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Scrutins / 17e législature

Scrutin n° 4207 du 21/11/2025

Sur l'amendement n° 964 de M. Renault à l'article 36 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Résultat
Rejeté
scrutin public ordinaire
Pour
32
Contre
35
Abstention
1
Votants
68
67 exprimés
Dossier
Projet de loi de finances pour 2026 (relié par : amendement)
Demandé par
Présidente du groupe "Rassemblement National"
Objet
amendement
Source
assemblee-nationale.fr

Amendement n° I-964 · ARTICLE 36

De Matthias Renault (RN) , déposé le 21/10/2025. Sort : Rejeté. Fiche de l'amendement · sur le projet de loi projet de loi de finances pour 2026

Dispositif

I. – A la centième ligne de la dernière colonne du tableau de l’alinéa 1, substituer au montant :

« 99 260 726 »

le montant :

« 79 408 581 ».

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant ; 

« XIV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Exposé sommaire

Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge.

Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts.

Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident.

Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la participation au financement de la formation des professions non salariées (artisans) correspondant à 0,29 % du montant annuel du plafond de la sécurité sociale, dont micro entrepreneurs, allouée à France Compétences de 19 852 145 €, en vue de sa fusion à terme avec France Travail.

Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques.

Vote par groupe

pourabstentioncontre
GroupePosition majoritaireMembresPourContreAbst.Non-votants
Rassemblement National pour12330 000
Ensemble pour la République contre910 701
La France insoumise - Nouveau Front Populaire contre710 1300
Socialistes et apparentés contre690 300
Droite Républicaine contre490 100
Écologiste et Social contre380 300
Les Démocrates contre360 200
Horizons & Indépendants contre340 310
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires pour220 000
Gauche Démocrate et Républicaine contre170 300
Union des droites pour la République pour162 000
Non inscrit pour90 000

Votants

pour (32)

Christophe Barthès RN, Théo Bernhardt RN, Pascale Bordes RN, Edwige Diaz RN, Sandrine Dogor-Such RN, Alexandre Dufosset RN, Gaëtan Dussausaye RN, Jonathan Gery RN, Yoann Gillet RN, Monique Griseti RN*, Julien Guibert RN, Marine Hamelet RN*, Laurent Jacobelli RN, Alexis Jolly RN*, Florence Joubert RN, Hélène Laporte RN*, Marine Le Pen RN, Christine Loir RN, Marie-France Lorho RN, Claire Marais-Beuil RN, Kévin Mauvieux RN, Serge Muller RN, Thierry Perez RN, Lisette Pollet RN, Julien Rancoule RN*, Emeric Salmon RN, Jean-Philippe Tanguy RN, Michaël Taverne RN*, Lionel Tivoli RN*, Frédéric-Pierre Vos RN, Maxime Michelet UDR, Vincent Trébuchet UDR*

contre (35)

Philippe Juvin DR, Géraldine Bannier Dem, Jimmy Pahun Dem, Françoise Buffet EPR, Jean-René Cazeneuve EPR, Yannick Chenevard EPR*, Olga Givernet EPR, Daniel Labaronne EPR, Graziella Melchior EPR, Stéphane Travert EPR, Pouria Amirshahi EcoS*, Tristan Lahais EcoS, Sabrina Sebaihi EcoS, Édouard Bénard GDR, Jean-Paul Lecoq GDR, Nicolas Sansu GDR, Thomas Lam HOR, Lise Magnier HOR*, Isabelle Rauch HOR, Nadège Abomangoli LFI-NFP, Christophe Bex LFI-NFP, Manuel Bompard LFI-NFP, Louis Boyard LFI-NFP, Bérenger Cernon LFI-NFP, Jean-François Coulomme LFI-NFP, Clémence Guetté LFI-NFP, Arnaud Le Gall LFI-NFP*, Aurélien Le Coq LFI-NFP, Antoine Léaument LFI-NFP, Sandrine Nosbé LFI-NFP, Ersilia Soudais LFI-NFP, Aurélien Taché LFI-NFP*, Marie-Noëlle Battistel SOC, Mickaël Bouloux SOC, Dieynaba Diop SOC

abstention (1)

Loïc Kervran HOR

non-votant (1)

Yaël Braun-Pivet EPR