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Textes / L’évaluation des politiques de santé environnementale

rapport d'information déposé en application de l'article 146-3 du règlement, par le comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques sur l’évaluation des politiques de santé environnementale

Rapport d'information · tel quel · 16/04/2026 · 740 718 caractères · HTML sur assemblee-nationale.fr

Sommaire (227)
  1. RECOMMANDATIONS DE LA RAPPORTEURE
  2. SYNTHÈSE
  3. INTRODUCTION
  4. I. DES ENJEUX SANITAIRES ET ÉCONOMIQUES COLOSSAUX, D’UNE AMPLEUR ENCORE LARGEMENT SOUS-ESTIMÉE
  5. A. UN CHAMP VASTE, HÉTÉROGÈNE ET ENCORE LARGEMENT MÉCONNU QUI COMPLIQUE LA STRUCTURATION DE L’ACTION PUBLIQUE
  6. 1. Un champ de politique publique récent, vaste et hétérogène
  7. 2. Un champ encore très mal connu, une ampleur sous-estimée
  8. B. UN FARDEAU SANITAIRE ET ÉCONOMIQUE MASSIF DONT L’AMPLEUR RESTE MAL MESURÉE CE QUI NUIT À SA BONNE PRISE EN COMPTE
  9. 1. Des données chiffrées très parcellaires qui sous-estiment des enjeux sanitaires considérables
  10. a. Un impact sanitaire global massif
  11. b. Les particules fines : un risque sanitaire de premier plan aujourd’hui bien documenté
  12. c. Le bruit : un fardeau sanitaire majeur, encore insuffisamment perçu
  13. d. Les pesticides : des effets insuffisamment explorés et quantifiés
  14. e. Les PFAS : un univers chimique encore très largement méconnu
  15. 2. Des coûts économiques et sociaux encore mal appréhendés
  16. II. FACE À DES BESOINS EN FORTE CROISSANCE, UNE ACTION PUBLIQUE STRUCTURELLEMENT SOUS-DIMENSIONNÉE
  17. A. UN CHAMP ÉCLATÉ ENTRE DE MULTIPLES ACTEURS, UN EMPILEMENT DE DISPOSITIFS SANS PORTAGE POLITIQUE NI PRIORISATION
  18. 1. Un champ qui doit mobiliser une multitude d’acteurs et de dispositifs historiquement construits sans coordination
  19. a. Une fragmentation institutionnelle qui affaiblit l’action publique
  20. b. Une réglementation particulièrement dispersée et compartimentée source d’incohérence et d’inefficience
  21. c. Un empilement de plans et de stratégies
  22. 2. Une absence de hiérarchisation des enjeux sanitaires, au profit de priorités conjoncturelles et médiatiques
  23. 3. Une structuration ministérielle qui ne permet pas une prise en compte satisfaisante de cette thématique
  24. a. Une dimension qui demeure largement dans les angles morts de l’action ministérielle
  25. b. Une implication inégale des ministères et une interministérialité défaillante
  26. c. La task force « une seule santé » : un rôle à confirmer et à clarifier
  27. 4. Une politique qui souffre avant tout de l’absence de portage politique
  28. a. Vingt ans après, tirer les conséquences de l’échec des plans nationaux santé-environnement
  29. b. Un défaut de pilotage et d’impulsion politique à haut niveau
  30. B. DES MOYENS DISPERSÉS ET STRUCTURELLEMENT INSUFFISANTS
  31. 1. Une politique sans moyens identifiables
  32. 2. Des moyens indirects, fragmentés et révélateurs d’un sous-investissement
  33. 3. Des politiques sectorielles marquées par un sous-investissement et des arbitrages budgétaires défavorables
  34. a. Le bruit et les pesticides : deux cas emblématiques de sous-investissement
  35. i. Le cas du bruit
  36. ii. Le cas des pesticides
  37. b. Qualité de l’air : un effort financier réel mais marginal au regard des coûts sanitaires et fragilisé par des soutiens contraires
  38. c. Qualité de l’eau : une politique coûteuse qui privilégie la dépollution à la prévention
  39. 4. Des acteurs centraux sous-dotés
  40. a. Des services déconcentrés confrontés à des moyens insuffisants
  41. b. Des moyens des ARS en santé environnementale en progression mais toujours très insuffisants
