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Scrutins / 17e législature

Scrutin n° 4702 du 10/12/2025

Sur l'amendement n° 2 de Mme Reid Arbelot à l'article unique de la proposition de loi organique tendant à modifier le II de l’article 43 de la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 portant statut d’autonomie de la Polynésie française (première lecture).

Résultat
Rejeté
scrutin public ordinaire
Pour
32
Contre
75
Abstention
0
Votants
107
107 exprimés
Dossier
Proposition de loi organique tendant à modifier le II de l’article 43 de la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 portant statut d’autonomie de la Polynésie française (relié par : amendement)
Demandé par
Président du groupe "Gauche Démocrate et Républicaine"
Objet
amendement
Source
assemblee-nationale.fr

Amendement n° 2 · Article unique

De Mereana Reid Arbelot (GDR) , déposé le 03/12/2025. Sort : Rejeté. Fiche de l'amendement · sur le proposition de loi tendant à modifier le II de l’article 43 de la loi organique n° 2004-192 du...

Dispositif

Compléter cet article par les trois alinéas suivants : 

« Lorsque les actions entreprises par une commune ou un établissement public de coopération intercommunale sont susceptibles d’entraîner une charge financière non prévue par le budget, directe ou indirecte, l’avis du président du gouvernement, puis l’accord préalable de l’assemblée de la Polynésie française sont requis.

« Le président du gouvernement dispose d’un délai de deux mois pour rendre son avis.

« À défaut d’inscription de cette demande à l’ordre du jour de l’assemblée de la Polynésie française, dans un délai de quatre mois à compter de la réception de la demande formulée par la commune ou l’établissement public de coopération intercommunale, ladite demande est réputée rejetée. »

Exposé sommaire

Le présent amendement vise à préciser la gestion budgétaire dans les situations où les communes ou les établissements publics de coopération intercommunale sollicitent le concours financier du Pays pour la mise en œuvre de leurs projets.

En effet, si les communes disposent de leurs propres budgets et doivent naturellement assumer, en toute autonomie, les dépenses liées à l’exercice de leurs compétences, certaines initiatives locales peuvent nécessiter un accompagnement financier du Pays.

Dans ce cas précis, l’Assemblée de la Polynésie française, chargée d’adopter le budget du Pays et d’en contrôler l’exécution, doit être pleinement associée à l’ensemble des décisions budgétaires susceptibles d’entraîner des dépenses supplémentaires pour le Pays. Une simple référence à des conventions bilatérales entre le Pays et les communes ne saurait suffire à garantir ni la cohérence budgétaire, ni la légitimité démocratique des engagements financiers pris au nom de la collectivité.

Or, dans sa rédaction, le texte ne précise pas les moyens budgétaires mobilisés pour la mise en œuvre de ce nouvel exercice de compétences communales. Confier davantage de latitude d’exercice sur les compétences du Pays sans augmenter les budgets communaux impliquera, dans certaines situations, un recours aux fonds du Pays, lorsque les budgets communaux ne suffiront pas.

Ces décisions locales, bien que souvent motivées par des besoins réels en matière d’aménagement, d’équipement ou de services publics, auront des répercussions directes sur l’équilibre financier du budget du Pays. Ce dernier, déjà fortement engagé dans la solidarité intercommunale et le financement des politiques publiques, doit pouvoir conserver la maîtrise de ses ressources.

Il est donc indispensable que ces engagements financiers fassent l’objet d’un débat transparent et d’un vote éclairé au sein de l’Assemblée de la Polynésie française, après une consultation pour avis du Président du Gouvernement. Cette procédure garantirait une meilleure lisibilité de l’action publique. Seule une implication formelle de l’Assemblée de la Polynésie française permettrait d’assurer la transparence, la soutenabilité et la responsabilité des dépenses publiques engagées.

Pour autant, une réponse défavorable du Président du Gouvernement, dont l’avis n’a pas de caractère contraignant, suivie d’un refus de l’Assemblée de la Polynésie française, n’interdit pas la réalisation du projet envisagé. Elle implique simplement que le budget du Pays ne pourra pas être mobilisé pour ce projet, et que la commune concernée devra en assumer seule le financement.

Cet amendement a donc pour objet de préciser la dimension budgétaire de l’intervention d’une commune ou d’un établissement public de coopération intercommunale sur des compétences dévolues à la Polynésie française, prévue dans cet article 43-II de la loi organique n° 2004 – 192 du 27 février 2004. Il prévoit la consultation systématique, d’abord du Président du Gouvernement, pour avis consultatif, et ensuite de l’Assemblée de la Polynésie française, compétente en matière budgétaire, pour toute dépense relevant du budget du Pays.

