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Textes / Financement du terrorisme international

rapport d'information déposé en application de l'article 145 du règlement, par la commission des affaires étrangères, en conclusion des travaux d'une mission d'information sur la lutte contre le financement du terrorisme international

Rapport d'information · d'une mission d'information constituée au sein d'une commission permanente · 03/04/2019 · 366 886 caractères · HTML sur assemblee-nationale.fr

Sommaire (123)
  1. synthÈse du rapport
  2. SYNTHÈSE DES RECOMMANDATIONS DES RAPPORTEURES
  3. introduction
  4. PREMIÈRE PARTIE : LA PERSISTANCE D’UNE MENACE TERRORISTE TRANSNATIONALE
  5. I. Une menace durable et évolutive, dotée d’une forte capacité de nuisance
  6. A. Malgré des revers, le terrorisme islamiste reste une menace mondiale, qui se joue des frontières
  7. 1. En 2017 et en 2018, l’Europe a été touchée à de multiples reprises par le terrorisme islamiste
  8. 2. La menace terroriste reste entière au plan mondial
  9. a. En Irak et en Syrie
  10. b. Dans la péninsule arabique
  11. c. En Afrique du Nord
  12. d. En Afrique de l’Ouest
  13. e. En Afrique de l’Est
  14. f. En Asie du Sud et Asie du Sud est
  15. 3. Les risques posés par les relocalisations des combattants étrangers
  16. B. Une capacité de nuisance assise sur des moyens financiers considérables
  17. II. un financement protÉiforme et pragmatique
  18. A. Le financement du terrorisme : des macro-financements nourris par six principaux types de revenus
  19. 1. La question des donations et financements extérieurs
  20. a. Une tendance en recul
  21. b. Le développement des micro-financements extérieurs
  22. 2. Le développement de l’autofinancement du terrorisme
  23. 3. L’imbrication entre financement du terrorisme et criminalité
  24. a. Les organisations terroristes ont recours à des pratiques criminelles pour se financer
  25. b. Les liens entre terrorisme et criminalité prospèrent dans des zones fragiles institutionnellement
  26. B. Le financement des terroristes : un terrorisme « low cost » permis par des microfinancements
  27. 1. Le financement des attaques terroristes : vers un terrorisme low cost ?
  28. 2. Un financement qui mêle revenus légaux et revenus illégaux
  29. a. Le recours à des flux illégaux
  30. b. Le détournement de flux légaux
  31. C. Suivre l’argent : des flux financIers qui mobilisent différents canaux
  32. 1. Le système de la « hawala » et les réseaux de collecteurs
  33. 2. Le recours aux nouveaux moyens de paiement
  34. 3. Le rôle d’ONG et d’associations « écrans »
  35. DEUXIème partie : les moyens et les outils de la lutte contre le financement du terrorisme international
  36. I. une mobilisation croissante de la communauté internationale depuis 2001
  37. A. UN ARSENAL JURIDIQUE Étoffé
  38. B. Des instances d’action et de coopération dédiées à la lutte contre le financement du terrorisme
  39. 1. Le rôle central du GAFI : élaborer des standards communs pour lutter contre le financement du terrorisme
  40. 2. Le réseau EGMONT
  41. 3. Les outils dédiés à l’assistance technique
  42. C. La mise à profit d’outils de coopération généraux
  43. 1. Les échanges bilatéraux
  44. 2. La coopération policière multilatérale
  45. II. POUR LA France, la lutte contre le financement du terrorisme est aujourd’hui une priorité
  46. A. UN ARSENAL LéGISLATIF ET OPéRATIONNeL solide
  47. 1. Protéger et contrôler
  48. a. Le rôle pivot de Tracfin
  49. i. Une mission de surveillance et de renseignement
  50. ii. Une mission informative
  51. iii. Une action tournée vers la coopération internationale
  52. b. L’apport déterminant du renseignement financier
  53. i. Des outils et méthodes calibrés pour répondre à la problématique du financement du terrorisme
  54. ii. Le renseignement financier s’inscrit dans la mobilisation globale de la communauté du renseignement contre le terrorisme
  55. c. Le contrôle du respect des obligations liées à la lutte contre le financement du terrorisme
  56. 2. Réprimer et sanctionner
  57. a. Réprimer et sanctionner le délit de financement du terrorisme
  58. b. Les gels d’avoirs
  59. c. Les sanctions disciplinaires de l’ACPR
  60. 3. Les outils de coordination
  61. a. L’approche financière
  62. b. La coordination des services de renseignement et la création de la Coordination nationale du renseignement et de la lutte contre le terrorisme
  63. c. L’unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT)
  64. B. LA France A RENFORCé son dispositif national de lutte contre le financement du terrorisme depuis 2015
  65. 1. Faire reculer l’anonymat dans l’économie
  66. 2. Renforcer la vigilance des acteurs concernés
  67. 3. Renforcer l’efficacité du dispositif de gel d’avoirs
  68. 4. Le renforcement du dispositif de lutte contre les trafics de biens culturels
  69. C. UNE Nécessaire mobilisation du secteur privé
  70. 1. Les professionnels assujettis jouent un rôle crucial dans la mise en œuvre concrète de la lutte contre le financement du terrorisme
  71. a. Le secteur bancaire
