Amendement n° 2184 · Article 44
De Benoît Hamon (Socialiste, républicain et citoyen) · déposé le 29/04/2016
- Sort
- Tombé (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs (n°3600). »
- Dossier
- Travail : modernisation du droit du travail
Dispositif
L’État peut autoriser, à compter du 1er janvier 2017, à titre d’expérimentation et pour une durée n’excédant pas trois années, la suppression des conditions d’examen prévues au dernier alinéa de l’article L. 461‑1 du code de la sécurité sociale pour les pathologies psychiques pouvant être reconnues comme maladies d’origine professionnelle. Cette expérimentation est limitée au seul comité régional de reconnaissance des maladies professionnelle de la région de Toulouse. Pour qu’une pathologie psychique soit reconnue comme maladie d’origine professionnelle, le comité devra établir qu’elle est essentiellement et directement causée par le travail habituel de la victime.
L’expérimentation mentionnée à l’alinéa précédent donne lieu, au plus tard neuf mois avant son terme, à la transmission au Parlement d’un rapport d’évaluation de l’expérimentation et de l’impact financier observé.
Exposé sommaire
Cet amendement a pour objectif d’expérimenter pendant trois ans la suppression du seuil d’incapacité permanente partielle (IPP) lors d’une demande d’instruction concernant le syndrome d’épuisement professionnel, communément appelé « burn-out ». Ce faisant, il s’agit de lever l’obstacle principal à la reconnaissance des pathologies psychiques par le comité régional de reconnaissances des maladies professionnelles, et ainsi par la Sécurité sociale.
Aujourd’hui, cette reconnaissance est rare et le chemin pour y parvenir en fait un parcours pour le moins difficile : alors que 3,2 millions d’actifs en France sont exposés à un risque élevé d’épuisement professionnel, la procédure de reconnaissance requiert toujours un taux d’IPP de 25 % pour une simple instruction du dossier.
Cette expérimentation et le rapport établit à sa suite permettra donc de mieux cerner le problème et de progresser vers une reconnaissance du syndrome d’épuisement professionnel.
Cosignataires (58)
Sylviane Alaux, Jean-Pierre Allossery, Pouria Amirshahi, Pierre Aylagas, Frédéric Barbier, Serge Bardy, Laurent Baumel, Philippe Baumel, Philippe Bies, Jean-Pierre Blazy, Jean-Luc Bleunven, Kheira Bouziane-Laroussi, Isabelle Bruneau, Marie-Arlette Carlotti, Fanélie Carrey-Conte, Marie-Anne Chapdelaine, Pascal Cherki, Valérie Corre, Jean-Jacques Cottel, Seybah Dagoma, Florence Delaunay, Fanny Dombre Coste, Sandrine Doucet, Laurence Dumont, Olivier Dussopt, Marie-Hélène Fabre, Richard Ferrand, Aurélie Filippetti, Yann Galut, Guillaume Garot, Jean-Marc Germain, Jean-Patrick Gille, Daniel Goldberg, Linda Gourjade, Edith Gueugneau, Chantal Guittet, Razzy Hammadi, Benoît Hamon, Régis Juanico, Laurent Kalinowski, Jean-Luc Laurent, Annie Le Houerou, Christophe Léonard, Michel Lesage, Lucette Lousteau, Patrick Mennucci, Pierre-Alain Muet, Philippe Noguès, Christian Paul, Philippe Plisson, Michel Pouzol, Christophe Premat, Barbara Romagnan, Suzanne Tallard, Jean-Louis Touraine, Stéphane Travert, Catherine Troallic, Michel Vergnier