  42. c. L’Anses, un acteur clé confronté à une inadéquation croissante entre ses missions et ses moyens
  43. C. UNE ACTION PUBLIQUE STRUCTURELLEMENT EN RETARD ET PÉNALISÉE DANS LES ARBITRAGES POLITIQUES
  44. 1. Une action publique structurellement en retard, insuffisante et menacée de reculs majeurs
  45. a. Une action structurellement en retard
  46. b. Une action structurellement insuffisante
  47. 2. Des facteurs de retard structurel de l’action publique
  48. a. La lourdeur et la complexité des processus décisionnels
  49. b. Un champ pénalisé dans les arbitrages politiques
  50. c. L’influence des intérêts économiques et des stratégies de lobbying
  51. d. L’incertitude scientifique, facteur d’inertie
  52. 3. Des leviers à mieux actionner pour une meilleure prise en compte de la santé environnementale dans les arbitrages publics
  53. a. Renforcer et rééquilibrer les études d’impact
  54. b. Renforcer l’expertise scientifique dans les administrations publiques
  55. c. Améliorer et harmoniser les règles de déontologie et les garanties d’indépendance de l’expertise
  56. d. Renforcer la transparence et le contrôle démocratique
  57. e. Améliorer la couverture médiatique et l’information sur les enjeux de santé-environnement
  58. i. Renforcer le soutien au journalisme d’investigation indépendant
  59. ii. Mieux mobiliser les outils existants dans l’audiovisuel
  60. iii. Un contrôle de la régulation à renforcer au regard des enjeux
  61. iv. Renforcer les obligations de l’audiovisuel public
  62. v. Intégrer la santé environnementale à la stratégie nationale de lutte contre la désinformation en santé
  63. f. Le rôle structurant du contentieux
  64. III. DES RÉSULTATS INÉGAUX ET TRÈS INSUFFISANTS
  65. A. DES RÉSULTATS INÉGAUX ET TRÈS INSUFFISANTS
  66. 1. Des résultats par milieux d’exposition insuffisants
  67. a. L’air extérieur : des progrès mesurables mais des angles morts importants
  68. b. Les eaux souterraines et de surface : des indicateurs d’échec des politiques conduites
  69. 2. Le risque chimique dans l’alimentation : des résultats partiels mais déjà alarmants
  70. 3. Des signaux d’alerte majeurs révélés par les données disponibles par substance ou effet sanitaire
  71. a. Le cadmium : « bombe sanitaire »
  72. b. L’incidence des cancers : des données inquiétantes
  73. B. PARTICULES FINES : UNE POLITIQUE EFFICACE SOUS CONTRAINTE, AUJOURD’HUI EN PERTE DE SOUFFLE
  74. 1. Une politique relativement ancienne impulsée au niveau européen et fondée sur des normes contraignantes
  75. 2. Des résultats significatifs mais qui demeurent insuffisants
  76. 3. Des leviers de réduction remis en cause ou fragilisés
  77. C. PESTICIDES : UN CAS D’ÉCOLE D’ACTION PUBLIQUE INEFFICACE
  78. 1. Des objectifs de réduction des usages sans cesse révisés à la baisse et jamais atteints
  79. 2. Une contamination de l’ensemble des milieux
  80. 3. Une forte imprégnation de la population
  81. 4. Des défaillances dans l’ensemble des leviers mobilisés
  82. D. PFAS : FACE À DES ENJEUX HORS NORMES, NE PAS REPRODUIRE LES ERREURS DU PASSÉ
  83. 1. PFAS : une contamination généralisée progressivement révélée par une surveillance très embryonnaire
  84. a. Une présence confirmée dans l’ensemble des milieux
  85. b. Une imprégnation très large des populations confirmée malgré le manque patent de biosurveillance
  86. 2. L’urgence d’une restriction universelle à la source
  87. E. LE BRUIT : DES RÉSULTATS QUI REFLÈTENT L’ABSENCE DE VÉRITABLE POLITIQUE
  88. 1. Au niveau européen, une politique en échec
  89. 2. En France des résultats manifestement insuffisants
  90. 3. Un parent pauvre des politiques de santé environnementale