  72. b. Le secteur financier dans son ensemble
  73. i. Le secteur de l’assurance
  74. ii. Les plateformes de financement participatif
  75. iii. Les établissements de monnaie électronique
  76. iv. Les établissements de paiement
  77. c. Les professionnels du secteur non financier
  78. 2. La vigilance du secteur privé est encadrée et soutenue par la coopération public-privé
  79. 3. La participation du secteur privé à la lutte contre le financement du terrorisme connaît toutefois des marges de progression
  80. a. Une mobilisation insuffisante de la part de certaines professions
  81. b. La problématique du derisking : un dommage collatéral de la lutte contre le financement du terrorisme
  82. III. VERS UNE RÉPONSE COMMUNE AU NIVEAU DE L’UNION EUROPéENNE : UNE HARMONISATION CROISSANTE DES RÉGLEMENTATIONS ET DES OUTILS
  83. A. L’UNION EUROPÉENNE S’EST DOTÉE D’UN CORPUS RÉGLEMENTAIRE POUR LUTTER CONTRE LE FINANCEMENT DU TERRORISME
  84. B. la coopération policière et judiciaire européenne est également mobilisée dans la lutte contre le financement du terrorisme
  85. 1. Europol
  86. 2. Eurojust
  87. troisième partie : 23 recommandations pour renforcer la lutte contre le financement du terrorisme international
  88. I. Axe 1 Œuvrer en faveur d’une réponse internationale renforcée et toujours plus efficace
  89. A. Recommandation n° 1 : Agir en faveur d’une mise en application élargie et effective des outils internationaux existants et d’un...
  90. B. Recommandation n° 2 : Renforcer le recours aux listes de sanctions et aux listes de gels d’avoirs
  91. C. Recommandation n° 3 : Élargir et renforcer le réseau international des cellules de renseignement financier
  92. D. Recommandation n° 4 : Promouvoir le développement des outils opérationnels qui ont prouvé leur efficacité
  93. E. Recommandation n° 5 : Renforcer la coopération internationale avec les pays touchés par les conflits armés et le djihadisme
  94. F. Recommandation n° 6 : Renforcer la lutte contre les trafics transnationaux mobilisés dans le financement du terrorisme
  95. II. Axe 2 : Renforcer l’assistance internationale aux États les plus vulnérables
  96. A. Recommandation n° 7 : Faire de l’assistance technique aux États les plus vulnérables une priorité de la lutte contre le financement...
  97. B. Recommandation n° 8 : Faire de l’assistance technique et opérationnelle un pilier de l’action du GAFI
  98. III. Axe 3 : Renforcer l’harmonisation européenne, en droit et plus encore dans les faits
  99. A. Recommandation n° 9 : Renforcer l’homogénéisation des mesures de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du...
  100. B. Recommandation n° 10 : renforcer les moyens opérationnels de l’Union européenne sur la lutte contre le financement du terrorisme
  101. C. Recommandation n° 11 : Renforcer l’efficacité des dispositifs de gels d’avoirs au niveau européen
  102. D. Recommandation n° 12 : Plaider en faveur d’une agence de supervision européenne compétente en matière de lutte contre le blanchiment...
  103. IV. Axe 4 : Au plan national, œuvrer pour une pleine application des outils existants
  104. A. Recommandation n° 13 : Maintenir un engagement gouvernemental à assurer à Tracfin des moyens suffisants pour répondre à la menace...
  105. B. Recommandation n° 14 : améliorer la mise en œuvre des contrôles appliqués lors de la délivrance des prêts à la consommation, qui font...
  106. C. Recommandation n° 15 : augmenter le niveau d’exigence des contrôles appliqués aux cartes prépayées
  107. D. Recommandation n° 16 : Étendre les prérogatives des services de la douane en matière de lutte contre le financement du terrorisme.
  108. V. Axe 5 : Assurer une pleine mobilisation de tous les acteurs concernés et une coopération optimale entre les acteurs
  109. A. Recommandation n° 17 : Renforcer les capacités opérationnelles des banques à mettre en œuvre leurs obligations de vigilance.
  110. B. Recommandation n° 18 : Ouvrir une réflexion sur l’échange d’informations entre le secteur financier et les autorités en charge de la...
  111. C. Recommandation n° 19 : Renforcer l’engagement des pouvoirs publics face au problème du derisking.
  112. VI. Axe 6 : Renforcer notre vigilance sur certains secteurs et outils
  113. A. Recommandation n° 20 : Renforcer la LCB/FT dans le secteur de l’art et des antiquités.
  114. B. Recommandation n° 21 : Assujettir les sites de cagnotte en ligne aux obligations de vigilance LBC/FT, au même titre que les...
  115. C. Recommandation n° 22 : Adopter une approche plus prudente dans la rÉglementation des cryptoactifs.
  116. D. Recommandation n° 23 : Renforcer la transparence des associations à but non lucratif, dans le respect du principe de liberté d’association.
  117. examen en COMMISSION
  118. annexes
  119. annexe n° 1 : LISTE DES PERSONNES ENTENDUES par les co-rapporteurES
  120. Annexe n° 2 : AGENDA DE PARIS
  121. Annexe N°3 : LES IX RECOMMANDATIONS SPÉCIALES DU GAFI
  122. ANNEXE N° 4 : INSTRUMENTS JURIDIQUES INTERNATIONAUX ADOPTÉS POUR LUTTER CONTRE LE TERRORISME
  123. ANNEXE N°5 : LISTE DES ABRÉviations utilisées dans le rapport

