Aller au contenu
blackout

Amendement n° 511 · Article 11

De Jacques Maire (La République en Marche) · déposé le 15/02/2021

Sort
Adopté (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, de programmation relatif au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales (n°3699). » · texte intégral · PDF
Dossier
Programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales
Signataires
M. Maire, Mme Thomas, M. Mbaye, Mme Peyron, Mme Tanguy, Mme Rauch, Mme Clapot, M. Kokouendo, Mme Sylla, Mme Rilhac, M. Marilossian, M. Belhaddad, Mme Lenne, Mme Pételle, Mme Hennion, M. Pellois, Mme Tamarelle-Verhaeghe, M. Ledoux, Mme Frédérique Dumas, Mme Chapelier, Mme Firmin Le Bodo, M. Christophe, Mme Lazaar, M. Michels, Mme Mauborgne, M. Gouttefarde, Mme Krimi, Mme Dupont et M. Fuchs
Source
assemblee-nationale.fr

Dispositif

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport évaluant les possibilités de dispense de criblage des bénéficiaires finaux pour certaines actions de stabilisation à l’intérieur de périmètres géographiques définis caractérisés par une situation de crise persistante et l’existence de groupes armés non étatiques.

Exposé sommaire

Aujourd’hui le criblage, dispositif mis en place pour des raisons de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, est appliqué aux fournisseurs et aux personnels mais pas au bénéficiaires finaux de l’aide humanitaire. 

Cependant, s’il ne faut pas étendre l’exclusion du « criblage » à l’ensemble des actions de développement dans les territoires où interviennent les ONG, la complexité des crises qui touchent des zones telles que la région de Ménaka au Mali et d’Idlib en Syrie, pose la question de certains types d’action dans le domaine de la stabilisation en continuité avec l’aide humanitaire.

Dans ces zones caractérisées par une situation de crise persistante et l’existence de groupes armées non étatiques, les mesures de criblage peuvent faire porter en effet des risques sécuritaires et juridiques sur les ONG humanitaires, leurs opérations et leurs personnels, alourdissent les procédures, augmentent les coûts de fonctionnement, restreignent l’accès humanitaire et réduisent la résilience des populations. 

Le rapport a donc pour objet d’évaluer la possibilité pour la France d’autoriser l'absence de criblage des bénéficiaires finaux pour certaines actions de stabilisation dans certaines zones précisément définies.

 

 

Cosignataires (28)

Belkhir Belhaddad, Annie Chapelier, Paul Christophe, Mireille Clapot, Frédérique Dumas, Stella Dupont, Agnès Firmin Le Bodo, Bruno Fuchs, Fabien Gouttefarde, Christine Hennion, Rodrigue Kokouendo, Sonia Krimi, Fiona Lazaar, Vincent Ledoux, Marion Lenne, Jacques Marilossian, Sereine Mauborgne, Jean François Mbaye, Thierry Michels, Hervé Pellois, Michèle Peyron, Bénédicte Pételle, Isabelle Rauch, Cécile Rilhac, Sira Sylla, Marie Tamarelle-Verhaeghe, Liliana Tanguy, Valérie Thomas