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Amendements / Entreprises : suppression des freins au développement

Amendement n° 4 · Article 4

De Chaynesse Khirouni (Socialiste, républicain et citoyen) · déposé le 05/10/2015

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Texte amendé
Proposition de loi « proposition de loi visant à supprimer les freins au développement des entreprises posés depuis 2012 »
Dossier
Entreprises : suppression des freins au développement

Dispositif

Supprimer cet article.

Exposé sommaire

Chaque année, ce sont près de 50 000 emplois qui disparaissent dans le cas d’entreprises saines, faute de repreneurs. Pourtant une étude de la direction générale du trésor de 2013 montre que les activités reprises par les salariés ont 10 à 20 % de chances supplémentaires de pérenniser l’activité à 3 ans. La reprise d’une entreprise par ses salariés est un nouveau droit social, c’est aussi l’une des solutions qui sauvent et créent des emplois. C’est la raison pour laquelle la loi relative à l’économie sociale et solidaire a ouvert un nouveau droit pour renforcer l’information des salariés en cas de cession et pour leur permettre d’envisager un projet de reprise : le droit d’information préalable.

Le présent article supprime trois éléments essentiels de loi du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire : 

Il est proposé, par cet amendement, de supprimer cet article et ce, pour trois raisons.

En premier lieu, parce que cette mesure permet aux salariés d’agir directement et offrir le maximum de chances à la pérennité de l’emploi et l’activité.

Ensuite, parce que le décret précisant les modalités d’application du nouveau droit d’information préalable des salariés en cas de cession de leur entreprise est le fruit d’une concertation menée depuis plusieurs semaines avec les organisations patronales et syndicales. Aussi, un guide pratique à destination des salariés et des chefs d’entreprises a été publié. Il comprend toutes les informations utiles à la bonne mise en œuvre de ce nouveau droit. Il détaille également les possibilités d’accompagnement du salarié dans le cas où il décide de proposer une offre de rachat. La prétendue « peur » des salariés évoquée par la proposition de loi s’en trouvera dissipée.

Enfin, parce que des adaptations législatives et réglementaires ont déjà permis de préciser la mise en œuvre concrète et les modalités d’information des salariés.

Cosignataires (36)

Pierre Aylagas, Alexis Bachelay, Gérard Bapt, Gisèle Biémouret, Kheira Bouziane-Laroussi, Sylviane Bulteau, Marie-Arlette Carlotti, Martine Carrillon-Couvreur, Marie-Françoise Clergeau, Philip Cordery, Michèle Delaunay, Françoise Dumas, Richard Ferrand, Hélène Geoffroy, Jean-Patrick Gille, David Habib, Joëlle Huillier, Christian Hutin, Monique Iborra, Michel Issindou, Chaynesse Khirouni, Bernadette Laclais, Conchita Lacuey, Annie Le Houerou, Catherine Lemorton, Michel Liebgott, Gabrielle Louis-Carabin, Robert Olive, Monique Orphé, Luce Pane, Pierre Ribeaud, Denys Robiliard, Gérard Sebaoun, Christophe Sirugue, Jean-Louis Touraine, Jean Jacques Vlody