Amendement n° 4757 (Rect) · Article 22
De Hervé Pellois (Socialiste, républicain et citoyen) · déposé le 30/04/2016
- Sort
- Tombé (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs (n°3600). »
- Dossier
- Travail : modernisation du droit du travail
Dispositif
Les commissions nationales paritaires, instituées par la loi n° 52‑1311 du 10 décembre 1952 relative à l’établissement obligatoire d’un statut du personnel administratif des chambres d’agriculture, des chambres de commerce et des chambres de métiers, prennent, pour chaque réseau consulaire, dans un délai de six mois suivant la promulgation de la présente loi, toute mesure afin de mettre en œuvre le compte personnel de formation pour les agents de ces chambres consulaires.
En l’absence de dispositions prises par les commissions nationales paritaires dans le délai fixé au premier alinéa, un décret en Conseil d’État en détermine, dans un délai de trois mois, les modalités de mise en œuvre.
Exposé sommaire
Les quelques 43 000 salariés des Chambres consulaires sont régis pour les dispositions collectives par un Statut du personnel institué par la loi n°5213‑11 du 10 décembre 1952.
Bien que prévu par la même loi, chaque réseau consulaire dispose d’un Statut qui lui est spécifique et qui est élaboré par une commission nationale paritaire.
Ces 3 Statuts ne sont rattachés ni au Code du Travail ni au Statut de la Fonction publique, selon des jurisprudences du Conseil d’État.
Ces Statuts échappent, de fait, au pouvoir du législateur, sauf disposition le prévoyant explicitement.
Par conséquent, les évolutions législatives ne sont pas applicables automatiquement aux chambres consulaires et à leurs salariés même quand ils relèvent du droit privé, mais doivent faire l’objet d’une négociation entre partenaires sociaux en vue de l’introduction dans le Statut.
Ainsi, il n’existe pas de compte personnel de formation (CPF) dans les chambres consulaires.
Cet amendement a pour objet de saisir la commission nationale paritaire de chacun des trois réseaux consulaires pour mettre en œuvre, pour les agents des chambres consulaires, le CPF et en définir les règles de financement et de portabilité.
Cosignataires (54)
Pierre Aylagas, Alexis Bachelay, Alain Ballay, Gérard Bapt, Gisèle Biémouret, Yves Blein, Daniel Boisserie, Florent Boudié, Kheira Bouziane-Laroussi, Sabine Buis, Sylviane Bulteau, Colette Capdevielle, Marie-Arlette Carlotti, Martine Carrillon-Couvreur, Marie-Françoise Clergeau, Philip Cordery, Florence Delaunay, Michèle Delaunay, William Dumas, Corinne Erhel, Marie-Hélène Fabre, Richard Ferrand, Renaud Gauquelin, Jean-Patrick Gille, Razzy Hammadi, Joëlle Huillier, Christian Hutin, Monique Iborra, Michel Issindou, Régis Juanico, Chaynesse Khirouni, Bernadette Laclais, Conchita Lacuey, Jean-Pierre Le Roch, Marie-Thérèse Le Roy, Annie Le Houerou, Catherine Lemorton, Michel Liebgott, Gabrielle Louis-Carabin, Lucette Lousteau, Marie-Lou Marcel, Michel Ménard, Robert Olive, Monique Orphé, Luce Pane, Hervé Pellois, Christophe Premat, Pierre Ribeaud, Denys Robiliard, Boinali Said, Gérard Sebaoun, Jean-Louis Touraine, Michel Vergnier, Jean Jacques Vlody