  91. DEUXIÈME PARTIE : MIEUX CONNAÎTRE LES EXPOSITIONS ET LEURS EFFETS ET LES RÉDUIRE EFFICACEMENT
  92. I. MIEUX CONNAÎTRE LES EXPOSITIONS ET LEURS EFFETS
  93. A. RENFORCER ET MIEUX STRUCTURER UNE RECHERCHE PUBLIQUE AUJOURD’HUI SOUS-DOTÉE ET FRAGMENTÉE
  94. 1. Des besoins massifs et spécifiques
  95. 2. Une recherche sous-dotée : l’urgence d’un changement d’échelle
  96. a. Une recherche sous-dotée
  97. b. L’ANR : guichet trop généraliste pour répondre aux besoins
  98. c. Le PNR-EST, seul programme strictement dédié à la santé environnementale : des moyens insuffisants, amputés en 2025
  99. i. Un programme indispensable dont les crédits, déjà insuffisants, ont été réduits de moitié en 2025
  100. ii. Refonder le PNR-EST en doublant a minima son financement
  101. d. Le bilan affligeant du PNSE et l’échec du programme prioritaire de recherche exposome
  102. 3. Élaborer une stratégie nationale de recherche en santé-environnement
  103. a. Une demande ancienne non suivie d’effets
  104. b. Mieux coordonner et prioriser des efforts dispersés
  105. c. Renforcer l’interdisciplinarité
  106. 4. Consolider et renforcer les outils et les capacités de la recherche
  107. a. Mieux intégrer les innovations technologiques
  108. b. Au niveau européen, sécuriser le financement de PARC
  109. c. Assurer le financement et la pérennité des infrastructures de connaissance en santé environnementale
  110. d. Assurer la formation et le maintien d’un vivier d’experts de haut niveau
  111. B. RENFORCER ET GLOBALISER UNE SURVEILLANCE LACUNAIRE ET COMPARTIMENTÉE
  112. 1. Promouvoir une approche plus globale de la surveillance
  113. a. Une surveillance fragmentée, hétérogène et incohérente
  114. b. Promouvoir une approche plus globale et cohérente de la surveillance
  115. c. Décloisonner les acteurs de la surveillance
  116. 2. Une surveillance structurellement dépassée
  117. a. Remédier aux angles morts de la surveillance de l’air
  118. b. Approfondir la surveillance dans les milieux qui restent peu suivis
  119. c. Remédier au retard de la surveillance épidémiologique par registres
  120. d. Renforcer massivement la biosurveillance, notamment au niveau européen
  121. e. Déployer la phytopharmacovigilance à l’échelle européenne
  122. f. Développer le « self-data » et les sciences participatives
  123. 3. Lever les obstacles à la mise en œuvre effective des dispositifs
  124. a. L’absence d’accès aux données d’application des pesticides, frein majeur à leur surveillance
  125. b. Des capacités de mesure limitées et un accès différé aux standards analytiques
  126. c. Une mise en œuvre défaillante de la surveillance du bruit
  127. 4. Une insuffisance structurelle qui plaide pour une action prioritaire à la source : l’exemple des PFAS
  128. C. LA MISE EN ŒUVRE LABORIEUSE DU CHANTIER DÉCISIF DE L’INTERCONNEXION DES DONNÉES
  129. 1. Un enjeu déterminant
  130. 2. Le Green Data for Health : des avancées réelles, une mise en œuvre laborieuse, des incertitudes sur les moyens
  131. a. Un déploiement ralenti par des lourdeurs de structuration et de gouvernance
  132. b. Des difficultés nombreuses à surmonter dans un contexte de réduction des moyens de l’agence
  133. II. POUR RÉDUIRE LES EXPOSITIONS, MOBILISER PLEINEMENT LE LEVIER REGLEMENTAIRE EN AGISSANT DAVANTAGE À LA SOURCE
  134. A. AUTORISATIONS DE MISE SUR LE MARCHÉ : UNE PRESSION À LA DÉRÉGULATION QUI L’EMPORTE SUR L’URGENCE D’UNE REFONDATION
  135. 1. À l’entrée, un filtre défaillant
  136. a. REACH : un système qui laisse l’essentiel des substances sans évaluation
  137. b. Un usage massif des dérogations aux interdictions de pesticides en France
  138. 2. Au cœur du système, une évaluation des risques à refonder
