AN · données ouvertes
Textes / DOSSIER : rapport d'information déposé en application de l'article 146-3 du...

rapport d'information déposé en application de l'article 146-3 du règlement, par le comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques sur l’évaluation de la compétitivité des ports français

Rapport d'information · tel quel · 07/07/2026 · 733 640 caractères · HTML sur assemblee-nationale.fr

Sommaire (129)
  1. RECOMMANDATIONS DES RAPPORTEURS
  2. SYNTHÈSE
  3. INTRODUCTION
  4. MALGRÉ DE MULTIPLES ATOUTS, UNE ATTRACTIVITÉ FRAPPÉE PAR UN DÉCROCHAGE COMPÉTITIF MAJEUR
  5. UN ÉCOSYSTÈME PORTUAIRE STRATÉGIQUE CONFRONTÉ À UNE MULTIPLICATION DES INCERTITUDES
  6. Des actifs structurants pour l’activité commerciale et industrielle
  7. a. Une diversité d’infrastructures répondant à une pluralité de besoins
  8. Des grands ports maritimes (GPM) au cœur des enjeux stratégiques
  9. Un réseau territorial et intérieur garantissant un maillage précis du territoire
  10. b. Des outils économiques stratégiques et attractifs
  11. i. Des complexes industrialo-portuaires à forte valeur ajoutée
  12. ii. Une dynamique sensible de modernisation des infrastructures
  13. Des mutations exogènes et endogènes affectant le modèle portuaire
  14. Une accumulation conjoncturelle de facteurs de risques
  15. Un horizon incertain pour le transport mondial
  16. Des évolutions réglementaires engendrant incertitudes et défis d’avenir
  17. b. Une transformation d’envergure du modèle économique des ports
  18. i. Une reconfiguration de la typologie des trafics et des revenus portuaires
  19. Des enjeux sécuritaires engendrant des instabilités persistantes
  20. B. UN RECUL PRÉOCCUPANT DANS LA COMPÉTITION EUROPÉENNE
  21. 1. Une érosion généralisée du poids des ports français par rapport à leurs concurrents européens
  22. a. Une stagnation de long terme du tonnage des flux maritimes
  23. i. Une lente inertie des volumes de marchandises manutentionnées
  24. ii. Un décrochage critique par rapport aux concurrents européens
  25. Un positionnement altéré sur les principales façades européennes
  26. Des parts de marché insuffisantes sur les trois façades du pays
  27. ii. Une place marginale dans la compétition internationale
  28. 2. Des indicateurs opérationnels et qualitatifs manifestement en retrait
  29. a. Des performances logistiques contrastées par rapport aux standards internationaux
  30. i. Des délais de passage et de traitement sensiblement plus longs
  31. ii. Une productivité opérationnelle qui progresse difficilement
  32. b. Une perception qualitative inégale pour certains segments
  33. i. Un degré de satisfaction des clients portuaires encore hétérogène
  34. Une perception problématique des coûts du passage portuaire
  35. UNE COMPÉTITIVITÉ OBÉRÉE PAR L’ACCUMULATION DE FREINS STRUCTURELS CRITIQUES
  36. UNE FLUIDITÉ PORTUAIRE ENTRAVÉE PAR DES LIMITES MAJEURES
  37. Une connectivité maritime et terrestre fortement restreinte
  38. a. Des connexions maritimes resserrées dans un climat concurrentiel
  39. i. Un indice de connectivité en retrait par rapport aux ports européens
  40. ii. Un effritement de long terme de l’intégration portuaire française
  41. b. Un déficit d’appréhension des hinterlands portuaires
  42. i. Une complexification problématique de la desserte des hinterlands
  43. ii. Des effets-barrières restreignant l’extension de l’arrière-pays des GPM
  44. Une sous-exploitation manifeste du potentiel multimodal
  45. Un report vers les transports massifiés structurellement insuffisant
