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Textes / Gestion des conflits d’usage en situation de pénurie d’eau

rapport d'information déposé en application de l'article 145 du règlement, par la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire, en conclusion des travaux d'une mission d'information sur la gestion des conflits d’usage en situation de pénurie d’eau

Rapport d'information · d'une mission d'information constituée au sein d'une commission permanente · 04/06/2020 · 396 159 caractères · HTML sur assemblee-nationale.fr

Sommaire (124)
  1. Préface de M. Loïc Prud’homme, Président de la mission d’information
  2. Préface de Mme Frédérique Tuffnell, Rapporteure de la mission d’information
  3. Introduction
  4. Première partie : Des situations de conflits entre usagers amenÉes À se multiplier dans un contexte de pression croissante sur la...
  5. I. Les changements climatiques intensifient les situations de pÉnurie et dÉtériorent la qualitÉ de l’eau
  6. A. DES PÉRIODES DE PÉNURIE D’EAU QUI S’INTENSIFIENT ET QUI SONT AMENÉES À S’AGGRAVER
  7. 1. Pénurie, sécheresse, stress hydrique : de quoi parle-t-on ?
  8. 2. L’impact des changements climatiques sur la ressource et les réserves d’eau
  9. a. Une baisse de la pluviométrie en période estivale entraînant des pénuries d’eau plus fréquentes, plus longues et plus intenses
  10. b. Des réserves d’eau qui vont connaître d’importantes tensions
  11. i. Une baisse des débits et des volumes d’eau en surface aggravée en période d’étiage
  12. ii. Une ressource souterraine dans les aquifères qui sera également impactée
  13. B. UNE DÉGRADATION DE LA QUALITÉ DE L’EAU DISPONIBLE DU FAIT DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES
  14. 1. Une hausse attendue des températures de l’eau impactant les milieux aquatiques
  15. 2. Une augmentation de la pollution dégradant la potabilité de l’eau
  16. II. Des usages de l’eau juridiquement encadrés mais peu priorisés
  17. A. UNE RÉGULATION QUANTITATIVE DE L’EAU BASÉE SUR LA CONCILIATION DES INTÉRÊTS
  18. 1. Une répartition de la ressource peu priorisée dans le droit
  19. 2. La survie des milieux et la protection de la santé et de l’alimentation humaines pour seules limites aux usages
  20. a. Un régime de déclaration ou d’autorisation
  21. b. Le maintien obligatoire d’un débit réservé dans les cours d’eau
  22. B. DES ENJEUX AUSSI VARIÉS QUE LES USAGES DE L’EAU
  23. 1. Une eau potable aux multiples usages
  24. 2. Une agriculture irriguée incitée à rationaliser ses prélèvements
  25. 3. Un secteur industriel qui prélève des quantités importantes d’eau, mais les consomme peu
  26. a. De nombreux acteurs industriels concernés
  27. b. Les exigences de sécurité de l’industrie électrique
  28. c. La polyvalence des hydroélectriciens
  29. 4. Le rôle méconnu des gestionnaires de canaux
  30. 5. Certains usagers ne prélèvent pas la ressource
  31. 6. Des usages légitimes qui peuvent devenir concurrents
  32. Deuxième partie : Une rÉgulation des conflits d’usage qui nÉcessite de prendre la mesure de l’urgence climatique afin de les anticiper...
  33. I. UN PRÉALABLE ESSENTIEL : « BIEN COMPTER POUR BIEN PARTAGER »
  34. A. LES MOYENS PERMETTANT D’ABOUTIR À UN CONSTAT COMMUN SUR L’ÉTAT DE LA RESSOURCE EN EAU
  35. 1. Des outils de mesure publics dont le financement doit être assuré
  36. a. Un réseau national de piézomètres dont le budget diminue
  37. b. Une connaissance des cours d’eau qui peut dépendre de leur classification
  38. 2. Des outils de prospective dont l’actualisation doit être réalisée
  39. a. Une prospective nécessaire sur l’état des masses d’eau souterraines
  40. b. La nécessité d’actualiser Explore 2070 pour mieux anticiper les changements climatiques
  41. 3. Des données détenues par des acteurs privés qui doivent être plus largement ouvertes aux acteurs publics
  42. 4. Des indicateurs dont la pertinence est parfois remise en question
  43. B. DES SEUILS DE DÉCLENCHEMENT DES MESURES DE RESTRICTION À CONSOLIDER
  44. 1. Le nécessaire renforcement du dispositif d’alerte
  45. 2. L’identification des seuils pertinents
  46. II. Un dispositif de gestion de crise en situation de pÉnurie d’eau À amÉliorer
  47. A. le conflit d’usage, notion issue des sciences sociales
  48. 1. La spécificité des conflits d’usage liés à la ressource en eau
  49. 2. Le conflit d’usage comme réponse à un dysfonctionnement territorial
  50. 3. Une théorie confirmée par les déplacements de la mission d’information
  51. a. La construction de retenues d’eau dans les Deux-Sèvres
  52. b. Pression d’une activité industrielle sur la ressource en eau à Vittel
  53. c. La gestion d’une sécheresse aggravée et récurrente en territoire rural : l’Indre
  54. d. La régulation d’un conflit d’usage fortement médiatisé : le barrage de Sivens
  55. 4. Une théorie de la proximité permettant d’expliquer les conflits d’usage relatifs à la ressource en eau
  56. a. Des conflits découlant d’une proximité géographique entre usagers
