Amendement n° 790 · Article 61
De Pascale Got (Socialiste, écologiste et républicain) · déposé le 23/06/2016
- Sort
- Retiré (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, Egalité et citoyenneté (n°3679). »
- Dossier
- Société : égalité et citoyenneté
Dispositif
L’article L. 1132‑3‑3 du code du travail est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Les entreprises dont l’effectif est supérieur à cinquante salariés organisent au bénéfice des salariés en charge du recrutement une formation relative à la lutte contre les discriminations et à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Le temps consacré à cette formation est pris sur le temps de travail et est rémunéré comme tel. Le financement de cette formation incombe à l’employeur. Un décret en Conseil d’État détermine les modalités de cette formation et sa fréquence. »
Exposé sommaire
A côté des sanctions contre les discriminations, chacun s’accorde sur le fait qu’il faut changer les mentalités et faire tomber les préjugés et représentations sociales qui génèrent ces discriminations. La campagne de sensibilisation aux discriminations « Les compétences d’abord », lancée en avril 2016, œuvre dans ce sens, mais il faut aller au-delà, par la formation des recruteurs.
L’accord national interprofessionnel du 12 octobre 2006 relatif à la diversité en entreprise soulignait ainsi dans son article 5 que « la réussite de la mise en œuvre d’une politique d’égalité des chances et de traitement peut être facilitée par le développement de la formation des lignes hiérarchiques qui vont devoir la gérer. La formation (en matière de recrutement, de déroulement de carrière,…) vise à mieux les préparer à l’écoute, à mieux accepter et intégrer les différences, à prévenir les situations de discrimination. Son objectif est de modifier les représentations socio-culturelles en levant les tabous, en éradiquant les préjugés et en aidant chacun à mieux connaître et comprendre son propre contexte social, professionnel et culturel. »
Afin de renforcer les dispositifs de lutte contre les discriminations, cet amendement propose de rendre obligatoire une formation relative à la lutte contre les discriminations et à l’égalité professionnelle, pour tous les salariés en charge du recrutement dans une entreprise de plus de 50 salariés.
Cette formation, à la charge de l’employeur, serait prise sur le temps de travail et rémunéré comme telle.
Cosignataires (50)
Ibrahim Aboubacar, Jean-Pierre Allossery, Nathalie Appéré, Philippe Bies, Yves Blein, Christophe Borgel, Brigitte Bourguignon, Kheira Bouziane-Laroussi, Jean-Louis Bricout, Colette Capdevielle, Fanélie Carrey-Conte, Martine Carrillon-Couvreur, Philip Cordery, Valérie Corre, Catherine Coutelle, Seybah Dagoma, Guy Delcourt, Pascal Demarthe, Fanny Dombre Coste, Sandrine Doucet, Philippe Doucet, Françoise Dumas, Olivier Dussopt, Jean-Patrick Gille, Pascale Got, Chantal Guittet, Romain Joron, Régis Juanico, Laurent Kalinowski, Anne-Christine Lang, Colette Langlade, Annick Lepetit, Bernard Lesterlin, Serge Letchimy, Audrey Linkenheld, Lucette Lousteau, Victorin Lurel, Jacqueline Maquet, Véronique Massonneau, Philippe Naillet, Maud Olivier, Rémi Pauvros, Elisabeth Pochon, Joaquim Pueyo, François Pupponi, Bernard Roman, François de Rugy, Julie Sommaruga, Sylvie Tolmont, Patrick Vignal