  46. Une part modale encore médiocre des modes alternatifs à la route
  47. Malgré des améliorations dans les GPM, des lacunes persistantes par rapport aux ports du Nord
  48. Une compétitivité encore inégale des dessertes ferroviaires et fluviales
  49. i. Des limites structurelles au développement des réseaux multimodaux
  50. ii. Un différentiel persistant de coût et de fiabilité avec le transport routier
  51. B. UNE FIABILITÉ ET UNE ATTRACTIVITÉ AMOINDRIES PAR LE CUMUL D’OBSTACLES DIVERS
  52. 1. Une image des ports français affectée par un contexte social incertain
  53. a. Une pression sociale historiquement forte et conflictuelle
  54. i. Des réformes conduites dans un climat social difficile
  55. ii. Des conventions engendrant divers surcoûts pour l’activité portuaire
  56. b. Des conséquences réputationnelles critiques pour l’attractivité portuaire
  57. i. Une réputation affaiblie par un phénomène d’« effet mémoire »
  58. ii. Des interruptions d’activité réelles, mais pas plus nombreuses que dans les ports concurrents
  59. Des formalités administratives limitant le développement des projets
  60. a. Une complexité domaniale freinant la mobilisation du foncier, en parallèle d’une hausse du coût des redevances
  61. i. Un corpus juridique distinguant plusieurs types d’occupations du domaine public portuaire
  62. ii. Des règles domaniales jugées excessivement rigides et complexes
  63. b. Des délais administratifs décourageant les investisseurs
  64. i. Une durée des titres domaniaux inférieure à celle observée dans les ports comparables
  65. ii. Des délais d’attribution des autorisations et de mise en œuvre des projets singulièrement plus élevés
  66. PARTIE II : RÉNOVER LA POLITIQUE PORTUAIRE, UN PRÉALABLE INDISPENSABLE POUR RENFORCER LA COMPÉTITIVITÉ ET L’ATTRACTIVITÉ DES PORTS FRANÇAIS
  67. I. RÉSORBER LES FREINS PESANT SUR L’EFFICACITÉ DE LA POLITIQUE NATIONALE PORTUAIRE
  68. A. DES INTERVENTIONS PUBLIQUES QUI ÉCHOUENT À INVERSER LA TRAJECTOIRE DE PERTE DE COMPÉTITIVITÉ
  69. 1. Une ambition renouvelée ancrée autour d’interventions multiples
  70. a. Une dynamique de réformes au profit de l’attractivité portuaire
  71. i. Une refonte de la gouvernance aux effets bénéfiques durables
  72. ii. Un rôle pivot de l’État autour de la stratégie nationale portuaire (SNP)
  73. b. Des aides budgétaires et fiscales aux objectifs diversifiés
  74. i. Un modèle de financement mixte au service d’avancées réelles
  75. ii. Des allégements de fiscalité au bénéfice de l’activité portuaire
  76. 2. Une efficience critiquable, marquée par une accumulation d’incertitudes et des objectifs insatisfaits
  77. a. Un modèle compromis par la chute du soutien financier de l’État
  78. i. Un constat préjudiciable de sous-investissement chronique dans un contexte de déstabilisation financière
  79. ii. Un effet de ciseaux entre hausse des charges d’entretien et diminution du soutien de l’État
  80. b. Une stratégie lacunaire qui échoue à nourrir une vision de long terme
  81. i. Un bilan opérationnel contrasté, alimenté par un déficit de cadrage précis sur les évolutions visées à moyen et long terme
  82. ii. Une fragmentation durable du pilotage et des processus décisionnels
  83. B. RENFORCER LA COHÉRENCE ET L’EFFICIENCE GLOBALES DE LA POLITIQUE PORTUAIRE
  84. 1. Reconstruire une architecture portuaire compétitive autour d’axes logistiques performants et d’une gouvernance rénovée
  85. a. Prioriser l’aménagement des trois principaux axes portuaires français
