Amendement n° 2338 · Article 9
De Yannick Moreau (Les Républicains) · déposé le 27/03/2015
- Sort
- — (irrecevable)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi , après engagement de la procédure accélérée, relatif à la santé (n°2302) »
- Dossier
- Questions sociales et santé : modernisation de notre système de santé
Dispositif
Compléter cet article par les quatre alinéas suivants :
« VI. – Toutefois, par dérogation au dernier alinéa du II, l’État engage sa responsabilité pécuniaire pour mise en danger de la vie d’autrui ou pour homicide involontaire à l’égard des personnes fréquentant une salle de consommation de drogue à moindre risque et de leurs ayants-droits au cas où une personne viendrait à décéder d’overdose, ou à en subir des séquelles, que ce soit pendant sa fréquentation de la salle à l’intérieur de celle-ci, ou des suites de cette fréquentation, à l’extérieur de la salle, sans préjudice des poursuites pénales.
« VII. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.
« VIII. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.
« IX. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration des droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».
Exposé sommaire
L’expérimentation de salles de consommation de drogue à moindre risque (SCMR), aussi appelées « salle de shoot », dans notre pays, engage gravement la responsabilité morale de l’État qui livre sa jeunesse à un seul choix, celui de continuer de se droguer, jusqu’à ce que mort s’en suive.
Par conséquent, malgré toutes les précautions d’immunités pénales dont se parent le texte, s’il survient une overdose « sous contrôle d’État », les ayants-droits se retourneront à juste titre contre la responsabilité de l’État et mettront en cause la responsabilité (y compris pénale) de la ministre de la « santé. ».
Cette garantie de bon sens doit être rappelée dans le texte.
Cosignataires (21)
Élie Aboud, Véronique Besse, Valérie Boyer, Dino Cinieri, Philippe Cochet, Jean-Pierre Decool, Nicolas Dhuicq, Yves Foulon, Philippe Gosselin, Thierry Lazaro, Marc Le Fur, Alain Leboeuf, Pierre Lellouche, Hervé Mariton, Jean-Claude Mathis, Yannick Moreau, Didier Quentin, François Rochebloine, Jean-Charles Taugourdeau, Dominique Tian, Philippe Vitel