  139. a. Une évaluation qui repose sur des données transmises par les industriels sans capacités de contre-expertise suffisantes
  140. b. Des méthodes d’évaluation qui sous-estiment les risques
  141. 3. En aval, une capacité insuffisante à réinterroger les autorisations
  142. 4. Une inquiétante dynamique dérégulatrice
  143. a. Des perspectives de réformes incertaines
  144. b. Le paquet « omnibus » : des risques de reculs majeurs sous couvert de simplification
  145. c. Un positionnement français non clarifié
  146. B. LES DÉFAILLANCES DE L’ENCADREMENT RÉGLEMENTAIRE PLAIDENT POUR UNE ACTION PLUS FORTE À LA SOURCE
  147. 1. Des normes d’exposition et de rejet structurellement insuffisantes
  148. 2. Les protections défaillantes de zones ou ressources en danger
  149. a. La protection des aires d’alimentation des captages : une politique en échec
  150. b. Des dispositifs de protection des riverains insuffisants et construits sous la contrainte du juge
  151. c. Les zones à faible émission : une mise en œuvre fragilisée faute d’accompagnement suffisant
  152. d. Une action locale en faveur du chauffage au bois performant insuffisamment soutenue par les leviers réglementaires et financiers
  153. 3. Des contrôles sous fortes tensions
  154. a. Un décalage croissant entre les moyens et les besoins
  155. b. PFAS : des interdictions dont le contrôle effectif n’est pas encore assuré
  156. c. Une tendance préoccupante : la violence à l’encontre des acteurs du contrôle
  157. 4. Des sanctions faibles et inadaptées
  158. 5. Corriger les asymétries réglementaires et les distorsions de concurrence sans céder aux pressions à l’alignement par le bas
  159. a. Des asymétries de mise en œuvre au sein de l’Union européenne
  160. b. Aux frontières de l’Union, des asymétries de régulation et de contrôle sources de distorsions majeures
  161. c. Au regard de l’ampleur des non-conformités, des contrôles à renforcer sur les produits importés notamment via des « marketplaces » étrangères
  162. d. Un trafic de grande ampleur
  163. e. Corriger les asymétries sans céder aux pressions à l’alignement par le bas
  164. C. RÉINVESTIR EFFICACEMENT ET DURABLEMENT LE LEVIER INCITATIF EN FAVEUR DES TRANSITIONS ET PRATIQUES VERTUEUSES
  165. 1. Des soutiens financiers insuffisants et remis en cause par des arbitrages défavorables
  166. a. L’urgence d’accompagner les entreprises dans la recherche d’alternatives vertueuses : l’exemple des PFAS
  167. b. La suppression de dispositifs efficaces et indispensables à une application équitable des ZFE : l’exemple de la prime à la conversion
  168. c. Des dispositifs de soutien sans continuité : l’exemple de la lutte contre le bruit
  169. 2. Un soutien marginal et profondément affaibli à l’agriculture biologique, des verrous majeurs à lever
  170. a. Une orientation des soutiens vers la réduction des pesticides déjà marginale et en recul
  171. b. À la faiblesse du soutien à la production s’ajoute une politique de soutien à la consommation particulièrement limitée et en recul
  172. c. Des leviers de politique publique insuffisamment mobilisés en faveur de la réduction de l’usage des pesticides
  173. i. Des politiques d’installation et de conseil qui contribuent au maintien du modèle intensif
  174. ii. Un conseil agricole inadapté à l’objectif de réduction de l’usage
  175. 3. Des dispositifs prometteurs mais encore marginaux : les paiements pour services environnementaux
  176. D. RESTAURER LA CRÉDIBILITÉ DES INSTRUMENTS DE PLANIFICATION
  177. 1. Une stratégie nationale santé-environnement « une seule santé » à construire
  178. 2. Rétablir la crédibilité de la planification : des exigences minimales de contenu et de pilotage pour les plans sectoriels