  86. b. Réfléchir au statut et au nombre des GPM dans l’Hexagone et dans les Outre-mer
  87. c. Miser sur la richesse et les atouts de l’écosystème portuaire intérieur
  88. 2. Perfectionner la cohérence et la gouvernance du modèle portuaire
  89. a. Ancrer la stratégie portuaire autour d’objectifs précis et cohérents
  90. b. Optimiser la gouvernance stratégique du modèle portuaire
  91. 3. Affermir la prévisibilité et l’efficacité de la politique portuaire
  92. a. Accroître et rationaliser le soutien de l’État à la modernisation des ports
  93. i. Inscrire la planification des investissements portuaires dans une loi de programmation pluriannuelle
  94. ii. Identifier de nouvelles ressources pour accompagner la modernisation des infrastructures
  95. b. Pérenniser le modèle économique des établissements portuaires français
  96. c. Conforter le suivi des dynamiques et des performances portuaires
  97. RESTAURER LA COMPÉTITIVITÉ DE L’ÉCOSYSTÈME PORTUAIRE FRANÇAIS, UN IMPÉRATIF STRATÉGIQUE POUR LA SOUVERAINETÉ NATIONALE
  98. AFFERMIR L’ATTRACTIVITÉ DES PORTS AUX YEUX DES OPÉRATEURS ÉCONOMIQUES FRANÇAIS ET ÉTRANGERS
  99. Fiabiliser et simplifier le cadre opérationnel des activités portuaires
  100. Restaurer l’image de fiabilité sociale des ports maritimes
  101. b. Améliorer la fluidité des processus douaniers
  102. i. Un renforcement objectif de la performance des contrôles
  103. ii. Accroître l’intégration des processus douaniers à la chaîne logistique
  104. Accélérer la simplification de la réglementation foncière et domaniale
  105. Redonner de la souplesse à la gestion domaniale
  106. Des règles environnementales à aménager de toute urgence
  107. 2. Accentuer les connexions des ports avec leur arrière-pays
  108. a. Perfectionner la qualité des réseaux ferroviaires et fluviaux
  109. i. Garantir le financement de la modernisation du réseau ferroviaire
  110. ii. Renforcer la performance de la desserte fluviale
  111. b. Lever les freins financiers au développement de la multimodalité
  112. i. Uniformiser les tarifs de la manutention pour le chargement et le déchargement des marchandises sur remorque, wagon ou barge
  113. ii. Multiplier les incitations au report modal
  114. B. ACCÉLÉRER LA PRISE EN COMPTE DES DÉFIS STRUCTURANTS POUR LA COMPÉTITIVITÉ DE L’ÉCOSYSTÈME PORTUAIRE
  115. Renforcer l’adaptation aux transitions numérique et énergétique
  116. Fluidifier le passage portuaire via des solutions numériques adaptées
  117. i. Une nette progression de la digitalisation des opérations portuaires, malgré des risques persistants
  118. Accompagner les ports dans la numérisation de leurs procédures
  119. Faire de la décarbonation un levier décisif de compétitivité
  120. Veiller à limiter les conséquences négatives de la réglementation environnementale sur la compétitivité des ports
  121. Conforter le positionnement des GPM comme hubs énergétiques
  122. Affermir l’attractivité économique des ports français
  123. Accroître la dynamique de réindustrialisation portuaire
  124. Un impératif de réindustrialisation corrélé à l’évolution des trafics
  125. Faciliter le déploiement des investissements industriels dans les zones portuaires et renforcer le soutien aux filières d’avenir
  126. Soutenir la mise en place de zones franches portuaires par des dispositifs fiscaux adaptés
  127. EXAMEN PAR LE COMITÉ
  128. ANNEXE N° 1 : PERSONNES ENTENDUES PAR LES RAPPORTEURS
  129. ANNEXE N° 2 : ANALYSE MULTIFACTORIELLE DES CRITÈRES DE CHOIX D’UN PORT PAR UN OPÉRATEUR ÉCONOMIQUE

