour certains produits essentiels, comme les protéines végétales ou certains types de céréales.
La quantité de biomasse ne renseigne pas non plus sur la qualité et la valeur nutritionnelle des produits agricoles. La manière dont la biomasse est produite joue également un rôle crucial dans l’évaluation de la souveraineté agricole. Les méthodes de production durable, qui préservent les ressources naturelles et minimisent les effets environnementaux adverses, sont essentielles pour maintenir la capacité de production agricole à long terme. Une forte production de biomasse centrée sur quelques grandes exploitations peut ainsi éroder la résilience et l’autonomie des filières et aggraver les inégalités dans le secteur agricole.
Cosignataires (74)
Nadège Abomangoli, Laurent Alexandre, Gabriel Amard, Ségolène Amiot, Farida Amrani, Rodrigo Arenas, Clémentine Autain, Ugo Bernalicis, Christophe Bex, Carlos Martens Bilongo, Manuel Bompard, Idir Boumertit, Louis Boyard, Aymeric Caron, Sylvain Carrière, Florian Chauche, Sophia Chikirou, Hadrien Clouet, Éric Coquerel, Alexis Corbière, Jean-François Coulomme, Catherine Couturier, Hendrik Davi, Sébastien Delogu, Alma Dufour, Karen Erodi, Martine Etienne, Emmanuel Fernandes, Sylvie Ferrer, Caroline Fiat, Perceval Gaillard, Raquel Garrido, Clémence Guetté, David Guiraud, Mathilde Hignet, Rachel Keke, Andy Kerbrat, Bastien Lachaud, Maxime Laisney, Arnaud Le Gall, Antoine Léaument, Élise Leboucher, Charlotte Leduc, Jérôme Legavre, Sarah Legrain, Murielle Lepvraud, Élisa Martin, Pascale Martin, William Martinet, Frédéric Mathieu, Damien Maudet, Marianne Maximi, Manon Meunier, Jean-Philippe Nilor, Danièle Obono, Nathalie Oziol, Mathilde Panot, René Pilato, François Piquemal, Thomas Portes, Loïc Prud'homme, Adrien Quatennens, Jean-Hugues Ratenon, Sébastien Rome, François Ruffin, Aurélien Saintoul, Michel Sala, Danielle Simonnet, Ersilia Soudais, Anne Stambach-Terrenoir, Andrée Taurinya, Matthias Tavel, Paul Vannier, Léo Walter