  179. E. RENFORCER L’APPLICATION DU PRINCIPE DU POLLUEUR-PAYEUR
  180. 1. Un financement de la surveillance de la qualité de l’air encore partiellement fondé sur ce principe
  181. 2. Une application défaillante dans le domaine de l’eau
  182. 3. Une redevance encore inappliquée et hors de proportion avec l’ampleur des pollutions aux PFAS
  183. TROISIÈME PARTIE : RESTAURER LA CONFIANCE, SOUTENIR ET ACCOMPAGNER LES ACTEURS LOCAUX
  184. I. LE RÔLE CLÉ DES ACTEURS LOCAUX
  185. A. DE NOMBREUX SERVICES DÉCONCENTRÉS ET OPÉRATEURS POUR DES MISSIONS CROISÉES
  186. 1. Des services déconcentrés en charge d’un nombre croissant de contrôles et à la peine sur les missions d’accompagnement
  187. 2. Les agences régionales de santé : des moyens limités pour un champ d’action croissant
  188. B. DES DÉMARCHES CONJOINTES EN SANTÉ ENVIRONNEMENTALE
  189. 1. Une prolifération de plans et de schémas inégalement déclinés en actions concrètes
  190. 2. Les plans régionaux santé-environnement (PRSE) : quelle plus-value ? quelles perspectives ?
  191. 3. Les contrats locaux de santé, des outils pertinents pour porter des actions de prévention en santé environnementale
  192. C. DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES EN PREMIÈRE LIGNE POUR AGIR ET RÉPONDRE AUX INQUIÉTUDES DES CITOYENS MAIS INSUFFISAMMENT OUTILLÉES
  193. 1. Les initiatives au plus près du terrain des communes et intercommunalités
  194. a. L’eau et l’alimentation, des préoccupations du quotidien
  195. b. La lutte contre le bruit par l’urbanisme et l’aménagement
  196. c. La lutte contre la pollution de l’air et le changement climatique
  197. d. S’organiser pour agir au plus près du terrain
  198. 2. Les difficultés rencontrées par les collectivités territoriales
  199. D. LES ASSOCIATIONS ET LES CITOYENS, UNE NÉCESSAIRE COLLABORATION SUR LES SUJETS DE SANTÉ ENVIRONNEMENTALE
  200. 1. Mieux associer les citoyens à l’action publique
  201. 2. La grande détresse des citoyens victimes de pollutions et des malades
  202. A. RATIONALISER LES SOURCES D’INFORMATION
  203. 1. Des informations qui restent éparses et peu accessibles
  204. 2. La gestion et l’accès aux données
  205. 3. Rassembler des informations fiables et accessibles à tous
  206. B. DIFFUSER DES INFORMATIONS CLAIRES SUR LES PRODUITS DE CONSOMMATION
  207. C. MIEUX ACCOMPAGNER LES ALERTES ET LES SIGNALEMENTS
  208. 1. Le rôle central des ARS
  209. 2. Des difficultés dans le traitement des signalements
  210. 3. Des outils multiples pour des risques spécifiques
  211. III. MIEUX FORMER LES ACTEURS
  212. A. DES AVANCÉES ÉPARSES
  213. 1. Des actions menées dans le cadre des PRSE
  214. 2. L’intégration d’enjeux de santé environnementale dans les formations des établissements d’enseignement supérieur agricole
  215. 3. Des avancées dans la formation des professionnels de la santé
  216. 4. L’Institut « une seule santé » et la formation des élus
  217. a. L’Institut « une seule santé »
  218. b. La formation des élus et des agents territoriaux
  219. B. DES INSUFFISANCES À COMBLER
  220. 1. Former les élus et les acteurs publics
  221. 2. Intégrer la santé environnementale dans les formations obligatoires de tous les professionnels de santé
  222. 3. Développer le volet santé dans les formations agricoles
  223. 4. Intégrer la santé environnementale dans la formation des acteurs publics et privés
  224. EXAMEN PAR LE COMITÉ
  225. ANNEXE N° 1 : PERSONNES ENTENDUES PAR LA RAPPORTEURE
  226. ANNEXE N° 3 : AXES ET OBJECTIFS DE PRSE EN COURS
  227. ANNEXE N° 4 : EXEMPLES D’ACTIONS DE PRÉVENTION ET D’INFORMATION CONDUITES PAR OU AVEC LE CONCOURS DES ARS EN 2024/2025