  57. b. Des conflits qui s’organisent en fonction de la proximité relationnelle entre usagers
  58. 5. Des contraintes de proximité contribuant à expliquer les conflits
  59. 6. Une typologie des outils de régulation des conflits d’usage qui permet d’envisager des solutions concrètes
  60. B. La rÉpartition rÉglementaire de l’eau en pÉriode de sÉcheresse : un dispositif opÉrationnel mais À amÉliorer
  61. 1. Des mesures de restriction très encadrées et inégalement mises en œuvre
  62. 2. L’égalité des usagers devant l’effort : une exigence de légalité et d’équité
  63. a. La diversité des efforts demandés aux différents usagers
  64. i. Pour les agriculteurs
  65. ii. Pour les industriels
  66. iii. Pour les usages domestiques
  67. b. Des dérogations aux restrictions d’usage qui nourrissent les conflits
  68. 3. Une anticipation et une coordination des mesures de restriction à renforcer
  69. 4. Bien informer la population pour mieux la mobiliser et réduire les incompréhensions
  70. C. Le rÔle central d’une concertation rÉellement ÉQUILIBRÉe dans la rÉgulation des conflits
  71. 1. L’utilité d’une concertation en amont et pendant la crise
  72. a. Des réunions souvent utiles, avant comme après la crise
  73. b. Des réunions permettant de nouer un véritable dialogue sur la base de constats partagés
  74. 2. L’enjeu d’une représentation équilibrée des différents usagers
  75. D. La nÉcessitÉ d’appliquer des contrÔles et des sanctions rÉellement dissuasifs
  76. 1. Des sanctions parfois insuffisantes en droit
  77. 2. Des contrôles trop peu fréquents et inégalement répartis sur le territoire
  78. 3. Des contrôles ne débouchant que sur de faibles sanctions
  79. III. La nÉcessité absolue d’anticiper et prÉvenir les conflits d’usage afin d’Éviter une guerre de l’eau
  80. A. Le dÉveloppement de la ressource en eau doit prioritairement s’appuyer sur les solutions fondÉes sur la nature
  81. 1. Un développement de solutions fondées sur la nature essentiel pour s’adapter aux conséquences des changements climatiques et protéger...
  82. 2. Des luttes contre les fuites des réseaux de distribution permettant d’étendre l’offre d’eau potable
  83. 3. Des solutions de réutilisation des eaux non conventionnelles
  84. a. La réutilisation des eaux de pluie
  85. b. La réutilisation des eaux usées traitées et des eaux grises
  86. c. L’utilisation d’eau de mer pour la production destinée à la consommation humaine
  87. 4. La recharge artificielle des nappes
  88. 5. Des retenues de substitution au cœur de nombreux contentieux
  89. B. La nÉcessaire incitation À la sobriÉTÉ : moins consommer, mieux consommer
  90. 1. Un accompagnement des acteurs vers la transition écologique
  91. a. Réduire la vulnérabilité des cultures et accroître leur résilience
  92. b. Des solutions techniques permettant de mieux consommer l’eau
  93. 2. Des mécanismes financiers pour soutenir les changements des pratiques
  94. a. Une tarification de l’eau qui n’incite pas assez à la réduction de la consommation d’eau
  95. b. Des paiements pour services environnementaux qui doivent encourager les pratiques vertueuses
  96. C. L’urgence de dÉfinir ensemble une rÉgulation collective de l’eau
  97. 1. Une gouvernance de l’eau multiple
  98. a. Des services et opérateurs de l’État chargés de la définition du cadre national, de l’expertise et de la régulation
  99. b. Des responsables territoriaux multiples qui posent la question de l’échelle pertinente de gouvernance
  100. c. Des acteurs publics dont la capacité à agir dépend de leurs moyens
  101. 2. Des outils de planification potentiellement puissants
  102. a. Le SDAGE pour une planification cohérente à l’échelle d’un bassin
  103. i. Les modalités de son élaboration
  104. ii. Le contenu du SDAGE
  105. iii. Sa mise en œuvre
  106. b. Le SAGE pour une programmation opérationnelle
  107. i. Le contenu du SAGE
  108. ii. La mise en œuvre du SAGE
  109. 3. Des stratégies et plans de territoire pour agir sans tarder
  110. a. L’approche contractuelle des PGRE sur les territoires en déficit structurel
  111. b. Des stratégies territoriales permettant de répondre à des difficultés locales
  112. c. Des projets de territoire permettant de préfigurer l’établissement de SAGE
  113. Recommandations de la mission d’information
  114. EXAMEN EN COMMISSION
  115. Annexes
  116. Annexe I : Glossaire
  117. Annexe II : Le cadre juridique complexe de la gestion de l’eau
  118. 1. Un droit de l’Union européenne principalement concentré sur la qualité de la ressource en eau
  119. 2. Un droit français complexe qui a connu de nombreuses et récentes évolutions
  120. Annexe III : L’intervention d’organismes d’État spÉcialisÉs dans le domaine de l’eau
  121. Annexe IV : Missions des acteurs impliquÉS dans la gouvernance de l’eau
  122. Annexe V : Contributions écrites des membres de la mission d’information
  123. Annexe VI : Liste des personnes auditionnÉes
  124. Annexe VII : Liste des déplacements

