Amendement n° 2182 · Article 9
De Gérard Sebaoun (Socialiste, républicain et citoyen) · déposé le 27/03/2015
- Sort
- Adopté (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi , après engagement de la procédure accélérée, relatif à la santé (n°2302) »
- Dossier
- Questions sociales et santé : modernisation de notre système de santé
Dispositif
La première phrase de l’article 51 de la loi n° 2009‑1436 du 24 novembre 2009 pénitentiaire est ainsi rédigée : « Au début de son incarcération, il est proposé à toute personne détenue un bilan de santé relatif à sa consommation de produits stupéfiants, de médicaments psychotropes, d’alcool et de tabac. »
Exposé sommaire
La question de la santé en prison est un domaine qu’il faut aborder avec 2 idées simples : la première, ne pas rendre malade une personne entrant en prison en bonne santé, la seconde, faire de la prison un lieu où les soins, le dépistage et la prévention prennent tout leur sens.
La loi du 18 janvier 1994 relative à la santé publique et à la protection sociale a intégré les personnes détenues dans le droit commun, avec l’affiliation au régime général d’assurance maladie et l’accès aux soins. La création des unités de consultation et de soins ambulatoires, les UCSA, dans les établissements pénitentiaires a constitué un progrès pour l’accès aux soins médicaux et infirmiers, dans le respect du secret médical. En 2010 ont été ouvertes les premières unités hospitalières spécialement aménagées permettant la prise en charge des malades détenus, avec ou sans leur consentement.
Aujourd’hui, la personne qui entre en maison d’arrêt est un homme dans 95 % des cas. Il est jeune et doit exécuter une peine de quelques mois. Il est considéré en « bonne santé » dans 77 % des cas, selon des enquêtes déjà anciennes de la DREES et du Haut Comité de santé publique en 2003. Mais la précarité et les addictions majorent les risques et augmentent la vulnérabilité. Le taux de suicide en prison est cinq à six fois supérieur à celui de la population générale du même âge. Certaines maisons d’arrêt surpeuplées ont des effets négatifs sur les conditions de vie des détenus et donc sur leur santé. La surconsommation de tabac, de psychotropes, l’usage de stupéfiants, les pratiques sexuelles à risque y sont connues.
Cosignataires (63)
Christian Assaf, Joël Aviragnet, Pierre Aylagas, Guillaume Bachelay, Gérard Bapt, Serge Bardy, Philippe Baumel, Gisèle Biémouret, Jean-Pierre Blazy, Kheira Bouziane-Laroussi, Sylviane Bulteau, Colette Capdevielle, Marie-Arlette Carlotti, Fanélie Carrey-Conte, Martine Carrillon-Couvreur, Nathalie Chabanne, Marie-Anne Chapdelaine, Jean-Michel Clément, Marie-Françoise Clergeau, Philip Cordery, Yves Daniel, Michèle Delaunay, Guy Delcourt, Françoise Descamps-Crosnier, Françoise Dumas, Jean-Louis Dumont, Richard Ferrand, Geneviève Gaillard, Hélène Geoffroy, Jean-Patrick Gille, Joëlle Huillier, Sandrine Hurel, Christian Hutin, Monique Iborra, Françoise Imbert, Michel Issindou, Éric Jalton, Laurent Kalinowski, Chaynesse Khirouni, Bernadette Laclais, Conchita Lacuey, Jean-Luc Laurent, Annie Le Houerou, Catherine Lemorton, Michel Liebgott, Marie-Lou Marcel, Jean-René Marsac, Martine Martinel, Michel Ménard, Monique Orphé, Luce Pane, Christian Paul, Hervé Pellois, Martine Pinville, Elisabeth Pochon, Christophe Premat, Marie Récalde, Denys Robiliard, Frédéric Roig, Gérard Sebaoun, Christophe Sirugue, Jean-Louis Touraine, Jean Jacques Vlody