Vote par groupe

pourabstentioncontre
GroupePosition majoritaireMembresPourContreAbst.Non-votants
Rassemblement National contre1230 2401
Ensemble pour la République contre910 2001
La France insoumise - Nouveau Front Populaire pour7116 000
Socialistes et apparentés pour695 000
Droite Républicaine contre490 500
Écologiste et Social pour385 000
Les Démocrates contre360 700
Horizons & Indépendants contre340 700
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires contre220 900
Gauche Démocrate et Républicaine pour176 000
Union des droites pour la République contre160 200
Non inscrit contre90 100

Votants

pour (32)

Nicolas Bonnet EcoS, Steevy Gustave EcoS, Catherine Hervieu EcoS, Sébastien Peytavie EcoS, Dominique Voynet EcoS, Jean-Victor Castor GDR, Jean-Paul Lecoq GDR, Frédéric Maillot GDR, Marcellin Nadeau GDR, Mereana Reid Arbelot GDR, Emmanuel Tjibaou GDR, Nadège Abomangoli LFI-NFP, Ségolène Amiot LFI-NFP, Christophe Bex LFI-NFP, Pierre-Yves Cadalen LFI-NFP, Sylvain Carrière LFI-NFP, Emmanuel Fernandes LFI-NFP, Sylvie Ferrer LFI-NFP, Perceval Gaillard LFI-NFP, Bastien Lachaud LFI-NFP, Arnaud Le Gall LFI-NFP*, Élise Leboucher LFI-NFP*, Marie Mesmeur LFI-NFP, Jean-Philippe Nilor LFI-NFP, Arnaud Saint-Martin LFI-NFP*, Aurélien Saintoul LFI-NFP, Aurélien Taché LFI-NFP, Elie Califer SOC, Peio Dufau SOC, Gérard Leseul SOC, Marc Pena SOC, Fabrice Roussel SOC

contre (75)

Valérie Bazin-Malgras DR*, Josiane Corneloup DR, Julien Dive DR, Corentin Le Fur DR, Guillaume Lepers DR, Frantz Gumbs Dem, Sandrine Josso Dem*, Delphine Lingemann Dem*, Éric Martineau Dem, Sophie Mette Dem, Didier Padey Dem, Josy Poueyto Dem, Florent Boudié EPR, Anthony Brosse EPR, Danielle Brulebois EPR, Vincent Caure EPR, Nathalie Coggia EPR, Nicole Dubré-Chirat EPR, Moerani Frébault EPR, Jean-Luc Fugit EPR, Anne Genetet EPR, Guillaume Kasbarian EPR, Michel Lauzzana EPR, Sandrine Le Feur EPR, Nicole Le Peih EPR, Christophe Marion EPR*, Christophe Mongardien EPR, Sophie Panonacle EPR, Mikaele Seo EPR, Christopher Weissberg EPR, Éric Woerth EPR*, Caroline Yadan EPR, Béatrice Bellamy HOR*, Benoît Blanchard HOR, Michel Criaud HOR, Loïc Kervran HOR, Jean Moulliere HOR, Laetitia Saint-Paul HOR, Vincent Thiébaut HOR, Audrey Abadie-Amiel LIOT, Joël Bruneau LIOT, Charles de Courson LIOT, Stéphane Lenormand LIOT, Christophe Naegelen LIOT, Constance de Pélichy LIOT, Nicole Sanquer LIOT, David Taupiac LIOT, Estelle Youssouffa LIOT, Philippe Bonnecarrère NI, Christophe Bentz RN, Théo Bernhardt RN, Sophie Blanc RN, Sandrine Dogor-Such RN, Alexandre Dufosset RN, Guillaume Florquin RN, Jonathan Gery RN, Yoann Gillet RN, Julien Guibert RN, Marine Hamelet RN, Sébastien Humbert RN, Laurent Jacobelli RN, Nadine Lechon RN*, Christine Loir RN, David Magnier RN, Pascal Markowsky RN, Serge Muller RN, Thierry Perez RN, Lisette Pollet RN, Angélique Ranc RN*, Béatrice Roullaud RN, Jean-Philippe Tanguy RN, Michaël Taverne RN*, Antoine Villedieu RN*, Pierre-Henri Carbonnel UDR, Bernard Chaix UDR

non-votant (2)

Yaël Braun-Pivet EPR, Sébastien Chenu RN