Annexe VII : Liste des déplacements

Déplacement à Niort (Deux-Sèvres)

sur le thème des réserves de substitution

M. Olivier Raynard, directeur de la délégation Poitou-Limousin de l’agence de l’eau Loire-Bretagne

M. Thierry Boudaud, président de la société coopérative de l’eau des Deux-Sèvres

M. Jean-Claude Richard, président de la commission locale de l’eau du schéma d’aménagement et de gestion des eaux de Vendée et M. Fabrice Enon, directeur du syndicat mixte Vendée Sèvre Autizes

Collectif « Bassines non merci »

M. Julien Le Guet

M. Jean-Jacques Guillet

M. Christian Moreau

M. Patrick Picaud

M. Mathieu Durand

Mme Lise Jacquet

Institution interdépartementale du bassin de la Sèvre niortaise (IIBSN)

Mme Séverine Vachon, présidente, vice-présidente du conseil départemental des Deux-Sèvres

Mme Florence Gaboriau, directrice

M. François Josse, animateur du schéma d’aménagement et de gestion des eaux Sèvres niortaise Marais Poitevin

M. François-Marie Pellerin, administrateur de Deux-Sèvres nature environnement et vice-président de la Coordination pour la défense du Marais Poitevin

Table ronde du secteur agricole

– M. Jean-Marc Renaudeau, président de la chambre d’agriculture des Deux-Sèvres

– M. Denis Mousseau, agriculteur

– M. Jean-Claude Boussiquault, représentant de la Coordination rurale des Deux-Sèvres

– Mme Amandine Pacault, représentante de la Confédération paysanne des Deux-Sèvres

Déplacement à Épinal (Vosges)

sur le thème des conflits d’usage sur la ressource en eau à Vittel

M. Pierre Ory, préfet des Vosges

M. Yann Dacquay, directeur départemental des territoires (DDT) de Meurthe-et-Moselle, ancien DDT des Vosges

M. Claude Gaillard, président du comité de bassin Rhin-Meuse et M. Marc Hoeltzel, directeur de l’agence de l’eau Rhin-Meuse

Fromagerie l’Ermitage

M. Daniel Gremillet, président et sénateur

Mme Delphine Picard, directrice

Conseil départemental des Vosges

Mme Régine Begel, conseillère départementale, présidente de la commission locale de l’eau

Table ronde d’associations environnementales et de consommateurs

– M. Jean François Fleck, président de Vosges nature environnement

– M. Christian Villaume, président de l’association de sauvegarde des vallées et de prévention des pollutions

– M. Bernard Schmitt, administrateur d’Oiseaux nature

– Mme Christiane Lecoanet, membre de la délégation environnement de l’UFC Que choisir ? 88

Nestlé France

M. François Negro, directeur « Ressources en eau » de Nestlé Waters France, membre de la commission locale de l’eau

M. Fabio Bruza, directeur des affaires publiques

Déplacement à Châteauroux (Indre)

sur le thème des pénuries d’eau de 2019

Table ronde des services et opérateurs de l’État

– Mme Lucile Josse, secrétaire générale de la préfecture

– Mme Florence Cottin, directrice départementale des territoires

– M. Rémy Lauranson, directeur départemental des territoires adjoint

– M. Bernard Desserprix, responsable de l’unité interdépartementale, direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (UD DREAL), en charge de la police des installations classées pour la protection de l’environnement

– M. Philippe Vansyngel, responsable du pôle « Santé publique et environnementale » de l’agence régionale de santé (ARS)

– M. Bruno Housset, chargé de la coordination des contrôles au service police de l’Office français de la biodiversité (OFB), région Centre-Val-de-Loire

– M. Rémy Lionnais, chargé de mission à l’agence de l’eau Loire-Bretagne, délégation Centre Loire

– Mme Pascale Rudeaux, adjointe à l’unité territoriale de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (UT DIRECCTE)

Table ronde des élus et représentants de collectivités territoriales

– M. Roland Caillaud, vice-président, maire de Pouligny-St Pierre, représentant des maires au conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (CODERST)

– M. Bruno Perrin, maire de Migny et membre de l’Observatoire des ressources en eau

– M. Nicolas Thomas, premier adjoint au maire de Buzançais

– M. Valéry Pénan, responsable de la régie des eaux de Buzançais

– M. Jérôme Prot, directeur général adjoint « Environnement et espaces publics » de la communauté d’agglomération Châteauroux métropole

Table ronde du secteur agricole

– M. Denis Riollet, deuxième vice-président de la chambre d’agriculture

– M. Philippe Demiot, membre de la fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA)

– M. Mathieu Naudet, vice-président de Jeunes agriculteurs 36

– M. Nico Calame, exploitant, membre de la Confédération paysanne

– M. Bernard Perrot, exploitant, membre de la Coordination rurale

– M. Emmanuel Gerbier, président de Thélis

– M. Pierre Giard, président de l’association des producteurs irrigants (API)