ANNEXE N°5 : LISTE DES ABRÉviations utilisées dans le rapport

A
ACPRAutorité de contrôle prudentiel et de résolution
AGRASCAgence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués
AGNUAssemblée générale des Nations Unies
AIEAAgence internationale de l’énergie atomique
ALIPHAlliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit
AMISOMMission de l’Union africaine en Somalie
AMON (réseau)Anti-Money Laundering Operational Network
AMFAutorité des marchés financiers
AMTAssociation de malfaiteurs en matière terroriste
ASMLAssociation de soutien aux Médias libres
AROAsset Recovery Office
B
BCN (armes)Biologiques, chimiques et nucléaires
BCRPBureau central du renseignement pénitentiaire
C
CARIN (réseau)Camden Asset Recovery Interagency Network
CJUECour de justice de l’Union européenne
CMFCode monétaire et financier
CNAFCaisse nationale d’allocations familiales
CNCTCentre national de contre-terrorisme
CNILCommission nationale de l’informatique et des libertés
CNRLTCoordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme
CODSSYCollectif de développement et secours syrien
COLBConseil d’orientation de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme
CRFCellule de renseignement financier
D
DARI (Tracfin)Département de l’analyse, du renseignement et de l'information
DCPJDirection centrale de la police judiciaire
DE (Tracfin)Département des enquêtes
DECTDirection exécutive du comité contre le terrorisme
DGSIDirection générale de la sécurité intérieure
DGSEDirection générale de la sécurité extérieure
DGTRESORDirection générale du Trésor
DILADirection de l'information légale et administrative
DLPAJDirection des libertés publiques et des affaires juridiques
DNREDDirection nationale du renseignement et des enquêtes douanières
DNRTISDivision nationale pour la répression du terrorisme international et séparatiste
DRMDirection du renseignement militaire
DRPJDirection régionale de la police judiciaire
DRPPDirection du Renseignement de la préfecture de police de Paris
DRSDdirection du renseignement et de la sécurité de la Défense
E
ECEÉquipes communes d’enquête
ECTCCentre européen de lutte contre le terrorisme
EEEEspace économique exclusif
EFIPPPEuropol Financial Intelligence. Public Private Partnership
EMEÉtablissements de monnaie électronique
EUROJUSTUnité de coopération judiciaire de l'Union européenne
EUROPOLEuropean Police Office
F
FBFFédération bancaire française
FDSForces démocratiques syriennes
FICOBAFichier national des comptes bancaires et assimilés
FMIFonds monétaire international
G
GABATGroupe d’action sur le gel à but anti-terroriste
GAFIGroupe d’action financière
GOLTGroupe opérationnel de lutte contre le terrorisme
GPMLGlobal Program against Money-Laundering
I
ICE (US)US Immigration and Customs Enforcement
ICOMConseil international des musées
IGAInspection générale de l’administration
IGASInspection générale des affaires sociales
IRUInternet Referral Unit
L
LCB/FTLutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme
M
MINUSMAMission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali
O
OCBCOffice central de lutte contre le trafic des biens culturels
OCDEOrganisation de coopération et de développement
OCRGDFOffice central pour la répression de la grande délinquance financière
ONUOrganisation des Nations unies
ONUDCOffice des Nations unies contre la drogue et le crime
ORTGOrganismes régionaux de type GAFI
P
PIACPlateforme d’identification des avoirs criminels
PSP/MEPrestataires de services de paiement et de monnaie électronique
R
RCSRegistre du commerce et des sociétés
RNARépertoire national des associations
S
SATSection Anti-Terroriste
SCRTService central du renseignement territorial
SDAOSous-direction de l'anticipation opérationnelle
SDATSous-direction anti-terroriste
SEPASingle Euro Payments Area
SIENASecure Information Exchange Network Application
SNDJService national de la douane judiciaire
SWIFTSociety for Worldwide Interbank Financial Telecommunication
T
TAJTraitement d'antécédents judiciaires
TFTPTerrorist Finance Tracking Program
TFTSTerrorist Finance Tracking System
TFUETraité sur le fonctionnement de l'Union européenne
TRACFINTraitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins
U
UCLATUnité de coordination de la lutte antiterroriste
UEOMAUnion économique et monétaire ouest africaine
UNESCOOrganisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture
UOSSMUnion des organisations de secours et de soins médicaux

