Amendement n° 361 · Article 80
De Dominique Potier (Socialiste, républicain et citoyen) · déposé le 15/06/2015
- Sort
- Tombé (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi sur , en nouvelle lecture, le projet de loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, modifié par le Sénat, en première lecture, considéré comme adopté par l’Assemblée nationale aux termes de l’article 49, alinéa 3, de la Constitution en première lecture après engagement de la procédure accélérée (n°2765) »
- Dossier
- Economie : croissance, activité et égalité des chances économiques
Dispositif
À l’alinéa 9, substituer au mot :
« trois »
le mot :
« cinq ».
Exposé sommaire
Le passage du nombre de dimanches travaillés de cinq à douze posé par ce projet de loi va permettre aux employeurs de faire travailler leurs employés l’équivalent d’un dimanche par mois. Les répercussions de cette dérogation au repos hebdomadaire dominical vont affecter la vie personnelle et familiale des salariés.
Défendu par des courants de pensée divers unis par une certaine vision de l’humanité, l’idée d’un jour commun de repos trouve des arguments renouvelés dans la vie contemporaine : respect d’une « biodiversité » économique par l’équilibre entre les différents types de commerce, recherche de temps communs face à la montée des individualismes, aspiration à donner un sens et du goût à nos vies par le lien aux autres, à la nature et la culture. Il en va de même pour les fêtes patriotiques qui doivent rester des temps pour honorer l’Histoire et la Mémoire de notre République. Or nous observons que de plus en plus de commerces sont désormais ouverts le 8 mai et le 11 novembre.
Il est par conséquent nécessaire de limiter la désolidarisation des temps de repos communs afin de circonscrire le coût humain de ce choix de société.
Cet amendement propose d’intégrer aux 12 dimanches travaillés, 5 jours fériés pris parmi 10 des 11 fêtes légales désignées par l’article L. 3133‑1 du code du travail (le 1er mai étant déclaré obligatoirement férié et chômé par l’article L. 3133‑4 du code du travail, il ne peut entrer dans le cadre de cette substitution). Ainsi, les salariés tenus de travailler 5 jours fériés au moins, verront leur éventuelle obligation de travailler un dimanche plafonnée à 7 dimanches par an.
Autrement dit, cet amendement permet d’éviter que se cumule pour un même salarié l’obligation de travailler 10 jours en plus des « dimanches du maire », soit au maximum 22 « jours communs ». Cet amendement ramène ce nombre de jours à un maximum à 17 jours.
Cosignataires (51)
Christian Assaf, Serge Bardy, Jean-Pierre Blazy, Christophe Bouillon, Gwenegan Bui, Vincent Burroni, Yann Capet, Pascal Cherki, Jean-Michel Clément, Romain Colas, Jacques Cresta, Yves Daniel, Philippe Doucet, Jean-Pierre Dufau, Anne-Lise Dufour-Tonini, Françoise Dumas, Olivier Faure, Aurélie Filippetti, Jean-Marc Fournel, Michèle Fournier-Armand, Yann Galut, Jean-Marc Germain, Yves Goasdoué, Chantal Guittet, Mathieu Hanotin, Joëlle Huillier, Henri Jibrayel, Conchita Lacuey, François Lamy, Colette Langlade, Jean-Luc Laurent, Anne-Yvonne Le Dain, Annick Le Loch, Annie Le Houerou, Michel Lesage, Michel Liebgott, Martine Lignières-Cassou, Audrey Linkenheld, Marie-Lou Marcel, Jean-René Marsac, Martine Martinel, Christine Pirès Beaune, Philippe Plisson, Dominique Potier, Christophe Premat, Monique Rabin, Dominique Raimbourg, Marcel Rogemont, Barbara Romagnan, Christophe Sirugue, Suzanne Tallard