– M. Jean-François Renaud, président du syndicat des irrigants de la Trégonce

– M. Antoine Fesneau, président du syndicat des irrigants de la Ringoire

Table ronde sur l’environnement et la protection des milieux aquatiques

– M. Christophe Vandaele, président du syndicat d’aménagement du bassin de l’Indre (SABI) et maire de Vandoeuvres

– M. Alain Jacquet, vice-président du syndicat mixte d’aménagement de la Brenne, de la Creuse, de l’Anglin et de la Claise (SMABCAC)

– M. Romain Fiore, technicien de rivière, bassin de l’Anglin

– M. Jacques Lucbert, président d’Indre Nature

– M. Patrick Leger, président de la fédération de l’Indre pour la pêche et la protection du milieu aquatique (FDAAPPMA)

– M. Bruno Barbey, directeur de la FDAAPPMA

Table ronde sur l’économie et le patrimoine

– M. Joël Deloche, vice-président du syndicat des pisciculteurs de la Brenne (SEPB)

– M. Luc Tabary, directeur adjoint de la direction « Concessions, division production ingénierie hydraulique » du barrage EDF d’Éguzon

– M. Frédéric Matray, responsable du secteur « Eau potable, collecte et traitement des eaux usées et industrielles » de la société d’aménagement rural

– M. Yann Dubois de la Sablonière, président du syndicat départemental de la propriété privée rurale (SPPR)

– M. Éric Clément, responsable d’exploitation de la laverie industrielle Elis Berry

([1]) La composition de la mission d’information se trouve au verso.

([2]) Arrêté du 4 mai 2017 relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques et de leurs adjuvants visés à l’article L. 253-1 du code rural et de la pêche maritime.

([3]) Les termes techniques sont définis dans le glossaire en annexe. À leur première occurrence, ils sont suivis d’un astérisque dans le corps du rapport.

([4]) Ces seuils sont notamment repris par Diederich Hinrichsen, Bryant Robey et Ushma D. Upadhyay dans leur ouvrage, paru en 1998, Solutions for a water-short world.

([5]) À titre d’exemple, les précipitations moyennes des villes de Lyon et de Nîmes sont relativement similaires (respectivement 832 et 763 millimètres par an sur la période 1981/2010) mais elles sont concentrées sur 104 jours pour la première et 64 pour la seconde. De plus, en période estivale, les précipitations moyennes à Lyon s’élèvent à 60 millimètres par mois, alors qu’elles sont de 40 millimètres à Nîmes (et même de 30 millimètres au mois de juillet).

([6]) Le projet Explore 2070, conduit entre 2010 et 2012, a été mené par la direction de l’eau et de la biodiversité du ministère chargé de l’environnement, en partenariat avec différents opérateurs publics. Il a rassemblé une centaine d’experts issus d’établissements de recherche et de bureaux d’études spécialisés.

([7]) Projet soutenu par l’Office français de la biodiversité, qui rassemble des hydrogéologues du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), de MINES-Paris Tech et du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), des météorologues du Centre national de recherches météorologiques (CNRM) de Météo-France ainsi que des spécialistes du couplage numérique du Centre de recherche fondamentale et appliquée spécialisé dans la modélisation et la simulation numériques (CERFACS).

([8]) Devenue Office français de la biodiversité au 1er janvier 2020.

([9]) C’est le cas notamment de la truite commune, du saumon atlantique ou de la lamproie de Planer.

([10]) Cette appropriation est toutefois subordonnée au fait que ces eaux ne forment pas, à la sortie du fonds, un cours d’eau « offrant le caractère d’eaux publiques et courantes » ainsi qu’au fait que le propriétaire ne peut en user que « dans les limites et pour le besoin » de sa propriété.

([11]) En outre, même si ces eaux n’appartiennent pas au domaine public fluvial, l’État a le droit d’organiser leur utilisation au profit d’autres personnes que les seuls riverains.

([12]) Article L. 210-1 du code de l’environnement.

([13]) II de l’article L. 211-1 du code de l’environnement.

([14]) Article L. 210-1 du code de l’environnement.

([15]) C’est ainsi que la qualité des eaux prélevées fait l’objet d’une surveillance étroite et de diverses règles de protection ; que le captage d’eau à destination de la consommation humaine est soumis à une double instruction par la police de l’eau et par les agences régionales de santé ; qu’une eau ne provenant pas d’un milieu naturel ne peut être utilisée comme eau potable ; que des contrôles peuvent être effectués sur des ouvrages privés de prélèvement domestique ou de captation des eaux de pluie ; que des périmètres de protection peuvent être créés pour limiter ou interdire certaines activités polluantes autour des points de prélèvement ; et que sont réglementés les épandages et les rejets domestiques, urbains, industriels et agricoles (en particulier ceux des installations classées pour la protection de l’environnement), etc.

([16]) Article L. 211-2 du code de l’environnement.

([17]) Comme les règles d’utilisation des eaux grises.

([18]) Comme les conchyliculteurs dont la production peut être menacée par des effluents mal maîtrisés en amont.

([19]) Voir le II.B de la seconde partie du rapport.

([20]) Articles L. 214-1 et suivants et R. 211-1 et suivants du code de l’environnement.

([21]) Article L. 2224-9 du code général des collectivités territoriales.

([22]) Article L. 1321-7 du code de la santé publique.