([569]) Assemblée nationale, proposition de résolution n° 3641 invitant le gouvernement à créer les conditions de création de zones portuaires d’intérêt stratégique, 7 décembre 2020, présentée par Mme Agnès Firmin Le Bodo et M. Paul Christophe, députés, exposé des motifs : « Les zones franches portuaires sont des zones portuaires à l’intérieur desquelles on peut librement décharger, manutentionner, transformer et réexpédier des marchandises. Les marchandises ne sont frappées des droits de douane en vigueur qu’au moment où elles sont expédiées à des consommateurs situés dans le pays sur le territoire duquel se trouve la zone franche portuaire. Cette zone logistique bénéficie d’une extraterritorialité douanière, ce qui signifie que les produits qui y sont entreposés ne sont pas sujets à des droits de douane tant qu’ils n’entrent pas définitivement sur le marché. Cela vise avant tout à libérer un port, qui présente pour le commerce de nombreux avantages géographiques, de l’obligation d’appliquer de hauts tarifs et de complexes règlements douaniers. Afin notamment de favoriser l’accélération de la rotation des navires, grâce à la réduction des formalités de vérification douanière. Pourtant les zones franches logistiques restent au mieux méconnues, au pire honnies en France. »

([570]) Sandrine Drapier, « Les secrets des ports francs », 2023, in : Revue de la recherche juridique, n° 2023/2, pp. 772-786 : « Les nouveaux ports francs sont créés le long des nouvelles routes arctiques et de la soie. Les grands ports à conteneurs, à travers le monde, ont tous une zone franche. Adossés aux ports maritimes et reposant sur les principes de liberté de circulation maritime et des marchandises, les ports francs sont des zones extraterritoriales. Ce régime d’exception induit une série de restrictions pour l’État d’accueil, concernant le contrôle des marchandises, destinées à y être stockées, ainsi que leur utilisation ou leur destination. Les ports francs reposent ainsi en grande partie sur le secret : ils offrent anonymat, sécurité et opacité, empêchant la traçabilité du bien entreposé. ».

([571]) Cette situation offre par exemple aux collectionneurs et aux galeristes la possibilité d’y entreposer sans restriction en quantité des biens culturels, sans avoir à régler de TVA ou de droits de douane.

([572]) Il suffit ainsi en général d’indiquer la nature des objets stockés ainsi que l’identité du dépositaire, sans qu’il soit nécessaire de révéler celle du propriétaire. Par conséquent, ce régime d’exception restreint l’État d’accueil dans sa capacité à contrôler la nature, l’utilisation et la destination des marchandises stockées.

([573]) G. Blumberg, « Port franc », in : Encyclopædia Universalis, consulté en ligne le 15/06/2026.

([574]) Unesco, Les ports francs et le risque de trafic illicite des biens culturels, 2026, vingtième session du Comité intergouvernemental pour la promotion du retour de biens culturels à leur pays d’origine ou de leur restitution en cas d’appropriation illégale : dans le domaine de l’art, par exemple, les ports francs peuvent être utilisés pour conserver des œuvres provenant de vols, de pillages ou de fouilles clandestines.

([575]) Groupe d’action financière (GAFI, ou Financial action task force – FATF), Money Laundering vulnerabilities of Free Trade Zones, 2010.

([576]) A. Guillemoles, « Les ports francs britanniques, une annonce à visée d’abord politique », 2020, in : La Croix.

([577]) R. Sunak, communiqué de presse, « Freeports Consultation : Boosting Trade, Jobs and Investment Across the UK », 2020.

([578]) Assemblée nationale, proposition de résolution n° 3641 précit.