([151]) La cohorte MARIANNE est un programme de recherche scientifique réalisé en France, destiné à la construction d’une grande infrastructure de recherche sur les déterminants précoces biologiques et environnementaux de l’autisme et des troubles du neuro-développement chez l’enfant. FILOMENE est un projet de cohorte pédiatrique France entière, à recrutement prénatal, ayant pour ambition de recruter 100 000 futurs parents au cours de la grossesse, et de suivre la santé et le développement de leur enfant jusqu’à l’âge adulte.

([152]) D’après les réponses au questionnaire adressé par la rapporteure.

([153]) Réponses au questionnaire adressé par la rapporteure.

([154]) Réponses au questionnaire adressé par la rapporteure.

([155]) Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air.

([156]) Réponses au questionnaire adressé par la rapporteure.

([157]) Ces valeurs indiquent, en cas de dépassement, qu’il y a un risque de développer une pathologie.

([158]) Ce dispositif est financé par la taxe sur les produits phytopharmaceutiques bénéficiant d’une AMM.

([159]) Aquaref, Ineris et le BRGM notamment.

([160]) Réponses au questionnaire adressé par la rapporteure.

([161]) Baran N. et Briteau S., Etude Aquaref-BRGM, Besoins analytiques sur les métabolites de pesticides – bilan 2015-2018, décembre 2018.

([162]) La directive 2002/49/CE relative à la gestion et à l’évaluation du bruit dans l’environnement.

([163]) Réponses au questionnaire adressé par la rapporteure.

([164]) 1,8 million d’euros du MTE auquel il faut ajouter les financements apportés par le Health Data Hub aux projets accompagnés dans le cadre de l’appel à projets mené conjointement, et le financement apporté par plusieurs fonds pour accompagner l’innovation.

([165]) Réponses au questionnaire adressé par la rapporteure.

([166]) Réponses au questionnaire adressé par la rapporteure.

([167]) Registration, Evaluation, Authorisation and restriction of Chemicals.

([168]) Le règlement CLP sur la classification, l’étiquetage et l’emballage de substances et mélanges dangereux traite de l’identification, de l’évaluation et de la classification des dangers liés aux produits chimiques, et de la communication de ces dangers aux consommateurs et aux travailleurs.

([169]) Dans des quantités supérieures à 1 tonne par an.

([170]) https://www.anses.fr/fr/content/etendre-le-nombre-de-phtalates-classes-toxiques-pour-la-reproduction-et-perturbateurs

([171]) Comme le souligne la mission interinspections sur la prévention et la gestion des risques liés à la présence de pesticides et de leurs métabolites dans l’eau destinée à la consommation humaine, 2024.

([172]) Ibid.

([173]) Voir notamment Portier C.J., Armstrong B.K., Baguley B.C. et al. (2016), « Differences in the carcinogenic evaluation of glyphosate between the International Agency for Research on Cancer (IARC) and the European Food Safety Authority (EFSA) », Journal of Epidemiology & Community Health, vol. 70(8), p. 741-745 ; Portier C.J. (2020), « A comprehensive analysis of the animal carcinogenicity data for glyphosate from chronic exposure rodent carcinogenicity studies », Environmental Health, vol. 19, février ; Robinson C., Portier C.J., Čavoški A. et al. (2020), « Achieving a High Level of Protection from Pesticide in Europe: Problems with the Current Risk Assessment Procedure and Solutions », European Journal of Risk Regulation, vol. 11(3), avril, p. 450-480 ; Tweedale A.C. (2022), « Letter to the Editor in Response to: Achieving a High Level of Protection from Pesticides in Europe: Problems with the Current Risk Assessment Procedure and Solutions », European Journal of Risk Regulation, vol. 13(1), mars ; Mie A. et Rudén C. (2022). « What you don’t know can still hurt you - underreporting in EU pesticide regulation », Environmental Health, vol. 21, septembre ; van Zwanenberg P., Millstone E. et Ortolani A.L. (2025), « Asymmetric evaluations of scientific evidence indicating harm compared to evidence indicating an absence of harm in regulatory appraisals », Environmental Sciences Europe, vol. 37, août.