([23]) III de l’article L. 1321-4 du code de la santé publique.

([24]) Article R. 211-66 du code de l’environnement.

([25]) Le principe de continuité écologique est issu de la directive cadre sur l’eau (DCE). Il fait référence à la libre circulation des organismes aquatiques le long des cours d’eau (accès aux lieux de reproduction, d’alimentation, d’abris, de croissance, etc.), au bon fonctionnement des réservoirs biologiques ainsi qu’au bon déroulement du transport sédimentaire.

([26]) Eaufrance, « Bulletin n° 5 : Prélèvements quantitatifs sur la ressource en eau », édition mars 2019, données 2016.

([27]) Pour rappel, la France reçoit en moyenne 400 milliards de mètres cubes d’eau de pluie, mais il n’en reste, les années « normales », que 175 milliards de mètres cubes après évapotranspiration, dont 100 milliards dans les aquifères et 75 milliards dans les eaux de surface.

([28]) Hors barrages hydroélectriques.

([29]) Fédération professionnelle des entreprises de l’eau, « Les services publics d’eau et d’assainissement en France. Données économiques, sociales & environnementales », 2019.

([30]) Ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer, en charge des relations internationales sur le climat, DATALAB « Les prélèvements d’eau douce en France : les grands usages en 2013 et leur évolution depuis 20 ans », janvier 2017.

([31]) Voir le C du II de la seconde partie.

([32]) Forages, puits ou pompages en cours d’eau, plans d’eau, retenues collinaires, etc.

([33]) Loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques.

([34]) Ces informations sont recensées au sein de la banque nationale des données sur les prélèvements en eau.

([35]) Sénat, 11 décembre 2019.

([36]) Des arrêtés préfectoraux peuvent interdire temporairement la navigation sur les ouvrages gérés par VNF quand les prélèvements en rivière sont rationnés.

([37]) Voir le B du I de la présente partie.

([38]) Voir le A du II de la première partie du rapport.

([39]) Intégré le 1er janvier 2020 au sein de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE).

([40]) Arrêté du 4 mai 2017 relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques et de leurs adjuvants visés à l’article L. 253-1 du code rural et de la pêche maritime.

([41]) Voir le A du I de la première partie.

([42]) Voir le C du III de la présente partie.

([43]) Ce dispositif organisant une gestion quantitative de l’eau est analysé au B du II de la présente partie.

([44]) Circulaire du 18 juin 2011 relative aux mesures exceptionnelles de limitation ou de suspension des usages de l’eau en période de sécheresse.

([45]) CGEDD, Retour d’expérience sur la gestion de la sécheresse 2019 dans le domaine de l’eau, Rapport n° 012985-01, décembre 2019.

([46]) Selon le CGEDD, ses premières qualités sont sa stabilité et l’ancienneté de ses chroniques de mesures, versées dans la banque de données HYDRO qui fournit à tout moment les valeurs d’écoulement.

([47]) Voir l’encadré ci-après.

([48]) Rapport de l’inspection générale de l’environnement IGE/05/067, Mise en œuvre du décret sécheresse – audit des mesures prises, 13 avril 2006.

([49]) Généralement déclinés en seuils de vigilance, de vigilance renforcée, d’alerte, d’alerte renforcée et de crise.

([50]) Voir le 3 du A du présent I.

([51]) Torre André, Kirat Thierry, Melot Romain et al., « Les conflits d’usage et de voisinage de l’espace. Bilan d’un programme de recherche pluridisciplinaire », in L’information géographique, 2014, n° 4, vol. 80, p. 8-29.

([52]) CEREMA, Conflits d’usage et milieux humides en zones urbanisées. État des lieux bibliographiques, août 2017.

([53]) Ainsi, un conflit d’usage peut par exemple opposer des riverains aux parties de chasse qui ont lieu en forêt, proches de leur lieu de promenade, ou encore les habitants d’une commune faisant barrage à la construction d’un parc éolien près de leur lieu d’habitation.

([54]) Barone Sylvain, « X. Les conflits d’usage de l’eau et leurs régulations. L’exemple du bassin de Thau et de la basse vallée de l’Ain », in Droit et gestion des collectivités territoriales, tome 30, 2010. Les enjeux de la gestion locale de l’eau, p. 177-188.

([55]) Bossuet Luc et Boutry Ornella, « Conflits d’usage et de voisinage autour de la ressource en eau. Illustration à partir du littoral charentais », in Économie rurale (en ligne), n° 332, novembre-décembre 2012, mis en ligne le 30 décembre 2014.

([56]) Bouba-Olga Olivier, Chauchefoin Pascal et Mathé Jacques, « Innovation et territoire : une analyse des conflits d’usage autour de la ressource en eau, le cas du bassin-versant de la Charente », in Flux, 2006, n° 63/64, p. 32-41.

([57]) Rivaud Audrey, « Conflits d’usage autour de la ressource en eau : quelles stratégies pour les ostréiculteurs du bassin de Marennes-Oléron », colloque international « Les 6es journées de la proximité : le temps des débats », octobre 2009, Poitiers, France.

([58]) Fernandez Sara et Debril Thomas, « Qualifier le manque d’eau et gouverner les conflits d’usage : le cas des débits d’objectif d’étiage (DOE) en Adour-Garonne », in Développement durable et territoires (en ligne), vol. 7, n° 3, décembre 2016, mis en ligne le 21 décembre 2016.