([579]) Assemblée nationale, 15e législature, question orale n° 1224, par Mme Agnès Firmin Le Bodo, députée, 5 janvier 2021 : « La France pourrait et devrait être une porte de l’Europe en proposant des services à très forte valeur ajoutée et non seulement se battre par les coûts, dans un espace à forte croissance et forte valeur ajoutée dans le but de créer une nouvelle demande. Au-delà d’une zone franche logistique, il conviendrait de mettre en place des zones portuaires d’intérêt stratégique ou zones de compétitivité de logistique portuaire. Celles-ci pourraient de surcroît bénéficier d’exonérations ou allègements fiscaux pour agir sur l’attractivité portuaire ; ces exonérations seraient limitées dans le temps, dégressives et auraient pour but de développer les volumes et d’envisager de les intégrer dans des zones économiques spéciales avec la mise en place de mesures spécifiques en accompagnement du développement de nouveaux projets. »

([580]) J. Rezaei, L. van Wulfften Palthe, L. Tavasszy, B. Wiegmans et F. van der Laan, « Port performance measurement in the context of port choice: an MCDA approach », 2019, in : Management Decision, vol. 57, pp. 396–417.

([581]) D’un point de vue méthodologique, ces travaux sont le plus couramment réalisés à partir d’entretiens menés auprès d’acteurs de la chaîne logistique, puis d’une pondération des facteurs de choix par place portuaire au regard d’une analyse décisionnelle multicritères.

([582]) S. De Jong, Port Choice Factors, 2015, Port of Rotterdam.

([583]) D. W. Song, K. T. Yeo, « A Competitive Analysis of Chinese Container Ports Using the Analytic Hierarchy Process », 2004, in : Maritime Economics & Logistics, vol. 6, pp. 34–52. Ainsi, pour prendre l’exemple chinois, « les efforts et les investissements consacrés [par la Chine] à ses ports à conteneurs [depuis les années 1970] sont particulièrement remarquables, puisque près de 90 % du commerce international du pays (en termes de volume) est acheminé par voie maritime. […] En termes de compétitivité, Hong Kong, Shanghai et Yantian se classent respectivement premier, deuxième et troisième. »

([584]) P. W. De Langen, « Port competition and selection in contestable hinterlands: the case of Austria », 2007, in : European Journal of Transport and Infrastructure Research, vol. 7, pp. 1-14. Cette étude est l’une des premières à avoir proposé, en complément du volume de trafics et du coût, de nouveaux indicateurs de performance portuaire, liés aux infrastructures et à la valeur ajoutée.

([585]) B. W. Wiegmans, A. V. D. Hoest et T. E. Notteboom, « Port and terminal selection by deep-sea container operators », 2008, in : Maritime Policy & Management, vol. 35, pp. 517-534.

([586]) R. Aronietis, E. van de Voorde, et T. Vanelslander, Port Competitiveness Determinants of Selected European Ports in the Containerized Cargo Market, 2010.

([587]) L. C. Tang, J. M. Low, et S. W. Lam, « Understanding port choice behavior – a network perspective », 2008, in : Networks and Spatial Economics, vol. 11, pp. 65-82.

([588]) M. R. Brooks et T. Schellinck, « Measuring port effectiveness: does supply chain partner performance measurement matter ? », 2015, in : Transportation Research Record, vol. 2479, pp. 42-48. Cette étude classe les critères communs d’évaluation de la performance portuaire du point de vue des utilisateurs des ports ; outre le coût, elle accorde une place importante à la capacité du port à fournir en temps réel l’accès aux informations relatives aux opérations, mais aussi au niveau de réactivité, de sûreté et de sécurité des plateformes, ainsi qu’à la réputation du port.

([589]) M. Magala et A. Sammons, « A new approach to port choice modelling », 2008, in : Maritime Economics & Logistics, vol. 10, pp. 9-34.

([590]) M. R. P. Da Cruz, J. J. Ferreira et S. G. Azevedo, « Key factors of seaport competitiveness based on the stakeholder perspective: an analytic hierarchy process (AHP) model » 2013, in : Maritime Economics & Logistics, vol. 15, pp. 416-443.

([591]) Certaines études soulignent ainsi le poids des alliances maritimes mondiales, qui disposent aujourd’hui d’un pouvoir de négociation extrêmement développé et exercent sur les ports une pression croissante (Young-Tae Chang, Sang-Yoon Lee et Jose L. Tongzon, « Port selection factors by shipping lines : Different perspectives between trunk liners and feeder service providers », 2008, in : Marine Policy, vol. 32, pp. 877-885).