([174]) Réponses au questionnaire adressé par la rapporteure.

([175]) Voir rapport du Haut-commissariat à la stratégie et au plan sur les PFAS.

([176]) Selon le rapport de la mission interinspections précitée sur les risques liés à la présence de pesticides et de leurs métabolites dans l’eau destinée à la consommation humaine de juin 2024.

([177]) Informations transmises par le MTE.

([178]) La DGCCRF indique qu’il s’agit d’une estimation fournie à titre indicatif sur la base du suivi des activités et temps passés.

([179]) Mission réalisée en 2020 par l’inspection générale des finances et l’inspection générale des affaires sociales.

([180]) La mesure du fluor total est une méthode indiciaire : au regard des seuils existants pour chaque critère dans le Règlement PPWR et compte tenu des limites de quantifications élevées pour les PFAS totaux des méthodes indiciaires, la seule vérification du seuil en fluor total ne permet pas de s’assurer du respect des deux autres critères (seuils PFAS individuels et somme des PFAS mesurés par analyses ciblées).

([181]) Selon une étude de l’Observatoire européen de la fiscalité.

([182]) Réponses au questionnaire adressé par la rapporteure.

([183]) Réponses au questionnaire adressé par la rapporteure.

([184]) Par le règlement (UE) 2019/1020 relatif à la surveillance du marché.

([185]) Ce résultat s’explique par la réduction des émissions de particules fines liées au remplacement des véhicules diesel anciens, mais également par les économies de carburant et d’entretien et la baisse des émissions de CO₂.

([186]) Éléments rassemblés par le Haut-commissariat à la stratégie et au plan.

([187]) Environ 290 millions d’euros d’aides à la conversion (dont 197 millions de crédits européens et 93 millions de cofinancements nationaux, incluant les MAEC, selon une estimation haute) ; environ 85 millions d’euros liés au différentiel de paiement dans les éco-régimes ; 142 millions d’euros de crédits d’impôt ; 18 millions d’euros au titre du fonds Avenir bio ; environ 2 millions d’euros d’exonérations spécifiques.

([188]) S’agissant du foncier, la Cour des comptes relevait en 2023, dans un rapport consacré à l’installation et à la transmission des exploitations agricoles, que les décisions d’attribution ne prennent pas en compte de manière significative les bénéfices agro-environnementaux des projets.

([189]) Selon le rapport interinspections sur les moyens et gouvernance de la politique de santé environnement, l’assainissement collectif est la première des dépenses de santé environnementale des communes et EPCI, également financé par les départements ; le traitement des déchets constituant le second poste de dépenses des communes et EPCI et la dépollution des sites et sols pollués le troisième.

([190]) La santé environnement dans les travaux de l’IGAS – rapport de capitalisation 2013-2022 – octobre 2023 ; Moyens et gouvernance de la politique de santé environnement – CGAAER, CGEDD, IGA, IGAS, IGESR, IGF- mars 2023 ; Orientations et gouvernance de la politique de santé environnementale – Sénat – mars 2021 ; Commission d’enquête sur l’évaluation des politiques publiques de santé environnementale – Assemblée nationale – décembre 2020.

([191]) IGAS – rapport de capitalisation n° 2022-070R.

([192]) Assemblée nationale - Rapport d’information de la mission d’évaluation et de contrôle de la sécurité sociale (MECSS) sur les agences régionales de santé - juin 2021.

([193]) Eau destinée à la consommation humaine.

([194]) Selon les indications figurant dans la présentation du 4e PNSE concernant 15 PRSE.

([195]) Instruction ministérielle du 13 avril 2022 relative à la définition et la mise en œuvre des plans régionaux santé environnement.

([196]) Les exemples qui suivent sont issus de la revue « Maires de France » (« Préserver la qualité de l’eau : un défi quotidien » - 1er juillet 2025).