([59]) Bouba-Olga Olivier, Boutry Ornella, Rivaud Audrey, « Un approfondissement du modèle exit-voice par l’économie de la proximité », in Natures Sciences Sociétés, n° 17, 2009, p. 381-390.

([60]) Hirschman O. Albert, Exit, Voice and Loyalty. Responses to Decline in Firms, Organisations, and States, Cambridge, Harvard University Press Cambridge, 1970 ; traduction française : Défection et prise de parole, Paris : Fayard, 1995 ; voir aussi : Hirschman O. Albert, Vers une économie politique élargie, Paris, Éditions de Minuit, 1986.

([61]) Dans la lignée du sociologue Georg Simmel, auteur de l’ouvrage Le conflit, paru en 1995.

([62]) Torre André, « L’agriculture de proximité face aux enjeux fonciers. Quelques réflexions à partir du cas francilien », in Espaces et sociétés, vol. 158, n° 3, 2014, p. 31-48.

([63]) Les éléments figurant dans le rapport au sujet du conflit d’usage dans la vallée du Tescou proviennent de contributions écrites des personnes que la mission d’information avait prévu d’auditionner.

([64]) Cadoret Anne, « Analyse des processus conflictuels. Le cas du littoral du Languedoc-Roussillon », in L’Espace géographique, tome 40, n° 3, 2011, p. 231-244.

([65]) CGEDD-CGAAER, Cellule d’expertise relative à la gestion quantitative de l’eau pour faire face aux épisodes de sécheresse, Rapport CGEDD n° 011865-01, mai 2018.

([66]) Instruction du Gouvernement du 7 mai 2019 relative au projet de territoire pour la gestion de l’eau.

([67]) La Convention relative aux zones humides d’importance internationale particulièrement comme habitats des oiseaux d’eau, aussi appelée convention sur les zones humides ou Ramsar, est un traité international adopté le 2 février 1971 pour la conservation et l’utilisation durable des zones humides, qui vise à enrayer leur dégradation ou disparition en reconnaissant leurs fonctions écologiques ainsi que leur valeur économique, culturelle, scientifique et récréative.

([68]) Bossuet Luc et Boutry Ornella, « Conflits d’usage et de voisinage autour de la ressource en eau. Illustration à partir du littoral charentais », in Économie rurale (en ligne), n° 332, novembre-décembre 2012, mis en ligne le 30 décembre 2014.

([69]) Torre André et Caron Armelle, « Vers une analyse des dimensions négatives de la proximité. Les conflits d’usage et de voisinage dans les espaces naturels et ruraux », in Développement durable et territoires (en ligne), dossier 7, 2006, mis en ligne le 10 mai 2006 ; Torre André et Caron Armelle, « Réflexion sur les dimensions négatives de la proximité : le cas des conflits d’usage et de voisinage », in Économie et Institutions, n° 6 et 7, 2005, p. 183-220 ; Torre André et Caron Armelle, « Une approche des conflits d’usage et de voisinage dans les campagnes françaises en termes de proximité », communication au colloque Faire campagne, Pratiques et projet des espaces ruraux aujourd’hui, Rennes, 17 au 18 mars 2005.

([70]) Torre André et Bertrand Zuindeau, « Les apports de l’économie de la proximité aux approches environnementales : inventaires et perspectives », in Natures Sciences Sociétés, vol. 17, n° 4, 2009, p. 349-360.

([71]) Voir le C du III de la présente partie.

([72]) Voir le B du présent II.

([73]) Voir le D du présent II.

([74]) Voir le 5 du A du III de la présente partie.

([75]) Voir le 2 du C du III de la présente partie.

([76]) Voir le 2 du B du III de la présente partie.

([77]) Voir le A du II de la présente partie.

([78]) Voir le b du 1 du B du III de la présente partie.

([79]) Et ses décrets d’application, notamment le décret n° 92-1041 du 24 septembre 1992 relatif à la limitation ou à la suspension provisoire des usages de l’eau.

([80]) CGEDD, Retour d’expérience sur la gestion de la sécheresse 2019 dans le domaine de l’eau, Rapport n° 012985-01, décembre 2019.

([81]) Direction départementale des territoires de l’Indre, Gestion quantitative de l’eau. Retour sur la sécheresse 2018-2019 : réflexions en vue de la construction d’un nouveau cadre réglementaire, 18 février 2020.

([82]) Article R. 211-66 du code de l’environnement.

([83]) Voir B du I de la présente partie du rapport.

([84]) Par exemple dans le cadre de conventions de déstockage.

([85]) Voir le B du II de la première partie.

([86]) Un accord cadre national « Golf et environnement » a toutefois été signé le 1er juillet 2019 prévoyant que, sauf en cas de pénurie d’eau potable, les greens peuvent être préservés par un arrosage le soir et la nuit, réduit au strict nécessaire et ne pouvant dépasser 30 % des volumes habituels.

([87]) En 2019, 80 demandes de dérogations ont été adressées aux services départementaux de l’Indre, soit quatre fois plus que les années précédentes ; 48 ont été accordées, dont 30 pour des agriculteurs, essentiellement des éleveurs et des irrigants en gestion collective, 15 pour des collectivités et 3 pour des industriels.

