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Amendements / Questions sociales et santé : avenir et justice du système de retraites

Amendement n° 2884 · Article 16

De Linda Gourjade (Socialiste, républicain et citoyen) · déposé le 04/10/2013

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Adopté (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi , après engagement de la procédure accélérée, garantissant l'avenir et la justice du système de retraites (n°1376) »
Dossier
Questions sociales et santé : avenir et justice du système de retraites

Dispositif

Après l’alinéa 5, insérer les deux alinéas suivants :

« II bis – L’article L. 351‑14‑1 du même code est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« III. – Par dérogation aux conditions prévues au I, le montant du versement de cotisations prévu pour la prise en compte des années civiles mentionnées au 2° du même I, comprises entre le 1er janvier 1975 et le 31 décembre 1990 et au cours desquelles l’assuré a exercé une activité d’assistant maternel, peut être abaissé par décret dans des conditions et limites tenant notamment au nombre de trimestres éligibles à ce montant spécifique. ».

Exposé sommaire

Les assistantes maternelles, du fait d’un régime de cotisations spécifique appliqué entre 1975 et 1992, n’atteignaient pas l’assiette de cotisations permettant de valider quatre trimestres par an lorsqu’elles gardaient moins de 3 enfants. La France comptait 70 000 assistantes maternelles en exercice en 1990, dans leur quasi-totalité des femmes.

Ces assurés peuvent d’ores et déjà racheter des trimestres d’assurance au titre de ces années d’activité incomplète dans le cadre du dispositif prévu par l’article L. 351‑14‑1 CSS créé par la loi portant réforme des retraites de 2003. Cependant, le tarif de ce rachat, déterminé sur le principe de la neutralité actuarielle pour les régimes, est relativement élevé ce qui le rend difficile d’accès (de 1 000 à 2 000 € le trimestre racheté à 20 ans de 2 000 à 4 000 € à 40 ans, de 3 200 à 6 400 € à 60 ans).

Afin de faciliter l’accès de ces assurées à ce rachat, le présent amendement propose de leur appliquer un tarif de rachat spécifique.

Lors de l’examen du texte en commission des affaires sociales, la ministre des affaires sociales et de la santé a exprimé l’intention du gouvernement de s’engager dans cette voie.

Cosignataires (43)

Pierre Aylagas, Gérard Bapt, Ericka Bareigts, Gisèle Biémouret, Kheira Bouziane-Laroussi, Fanélie Carrey-Conte, Martine Carrillon-Couvreur, Jean-Yves Caullet, Françoise Dubois, Richard Ferrand, Hélène Geoffroy, Jean-Marc Germain, Jean-Patrick Gille, Linda Gourjade, Jérôme Guedj, Chantal Guittet, Danièle Hoffman-Rispal, Joëlle Huillier, Sandrine Hurel, Christian Hutin, Monique Iborra, Chaynesse Khirouni, Bernadette Laclais, Conchita Lacuey, Annie Le Houerou, Catherine Lemorton, Michel Liebgott, Gabrielle Louis-Carabin, Ségolène Neuville, Monique Orphé, Luce Pane, Christian Paul, Martine Pinville, Denys Robiliard, Frédéric Roig, Barbara Romagnan, Gérard Sebaoun, Christophe Sirugue, Julie Sommaruga, Thomas Thévenoud, Jean-Louis Touraine, Cécile Untermaier, Olivier Véran