Organisations terroristes

AQMIAl-Qaida au Maghreb islamique
AQPAAl-Qaida dans la péninsule arabique
EIILÉtat islamique d’Iraq et du Levant
GSIMGroupe de soutien à l’islam et aux musulmans
HTSHayat Tahrir al-Cham

([1]) Une mission d’information sur « les moyens de Daech » a présenté ses travaux en juillet 2016.

([2]) https://www.europol.europa.eu/activities-services/main-reports/european-union-terrorism-situation-and-trend-report-2018-tesat-2018

([3]) http://visionofhumanity.org/app/uploads/2018/12/Global-Terrorism-Index-2018-1.pdf

([4]) Il s’agit là des actes de terrorisme dans leur ensemble et non seulement du terrorisme islamiste.

([5]) https://www.la-croix.com/Monde/En-Syrie-califat-chancele-partisans-revent-retour-sanglant-2019-03-08-1301007366

([6]) Issu en 2017 de la fusion du Front Fatah al-Cham, du Harakat Nour al-Din al-Zenki, du Front Ansar Dine, du Liwa al-Haq, de Jaych al-Sunna et de Jaych al-Ahrar.

([7]) https://globalinitiative.net/wp-content/uploads/2018/09/Atlas-Illicit-Flows-FINAL-WEB-VERSION-copia-compressed.pdf

([8]) Le rapport inclut dans ce calcul les Shebabs, Boko Haram, les FARC, Hayat Tahrir al-Cham, le GSIM, l’État islamique et les Talibans, ainsi que les principaux groupes actifs à l’est de la République démocratique du Congo.

([9]) https://icsr.info/wp-content/uploads/2017/02/ICSR-Report-Caliphate-in-Decline-An-Estimate-of-Islamic-States-Financial-Fortunes.pdf

([10]) Données fournies à vos rapporteures en audition.

([11]) « En Irak, la difficile traque de l’argent de l’EI », Hélène Sallon, édition du 24 avril 2018.

([12]) Voir notamment les analyses de Colin P. Clarke, « An overview of current trends in terrorism and illicit finance », RAND corporation, Septembre 2018.

