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Amendements / Protéger les enfants et lutter contre les violences en milieu scolaire

Amendement n° 209 · Article 7

De Maxime Michelet (Union des droites pour la République) · déposé le 01/06/2026

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Rejeté (discuté)
Texte amendé
Proposition de loi « visant à protéger les enfants et à lutter contre les violences en milieu scolaire » · PDF
Dossier
Protéger les enfants et lutter contre les violences en milieu scolaire
Sous-amendement de
n° 186
Signataires
M. Michelet et M. Trébuchet
Source
assemblee-nationale.fr

Scrutins sur cet amendement

01/06/2026Scrutin n° 7251 rejeté77 pour, 86 contre, 2 abst.

Dispositif

À l’alinéa 4, supprimer les mots :

« et renouvelé ».

Exposé sommaire

Le présent amendement vise à supprimer le terme « renouvelé » employé dans l'amendement en référence aux contrats liant l'État aux établissements privés sous contrat d'association ou contrat simple.
Ce terme est juridiquement inexact et doit être corrigé.
En droit, le contrat d'association prévu par la loi Debré du 31 décembre 1959 est conclu sans limitation de durée. Il ne s'éteint pas à l'expiration d'un terme et n'a donc pas à être « renouvelé ». L'établissement qui signe un contrat avec l'État entre dans une relation pérenne, fondée sur le respect des clauses du contrat et des obligations qui en découlent — notamment l'accueil de tous les élèves sans discrimination et le respect des programmes de l'enseignement public. Cette relation perdure tant que l'établissement satisfait à ces obligations et que les parties ne mettent pas fin au contrat dans les formes prévues.
La révision annuelle des crédits alloués à ces établissements, dans le cadre de la loi de finances, ne constitue en aucun cas un renouvellement du contrat. Il s'agit d'une simple actualisation des moyens accordés en application d'un contrat existant, conformément au principe de l'annualité budgétaire. Ce mécanisme budgétaire est sans effet sur la nature ou la durée du lien contractuel lui-même.
Employer le mot « renouvellement » reviendrait à laisser entendre que le contrat est conclu pour une durée déterminée et qu'il doit être périodiquement reconduit — ce qui ouvrirait implicitement la possibilité d'y mettre fin à échéance, introduisant ainsi une précarité juridique contraire à l'esprit de la loi de 1959 et à la stabilité que celle-ci entend garantir aux établissements d'enseignement privé sous contrat.

Cosignataires (1)

Vincent Trébuchet