([197]) Les particules fines de diamètre inférieur à 2,5 micromètres peuvent pénétrer dans l’appareil respiratoire jusqu’aux alvéoles pulmonaires et passer dans la circulation sanguine.

([198]) SpF, « Qualité de l’air et santé : quelles sont les mesures mises en place par les collectivités ? », septembre 2023.

([199]) Baromètre santé-social – AMF-Mutualité française publié en novembre 2025.

([200]) Elle-même constituée de 4 directions thématiques : cycle de l’eau, déchets, environnement, écologie, énergie, projets et énergie des bâtiments.

([201]) Sénat - rapport d’information n° 479 (2020-2021) de M. Bernard Jomier et Mme Florence Lassarade, fait au nom de la commission des affaires sociales.

([202]) Saisie par le collectif Justice pour le vivant, la cour administrative d’appel de Paris, dans son arrêt du 3 septembre 2025, ordonne à l’État de mettre en œuvre une évaluation conforme aux exigences requises et de procéder à un réexamen des autorisations de mise sur le marché déjà délivrées.

([203]) La santé-environnement : recherche, expertise et décision publiques - Rapport IGAS-IGF-CGEDD-CGAAER-IGESR – décembre 2020.

([204]) CGEDD - Évaluation du troisième plan national Santé-Environnement – rapport n° 011997-01.

([205]) Dalloz - Revue de droit sanitaire et social, 2024 - p. 658.

([206]) Tribunal administratif de Bordeaux – décision n° 2303817 du 1er juillet 2025 – Générations futures / DRAAF Nouvelle-Aquitaine.

([207]) La santé-environnement : recherche, expertise et décision publiques - M. Dahan, B. Ferras, M. Saïe (Igas), C. Berthaud, T. Aprikian (IGF), S. Carotti (IGéSR), B. Assemat (CGAAER) et P. Lavarde (CGEDD) – décembre 2020.

([208]) Assemblée nationale Commission d’enquête sur l’évaluation des politiques publiques de santé environnementale, Mmes Élisabeth Toutut-Picard et Sandrine Josso, députées – décembre 2020.

([209]) Proposition n° 20.

([210]) Orientations et gouvernance de la politique de santé environnementale – Sénat – mars 2021.

([211]) Assemblée nationale, Questions au Gouvernement, 17 février 2026.

([212]) Descriptif de l’état d’avancement des actions et sous-actions du PNSE4 – 2023-2024.

([213]) Qui garantissent le respect d’un cahier des charges strict, contrôlé par des organismes certificateurs indépendants, agréés par l’État et accrédités par le Comité français d’accréditation (Cofrac).

([214]) Près de 200 000 produits alimentaires, plus de 240 000 cosmétiques et 13 000 produits ménagers.

([215]) Instruction n° DGS/CORRUSS/2025/65 du 11 juillet 2025.

([216]) École d’ingénieurs en agronomie, alimentation et environnement, sous contrat.

([217]) École supérieure des agricultures établissement d’enseignement supérieur et de recherche (établissement d’enseignement supérieur privé d’intérêt général).

([218]) École nationale supérieure d’agronomie & des industries alimentaires, école d’ingénieur publique sous tutelle du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche.

([219]) Assemblée nationale – Commission d’enquête sur l’évaluation des politiques publiques de santé environnementale, Mmes Élisabeth Toutut-Picard et Sandrine Josso, députées – décembre 2020.

([220]) Propositions n° 14, 15 et 16.

([221]) Rapport d’information au nom de la commission des affaires sociales sur les orientations et la gouvernance de la politique de santé environnementale – M. Bernard Jomier, Mme Florence Lassarade – mars 2021.

([222]) Arrêté du 7 septembre 2022 définissant les orientations pluriannuelles prioritaires de développement professionnel continu pour les années 2023 à 2025.

([223]) Le Monde – vendredi 17 février 2026 « L’enseignement agricole à l’épreuve du modèle intensif ».

([224]) Le Centre européen de recherche et de documentation parlementaires (CERDP) est un réseau documentaire géré par le Conseil de l’Europe et l’Union européenne.