([592]) Sunitiyoso, Yos et al. « Port performance factors and their interactions: A systems thinking approach », 2022, in : Asian Journal of Shipping and Logistics, vol. 38.

([593]) Thanh Le Quoc, « Evaluating port choice factors: An integration of the novel fuzzy AHP with extent analysis and the gap index approach », Anno XLIX/2, 2022, pp. 156.

([594]) United Nations Conference on Trade and Development (UNCTAD).

([595]) CNUCED/UNCTAD, La gestion portuaire 2023, volume n° 11, « Indicateurs de performance portuaire », 2023, p. 2.

([596]) À chacune de ces catégories est associée une série d’indicateurs définitionnels, permettant de caractériser les structures comparées : définition de la taille et du type de port, portefeuille de services, réglementation économique, développement économique (produit intérieur brut, revenu national brut par habitant), région, distance, connectivité, institutions économiques et politiques, rôle en tant que port de transit, degré d’autonomie de gestion, etc.

([597]) CNUCED, op. cit., 2023, p. 5.

([598]) T. Notteboom, A. Pallis et J.-P. Rodrigue, Port Economics, Management and Policy, 2026, 2ème édition, New York: Routledge.

([599]) Réponses écrites de l’Union maritime et portuaire de France (UMPF) au questionnaire de la mission.

([600]) Réponses écrites de l’Union des ports français (UPF) au questionnaire de la mission.

([601]) Comme l’indique ainsi l’UPF, « l’un des atouts des structures portuaires françaises a été pendant de nombreuses années la présence de chargeurs industriels majeurs, qui pouvaient assurer à une compagnie un fond de cale régulier aux armateurs. Or, cette base est de plus en plus faible en valeur absolue, tout comme son poids relatif dans l’assiette commerciale des compagnies maritimes. C’est aujourd’hui le monde de la distribution qui modèle les circuits de transport. Le poids croissant de l’Asie dans les marchés import et la massification des flux “westbound” sur les ports européens dans les années 2000 a accéléré la course au gigantisme. »

([602]) Réponses écrites de M. Cyrille Bertelle au questionnaire de la mission.

([603]) Réponses écrites de l’Association des utilisateurs de transport de fret (AUTF) au questionnaire de la mission.

([604]) Réponses écrites de TLF Overseas au questionnaire de la mission.

([605]) À cet égard, la direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture (DGAMPA), sollicitée par la mission, indique qu’un certain nombre de ports français « bénéficient d’accès assez faciles et ne subissent que peu de contraintes liées au tirant d’eau (Marseille, Le Havre, Dunkerque, La Rochelle), ce qui contraste avec des ports européens tels qu’Anvers ou Hambourg ».

([606]) Réponses écrites d’Armateurs de France au questionnaire de la mission.

([607]) L’UPF relève à cet égard que « c’est le cas de l’ensemble représenté par Anvers et Rotterdam, qui dispose à la fois d’un hinterland solide, mais aussi d’une stratégie de hub sur l’ensemble de l’Europe du Nord, depuis plus de 30 ans. Dans les deux cas, c’est une stratégie coordonnée et opiniâtre de conjonction entre le développement du transport massifié, des écosystèmes industriels puissants et une disponibilité foncière programmée pour les développements logistiques et portuaires qui a assuré le leadership de ces plateformes sur la rangée des ports du Nord, depuis Le Havre jusqu’à Hambourg. »

([608]) Réponses écrites de TLF Overseas au questionnaire de la mission.

([609]) Réponses écrites du Cluster maritime français (CMF) au questionnaire de la mission.

([610]) Réponses écrites de l’AUTF au questionnaire de la mission.

([611]) Réponses écrites du Groupement des industries de construction et activités navales (GICAN) au questionnaire de la mission.