Amendement n° 634 · Article 16
De Bérengère Poletti (Les Républicains) · déposé le 26/03/2015
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- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi , après engagement de la procédure accélérée, relatif à la santé (n°2302) »
- Dossier
- Questions sociales et santé : modernisation de notre système de santé
Dispositif
I. – L’article L. 2122‑1 du code de la santé publique est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Un entretien prénatal précoce au cours du quatrième ou du cinquième mois de grossesse ainsi qu’un entretien postnatal réalisé au cours des deux premiers mois après l’accouchement est systématiquement proposé. Ces entretiens sont réalisés par une sage-femme ou un médecin. »
II. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration des droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.
Exposé sommaire
Les différentes recommandations de la Haute autorité de santé (HAS) et les derniers plans de périnatalité mettent l’accent sur la création de l’entretien prénatal précoce (EPP).
L’entretien prénatal précoce ne se substitue pas aux consultations de suivi de la grossesse ni à la préparation à la naissance et à la parentalité. Il permet de structurer la préparation à la parentalité et de coordonner les actions des professionnels autour de la femme enceinte. En pratique, il s’agit d’impliquer la femme et le couple dans une démarche de prévention, d’éducation et d’orientation et de favoriser une meilleure coordination des professionnels autour de la femme enceinte.
Il doit ainsi permettre d’apprécier la santé globale de la femme enceinte (aspects somatique, psychologique et social), de délivrer aux patientes une information sur les ressources de proximité et le rôle des professionnels autour de la femme enceinte, d’apporter une information précoce sur la prévention des facteurs de risque et comportements à risque, identifier des besoins d’information et des compétences parentales à développer et à soutenir et enfin repérer les facteurs de vulnérabilité susceptibles de compromettre la santé de l’enfant, de perturber l’instauration du lien entre les parents et l’enfant, voire de nuire à la protection et à la sécurité de l’enfant.
De même, la Convention nationale des sages-femmes rappelait que « le développement de la prévention autour de la femme enceinte est l’une des priorités fixées par la loi relative à la politique de santé publique du 9 août 2004. Les partenaires conventionnels entendent inscrire leur démarche dans le cadre de ces priorités de santé publique et poursuivre une politique de prévention active en améliorant la prise en charge de la femme avant, pendant et après l’accouchement par les sages-femmes libérales. Dans ses recommandations de novembre 2005, la Haute Autorité de santé préconise notamment une approche plus précoce de la préparation à l’accouchement et un ajustement des dispositifs d’aide et d’accompagnement aux besoins des femmes en période postnatale. »
Les dispositions prises alors n’ont visiblement pas été suffisantes.
Cet entretien est en effet encore peu réalisé ; selon l’enquête périnatale de 2010, seules 21 % des femmes déclarent en avoir eu un. Ceci s’explique par le fait qu’il n’est pas clairement identifié mais seulement assimilé à la première séance de préparation à la naissance y compris à la Nomenclature Générale des Actes Professionnels (NGAP).
Cosignataires (31)
Damien Abad, Élie Aboud, Jean-Pierre Barbier, Valérie Boyer, Olivier Dassault, Marc-Philippe Daubresse, Jean-Pierre Decool, Nicolas Dhuicq, Jean-Pierre Door, David Douillet, Marianne Dubois, Georges Fenech, Marc Francina, Annie Genevard, Anne Grommerch, Arlette Grosskost, Denis Jacquat, Marc Le Fur, Isabelle Le Callennec, Philippe Le Ray, Geneviève Levy, Véronique Louwagie, Gilles Lurton, Thierry Mariani, Alain Marty, Jean-Claude Mathis, Jacques Myard, Bérengère Poletti, Frédéric Reiss, Fernand Siré, Jean-Marie Tétart