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Amendements / Culture : promotion des langues régionales

Amendement n° 1 · Article PREMIER

De Marc Le Fur (Les Républicains) · déposé le 23/11/2016

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— (irrecevable)
Texte amendé
Proposition de loi « proposition de loi sur la proposition de loi de M. Bruno Le Roux, Mme Annie Le Houerou, MM. Pascal Deguilhem, Paul Molac, Mme Sylviane Alaux, MM. Jean-Pierre Allossery, François André, Pierre Aylagas, Mmes Chantal Berthelot, Colette Capdevielle, Marie-Anne Chapdelaine, MM. Jacques Cresta, William Dumas, Éric Elkouby, Mmes Corinne Erhel, Martine Faure, M. Richard Ferrand, Mmes Chantal Guittet, Viviane Le Dissez, Annick Le Loch, M. Jean-Pierre Le Roch, Mmes Marie-Thérèse Le Roy, Marylise Lebranchu, M. Michel Lesage, Mme Monique Orphé, MM. Hervé Pellois, Marcel Rogemont et plusieurs de leurs collègues relative à la promotion des langues régionales (4096). »
Dossier
Culture : promotion des langues régionales

Dispositif

L’article L. 111‑2 du code de l’éducation est complété par trois alinéas ainsi rédigés :

« Les langues régionales peuvent être librement utilisées dans les activités sociales, ainsi que dans les activités de loisirs et de jeunesse.

« Les langues régionales peuvent être librement utilisées dans les activités destinées à la petite enfance.

« Toutes les structures d’accueil de la petite enfance peuvent offrir un environnement en langue régionale. Cet engagement ne fait pas obstacle à l’obtention des aides financières existantes pour la petite enfance. »

Exposé sommaire

La reconnaissance constitutionnelle des langues régionales à l’initiative de l’auteur du présent amendement, opérée par la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, implique que leur soit donné un cadre législatif et que soient créés les outils juridiques nécessaires à leur sauvegarde.

Par l’article 75‑1, le Constituant a reconnu que la sauvegarde des langues régionales n’était pas seulement l’affaire de leurs locuteurs, mais concerne la collectivité nationale dans son ensemble car ces langues constituent un patrimoine commun à l’ensemble de la France.

Avec cette avancée constitutionnelle notre Nation a enfin reconnu que l’unité n’est pas l’uniformité, que l’égalité est non pas la confusion, mais la possibilité pour chacun d’être soi-même. Pour bon nombre de nos concitoyens, les langues régionales signifient quelque chose d’important, même pour ceux qui ne les maîtrisent pas totalement, ou qui ne sont pas des locuteurs habituels.

Depuis la loi du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République, l’article L. 312‑10 du code de l’éducation reconnaît l’enseignement bilingue en langue française et en langue régionale.

La connaissance des langues régionales est un moyen au moins aussi important pour l’ouverture de l’esprit et la compréhension du monde environnant et permet à l’enfant d’apprendre la valeur de ce qui l’entoure comme fondement d’une compréhension ensuite plus élargie.

L’objet du présent amendement est par conséquent de compléter l’avancée de la loi du 8 juillet 2013 et de préciser que les langues régionales peuvent de façon non exclusive être librement utilisées dans les activités sociales, ainsi que dans les activités de loisirs et de jeunesse, dans les activités destinées à la petite enfance, mais également d’indiquer que toutes les structures d’accueil de la petite enfance peuvent offrir un environnement en langue régionale.

Cosignataires (13)

Élie Aboud, Jean-Pierre Decool, Julien Dive, Yves Fromion, Laurent Furst, Arlette Grosskost, Patrick Hetzel, Marc Le Fur, Laurent Marcangeli, Pierre Morel-À-L'Huissier, Camille de Rocca Serra, Fernand Siré, Éric Straumann