Amendement n° 13 · Article 3
De Marion Maréchal-Le Pen (Non inscrit) · déposé le 30/09/2015
- Sort
- Rejeté (discuté)
- Texte amendé
- Proposition de loi « proposition de loi sur la proposition de loi , adoptée par l'Assemblée nationale, créant de nouveaux droits pour les personnes malades en fin de vie et qui a fait l'objet d'un vote de rejet par le Sénat au cours de sa séance du 23 juin 2015 (n°2887) »
- Dossier
- Société : nouveaux droits en faveur des personnes en fin de vie
Dispositif
Supprimer cet article.
Exposé sommaire
La sédation profonde et continue en phase terminale associée à l’arrêt des traitements, parmi lesquels la nutrition et l’hydratation, n’est autre qu’une euthanasie déguisée visant à provoquer la mort. Ultime étape avant de rejoindre la triste réalité de l’affaire Bonnemaison, dont l’acquittement s’apparente à une légalisation masquée de l’euthanasie, cette pratique ouvre la voie aux logiques euthanasiques et prépare les esprits à une prochaine loi qui autorisera le suicide médicalement assisté et l’euthanasie.
L’alinéa 2, mentionnant « toute souffrance », englobe toutes les souffrances, y compris psychiques et existentielles. Ceci pourrait engendrer de graves dérives. Par ailleurs, l’expression « prolonger inutilement sa vie » insérée également dans l’alinéa 2, contribue à instaurer l’idée que la vie d’une personne atteinte d’une affection grave est inutile : c’est une dérive darwiniste visant à éliminer purement et simplement les plus faibles considérés par la mise en relation de tels termes (« toute souffrance » - « inutilement sa vie ») comme non rentables. En cas de litige, il semble très compliqué pour un juge de mesurer ’l’inutilité d’une vie.