([88]) Le droit d’évocation permet au préfet de région (ainsi qu’au préfet coordonnateur de bassin s’il est lui-même le préfet de la région concernée) de mettre en œuvre les mesures prévues au code de l’environnement dans l’intégralité des zones touchées par la sécheresse.

([89]) Voir le C du III de la présente partie.

([90]) Citation d’une organisation professionnelle membre de l’Observatoire de la ressource en eau de l’Indre.

([91]) Dont la participation est désormais pérennisée.

([92]) CGEDD, Retour d’expérience sur la gestion de la sécheresse 2019 dans le domaine de l’eau, Rapport n° 012985-01, décembre 2019.

([93]) À titre d’exemple, la baisse des effectifs de l’OFB envisagée serait de l’ordre de 20 ETP en 2021 et de 40 ETP en 2022, auxquels s’ajoute le transfert, d’ici 2022, de 37 ETP vers les parcs naturels marins.

([94]) L’article R. 211-70 du code de l’environnement prévoit que les « arrêtés sécheresse » doivent être « adressés pour affichage en mairie au maire de chaque commune concernée et [que] mention en est insérée en caractères apparents dans deux journaux régionaux ou locaux diffusés dans le département ».

([95]) Voir le 6 du A du II de la présente partie.

([96]) Note de politique d’ONU-Eau sur le changement climatique et l’eau, septembre 2019.

([97]) Marie Pettenati, Nathalie Dörfliger, « Des solutions d’infiltration et de recharge des aquifères fondées sur la nature pour adapter la gestion de la ressource en eau aux impacts du changement climatique » in Des solutions fondées sur la nature pour s’adapter au changement climatique, rapport au Premier ministre et au Parlement de l’Observation national sur les effets du réchauffement climatique, décembre 2019.

([98]) Voir à ce sujet le B du III de la présente partie sur les leviers financiers pouvant être mobilisés.

([99]) Article L. 1322-14 du code de la santé publique.

([100]) « Un décret en Conseil d’État détermine les conditions dans lesquelles peuvent être imposées les mesures à prendre pour la construction et l’entretien des réseaux et installations publiques et privées dans le but d’éviter le gaspillage de l’eau. Ce décret définit également les usages et les conditions dans lesquelles les eaux usées traitées peuvent être réutilisées ainsi que les usages et bâtiments pour lesquels les eaux de pluie peuvent être utilisées de manière compatible avec le bon état écologique des eaux. »

([101]) Arrêté du 21 août 2008 relatif à la récupération des eaux de pluie et à leur usage à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments.

([102]) Instruction du 4 juin 2015, NOR : DEVL1508139J. Abrogée par l’instruction du 7 mai 2019, NOR : TREL1904750J.

([103]) Cogesteau, 09/05/19 ; Seurdre, 05/07/19 ; Marais-Poitevin, 09/05/19.

([104]) Boutonne ; Charente aval ; Adour.

([105]) Notification annuelle des volumes individuels par la structure collective porteuse de l’autorisation unique de prélèvement aux irrigants dont elle est mandataire.

([106]) Plusieurs ouvrages étant concernés par un même contentieux contre l’arrêté les autorisant, il n’y a pas soixante-deux contentieux différents.

([107]) Ces dernières années, l’avancement calendaire du jour du dépassement, calculé par Global Footprint Network, est le suivant : 5 août 2016 ; 1er août 2017 ; 29 juillet 2018 ; 29 juillet 2019.

([108]) Cézard Florian et Mourad Marie, « Panorama sur la notion de sobriété, définitions, mises en œuvre, enjeux (rapport final) », ADEME, novembre 2019.

([109]) La sobriété est inscrite à l’article 1er de la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte : « […] Maîtriser la demande d’énergie et favoriser l’efficacité et la sobriété énergétiques ; […] ».

([110]) Association NégaWatt, « La sobriété énergétique. Pour une société plus juste et plus durable », 2018.

([111]) Ministère de l’agriculture, « La disponibilité future de la ressource en eau en France : quelle place pour le secteur agricole ? », Centre d’études et de prospective, n° 68, avril 2014, p. 1-4.

([112]) À ce titre, le maïs, qui consomme 5 000 à 6 000 mètres cubes d’eau par hectare, a une forte empreinte du fait de son pic de besoin en période estivale et représente 40 % de la sole irriguée ; c’est également le cas du soja, dont la consommation est supérieure à 6 000 mètres cubes d’eau par hectare, mais qui est cultivé au printemps et dont la sole irriguée ne représentait que 2 % de la sole irriguée totale en 2010. Le blé consomme également 5 000 mètres cubes d’eau par hectare, mais il est principalement alimenté par les précipitations et a une grande tolérance au stress hydrique, de telle sorte que seulement 2 % de la surface en blé tendre est aujourd’hui irriguée.

([113]) L’Observatoire régional sur l’agriculture et le changement climatique (ORACLE) agrège des indicateurs climatiques, agro-climatiques et d’impacts agricoles, de 1970 à aujourd’hui.

([114]) ClimA-XXI (Climat & Agriculture au XXIe siècle) est un outil de projection couvrant la période 2006-2100.

