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Amendements / Budget : loi de finances 2017

Amendement n° II-894 · Article 48

De Dino Cinieri (Les Républicains) · déposé le 14/11/2016

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Non soutenu (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi de finances pour 2017 »
Dossier
Budget : loi de finances 2017

Dispositif

I. – Après l'alinéa 8, insérer les deux alinéas suivants :

« 5° L’article 1618 septies est abrogé ; »

« II bis. – Au 9° de l’article L. 731‑2 du code rural et de la pêche maritime, les mots : « aux articles 1609 vicies et 1618 septies » sont remplacées par la référence : « à l’article 1609 vicies ».

III. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant :

« V. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration des droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

Exposé sommaire

L’article 48 prévoit de supprimer des taxes dont les coûts de gestion sont élevés pour un rendement faible.
Cet amendement (qui reprend la proposition n° 1 de la mission d’information sur la taxation des produits agroalimentaires, dont le rapport a été approuvé par la commission des finances de l’Assemblée nationale le 22 juin dernier) propose d’inclure dans ce dispositif la taxe portant sur les quantités de farines, semoules et gruaux de blé tendre livrées ou mises en œuvre en vue de la consommation humaine, ainsi que sur les mêmes produits introduits en provenance d’autres États membres de la Communauté européenne ou importés de pays tiers, contenue à l’article 1618 septies du code général des impôts.

La perception à l’importation de cette taxe est très complexe, de même que la mise en œuvre de l’exonération des produits français à l’exportation, si bien que la gestion de cette taxe s’avère excessivement lourde et coûteuse. Au niveau économique, la taxe farine dessert la compétitivité du secteur, en produisant des distorsions de concurrence pour les meuniers français situés dans les zones transfrontalières vis-à-vis de leurs homologues étrangers. Elle représente ainsi 3% du chiffre d’affaires de la meunerie.

Il est donc proposé de la supprimer.

Cosignataires (20)

Dino Cinieri, Édouard Courtial, Rémi Delatte, Nicolas Dhuicq, Yves Foulon, Bernard Gérard, Antoine Herth, Patrick Hetzel, Thierry Lazaro, Dominique Le Mèner, Gilles Lurton, Laurent Marcangeli, Philippe Armand Martin, Jean-Claude Mathis, Yannick Moreau, Paul Salen, François Scellier, Éric Straumann, Catherine Vautrin, Jean-Pierre Vigier