Amendement n° 66 · Article 2
De Philippe Goujon (Les Républicains) · déposé le 03/02/2017
- Sort
- — (irrecevable)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, adopté par le Sénat après engagement de la procédure accélérée, relatif à la sécurité publique (n°4420). »
- Dossier
- Police et sécurité : sécurité publique
Dispositif
Rédiger ainsi cet article :
« Tout agent de la police nationale ou de la gendarmerie nationale, tout agent mentionné aux articles 28‑1 et 28‑2 du code de procédure pénale et tout agent des douanes s’identifie par son numéro d’immatriculation et son service ou unité d’affectation dans tous les actes de procédure qu’il rédige ou auxquels il est partie dans le cadre de l’exercice de ses fonctions.
« Le Procureur général près la cour d’appel du ressort territorial dont dépend le lieu d’affectation de l’agent tient un registre nominatif des agents de la police nationale et de la gendarmerie nationale comprenant leur numéro d’immatriculation et leur état civil.
« L’état civil des agents visés au premier alinéa ne peut être communiqué que sur décision du procureur général près la cour d’appel de Paris. Il est également communiqué, à sa demande, au président de la juridiction de jugement saisie des faits.
« Les dispositions de l’article 706‑84 du même code sont applicables en cas de révélation de l’identité de ces officiers ou agents de police judiciaire, hors les cas prévus à l’alinéa précédent.
« Les modalités d’application du présent article sont déterminées par décret en Conseil d’État. »
Exposé sommaire
Cet amendement d’appel propose une rédaction alternative de l’article 2 via la généralisation de l’identification des agents de police judiciaire par immatriculation sur le modèle espagnol. En effet, le choix fait par le projet de loi de retenir comme critère ouvrant droit à l’anonymisation des agents les conditions tenant à l’existence d’un danger pour bénéficier de cette protection par immatriculation sont difficiles à établir matériellement et fragilisent juridiquement le dispositif, d’autant que la commission des lois a supprimé l’avancée actée par le Sénat qui avait réduit cette difficulté en abolissant le quantum de peines fixé initialement à 3 ans.
Une autre solution juridique plus complète, étudiée dans l’étude d’impact, et que propose cet amendement, consisterait, sur le modèle espagnol, à généraliser l’identification des membres des forces de l’ordre par numéro d’immatriculation pour tous les actes de police judiciaire.
Cosignataires (18)
Éric Ciotti, Marie-Christine Dalloz, Patrick Devedjian, Marie-Louise Fort, Philippe Goujon, Sébastien Huyghe, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Lamour, Frédéric Lefebvre, Pierre Lellouche, Véronique Louwagie, Thierry Mariani, Olivier Marleix, Yannick Moreau, Camille de Rocca Serra, Claudine Schmid, Pascal Thévenot, Philippe Vitel