([13]) « Les responsabilités sont largement partagées et je ne veux ici stigmatiser personne parce que je crois que la force de cette réunion c'est d'être tous rassemblés mais regardons les choses en face y compris parfois dans des années récentes, nous avons pensé que c'était une bonne idée de financer tel ou tel groupe pour essayer de contrebalancer l'influence de telle puissance, de telle sensibilité religieuse, de telle puissance régionale et nous avons été parfois collectivement des apprentis-sorciers soit par naïveté, soit par conviction, le résultat a été le même. Beaucoup trop de pays ont nourri des mouvements directement terroristes ou liés au terrorisme pensant défendre leur intérêt propre dans la région ou pensant contrecarrer les intérêts d'une puissance hostile, c'est cela ce qui a été fait. »

([14]) https://henryjacksonsociety.org/wp-content/uploads/2017/07/Foreign-Funded-Islamist-Extremism-final.pdf.

([15]) http://www.leparisien.fr/faits-divers/lutte-contre-le-financement-de-daech-l-argent-permet-d-identifier-des-terroristes-25-04-2018-7683828.php

([16]) https://cat-int.org/wp-content/uploads/2016/06/ISIS-Financing-2015-Report.pdf

([17]) https://icsr.info/wp-content/uploads/2017/02/ICSR-Report-Caliphate-in-Decline-An-Estimate-of-Islamic-States-Financial-Fortunes.pdf

([18]) En mars 2018 en Espagne, un marchand d’art et de deux experts ont été interpellés pour commerce d’objets antiques volés sur des sites archéologiques libyens.

([19]) Ce constat a également été mis en avant par le rapport du comité de surveillance des Nations unies.

([20]) http://cat-int.org/wp-content/uploads/2017/03/Note-interm%C3%A9diaire-commerce-illicite-d%C3%A9cembre-2016.pdf

([21]) « Enjeux et défis du Sahel en matière de terrorisme ».

([22]) https://www.ffi.no/no/Rapporter/14-02234.pdf

([23]) https://www.wsj.com/articles/bitcoin-paypal-used-to-finance-terrorism-indonesian-agency-says-1483964198

([24]) https://www.justice.gov/opa/pr/virginia-teen-pleads-guilty-providing-material-support-isil

([25]) Tracfin, rapport d’analyse 2017-2018, p. 19.

([26]) En vertu de la liberté d’association, tout individu est libre de constituer une association sans avoir besoin d’une autorisation préalable, tout individu est libre d’adhérer à une association et de s’en retirer à tout moment.

([27]) Trois conditions cumulatives sont exigées : avoir été régulièrement déclarée, avoir trois années d’existence au minimum, sauf dérogation visée au dernier alinéa de l’article 6 de la loi du 1er juillet 1901, que l’ensemble de ses activités soit mentionné au b du 1 de l’article 200 du code général des impôts.

([28]) Si une subvention excède 23K€, une convention doit être obligatoirement conclue.

([29]) Voir l’article L.612-4 du code de commerce.

([30]) Voir l’article 25-1 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 et les articles 15 du décret 2017-908 du 6 mai 2017.

([31]) 1. Convention pour la répression de la capture illicite d'aéronefs (La Haye, 16 décembre 1970).

2. Convention pour la répression d'actes illicites dirigés contre la sécurité de l'aviation civile (Montréal, 23 septembre 1971).

3. Convention sur la prévention et la répression des infractions contre les personnes jouissant d'une protection internationale, y compris les agents diplomatiques, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 14 décembre 1973.

4. Convention internationale contre la prise d'otages, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 17 décembre 1979.

5. Convention internationale sur la protection physique des matières nucléaires (Vienne, 3 mars 1980).

6. Protocole pour la répression d'actes illicites de violence dans les aéroports servant à l'aviation civile internationale, complémentaire à la Convention pour la répression d'actes illicites dirigés contre la sécurité de l'aviation civile (Montréal, 24 février 1988).

7. Convention pour la répression d'actes illicites contre la sécurité de la navigation maritime (Rome, 10 mars 1988).

8. Protocole pour la répression d'actes illicites contre la sécurité des plates-formes fixes situées sur le plateau continental (Rome, 10 mars 1988).

9. Convention internationale pour la répression des attentats terroristes à l'explosif, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 15 décembre 1997.

([32]) GAP, GAFIC, Groupe Eurasie, GABAOA, GABAC, GAFILAT, GIABA, GAFIMOAN et groupe Moneyval au niveau du Conseil de l’Europe.

