Amendement n° AS819 · Article 7
De Monique Orphé (Socialiste, républicain et citoyen) · déposé le 13/03/2015
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- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi relatif à la santé »
- Dossier
- Questions sociales et santé : modernisation de notre système de santé
Dispositif
Les centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic peuvent dispenser, y compris en l’absence d’une prescription initiale hospitalière, des antirétroviraux à usage préventif.
Exposé sommaire
L’article R. 5121-77 du code de santé publique prévoit que la prescription de certains médicaments puisse être restreinte, par exemple que la prescription initiale ne puisse être faite qu’à l’hôpital. Dans ce cadre, la circulaire cadre DGS/DSS/DH/DAS N° 1997-166 limite la primo-prescription des médicaments antirétroviraux (ARV) à l’hôpital, que ce soit en curatif ou en prévention, à savoir pour les traitements post-exposition (TPE) au VIH.
L’article 47 de la LFSS 2015 a fusionné les CDAG et les CIDDIST en un nouveau dispositif unique : les centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD). Cette fusion a notamment comme objectif d’accroitre l’accessibilité au dépistage et de rendre plus lisible le dispositif autour d’une offre en santé sexuelle globale. Le présent amendement propose, dans la même logique que celle appliquée sur l’accès au dépistage, d’accroitre l’accès aux TPE en permettant une attribution de ceux-ci par les CeGIDD, en plus de l’hôpital. Il favorise une meilleure identification des lieux et moyens d’accès aux TPE et donc un recours renforcé, cela afin de permettre d’éviter de nouvelles contaminations, tout en garantissant la sécurité de la prescription requise pour de tels médicaments.
Cet amendement permet aussi, par les ARV en prévention, d’inscrire les personnes dans un parcours et une prise en charge en santé sexuelle via les différentes missions des CeGIDD.
Enfin, la formulation sur les ARV en prévention permet d’ajouter une certaine souplesse au dispositif, afin d’anticiper l’arrivée potentielle de la prophylaxie préexposition (Prep) qui pourrait alors être dispensée aussi par les CeGIDD
Une telle mesure pourrait répondre à des situations spécifiques identifiées dans certains départements d’outre-mer, à l’image de la Guyane, en situation d’épidémie VIH généralisée et où le TPE est trop méconnu : un élargissement des points de prescription conduirait à mieux faire connaitre l’outil et les moyens d’accès, et donc à mieux répondre aux besoins, afin d’enrayer la progression de l’épidémie.
Cosignataires (14)
Sylviane Alaux, Ericka Bareigts, Martine Carrillon-Couvreur, Nathalie Chabanne, Éric Jalton, Anne-Yvonne Le Dain, Annie Le Houerou, Serge Letchimy, Monique Orphé, Hervé Pellois, Napole Polutele, Christophe Premat, Boinali Said, Jean Jacques Vlody