([115]) Qui correspond à la projection de l’eau « en pluie » sur les cultures.

([116]) Voir le 2 du A du présent III.

([117]) Conseil économique, social et environnemental, avis sur la gestion et l’usage de l’eau en agriculture présenté en avril 2013 par Mme Florence Denier-Pasquier.

([118]) Voir le 1 du A du présent III.

([119]) Article L. 2224-12-4 du code général des collectivités territoriales.

([120]) Voir le A du I de la présente partie.

([121]) Dispositifs d’aide du second pilier de la PAC rémunérant les transitions agroécologiques encouragées par l’Union européenne.

([122]) Définis à l’article L. 1 du code rural et de la pêche maritime depuis la loi n° 2014-1170 du 13 octobre 2014 d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, les projets alimentaires territoriaux visent à rapprocher les producteurs, les transformateurs, les distributeurs, les collectivités territoriales et les consommateurs et à développer l'agriculture sur les territoires et la qualité de l'alimentation.

([123]) Rapport annuel de performance de la mission « Écologie, développement et mobilité durable » du projet de loi de règlement pour 2020.

([124]) Outre la définition des priorités d’usage de la ressource en eau, cela implique de définir les mesures nécessaires à la restauration et à la préservation de la qualité de l’eau et des milieux aquatiques ainsi que d’identifier les ouvrages hydrauliques soumis à une obligation d’ouverture régulière de leurs vannages pour améliorer le transport naturel des sédiments et assurer la continuité écologique.

([125]) Liste établie par le CEREMA, Questions-réponses sur la compétence GEMAPI, 27 mai 2019, pages 68 à 79.

([126]) Article L. 211-7 du code de l’environnement.

([127]) Équivalent temps plein travaillé.

([128]) Voir le 2 du A du présent III..

([129]) Voir le a du 3 du présent C.

([130]) Les études HMUC comportent quatre volets :

– l’hydrologie, qui passe par une reconstitution et une analyse des régimes hydrologiques naturels ;

– les milieux, c’est-à-dire une analyse des besoins des milieux ;

– l’analyse des différents usages de l’eau, actuels et possibles ;

– l’intégration des perspectives découlant des changements climatiques dans les analyses.

([131]) Les ZRE ont été créées par le décret n° 94-354 du 29 avril 1994 modifié par le décret n° 2003-869 du 11 septembre 2003, pris en application des articles L. 211-2 et L. 211-3 du code de l’environnement.

([132]) Les ZRE sont définies par l’article R. 211-71 du code de l’environnement. Il ne faut pas les confondre avec les zones sensibles (aux pollutions) sur lesquelles doit être mis en place un dispositif de surveillance renforcé (article R. 211-94 du code de l’environnement).

([133]) C’est le volume que le milieu est capable de fournir dans des conditions écologiques satisfaisantes.

([134]) 6° de l’article L. 211-3 du code de l’environnement, décret n° 2007-1381 du 24 septembre 2007 (articles R. 211-111 à 211-117 et R. 214-31-1 à R. 214-31-5 du même code) et circulaire du 30 juin 2008 relative à la résorption des déficits quantitatifs en matière de prélèvement d’eau et gestion collective des prélèvements d’irrigation.

([135]) Circulaire du 3 août 2010 relative à la résorption des déséquilibres quantitatifs en matière de prélèvements d’eau et gestion collective des prélèvements d’irrigation dans les bassins où l’écart entre le volume prélevé en année quinquennale sèche et le volume prélevable est supérieur à un seuil de l’ordre de 30 %.

([136]) CGEDD-CGAAER, Cellule d’expertise relative à la gestion quantitative de l’eau pour faire face aux épisodes de sécheresse, Rapport CGEDD n° 011865-01, mai 2018.

([137]) Et les directives dites « filles » n° 2006/118/CE du 12 décembre 2006 sur la protection des eaux souterraines contre la pollution et la détérioration et n° 2008/105/CE du 16 décembre 2008 établissant des normes de qualité environnementale dans le domaine de l’eau.

([138]) Arrêt du 1er juillet 2015 de la Cour de justice de l’Union européenne.

([139]) La directive européenne 2000/60/CE du 23 octobre 2000 définit un bassin hydrographique comme « toute zone dans laquelle toutes les eaux de ruissellement convergent à travers un réseau de rivières, de fleuves et éventuellement de lacs vers la mer, dans laquelle elles se déversent par une seule embouchure, estuaire ou delta ». Les limites d’un bassin hydrographique sont constituées par la ligne de partage des eaux superficielles, déterminée par l’hydrographie de la zone de drainage.

([140]) Au sein du titre Ier du livre II du code de l’environnement.

([141]) Loi n° 2004-338 du 21 avril 2004 portant transposition de la directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau.

([142]) Loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement.

([143]) Loi n° 2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles.

([144]) Loi n° 2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République.

([145]) Ou cycle hydrologique. C’est le phénomène naturel représentant le parcours entre les grands réservoirs d’eau liquide, solide ou de vapeur d’eau sur Terre : les océans, l’atmosphère, les lacs, les cours d’eau, etc.

([146]) Les agences collectent sept redevances et peuvent percevoir, à la demande d’un EPTB et pour le compte de celui-ci, des redevances instituées par cet établissement pour service rendu.