([33]) http://www.oecd.org/fr/apropos/budget/contributions-pays-membres.htm

([34]) La dernière évaluation de la France remonte à 2011.

([35]) Le premier cercle du renseignement comporte les services suivants : la DGSE, la DRSD, la DRM, la DGSI, la DNRED et Tracfin.

([36]) En vertu du principe de réciprocité, le demandeur ne sollicite que des informations qu’il serait susceptible d’obtenir dans son pays.

([37]) Directive 2015/849.

([38]) Ce profil de risque repose sur une évaluation en deux étapes : l’évaluation du risque inhérent d’une part, et l’évaluation du dispositif de gestion du risque blanchiment des capitaux / financement du terrorisme et de contrôle interne de l’organisme en question d’autre part.

([39]) Ou du « blanchiment du produit d'une infraction punie d'une peine privative de liberté supérieure à un an ».

([40]) Voir notamment https://www.foreignaffairs.com/articles/2017-06-13/dont-follow-money

([41]) Ce montant s’explique par l’amende de 50 millions d’euros prononcée à l’encontre de La Banque postale, sanctionnant l’absence d’un dispositif de gel des avoirs couvrant son activité de « mandats cash ».

([42])https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000021712355&dateTexte=&categorieLien=id

([43]) https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000034938469&categorieLien=id

([44]) Abrogé par l’arrêté du 2 août 2018 portant organisation de l’unité de coordination de la lutte anti-terroriste https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2018/8/2/INTC1821649A/jo/texte

([45]) Voir les articles L. 112-6 et D. 112-3 du CMF.

([46]) Des cartes prépayées ont été utilisées pour des activités logistiques, en amont des attaques.

([47]) Au chapitre 1er relatif aux actes de terrorisme du titre II du livre IV.

([48]) La définition des zones est celle qui est retenue dans le code de la sécurité intérieure à l’article L. 224-1 s’agissant de l’interdiction de sortie du territoire.

([49]) La Fédération bancaire française compte 347 adhérents, soit l’ensemble des banques travaillant en France, dont les banques étrangères et en ligne.

([50]) http://codssy.org/defense-daider/

([51]) https://www.charityandsecurity.org/FinAccessReport

([52]) Projet de directive fixant les règles facilitant l’utilisation d’informations financières et d’autre nature aux fins de la prévention et de la détection de certaines infractions pénales, et des enquêtes et des poursuites en la matière.

([53]) En vertu du paragraphe 13 « Les décisions de gel et les décisions de confiscation qui sont émises dans le cadre de procédures en matière civile ou administrative devraient être exclues du champ d'application du présent règlement. »

([54]) En vertu de l’article L561-46 du CMF et de l’article L.123-1 du Code de commerce, sont visées les personnes morales suivantes : les sociétés non cotées ou GIE ayant leur siège en France, les sociétés commerciales dont le siège est situé hors de France et qui ont un établissement dans un des départements français et les autres personnes morales dont l’immatriculation est prévue par les dispositions législatives ou réglementaires.

([55]) Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication.

([56]) https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/062d4e71-d2c1-4dea-a4b6-8eca2c97c8b3/files/3dbfcdbf-5128-4ea6-be6d-47616002b4f7

([57]) Décret n° 2016-1742 du 15 décembre 2016 relatif au plafonnement des cartes prépayées.

([58]) Arrêté du 18 avril 1957 portant fixation des modalités d'application de l'article 391 du code des douanes relatif à la répartition des produits des amendes et confiscations

([59]) La législation en vigueur aux États-Unis (Section 314 (a) et (b) du Patriot Act) permet des échanges d’informations plus fluides entre le secteur financier et les autorités américaines.

([60]) Voir article 26 bis a : « 1° le service de conservation pour le compte de tiers actifs numériques ou d’accès à des actifs numériques, le cas échéant sous la forme de clés cryptographiques privées, en vue de détenir, stocker et transférer des actifs numériques, 2° le service d’achat ou de vente d’actifs numériques en monnaie ayant cours légal ».

([61]) Selon le vice-président du Conseil français du culte musulman, plus de 90% des mosquées relèvent aujourd’hui de la loi de 1901. Voir https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/01/08/loi-de-1905-le-conseil-francais-du-culte-musulman-rassure-par-macron_5406280_3224.html