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Amendements / Société : égalité et citoyenneté

Amendement n° 42 · Articles 68 à 70

De Edith Gueugneau (Socialiste, écologiste et républicain) · déposé le 03/11/2016

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Adopté (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi relatif à l'égalité et à la citoyenneté »
Dossier
Société : égalité et citoyenneté

Dispositif

Rétablir l’article 68 dans la rédaction suivante :

« Le deuxième alinéa de l’article 371‑1 du code civil est complété par les mots : « et à l’exclusion de tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles ».

Exposé sommaire

L’opinion publique est régulièrement choquée par le décès d’un enfant sous les coups de ses parents. Si, heureusement, les violences intrafamiliales ne tuent pas toujours, les spécialistes sont unanimes quant aux dégâts qu’elles occasionnent pour les enfants qui en sont les victimes.

Pour appeler l’attention de tous sur cet enjeu considérable, le présent amendement propose de compléter la définition de l’autorité parentale prévue à l’article 371‑1 du code civil en précisant que, parmi les devoirs qui la composent, figure celui de s’abstenir de toutes les formes de violence sous toutes ses formes : physiques, verbales et psychologiques.

La règle posée est de nature exclusivement civile et ne s’accompagne d’aucune sanction pénale nouvelle à l’encontre des parents. Elle énonce un principe clair, qui a vocation à être répété aux pères et mères, et à imprégner leur comportement futur.

Dans une démarche similaire, l’amendement sous-entend dans la définition de l’autorité parentale l’interdiction du recours au droit de correction envers les enfants, qui est une notion jurisprudentielle souvent utilisée pour ôter ou diminuer la responsabilité d’un adulte (parents, professeurs, moniteurs de colonies de vacances) qui commet des violences ou a recours à des punitions corporelles à l’endroit d’un enfant qu’il a sous sa responsabilité, tant sur le plan pénal que devant les juridictions civiles. Il ne s’agit pas de prévoir de nouvelles sanctions pénales à l’encontre des parents.

Cosignataires (48)

Ibrahim Aboubacar, Jean-Pierre Allossery, Nathalie Appéré, Frédéric Barbier, Philippe Bies, Yves Blein, Patrick Bloche, Brigitte Bourguignon, Jean-Louis Bricout, Jean-Claude Buisine, Colette Capdevielle, Marie-Anne Chapdelaine, Philip Cordery, Seybah Dagoma, Pascal Demarthe, Philippe Doucet, Françoise Dumas, Hervé Féron, Jean-Patrick Gille, Pascale Got, Marc Goua, Jean Grellier, Edith Gueugneau, Chantal Guittet, Régis Juanico, Laurent Kalinowski, François-Michel Lambert, Anne-Christine Lang, Annick Lepetit, Michel Lesage, Bernard Lesterlin, Serge Letchimy, Audrey Linkenheld, Lucette Lousteau, Victorin Lurel, Jacqueline Maquet, Michel Ménard, Philippe Naillet, Maud Olivier, Rémi Pauvros, Hervé Pellois, Elisabeth Pochon, François Pupponi, Marcel Rogemont, François de Rugy, Gilles Savary, Julie Sommaruga, Sylvie Tolmont